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Full text of "Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris"

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HISTOIRE 

1»E  LA  VILLE 

ET 

DE  TOUT  LE  DIOCÈSE 


DE  PARIS 


Exemplaire  tiré  pour  lu  Bibliothèque 
de  M       \      ,  ,  \ 


Î1715    Paris.-  Imprimerie  et  Lithognphie  Rnot  et  Macldb,  rue  de  Rivoli,  144. 


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HISTOIRE 


DE  LA  VILLE 


DE  TOUT  LE  DIOCÈSE 

DE  PARIS 

L'ABBE  LEBKUF 

Membre  de  l'Académie  des  Inscriptions  et  BellM-Lettrefi 
NOUVBLW  ÉDITION 


HIPPOLYTE  COCHERIS 

BIBUOTEECAIEE-TESSOEJEE    El    LA.    BIBLIOTESQOE  MAZAMNK 

Membre  de  Ce  ailé  itapériel  des  Trataux  hialoriquee  et  des  Société»  ut  tous ,  Secrétaire  de  ta  Conmiaetoo 
de  publication  do  Catalogue  général  dea  Manuacnts  dM  Blbtiothèqttea  depirtemeatalea  au  Ministère 
de  l'Instruction  publique,  Membre  de  la  Société  impériale  des  Ant 

de  la  Société  de  l'École  dea  Cbartea  ,  etc. .  etc. 


TOME  TROISIÈME 


»  » .  -  -  •  - 


•  *     •     m  •> 


PARIS 

AUGUSTE  DURAND,  LIBRAIRE 

9,  RUE  CUJ AS,  9 
( ANCIENNE  EUE  I*ES  GRES) 

«867 


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HISTOIÏi^Lii:'ORlv--A 


nu  LA  VILLE 


ET  DE  TOUT  LE  DIOCÈSE 


L'ABBAYE  DE  SAINT  GERMAIN  DES  PREZ 


Et  des  Églises  qui  ont  été  construites  sur  «on  ancien  territoire  ou  qui  en  ont  dépendu  : 
«çâToir  Saint  Germain  le  Vieux,  Saint  Sulpice,  Saint  André  et  Saint  Côme. 

Nous  n'avons  de  monument  qu'on  puisse  dire  sans  reproche 1 , 
et  qui  soit  du  temps  de  la  fondation  de  cette  Eglise,  qu'un  seul 
mot  dans  la  vie  de  Saint  Germain  écrite  par  Fortunat.  Il  y  est  fait 
mention  d'un  miracle  qu'il  opéra  en  se  transportant  à  la  Basilique 
de  Sainte-Croix,  cum  ad  Basilicam  beatœ  Crucis  vir  Dei  procéde- 
ra. Quoique  cette  vie  soit  composée  de  78  articles,  il  n'y  a  pas 
un  seul  mot  sur  la  fondation  de  cette  Eglise  en  l'honneur  de 
S.  Vincent  par  le  RoiChildebert*.  On  ne  peut  appuyer  constamment 
l'existence  de  cette  Basilique  sous  ce  dernier  titre,  que  par  le 
90  Chapitre  de  S.  Grégoire  de  Tours  de  Gloria  Confessorum ,  où 

T.  m.  1 


SECONDE  PARTIE 


CHAPITRE  SECOND 


OV  MONASTÈRE 


OIT 


434660 


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..."    :ççmsi\*aote  croix  et  st.-vincem  [T. II. -419-421; 

il  est  dit  qu'un  paralytique  se  tenoit  ordinairement  au  portique  de 
la  Basilique  de  S.  Vincent,  dans  laquelle  le  corps  de  Saint  Ger- 
main reposoit;  et  par  le  33  Chapitre  du  huitième  livre  de  son  His- 
toire, où  il  est  marqué  que  les  prisonniers  de  Paris  délivrés  mira- 
culeusement, accoururent  à  cette  Eglise.  Un  monument  d'avant  le 
milieu  du  siècle  suivant,  qui  confirme  la  dénomination  usitée  pai 
Grégoire  de  Tours,  est  le  Testament  du  Roi  Dagobert*.  Ce  Prince 
ayant  eu  dessein  de  s'y  faire  inhumer,  lui  donna  le  village  de 
Combs,  et  l'appelle  pareillement  Basilica  Domni  Vincentii;  mais 
le  premier  qui  ait  parlé  de  l'ctole  de  ce  Saint  Martyr,  apportée 
d'Espagne  par  Childebert,  et  mise  dans  cette  Eglise,  est  l'auteur  b 
du  Gesta  Regum  Francormm,  qui  n'a  écrit  que  vers  l'an  720. 

Par  la  suite  insensiblement  le  nom  de  Saint  Germain  fut  em- 
ployé pour  désigner  cette  Basilique,  avec  les  noms  de  Sle  Croix  et 
de  S.  Vincent;  et  à  la  fin  il  prévalut,  à  cause  du  grand  concours 
qui  se  faisoit  à  son  tombeau,  surtout  depuis  qu'il  eut  été  tiré  du  lieu 
reserré  où  il  étoit,  pour  être  placé  dans  un  endroit  plus  apparent 
de  la  Basilique.  Dans  les  tems  où  l'on  commença  à  l'appeler  sim- 
plement l'Eglise  de  Saint  Germain,  quelques-uns,  pour  la  distin- 
guer de  l'Eglise  de  Saint  Germain  l'Auxerrois,  l'appellercnt  le 
nouveau  Saint  Germain  *.  Cela  se  voit  dans  la  convocation  des 
Abbayes  tant  Séculières  que  Régulières,  dont  les  membres  dévoient 
assister  à  l'anniversaire  d'Etienne,  Comte  de  Paris,  sur  la  fin  du 
règne  deCharlemagne. 

Si  Fortunat  dans  sa  longue  vie  de  S.  Germain  avoit  seulement 
dit  un  mot  du  voyage  en  la  Terre-sainte,  que  l'anonyme  continua- 
teur et  inti  rpolatcor  d'Aimoin  de  Fleury  hii  attribue,  il  seroit  fa- 
cile d'en  conclure  que  ce  saint  Evêque  auroit  fait  un  amas  consi- 
dérable de  reliques  pour  son  Diocèse,  et  que  l'Eglise  de  S.  Vincent 
en  auroit  été  participante  ;  mais  un  voyage  de  si  long  cours,  qui 
n'a  pu  être  fait  sans  que  le  saint  Prélat  ait  opéré  quelque  merveille 
digne  d'être  rapportée,  a  été  absolument  inconnu  à  cet  écrivain, 
quoiqu'il  fasse  mention  d'un  grand  nombre  d'autres  voyages  du 
même  Evêque,  pour  avoir  occasion  de  parler  des  miracles  qu'il 

»  Ihplomal.  Cha  tm,  etc.,  t.  II.  p.  38,  acte  d«  Tanné*  60S.  —  »»  Aimoin  le  copie.  Ut.  ii, 
col.  19.  —  e  ffhl.  Êfcl.  Pew.,  M.  p.  3m.  a  l  an.  911. 


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[T.1I.-421-422]      DITE  SAINT- GERM  Al  N-DESPREZ  3 

opcroiten  roule.  On  doit  voir  par-là  que  je  ne  regarde  point  comme 
constant  tout  ce  qui  a  été  écrit  sur  les  commencemens  et  les  déco- 
rations de  l'Eglise  de  Saint  Germain,  par  Gislemar  auteur  de  la  vie 
de  S.  Droctovée,  qui  selon  lui  en  fut  le  premier  Abbé,  non  plus  que 
ce  qu'en  a  marqué  le  premier  anonyme  qui  a  interpolé  et  continué 
Aimoin  de  Fleury,  et  qui  quelquefois  ne  s'accorde  pas  avec  Gisle- 
mar. Ce  dernier  écrivain  n'a  vécu  qu'assez  avant  sous  le  règne  de 
Philippe  I.  J'ai  vu  un  titre  écrit  de  sa  main  \  à  la  ûn  duquel  il  y 
a  :  Ego  Gislemarus  Cancellarius  scripsi  et  subscripsi.  Par  cet  acte, 
inconnu  à  Dom  Mabillon  quant  à  cette  souscription,  nous  appre- 
nons que  ce  Religieux  de  Saint  Germain  étoit  Chancelier  et  Secré- 
taire de  la  Communauté,  ou  au  moins  de  l'Abbé  Robert.  C'est  un 
Cyrographe  de  l'an  1070,  que  l'Abbaye  fit  avec  Geoffroy  Evêque 
de  Paris,  et  dont  j'ai  donné  communication  aux  deux  sçavans 
Bénédictins  qui  écrivent  sur  la  Diplomatique.  On  ne  trouvera  point 
dans  tous  les  Necrologes  de  cette  Maison  publiés  par  Dom  Bouil- 
lait, d'autre  Gislemar.  Son  nom  est  dans  le  second  Necrologe  au 
XV  des  Calendes  de  Janvier,  immédiatement  après  celui  de  l'Abbé 
Hubert,  mort  peu  d'années  auparavant  la  date  de  cet  acte.  Il  est 
vrai  qu'on  a  trouvé  un  Gislemar  dans  une  liste  des  Moines  de  Saint 
Germain  au  IX  siècle,  mais  c'étoit  un  simple  Religieux  et  sans  qua- 
lité dtstinctive.  Outre  cela,  Gislemar  dans  son  ouvrage  sur  S.  Droc- 
tovée, parle  des  ravages  des  Normans  comme  d'une  chose  déjà 
très-ancienne,  et  il  fait  entendre  qu'il  y  avoit  si  long-tems  que  la 
vie  de  ce  Saint  étoit  périe  dans  les  incendies  causés  par  ces  barba- 
res, que  personne  ne  se  souvenoit  plus  de  ses  actions,  mais  que 
cependant  l'on  conservoit  encore  dans  les  Archives  (dont  sans  doute 
sa  qualité  de  Chancelier  le  rendoit  dépositaire)  quelques  volumes  très- 
anciens,  où  il  étoit  marqué  que  S.  Droctovée  en  avoit  été  le  premier 
Abbé.  Outre  la  différence  des  tems,  ce  qui  infirme  encore  le  témoi- 
gnage du  premier  continuateur  et  mterpoUteoird' Aimoin,  est  qu'étant 
d'un  sentiment  contraire  touchant  la  primauté  donnée  à  S.  Droc- 
tovée  dans  le  rang  des  Abbés  de  S.  Vincent,  par  des  écrits  que 
(  fisleinar  b  regardoit  comme  très-anciens  i'ji  totnis  dnti(juissimisf  et 
l'attribuant  à  un  nommé  Authairc,  cet  interpolatcur  montre  qu'il 

•  Tab.  Ep.  Par.  -  b  &rc.  /  Ben .,  p.  Î5ï. 


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A  ÊGLISK  SAINTE-CHOIX  ET  ST.-VWCENT  fT.  1.-422  I23[ 

n'avoit  point  si  exactement  fouillé  dans  les  Archives,  qu'avoit  fait 
par  devoir  de  sa  charge  le  même  Chancelier  Gislemar,  puisqu'il  ne 
connoissoit  pas  ces  anciens  monumens.  Mais  comme  la  première 
continuation  des  Annales  d'Aimoîn,  faite  à  l'Abbaye  de  Saint  Ger- 
main, fut  plus  commune  et  plus  connue  que  la  vie  de  S.  Droctovée, 
d'autant  qu'elle  contenoit  le  catalogue  des  Abbés  et  des  Doyens  ; 
delà  vint  que  l'autorité  de  la  vie  de  ce  Saint  ne  put  l'emporter,  ni 
établir  la  croyance  que  S.  Droctovée  eût  été  le  premier  Abbé  du 
lieu,  à  laquelle  cependant  on  est  revenu  enfin  :  preuve  sensible 
que  les  dernières  découvertes  servent  quelquefois  à  éclaircir  la 
vérité. 

Le  principal  monument,  sur  lequel  j'ai  cru  pouvoir  appuyer  ce  que 
l'on  sçaitde  plus  certain  touchant  l'édifice  de  l'Eglise  de  Ste  Croix, 
S.  Vincent  et  S.  Germain ,  est  la  copie  du  Martyrologe  d'Usuurd 
Moine  de  cette  Abbaye ,  contemporain  de  Charles  le  Chauve 
à  qui  il  le  dédia.  Je  dis  la  copie,  parce  qu'il  y  a  de  bonnes  raisons, 
trop  longues  à  déduire  ici ,  pour  prouver  que  ce  que  l'on  a  cru 
longtems  être  l'original  d'Usuard,  n'est  qu'une  copie  très-ancienne, 
et  en  même  temps  parce  que  je  l'ai  vu  qualifié  d'une  manière  assez 
incertaine  de  la  main  de  Dom  Mabillon  à  la  tète  du  manuscrit 
même  *.  Quoique  je  ne  puisse  regarder  ce  volume  comme  l'auto- 
graphe de  l'Auteur,  il  me  paroit  cependant  infiniment  estimable, 
parce  que  je  ne  puis  le  croire  postérieur  au  X  siècle.  En  le  plaçant 
dans  ce  siéclc-là,  ce  degré  d'antiquité  suffit  pour  me  le  rendre  très- 
précieux  ;  et  je  suis  bien  trompé,  s'il  n'auroit  pas  appartenu  à 
un  Religieux  nommé  Harduin ,  qui  professoit  les  sciences  dans 
l'Abbaye  de  Saint  Germain,  et  dont  le  décès  est  marqué  dans  le  plus 
ancien  Necrologe  de  la  Maison  au  29  Avril,  immédiatement 
avant  celui  d'Haymon  Evêque  de  Verdun,  qu'on  sçait  être  mort 
en  1024. 

Il  n'y  auroit  rien  eu  d'extraordinaire  dans  le  procédé  de  ce  Har- 
duin qualifié  M  agis  ter,  quand  il  auroit  réformé  selon  ses  idées  par- 

•  L'avis  récent  qu'on  y  voit,  commence  ainsi  :  Uonitum  de  vetustate  istlus  op&grephi 
seu  poilus  autograpki.  Anliquitatls  notilia  ittiu*  apoçnpki  petenda  eu  ex  tubjeeto  îiecro- 
toçw,  quod  eadem  manu  eiaratum  etl .  Ces  derniers  mots  prirent  Hx*  sujet*,  à  de  prande* 
discussions.  L'auteur  de  ce  Monitum  avoit  mis  Antiquitatit  uotltia  utiut  apograpki;  maU 

on  s'app»ivnit  que  d'apo  il  a  depuis  rte  fait  auto  ;  en  sorte  même  que  U  queue  du  p  de  l 'an- 
leur  »'st  «mhnut  vi»iM<-  en  I74SJ  que  jVeri*  ici. 


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[T.  11.-423-425]     dite  saint-germain-dës-prez  5 

ticulieres  la  copie  qu'il  avoit  du  Martyrologe  d'Usuard,  qu'il  y  eût 
raturé  certains  Saints  pour  en  mettre  d'autres,  effacé  certains  éloges 
pour  les  tourner  autrement  ;  ôté  certaines  annonces  étrangères  à  la 
Maison  de  Saint  Germain,  pour  y  substituer  des  fêtes  locales  ;  sup- 
primé des  feuillets  entiers,  pour  les  récrire  à  neuf,  et  y  faire  tenir 
des  augmentations  considérables  en  pressant  davantage  l'écriture; 
ce  qu'il  avoit  commencé,  a  été  continué  plus  simplement  par  d'au- 
tres mains  de  deux  siècles  suivans,  qui  ont  écrit  à  la  marge  ce 
qu'elles  ne  pou  voient  insérer  dans  le  texte. 

Après  cette  notice  sommaire  de  l'apographe  d'Usuard,  voici  ce 
que  j'ai  cru  devoir  en  tirer.  Je  vais  avancer  une  chose  qui  pourra  pa- 
roître  surprenante  ;  c'est  que  l'Eglise  que  nous  voyons  aujourd'hui, 
quoiqu'elle  paroisse  très-ancienne,  est  néanmoins  le  troisième 
ou  quatrième  édifice,  en  comptant  celui  de  la  fondation.  L'exem- 
plaire du  Martyrologe  d'Usuard,  dont  je  viens  de  parler,  fait  mention 
de  trois  Dédicaces  :  d'abord  dans  te  corps  de  l'ouvrage  au  22  Décem- 
bre on  lit  :  Parisius,  Dedicatio  Basilicœ  in  honore  Sanctœ  Crucis 
et  S.  Vincentii  Martyris.  On  est  persuadé  que  c'est  la  première  Dé- 
dicace faite  du  vivant  de  S.  Germain,  et  qu'il  s'agit  de  l'Eglise  bâtie 
par  Ghildebert  î,  à  laquelle  Gislemar,  Moine  du  onzième  siècle,  at- 
tribue la  description  poétique  faite  par  Fortunat,  delà  Cathédrale  de 
Paris,  immédiatement  après  celle  de  son  Clergé  et  dans  laquelle 
l'interpolateur  d'Aimoin  de  Fleuri  a  cru  sans  preuve  qu'il  y  avoit  eu 
l'usage  du  chant  perpétuel,  appellé  lausperennis*  :  mais  voici  deux 
autres  Dédicaces  qui  sont  par  addition  à  la  marge  du  même  exem- 
plaire en  deux  jours  différens.  Il  s'y  lit  au  21  Juillet,  Dedicatio 
Ecclesia  Sanctœ  Crucis  et  S,  Vincentii  Martyris;  et  au  t 9  de  No- 
vembre :  Parisius  Dedicatio  Ecclesia  in  honore  Sanctœ  Crucis 
atque  Sanctœ  Dei  genitricis  Maria,  et  Sanctorum  Martyrum  Sté- 
phanie Vincentii  et  Sancti  Confessons  Gennani.  On  ne  peut  enten- 
dre d'aucune  de  ces  deux  dernières  Dédicaces,  celle  qui  fut  faite  en 
1163  par  le  Pape  Alexandre  III,  puisque  son  jour  fut  le  21  Avril  : 
cette  Eglise  auroit-elle  été  rebâtie  sous  le  règne  de  Pépin,  avant  que 
ie  corps  de  Saint  Germain  y  fut  transféré?  Pour  lors,  on  en 
auroit  fait  une  seconde  Dédicace  :  mais  il  n'existe  aucune  preuve  de 

*  Aiiqoio,  1.  iv,  f.3J. 


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6  EGLISE  SAINTE-CROIX  ET  ST. -VINCENT  [T.  II.-425-426 j 

cette  reconstruction;  et  si  eUe  étoit  arrivée,  Usuard  en  aurait  fait 
mention  dans  le  corps  de  son  ouvrage,  au  lieu  qu'elle  n'est  que  par 
une  addition  marginale  dans  la  plus  ancienne  copie  qu'on  en  ait.  11 
faut  donc  plutôt  placer  cette  seconde  Dédicace  du  21  Juillet  immé- 
diatement après  que  Ton  fût  tout  à  fait  en  paix  avec  les  Normans  : 
comme  Us  avoient  détruit  et  brûlé  cette  Basilique,  auroiton  resté 
durant  la  fin  du  IX  siècle  et  pendant  tout  le  dixième  sans  aucune 
Église?  Il  en  fut  rebâti  plus  vraisemblablement  une  sur  les  vieux 
fondemens,  et  elle  fut  dédiée  le  24  Juillet  :  c'est  celle  que  Morard, 
Abbé  de  cette  Maison  en  l'an  4000,  abbattit  pour  en  construire  une 
autre  entièrement  neuve.  Cet  Abbé  décéda  en  Tan  4044  et  avant  que 
l'Eglise  fut  achevée.  Gomme  il  est  probable  qu'il  ne  la  commença 
qu'en  l'an  1004,  lorsqu'on  fut  revenu  de  l'opinion  commune,  que 
la  fin  du  monde  devoit  arriver  en  4000,  il  n'eut  pas  trop  de  douze 
ou  treize  ans  pour  avancer  l'entreprise  :  mais  il  ne  put  la  conduire  à 
sa  fin;  et  avec  un  peu  d'attention,  on  reconnoit  aisément  que  ce  qui 
forme  aujourd'hui  le  chœur,  les  chapelles  et  le  fond  depuis  les  deux 
petites  tours  exclusivement,  n'est  que  du  milieu  ou  de  la  fin  du 
XI  siècle. 

L'Abbé  Morard  ne  conserva  donc  de  l'ancienne  Eglise  que 
la  grosse  Tour,  sous  laquelle  il  fit  construire  le  portail  qu'on  y  voit  : 
tous  les  piliers  de  la  nef  et  de  ses  collatéraux  jusqu'aux  cintres  inclu- 
sivement, sont  de  son  tems,  aussi-bien  que  les  quatre  piliers  qui 
supportent  chacune  des  deux  petites  tours  aux  côtés  du  chœur.  Les 
murs  où  sont  enchâssés  les  vitrages,  ont  été  refaits  depuis;  les 
voûtes  surtout,  en  1653.  On  a  plusieurs  exemples  de  murs  ainsi  re- 
bâtis sur  des  piliers  qui  sont  plus  anciens  de  quelques  siècles.  Ce 
que  Morard  avoit  pu  construire,  et  qui  se  trouvoit  sans  Chapelles, 
ayant  été  couvert,  il  dut  en  procurer  la  Dédicace  ;  et  je  pense  que 
c'est  la  troisième  de  celles  dont  le  Martyrologe  cy-dessus  cité  fait 
mention,  et  qui  fut  célébrée  le  49  Novembre,  lequel  de  son  vivant 
tomboitau  Dimanche  l'an  1010,  ou  bien  en  4024  si  c'est  sous  l'Abbé 
Ingon  son  successeur  qu'elle  fut  faite  ;  elle  est  écrite  à  la  marge  du 
Martyrologe  d'un  caractère  plus  récent  que  celle  du  24  Juillet.  J'ob- 
serve en  passant,  que  cette  Dédicace  du  4  9  Novembre  est  la  pre- 
mière Dédicace  où  Saint  (ïermain  fut  déclaré  être  l'un  des  patrons 


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[T.  II. -426  427]      DITE  SAINT-GERIUIN-DES-PREZ  7 

de  cette  Eglise  ;  ce  qui  est  encore  une  preuve  qu'elle  est  une  troi- 
sième Dédicace. 

Il  est  facile  de  remarquer,  que  ceux  qui  ont  continué  cet  édifice 
depuis  l'Abbé  Morard,  n'ont  pas  suivi  le  même  ailignement  que  celui 
de  la  vieille  Eglise,  et  que  le  fond  est  plus  tourné  au  levant  d'hiver, 
qu'il  ne  l'auroit  été  s'ils  l'avoient  suivi.  Le  couronnement  de  la 
grosse  tour  est  d'une  bâtisse  toute  semblable  à  celle  des  piliers  de 
la  nef,  et  par  conséquent  aussi  un  ouvrage  de  l'Abbé  Morard. 
Aussi  le  continuateur  d' Aimoin  de  Fleury  dit-il  qu'il  bâtit  une  tour, 
et  qu'il  y  plaça  une  cloche.  Quant  aux  dehors  des  deux  petites  tours 
situées  aux  côtés  du  chœur,  ils  ne  paraissent  être  que  de  la  fin  de 
l'onzième  siècle.  Ces  tours  étoient  encore  inégales,  il  y  a  trois  ou 
quatre  cent  ans.  L'Ordinaire  de  l'Abbaye  écrit  alors,  dit  de  l'une 
qu'elle  est  Turris  major,  et  marque  que  dedans  il  y  avoit  un  autel 
de  S.  Michel  :  c'étoit  la  tour  méridionale  \  L'autre  tour  placée  au 
septentrion  avoit  alors  un  étage  de  moins,  et  on  l'appelloit  Turris 
tninor;  il  est  encore  aisé  de  voir  que  l'étage  supérieur  y  a  été  ajouté 
depuis,  et  qu'il  est  moins  régulièrement  construit  que  l'étage  supé- 
rieur de  l'autre  tour.  Le  même  Ordinaire  publié  par  Dom  Bouillart 
nous  apprend,  que  la  Tour  où  étoient  les  cloches  que  Ton  ne  sonnoit 
qu'aux  Grandes  Fêtes,  étoit  nommée  Turris  plumbata,  sans  doute 
parce  qu'elle  était  couverte  de  plomb.  C'est  celle  du  portail,  et  elle 
n'est  plus  couverte  que  d'ardoise. 

J'ai  avoué  ci-dessus  que  le  massif  de  cette  grosse  tour  étoit 
du  tems  de  la  fondation  de  l'Abbaye.  Je  penserois  aussi  assez 
volontiers  que  certaines  arcades  et  voûtes,  par  ou  Ton  va  de  la  tour 
septentrionale  à  la  Chapelle  de  la  Ste  Vierge  hors  l'Eglise,  après 
avoir  descendu  huit  marches,  peuvent  être  de  ces  tems-là  ou  appro- 
chant. Dom  Edmond  Martene  en  jugeoit  ainsi. 

Je  ne  m'étendrai  point  sur  la  belle  Chapelle  dont  je  viens  de 
faire  mention.  Tous  ceux  qui  ont  écrit,  en  ont  parlé  comme 
d'un  chef-d'œuvre  gothique  du  tems  de  S.  Louis,  aussi-bien  que  du 
Réfectoire  et  du  Chapitre.  Mais  qu'il  me  soit  permis  de  faire  une  re- 
marque sur  un  endroit  de  Dom  Douillart.  Il  assure,  sans  citer  au- 
cun garant,  que  les  cryptes  dontlc  Martyrologe  4  qu'il  a  public  fait 

»  Bi$t.  de  I  AH.S.  Germ.,  pr.  |»*g.  <av.  -  *  Usiurd.  Martfrol.,  p.  si. 


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8  EGLISE  SAINTE-CROIX  ET  ST.-VINCENT  [T.  11. -427-429] 

deux  fois  mention  à  l'occasion  de  leur  double  Dédicace,  étoient  à  la 
place  où  cette  grande  Chapelle  a  été  construite.  Naturellement  des 
cryptes  sont  pratiquées  sous  le  rond-point  des  anciennes  Basiliques, 
surtout  lorsque  le  terrain  de  ces  Basiliques  a  une  pente  prochaine. 
Dans  cette  supposition,  ces  cryptes  de  l'Abbaye  de  Saint  Germain 
auroient  pu  être  sous  ce  même  rond-point  que  l'Ordinaire  de  l'Abbaye 
appellée  Chorea,  et  avoir  été  perdues  de  vue,  comme  il  étoit  arrivé  à 
l'égard  de  celles  de  la  Cathédrale  de  Bayeux.  Cependant,  comme 
Dom  Bouillait  peut  avoir  trouvé  quelque  ancien  titre,  qui  rappelloit 
le  souvenir  de  la  situation  de  ces  cryptes,  j'aime  mieux  acquiescer 
à  son  sentiment,  d'autant  que  je  me  souviens  qu'à  l'Abbaye  de 
Joarre  en  Brie  j'ai  vu  une  crypte  considérable  ailleurs  que  sous  la 
grande  Eglise. 

La  première  Dédicace  de  ces  cryptes  de  l'Abbaye,  en  quelque  en- 
droit du  Monastère  qu'on  les  place  fut  faite,  le  premier  jour  de  Juin. 
C'est  dont  nous  sommes  instruits  par  un  feuillet  écrit  après  coup 
dans  la  fameuse  copie  du  Martyrologe  d'L'suard,  dans  laquelle  il  n'en 
avoit  pas  été  parlé.  Cette  insertion  ou  interpolation  est  remarqua- 
ble par  l'épithete  grecque  macharius  pour  beaius,  que  l'auteur  af- 
fecte de  donner  à  S.  Denis  Evèque  de  Paris;  ce  qu'a  fait  aussi  depuis 
lui  Gislemar  en  sa  vie  de  S.  Droctovée,  l'un  et  l'autre  se  conformant 
à  l'opinion  de  l'Aréopagitisme  de  ce  Saint,  de  laquelle  Usuard  avoit 
paru  fort  éloigné.  Il  est  bon  aussi  d'observer  dans  cette  même  Dé- 
dicace, que  S.  Ansbert  de  Rouen,  que  le  même  Usuard  n'avoit  pas 
admis  dans  son  Martyrologe,  s'y  trouve  nommé  dans  le  rang  des  pa- 
trons de  l'un  des  cinq  autels  de  ces  cryptes.  Tout  cela  fait  juger  que 
ces  mêmes  cryptes  a  voient  été  bâties  et  dédiées  après  la  fin 
des  guerres  des  Normans.  Le  besoin  demanda  qu'on  les  rebâtit 
encore  depuis,  et  apparemment  un  peu  après  l'an  1000.  Elles 
le  furent  en  effet,  et  dédiées  de  nouveau  le  10  Juin  en  l'honneur  de 
tous  ces  mêmes  Saints  que  l'avoient  été  les  anciennes,  entr'autres  du 
macharius  Dionysius;  mais  à  cela  près,  qu'au  lieu  de  cinq  autels,  on 
n'y  en  érigea  que  Irois. 

Les  plus  célèbres  d'entre  les  anciens  Monastères  renfermoient  au- 
trefois plusieurs  Eglises  éloignée*  les  unes  des  autres,  dont  les  plus 
petites  n'etoient  qualifiée*  que  d'Oratoires.  Ost  ainsi  qu'on  appelle 


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[T.  IL -429-430 J     dite  saint-germain-des-pbez  9 

le  titre  de  S.  Pierre,  dont  le  copiste  de  l'ouvrage  d'Usuard  marque  la 
Dédicace  au  9  Juin,  comme  d'une  Chapelle  détachée  de  la  Grande 
Eglise.  Elle  étoit  alors  du  côté  septentrional  ;  mais  étant  devenue 
incommode  au  Monastère,  et  le  corps  de  S.  Droctovée  en  ayant  été 
tiré,  on  la  rebâtit  dans  un  lieu  moins  resserré,  à  l'endroit  où  depuis 
a  été  construite  l'Eglise  de  la  Charité.  Elle  étoit  si  caduque  en  1557, 
que  le  Légat  accorda  alors  des  Indulgences,  afin  d'engager  à  faire 
des  aumônes  pour  la  rétablir*. 

L'Eglise  de  Saint  Symphorien  avoit  aussi  eu  sa  Dédicace  particu- 
lière faite  le  19  Avril.  Cette  Eglise  étoit  au  midi  et  peu  éloignée  de  la 
grande  Basilique.  Le  nom  de  S.  Nicolas  Evêque  de  Myre,  dont  le 
culte  n'est  devenu  commun  en  France  qu'au  XI  siècle,  joint  à  celui 
de  Saint  Symphorien  dans  cette  cérémonie,  fait  voir  que  c'est  placer 
assez-tôt  cette  Dédicace,  que  de  la  mettre  au  XI  siècle.  En  effet,  l'é- 
criture dont  elle  est  marquée  à  la  marge  du  Martyrologe,  ne  paroît 
être  que  du  douzième.  Cette  Eglise  a  été  rapprochée  du  grand  por- 
tail depuis  ce  tems-là;  et  ayant  été  reconstruite  au  commencement 
du  dernier  siècle,  elle  fut  consacrée  de  nouveau  le  27  Avril  1619  par 
S.  François  de  Sales  Evêque  de  Genève  :  et  depuis  ayant  été  profa- 
née, elle  fut  encore  bénite  en  1H70  par  M.  Batailler  Evêque  de 
Bethlehemb.  Avant  qu'on  l'eût  boisée  ces  années  dernières,  on 
y  voyoit  l'inscription  ancienne,  gravée  sur  la  pierre,  pour  perpétuer 
à  la  postérité  la  donation  que  le  Roi  Pépin  Ht  à  ce  Monastère  de  la 
Terre  de  Palaiseau,  lorsqu'on  transporta  de  l'ancien  Oratoire  de 
Saint  Symphorien  dans  la  grande  Basilique  le  corps  de  Saint  Ger- 
main. 

Une  quatrième  Eglise  comprise  dans  le  territoire  du  Monastère 
avoit  été  dédiée  le  20  Mai  sous  l'invocation  de  S.  Jean -Baptiste, 
S.  Laurent  et  S.  Sulpice.  Je  remets  à  en  parler  plus  au  long  à  l'ar- 
ticle particulier  de  l'Eglise  Paroissiale  de  S.  Sulpice,  qui  en  a  retenu 
le  nom  et  conservé  la  mémoire. 

Une  cinquième  et  dernière  Eglise  étoit  la  Chapelle  de  S.  Martin, 
où  fut  fondée  en  1 278  une  Messe  pour  l'ame  d'un  des  Ecoliers  de  l'U- 
niversité5, tué  par  les  domestiques  de  l'Abbaye.  Un  titre  de 

•  Réf.  £p  Par..  :  Apr.  -  *  lnsertpt  .juVn  voit  <..tr  \r  boi«.  -  r  Hifl  f'm'r.  Par., 

m.  p.  4  M. 


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10  ÉGLISE  SAINTE-CROIX  ET  ST. -VINCENT  [T.  11.-430131  J 

l'an  1286  l'appelle  Capella  vêtus  S.  Martini'.  Ainsi  dès-lors  elle 
était  ancienne.  Un  acte  de  1423  la  nomme  S.  Martin  des  Orges  et 
fait  mention  de  son  revenu b.  C'étoit  un  titre  de  bénéfice,  puisqu'en 
1496  elle  fut  permutée f  sous  le  nom  de  S.  Martini  de  Fossatis 
prope  Monasterium  S.  Germant  de  Pratis,  conférée  par  l'Evèquc  en 
1517  et  1518  sous  celui  de  S.  Martini  de  Ogeriis  in  Abbaiia  S.  Ger- 
mani,  ou  bien  de  Orgeriis d.  Ce  surnom  est  fort  ressemblant  à  celui 
des  Orgeriis,  que  porte  une  Eglise  de  S.  Laurent  au  faubourg  d'Or- 
léans, mais  l'origine  en  est  inconnue.  Si  cette  Chapelle  de  S.  Martin 
fut  détruite  du  tems  des  guerres  des  Anglois  en  1368,  il  paroit  par 
ce  que  je  viens  de  dire,  que  depuis  elle  avoit  été  rétablie.  Elle 
n'existe  plus  aujourd'hui3. 

Jusqu'ici  il  y  a  eu  divers  sentimens  sur  l'antiquité  qu'il  faut  don- 
ner au  portail  antérieur  de  l'Eglise  de  Saint  Germain,  et  touchant 
les  figures  dont  il  est  orné.  Dom  Mabillon  et  Dom  Ruinait  ont  eu 
la-dessus  divers  sentimens.  Un  anonyme,  qui  paroit  être  l'Abbc 
des  Thuilleries,  a  eu  aussi  dcsidws  diftcrcuti's  sur  ci*s  points,  et  on 
a  rabaissé  l'antiquité  de  quelques  siècles.  De  nos  jours  Dom  Ur- 
bain Plancher0,  Bénédictin  de  la  même  Congrégation,  n'a  pas  craint 
de  combattre  ces  dhTérens  degrés  d'antiquité  attribués  à  cet  édifice, 

11  m'a  paru  avoir  rencontré  plus  juste  en  reculant  l'époque  de  cette 
construction  jusqu'au  règne  du  Roi  Robert,  et  je  ne  connois  per- 
sonne qui  ait  entrepris  de  le  réfuter.  Je  me  suis  déjà  déclaré  ci- 
dessus  en  sa  faveur.  La  forme  des  habillemcns  de  TEvêque  qui  y  est 
représenté,  et  surtout  celle  de  sa  mitre  à  pendants,  aussi  bien  que 
son  amict  à  plage  ou  à  collier,  n'indique  ni  le  sixième  ni  même  le 
huitième  siècle.  On  peut  en  faire  la  comparaison  avec  la  figure  de 
S.  Remi,  gravée  dans  les  Notes  de  Dom  Hugues  de  Menard  sur  le 
Sacramentaire  de  S.  Grégoire,  pag.  364.  Mais  comme  Dom  Plancher 
a  jugé  plus  sainement  que  les  autres  sur  le  tems  de  ce  portail,  il  au- 
rait du  aussi  examiner  de  plus  près  les  statues  des  Rois  et  des  Reines 
qui  y  sont.  Les  plus  sçavans  n'ayant  pu  là-dessus  porter  un  juge- 
ment uniforme,  l'examen  que  j'ai  fait  d'autres  portiques  m'a  fait 
penser  que  ces  Rois  et  ces  Reines  sont  comme  ailleurs  des  Rois  et 

«  Sauv.,  t.  III,  j..  62  d«s  Vitev*.  —  »>  Ibtd.,  p.  30.i,  —  <■  Rrf.  Ep.,  13  Ajm  —  *  Iktd  , 
t:  .Mari,  cl  23  l'cl.r.  —  *  Hut.  4e  Bowfogne,  1.  I. 


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[T.  11.-431-432]      DITE  SAINT-CEHMAIN-DES-PBKZ  11 

des  Reines  de  l'ancienne  Loi,  excepté  les  deux  Rois  les  plus  éloignés 
de  la  porte.  Les  raisons  en  sont  déduites  dans  un  Mémoire  que  j'ai 
dressé  séparément  \  Ce  portail  me  parolt  avoir  été  retouché.  Il  de- 
voit  avoir  dans  son  milieu  un  trumeau  auquel  les  deux  battans  de  la 
porte  venoient  aboutir  :  et  ce  trumeau  de  pierre  devoit  représenter 
Jesus-Christ  auteur  de  la  nouvelle  Loi,  de  même  qu'il  est  en  plu- 
sieurs Eglises  anciennes,  entr'autres  à  Notre-Dame  de  Paris  :  mais 
comme  ce  même  trumeau  nuisoit  souvent  au  passage,  il  fut  ôté  de 
là,  il  y  a  plusieurs  siècles,  et  pour  supporter  le  mur,  on  mit  dans  le 
haut  une  grande  pierre  traversale,  telle  apparemment  qu'on  la  voit 
encore  qui  représente  la  Cene,  ainsi  qu'on  en  mettoit  autrefois  au 
retable  des  autels.  Le  trumeau  enlevé  de  cette  place,  fut  probable- 
ment appliqué  par  la  suite  contre  le  mur  dans  l'Eglise  dans  le  côté 
septentrional  de  la  nef,  avec  la  statue  qui  y  étoit  adhérente.  Je  croi 
pouvoir  conjecturer  que  cette  statue  déplacée,  et  dont  le  visage 
étoit  défiguré  par  la  vétusté,  donna  occasion  à  bien  des  raisonne- 
mens,  de  même  qu'avoit  fait  un  semblable  trumeau  exposé  ci-de-  • 
vant  au  parvis  de  la  Cathédrale  de  Paris,  et  dont  j'ai  parlé  à  l'ar- 
ticle de  Notre-Dame  b;  et  il  n'est  pas  étonnant  que  dans  la  suite  on 
l'ait  pris  pour  une  statue  de  la  Déesse  Isis. 

Ce  trumeau  déplacé  aura  été  pris  d'autant  plus  facilement  pour 
cette  Déesse,  qu'il  pouvoit  contenir  dans  le  bas  la  représentation  de 
quelques  espèces  de  serpens,  comme  celui  du  parvis  de  N.  D.  Le 
nom  d'Issy  qui  avoit  été  le  plus  prochain  village  de  ce  côté  là  du- 
rant plusieurs  siècles  ,  aura  aidé  à  cette  interprétation  ;  car  on  a  cru 
autrefois  que  la  même  Isis  y  avoit  été  honorée. 

Une  autre  antiquité  qui  a  été  négligée  de  nos  jours  dans  la  même 
Eglise,  est  le  tombeau  qui  y  fut  découvert  en  1704,  à  l'endroit  où 
Ton  posa  les  fondations  du  nouvel  autel,  et  qu'on  ne  daigna  pas 
ouvrir,  quoique  les  sculptures  dont  il  étoit  orné  à  l'extérieur  dus- 
sent exciter  la  curiosité.  On  laissa  ce  tombeau  à  la  même  place c. 

Le  nouvel  autel  dont  je  viens  de  parler,  n'a  pas  succède  immédia- 
tement à  celui  que  le  Pape  Alexandre  M  avoit  consacré  en  H63. 11 
en  avoit  été  dressé  un  autre  à  l'ancienne  place  en  1557.  Depuis  il  y 

»  Mém.  de  l'Acad.  de»  lnscr»|»*.  <W  Unix?  ITM.  -  h  f.i-d«»ns,  pap.  12.  —  «  Hist. 
i*  l'Abbé  S.  Grrm.,  j».  31 1 


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12  ÉGLISE  SAINTE-CROIX  ET  ST.-V1NCENT  [T.  H. -432-434] 

avoiteudu  changement  en  1653:  et  un  autel  reconstruit  de  nou- 
veau avoit  été  béni  par  François  Batailler,  Evêque  de  Bethlehem,  en 
1678.  Par  tous  ces  changemens,  le  grand  autel  se  trouve  aujour- 
d'hui au  milieu  de  l'Eglise  entre  la  nef  et  le  chœur.  Le  tombeau  de 
Saint  Germain  *  est  enfermé  sous  cet  autel,  et  la  châsse  qui  renferme 
son  corps  est  élevée  au-dessus*.  L'autel  matutinal,  que  quatre  Evè- 
ques  de  la  suite  d'Alexandre  III  avoient  consacré  au  fond  du  sanc- 
tuaire, a  été  entièrement  détruit,  et  le  siège  Abbatial  mis  en  sa  place; 
en  sorte  qu'il  n'est  resté  du  nom  de  Saint  Germain  vers  le  fond 
de  ce  sanctuaire,  qu'un  puits  appelle  le  puits  de  Saint  Germain. 
Ce  puits  existoit  dés  la  fin  du  IX  siècle.  Abbon,  Moine  de  ce  lieu  en 
fait  mention  dans  son  Poème  du  siège  de  Paris  par  les  Normans, 
dont  il  fut  témoin,  et  il  assure  que  dès-lors  on  en  buvoit  de  l'eau 
pour  être  guéri  de  la  fièvre,  comme  l'on  fait  encore.  Son  ouverture 
est  entre  les  deux  premiers  piliers  du  fond  de  ce  sanctuaire  en  tirant 
au  côté  septentrional.  Elle  est  maintenant  cachée  par  la  boi- 
.  série. 

Les  Châsses,  qui  selon  l'ancienne  disposition  auroient  du  rester 
au  fond  avec  celle  de  Saint  Germain,  ont  été  avancées  vers  le  mi- 
lieu, et  placées  autour  de  six  piliers,  sçavoir  quatre  de  la  croisée  et 
deux  du  chœur.  Elles  sont  au  nombre  de  huit,  et  la  plupart  con- 
tiennent des  corps  saints  apportés  d'ailleurs. 

Après  le  corps  de  S.  Droctovée,  premier  Abbé  du  Monastère  de 
S.  Vincent  de  Paris  : 

Celui  de  S.  Venant  Abbé  à  Tours,  mort  au  V  siècle. 

Celui  de  S.  Leufroy  Abbé  au  Diocèse  d'Evreux,  décédé  en  738. 

Celui  de  S.  Turiaf,  Evèque  de  Dol,  mort  en  740.  Ces  deux  der- 
niers avoient  été  mis  en  dépôt  à  Saint  Germain  à  la  fin  du  IX  siècle. 

Ceux  des  Saints  George  et  Aurele,  et  une  partie  de  celui  de  Ste 
Natalie,  martyrisés  en  Espagne  en  852. 

Et  enfin  des  Reliques  de  S.  Amand  Evèque  de  Mastrict,  mort  en 
679,  dont  le  corps  fut  apporté  à  Paris  du  tems  des  Normans.  On  m'a 
dit  que  l'une  de  ces  huit  châsses  ainsi  élevées  n'a  point  de  déno- 
mination. 

Je  n'ai  rien  à  observer  sur  ces  chasses;  sinon  que  dans  une  cala- 
mité arrivée  vers  l'an  I  &!><>,  on  résolut  à  l'Abbaye  de  porter  la 


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(T.  II.  434-435]     dite  saint-gebmain-des-prez  13 

châsse  de  S.  Turiaf  dans  une  Procession  solemnelle,  et  qu'afîn  que 
le  Clergé  y  parût  nombreux,  l'Evèque  de  Paris,  à  la  prière  de  l'Abbé, 
enjoignit  aux  Curés  d'Issy,  Vanves,  Clamart,  Meudon,  Bagneux  et 
Fontenet  d'y  assister  le  jour  que  cet  Abbé  assignèrent  Ce  fait  sert 
à  confirmer  ce  qui  se  trouve  dans  le  Bréviaire  de  Paris  au  13 
Juillet. 

La  châsse  du  corps  de  S.  Maur  d'Anjou,  tirée  de  l'Abbaye  de  son 
nom  proche  Paris,  apportée  en  cette  Eglise  en  1750,  et  conservée 
dans  le  Trésor,  attend  une  place  encore  plus  distinguée  que  les  huit 
châsses  précédentes,  surtout  s'il  est  vrai  que  le  grand  nombre  de 
phalanges  et  autres  petits  os  qui  y  sont  contenus  dans  un  sac  de 
toile  avec  des  cendres  sépulcrales  (et  que*  j'ai  vu  à  découvert),  soient 
de  deux  Saints,  de  la  première  célébrité,  sçavoir  de  S.  Pierre  prince 
des  Apôtres,  et  de  S.  Etienne,  premier  des  Martyrs,  comme  il  pa- 
roît  qu'on  le  prétend  à  la  page  15  d'un  écrit  anonyme,  imprimé 
in-4a  dans  la  même  année,  sans  nom  d'Imprimeur. 

Les  Historiens  de  cette  Abbaye  n'ont  pas  connu  un  état  des  Re- 
liquaires et  autres  pièces  d'argenterie,  aussi  bien  que  des  ornemens 
qui  furent  engagés  par  le  Monastère  à  l'Abbaye  de  Saint  Magloire 
au  mois  d'Août  134G  dans  le  tems  que  cette  Maison  avoit  besoin 
d'argent,  s'étant  obérée  à  l'occasion  de  ses  procès  contre  l'Univer- 
sité. Ce  que  j'y  ai  remarqué  de  conforme  aux  anciens  rits  de  l'Eglise 
de  Paris,  est  que  cette  Abbaye  avoit  comme  elles  des  aubes  parées, 
c'est-à-dire  garnies  de  plages  ou  pareraens  d'étoffes  précieuses  dans 
le  bas,  devant  et  derrière  et  aux  poignets.  Alors  les  Grandes  Ab- 
bayes observoient  beaucoup  de  pratiques  semblables  à  celles  des 
Cathédrales  :  Celle  de  S.  Denis  en  pratiquoit  plus  qu'aucune. 

Lorsqu'on  bâtit  les  maisons  des  Marchands  de  la  Cour  de  l'Ab- 
baye vers  le  commencement  du  présent  siècle,  on  découvrit  en  terre 
une  grande  quantité  de  cercueils  de  pierre  tendre  ou  de  plâtre  :  ce  qui 
marque  la  dévotion  qu'avoient  eu  anciennement  les  Parisiens  de  se 
faire  inhumer  aux  cimetières  proche  les  Basiliques  oû  reposoient  les 
Saints.  On  en  découvrit  encore  à  trois  ou  quatre  pieds  en  terre  au 
mois  de  Mai  1748,  beaucoup  d'autres  semblables  proche  le  portail 
de  la  rue  Ste  Marguerite  à  droite  en  allant  à  l'Eglise,  lorsqu'on  bâtit 

•  Heg.  Ep.  Par.,  29Jal. 


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14  KG  LISE  SAINTE-CROIX  ET  ST.-VlFtCENT  [T.  il  -435-436] 

les  petits  logemens  qu'on  voit  du  côté  du  jardin  du  Palais  Abbatial. 
Ce  qui  en  prouve  la  haute  antiquité,  est  qu'à  la  téte  de  quelques- 
uns,  au  coté  extérieur,  étoit  figurée  une  croix  et  une  colombe  sur 
cette  croix.  On  n'y  remarqua  point  autre  chose  •. 

La  belle  Chapelle  intérieure  de  Notre-Dame  est  aussi  mémorable 
par  les  sépultures  qui  y  sont.  11  y  a  celles  des  Abbés  de  Saint  Ger- 
main qui  l'ont  fait  construire  au  XIII  siècle;  celle  de  Pierre  de  Mon- 
treuil,  Architecte,  qui  Ta  bâtie.  On  y  enterre  les  Généraux  de  la 
Congrégation  de  S.  Maur  et  autres  premiers  de  la  Maison.  Dom  Jean 
Mabillon  y  fut  inhumé  en  1707  proche  le  mur  à  droite  en  entrant7. 
En  y  faisant  un  vestibule  en  1748,  on  y  a  placé  plusieurs  vieilles 
tombes  dans  une  situation  contraire  à  leur  position  primitive,  c'est- 
à-dire  les  pieds  des  effigies  étendus  vers  le  couchant  :  ce  que  j'ai  cru 
devoir  observer,  afin  qu'on  n'y  soit  point  trompe  dans  la  suite.  Les 
anciens  Bénédictins  au  XIV  siècle  venoient  faire  l'Office  entier  dans 
cette  Chapelle  le  jour  de  l'Annonciation,  qui  était  celui  de  la  Grande 
Fête  de  la  Ste  Vierge,  conformément  à  l'ancien  esprit  de  l'Eglise. 
En  1562,  que  les  Religieuses  de  l'Abbaye  de  Cbelles  se  retirèrent 
au  Monastère  de  Saint  Germain  à  cause  des  troubles,  ce  fut  en  cette 
Chapelle  qu'elles  chantoient  l'office.  Il  est  fait  mention  de  la  même 
Chapelle  dans  les  Registres  de  l'Archevêché  *,  à  l'occasion  de  quel- 
ques Sacres  d'Evêques  qui  y  ont  été  (àits.  Les  Religieux  y  chantent 
leur  Messe  conventuelle  le  premier  Mai,  pendant  que  le  Clergé  de 
l'Eglise  Archipresbyterale  de  Saint  Severin  chante  sa  Messe  de  Pa- 
roisse au  Chœur. 

Le  Catalogue  des  manuscrits  de  ce  Monastère  m'a  fourni  les  Ecri- 
vains suivans;  Deux  Abbés  et  quatre  Religieux,  qui  sont  dits  être 
de  l'Abbaye  de  Saint  Germain  des  Prez. 

Joannis  dePrecy  Abbatis.  Traduction  Françoise  du  commentaire 
de  la  règle  de  S.  Benoit,  par  Bernard,  num.  963. 

Guilelmi  Abbatis  Commentaria  in  vêtus  Tcstamentum.  num.  1 22. 

Gordoni  Monachi  Comment,  in  Evangel.  S.  Joan.  num.  681. 

Placïdi  Legerii  Monachi  sermones.  num.  1552. 

Rainaudi  Gibonii  Commentai  in  PS.  61 . 

Pefrt  Pariselîi  sermones.  n.  1332. 

'Reg.Ep.,  i  Jan.  ifiOC. 


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[T.  11.-436  438 J    dite  saint  germain-des-prez  15 

Dom  Mabillon*  fait  mention  de  quelques  livres  de  Retractations, 
composés  avant  Tan  1300  par  Gislemar  Moine  de  ce  même  Monas- 
tère 

J'ai  observé  à  l'article  de  l'Abbaye  de  Sainte  Geneviève,  qu'en  mé- 
moire de  la  résidence  qu'y  fit  le  Pape  Eugène  II,  il  y  eut  à  l'enclos 
de  l'abbaye  une  porte  qui  fût  nommée  la  Porte  Papale.  Il  en  fut  de 
même  à  Saint  Germain  par  rapport  à  l'entrée  qu'y  fit  en  4163  le 
Pape  Alexandre  Ht.  La  Porte  Papale  étoit  située  du  côté  de  la  rue 
dite  à  présent  la  rue  S.  Benoît,  beaucoup  plus  bas  que  celle  par  la- 
quelle on  entre  en  la  Cour  de  l'Abbaye  par  la  même  rue b. 


ÉGLISE  DE  SAINT-GERMAIN  LE  VIEUX 

LÉVIEUX, 

d«  Saint  Gtnwîn  det  Fret. 


Tous  les  Auteurs  des  descriptions  modernes  de  Paris  avancent, 
que  dans  le  lieu  où  est  cette  Eglise,  ou  au  moins  dans  les  envi- 
rons ,  il  y  a  eu  un  Oratoire  du  titre  de  S.  Jean-Baptiste c  ;  c'est  un 
sentiment  dont  je  n'ai  pas  intention  de  m'éloigner.  Quelques-uns 
d'entr'eux  ont  assure  que  cet  Oratoire  avoit  été  bâti  par  Saint  Ger- 
main de  Paris,  lorsqu'il  résida  dans  cette  Ville  avant  que  d'en  être 
Evêque  :  mais  aucun  ne  cite  d'anciens  monumens  pour  établir  ce 
dernier  fait.  Il  faut  donc  pour  cela  en  revenir  aux  Fonts  Baptismaux 
dont  j'ai  déjà  parlé  aux  pages  20  et  388  et  en  effet,  quoique  ce  lieu 
ne  touebe  pas  immédiatement  à  la  Cathédrale,  la  distance  dont  il 
en  est,  n'est  pas  assez  considérable  pour  empêcher  de  croire  que  là 
étoient  les  Fonts  du  titre  de  S.  Jean,  où  depuis  que  la  Cathédrale 
fut  construite,  l'on  apporta  les  enfans  de  la  Cité  de  Paris  pour  être 
baptisés,  le  voisinage  de  la  rivière  étant  d'une  grande  facilité  pour 
avoir  de  quoi  y  baptiser  par  immersion  suivant  l'ancien  usage;  car 
alors  le  lit  de  la  Seine  n'etoit  pas  retenu  par  un  Quai  élevé  comme 

■  Annal.,  I.  v,  p.  1 37 . —  b  Ancien  plan  de  S.  C.mo.,  Bouitbrt,  p.  160. —  e  Du  Breul. 
I.  i ,  p.  74. 


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16  ÉCLISIi  SAIKT-CERMAIN-LE-VIEIX     [T.  11.-438-439  j 

aujourd'hui  du  coté  de  l'Isle.  D'ailleurs  nous  apprenons  par  le  livre 
des  miracles  de  Ste  Geneviève a,  à  l'occasion  d'un  débordement  de 
cette  rivière  arrivé  dans  la  Cité  sous  l'Evêque  lncade  entre  814  et 
832,  que  la  maison  où  cette  Sainte  décéda  étoit  sur  le  bord  de  l'eau, 
voisine  de  l'Oratoire  de  S.  Jean-Baptiste,  lequel  étoit  même  sur  son 
fond,  et  dans  lequel,  suivant  l'ancien  écrivain  de  sa  vie,  elle  avoit 
fait  rassembler  les  Dames  de  Paris  pour  se  mettre  en  prières  lors  du 
bruit  de  la  venue  d'Attila,  comme  dans  un  lieu  sûr.  Ces  témoi- 
gnages venant  au  secours  de  la  tradition  de  Saint  Germain  le  Vieux  \ 
aussi  bien  que  le  voisinage  de  la  Chapelle  de  Sainte  Geneviève  nou- 
vellement détruite,  m'ont  fait  penser  que  c'est  en  mémoire  de  l'Ora- 
toire de  S.  Jean,  que  le  culte  en  fut  transféré  depuis  avec  distinc- 
tion dans  la  petite  Eglise  voisine,  que  les  Religieux  de  Saint  Ger- 
main des  Prez  pou  voient  avoir  eu  du  don  de  quelque  Evèque  de  Paris, 
pour  y  mettre  à  couvert  des  Normans  les  reliques  ou  autres  effets  de 
leur  Eglise,  de  même  que  l'Abbaye  de  Sainte  Geneviève  et  le  Clergé 
de  Saint  Germain  l'Auxerrois  avoient  eu  un  lieu  de  refuge  dans  la 
Cité.  C'est  tout  ce  qu'on  peut  dire  là-dessus  de  plus  vraisemblable; 
sans  aller  chercher  dans  le  quartier  de  la  Grève  hors  du  vrai  Paris 
des  choses  qui  se  trouvent  toutes  avoir  été  dans  la  Cité. 

Un  des  fragmens  de  la  Chronique  de  Saint  Germain  des  Prez  du 
XII  siècle,  et  insérés  dans  Aimoin  de  Fleury,  marque  à  l'occasion 
du  retour  des  Normans  à  Paris  en  886,  que  le  corps  de  Saint  Ger- 
main fut  porté  alors  dans  la  Cité  en  une  Celle  ou  petit  Monastère  qui 
appartenoit  à  son  Eglise  du  faubourg,  et  que  sa  protection  servit 
beaucoup  à  empêcher  l'entrée  de  ces  Barbares.  S'il  est  vrai  que  ce 
fut  dès  le  tems  auquel  ce  saint  corps  fut  retiré  de  cet  Oratoire,  que 
les  Religieux  de  l'Abbaye  y  laissèrent  un  os  du  bras,  il  en  faut  con- 
clure, que  c'est  aussi  ce  qui  fut  l'occasion  de  lui  donner  peu  à  peu 
le  nom  de  Saint  Germain.  Mais  le  plus  difficile  est  de  scavoir  pour- 
quoi on  l'auroit  surnommé  le  Vieux,  puisque  c'étoit  l'Eglise  la  plus 

nouvelle  qui  fût  dans  tout  Paris  entre  celles  du  nom  de  Saint  Ger- 

i 

•  Boll. ,  t.  I,  Jan.,  p.  H8.  —  b  Je  me  conforme  à  l'usage  d'écrire  Le  Vieux,  quoiqu'il 
ne  soit  pas  meilleur  (comme  ou  va  Toir)  que  celui  d  écrire  Fanxbourg  au  lieu  de  Forbourg. 
Il  est  certain  qu'encore  dans  le  xiv«  siècle,  le  quartier  habite  hors  la  porte  Saiut-Denis 
était  appellé  Forentit  Burgut.  Je  l'ai  trouvé  aussi  dans  un  acte  de  l'an  1330,  qui  déter- 
mine l'étendue  dn  ûef  de  T*rou<  une. 


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[T.  11.-439  440]  ANC.  DÉP.  0E  ST-CERM  AIN-  DES  -  PR  BZ  17 

main.  11  reste  un  acte  auten  tique  de  Tannée  814,  dans  lequel  sont 
nommées  deux  Eglises  de  Paris  comme  existantes  alors*;  l'une  dite 
Sanetus  Germanus  tout  simplement,  qui  est  Saint  Germain  l'Auxer- 
rois;  l'autre  appellée  Sanetus  Germanus  novus,  qui  doit  être  Saint 
Germain  des  Prez,  lequel  n'avoit  pu  commencer  à  être  dite  de  S. 
Germain  que  depuis  soixante  ans,  sçavoir  dans  le  tems  de  la  trans- 
lation du  corps  de  ce  Saint,  faite  en  Tan  754.  Pourquoi  donc  au- 
roit-on  pu  s'aviser  raisonnablement  d'appeller  S.  Germanus  vêtus, 
une  Chapelle  qui  n'a  pu  commencer  à  regarder  Saint  Germain  Evê- 
que  de  Paris  comme  son  patron,  qu'après  Tan  886.  Il  est  incompré- 
hensible comment  on  a  pu  s'accoutumer  à  appeller  l'ancienne 
Eglise  Sanetus  Germanus  novus,  et  la  nouvelle  Sanetus  Germanus 
velus.  Ainsi  on  ne  doit  pas  regarder  comme  recevable  la  raison  que 
quelques-uns  ont  donné  de  ce  nom,  disant  que  c'est  parce  mie  Saint 
Germain  avoitlogé  en  ce  lieu  avant  son  Episcopat,  qu'on  le  nomma 
vers  Fan  900  Saint  Germain  le  Vieux.  Peut-être  faut-il  écarter  en 
cette  occasion  toute  idée  de  vieillesse  ou  vétusté,  et  dire  qu'ori- 
ginairement on  a  eu  intention  de  signifier  une  Eglise  située  dans 
un  lieu  aquatique  et  sur  le  bord  de  la  rivière  :  Saint  Germain  l'Ai- 
vieux,  ou  TE  vieux,  Sanetus  Germanus  Aquosus,  et  que  c'est  la  res- 
semblance de  la  prononciation  qui  a  fait  changer  la  manière  d'é- 
crire le  nom  ;  en  sorte  que  l'on  aura  depuis  substitué  dans  les  titres 
latins  l'adjectif  Verujàcelui  à*  Aquosus:  ce  qui  étoit  déjà  d'usage 
au  XIII  siècle  b.  Le  nom  de  Palus,  qui  étoit  là  avant  qu'on  eût 
élevé  le  terrain,  est  encore  resté  au  quartier.  On  dit  le  Marché  Palu*. 

Au  reste,  cette  Eglise  étoit  érigée  en  Paroisse  dès  le  commence- 
ment du  XÏÏI  siècle.  Elle  se  trouve  dans  le  Pouillé  de  Paris  du  mê- 
me siècle  au  rang  de  celles  qui  étoient  de  la  nomination  de  l'Abbaye 
de  Saint  Germain  des  Prez,  et  sous  le  nom  altéré  de  Sancti  Germani 
veteris.  Les  Religieux  cédèrent  ce  droit  de  présentation  à  l'Univer- 
sité de  Paris  en  13G8,  en  échange  d'une  Chapelle  de  l'Université  qui 
leur  convenoit,  étant  proche  de  leur  jardin  t0. 

Il  ne  faut  pas  croire  que  cette  Eglise  ait  toujours  été  élevée 
comme  elle  est  et  environnée  des  mêmes  rues.  Les  élévations 

*  Ptfro.  Pastorale.  Hitt.  Eccl.  PorU.t.  I,  —  b  On  dit  encore  Erier  et  AWier  pour 
Aquarium,  et  on  a  dit  Eve  pour  aqna.  L'AiibéCbasteUin  a  rendu  en  latin  NeinAe-le-Tiêvx 
par  *UM(*  et  il  l'ècmoit  l'Ericn.  Mart*r.  Unit.,  p.  1046. 

t.  m.  5 


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18  ÉGLISE  SÀLVT-CERIIÀIN-LE-VIEUX     [T. il.  44 0-4 42] 

du  terrain  et  les  ehangemens  de  rue  et  de  place  n'étant  pas  de  mon 
objet,  je  n'en  dirai  qu'un  mot,  et  ce  sera  sur  celle  de  Lormerie.  On 
commença  à  rebâtir  l'Eglise  il  y  a  environ  six  vingt  ans.  Le  Grand 
autel  construit  alors,  fut  béni  en  1533  par  l'Evéque  de  Megare, 
aussi-bien  que  la  Chapelle  du  Sépulcre,  par  la  permission  de  l'Evé- 
que de  Paris  \  Ce  ne  fut  qu'en  1544  qu'il  fut  accordé  au  Curé  et  Pa- 
roissiens de  cette  Eglise  de  faire  porter  dans  la  suite  une  bannière 
aux  Processions  selon  la  coutume  des  autres  Paroisses b.  La  raison 
pour  laquelle  elle  n'en  avoit  pas  porté  anciennement,  pouvoit  lui  être 
commune  avec  d'autres  qui  avoient  été  à  la  nomination  de  l'Abbé 
de  S.  Germain.  Le  portail  et  le  clocher  ne  sont  que  de  l'an  i560. 

Le  Pouillé  Parisien  écrit  vers  l'an  1450,  après  avoir  marqué  la  no- 
mination de  cette  Cure,  comme  appartenante  au  Recteur  et  à  l'Uni- 
versité, et  avoir  ajouté  que  son  ancien  revenu  est  de  trente  livres, 
marque  qu'il  y  a  aussi  en  cette  même  Eglise  une  Chapellenie  du  titre 
de  Ste  Catherine  à  la  présentation  des  héritiers  de  M.  Etienne  de  la 
Clcrgerie  de  Cleryeria.  En  1462,  François  le  Maire  épicier  y  pré- 
senta, comme  fils  de  Jacques  qui  étoit  le  plus  proche  parent  d'E- 
tienne de  la  Clergerie,  neveu  de  Gucrin  fondateur*. 

Le  territoire  de  Saint  Germain  le  vieux  commence  du  côté  du 
Petit-Chàtelet,  aux  maisons  qui  font  face  à  la  porte  de  l'Hôtcl-Dieu 
sur  le  Petit-pont;  il  continue  au  premier  coin  à  gauche,  et  com- 
prend toutes  les  maisons  qui  sont*  à  la  même  main  :  il  n'a  à  la  rue 
du  Marché  neuf  du  côté  de  la  rue  de  la  Barillerie,  que  les  deux  pre- 
mières maisons  les  plus  proches  du  Marché  ;  mais  il  a  toutes  celles 
du  Marché,  et  autres  qui  sont  proche  l'Eglise  :  le  côté  gauche  de  la 
rue  Marché-palu  ;  toute  la  rue  de  la  Calendrc,  excepté  du  côté  gau- 
che les  deux  maisons  les  plus  voisines  de  la  rue  de  la  Barillerie,  et 
du  côté  droit  les  quatre  ou  cinq  dernières  maisons  du  même  bout. 
A  l'entrée  de  la  me  S.  Eloy  par  la  même  rue  de  la  Calendre,  il  com- 
prend trois  ou  quatre  maisons  de  chaque  côté.  A  l'entrée  de  la  rue 
aux  Fèves  il  en  a  cinq  ou  six  à  droite,  et  trois  ou  quatre  à  gauche . 
Au  commencement  de  la  rue  de  la  Juivcrie  du  côté  gauche,  il  a  les 
quatre  ou  cinq  premières  maisons  ;  et  à  la  main  droite  de  la  même 

»heg.  Ep.,  30  Mart.  -  b  tbU ,  ÏC  Uaii         Perm.  Jeu*.  VU.  G  en.  -  e  f«A.  Ep. 


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1 


[T.  11. -442-443]  anc  dép.  de  sî-c.khmaw-des-prez  >19 

nie,  il  a  la  troisième,  quatrième  et  cinquième  maison  d'après  la  rue 
S.  Christophe. 

On  dit  une  chose  remarquable  sur  la  cinquième  maison  qu'on 
trouve  à  main  droite  dans  la  rue  de  la  Calendre,  en  y  entrant  par  le 
coin  de  celle  de  la  Juiverie.  Il  est  de  tradition,  que  c'est  là  qu'étoit 
celle  où  S.  Marcel  Evéque  de  Paris  vint  au  monde  :  elle  a  pour  en- 
seigne l'image  de  ce  Saint  et  de  Ste  Geneviève  ;  le  Clergé  de  N.  D. 
fait  une  station  devant  cette  maison  le  jour  de  l'Ascension  auquel  on 
porte  en  procession  la  châsse  du  même  Saint;  Quoiqu'on  voye 
par  une  charte  rapportée  dans  Dubreul  ',  que  le  Chapitre  de  S.  Mar- 
cel n'a  pas  toujours  eu  de  droit  sur  cette  maison,  et  que  c'est  seule- 
ment en  4230  qu'il  en  eut  le  cens,  par  échange  avec  les  Templiers 
pour  une  maison  de  sa  censive  de  S.  Hilaire  :  néanmoins  les  Rece- 
veurs  de  cette  Collégiale  marquoient  dans  leurs  livres  dès  Tan  1230, 
que  cette  maison  voisine  de  Saint  Germain  le  vieux,  par  laquelle  on 
alloit  du  Petit-pont  à  la  place  de  S.  Michel  du  Palais,  étoit  celle  in 
qua  natus  fuit  beatus  MarceUus  patronus  noster;  et  ils  ajoutent  que 
de  leur  tems  elle  avoit  pour  enseigne  ad  galeam". 

La  rue  où  est  située  cette  maison,  est  désignée  en  ces  termes  dans 
un  acte  de  4230  :  Via  quâ  itur  à  parvo  ponte  ad  plateam  S.  Miehae- 
/m,  cela  s'entend  de  S.  Michel  du  Palais  :  Ensuite  vers  l'an  1300, 
on  appella  la  moitié  orientale  du  nom  de  la  grande  Orberic,  parce 
que  la  ruelle  dite  depuis  du  Four-basset  s'appeDoit  la  petite  Orberie. 
Mais  il  faut  sçavoir  que  ce  mot  Orberie  étoit  une  altération  de  celui 
de  Lormerie,  qui  étoit  devenu  son  nom  depuis  que  les  Lormiers b, 
espèce  d'artisans  en  fer  et  en  cuivre  s'y  étoient  assemblés".  Par  la 
suite  le  terme  de  l'Orberie  ayant  prévam  lorsque  les  Lormiers  se  dis- 
persèrent, ou  qu'ils  allèrent  demeurer  dans  un  autre  quartier;  s'é- 
tant  formé  en  ce  lieu  une  place  d'herbiers,  on  crut  que  l'Orberie  si- 
gnifiait l'Herberie,  qui  fut  aussi  écrit  par  quelques-uns  l'Arberie. 
Mais  comme  la  plupart  des  rues  qui  ont  des  noms  de  métiers,  n'ont 
gueres  comniencé  que  vers  le  règne  de  Philippe-Auguste,  je  conjec- 
ture que  cette  rue  avoit  eu  primitivement,  suivant  l'ancien  usage,  le 
nom  de  l'Eglise  qu'on  y  voyoit 

•  Lib.  i .  p.  73.  —  *  Gins.  Caugii  toc*  Uraurlus. 


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ÉGLISE  DE  8AI1HT  SIJLPICK         [T. II. -444  445  \ 


ÉGLISE  DE  SAINT  SULPICE 

Sittiôe  sur  te  territniiv  du  Monastère  de  Saist  Vincent,  dit 

SAINT  GERMAIN  DES  PBEZ 

Ce  que  j'ai  rapporté  cy -dessus  page  430  du  martyrologe  d'U- 
suard  conservé  à  Saint  Germain  des  Prez  touchant  la  Dédicace  d'une 
Église  dont  S.  Jean-Baptiste  étoit  le  premier  Patron  et  Saint  Sulpicc 
le  dernier,  m'a  frayé  le  chemin  pour  penser  que  cette  Eglise  qui 
devoit  être  distincte  de  la  grande  Eglise  de  l'Abbaye,  et  n'en  devoit 
cependant  pas  être  fort  éloignée,  a  été  située  au  lieu  même  où  est 
bâtie  celle  de  Saint  Suïpice  ou  aux  environs,  et  que  c'étoit  l'Eglise 
baptismale  du  bourg  de  l'Abbaye  :  ensorte  que  ce  Bourg  auroit  eu 
son  baptistère  comme  la  Cité  avoit  le  sien  à  Notre  Dame  dans  les 
siècles  reculés.  On  sçait  que  par  lettres  du  Roy  de  Tan  1297  ce  bourg 
appellé  Villa  Sancti  Germant  lut  déclaré  n'être  compris  dans  les 
Fauxbourgs  de  Paris  \  Le  sentiment  de  ceux  qui  croyent  que  c'é- 
toit la  Chapelle  de  S.  Pierre  occupée  aujourd'hui  par  les  Religieux  de 
la  Charité,  qui  étoit  ce  baptistère,  m'a  paru  être  fondé  sur  un  mo- 
nument trop  récent  et  trop  équivoque,  quoique  cité  par  Sauvai b, 
pour  pouvoir  faire  foi  ;  l'auteur  qui  vivoit  vers  l'an  1430  faisant  le 
catalogue  des  dépendances  de  l'Abbaye,  s'explique  en  ces  termes  : 
In  Villa  Sancti  Gcrmani  propè  Parisios,  Ecclesia  Sancti  Sul- 
pitii  quœ  est  Capella  Beati  Pétri  in  atrio  rjusdem  Villa.  Ce 
texte  est  si  visiblement  corrompu,  que  I>om  Bouillard  a  cru  le  devoir 
donner  d'une  autre  manière  sur  un  manuscrit  de  la  (in  du  XIV  siè- 
cle %  où  ces  deux  lieux  Ecclesia  Sancti  Sulpitii  et  Cupclla  Sancti 
Pétri  sont  distingués  l'un  de  l'autre. 

La  Chapelle  de  S.  Pierre  qu'on  a  appellé  S.  Perey  comme  ou 
fait  encore  à  Chartres,  à  Auxerre  et  en  beaucoup  d'autres  lieux, 
et  qui  a  donné  son  nom  à  la  rue  que  l'on  nomme  aujourd'hui 
par  corruption  des  Saints  Perrs,  avoit  toujours  été  au  même 
lieu  depuis  sa  première  construction,  elle  pouvoit  avoir  été  bâtie  en 
mémoire  de  ce  que  les  cryptes  de  la  grande  Kgtise  de  Saint  Germain 

»  L't  Hv.  .1,  p        —  t  T.  t.  i-.  4  i.  -  <•  Hitt  Saint  Germ.,  y.  cuit, 


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[Tî  11. -446  446]  DU  TERRIT.  DE  ST-CEKMAïa-DES-PREZ  2t 

démolies  ou  bouchées,  avoient  été  sous  l'invocation  de  S.  Pierre. 
L'église  de  Saint  Jean-Baptiste,  Saint  Laurent  et  Saint  Sulpice  a 
toujours  aussi  été  dans  l'endroit  où  on  la  voit,  et  où  elle  est  connue 
sous  le  titre  de  ce  dernier  saint.  Il  peut  seulement  se  faire  que  pen-' 
dant  quelques  années  on  ait  fait  les  fonctions  curiales  en  cette 
chapelle  de  S.  Pierre  pour  une  partie  du  Bourg  de  S.  Germain , 
pendant  qu'on  bàtissoit  l'Eglise  de  Saint  Sulpice,  qui  a  été  derniè- 
rement abbatue  ;  et  c'est  ce  qui  auroit  porté  à  croire  que  S.  Pierre 
étoit  le  premier  Patron  de  la  Paroisse  de  Saint  Sulpice. 

Le  caractère  dont  est  écrite  dans  le  martyrologe  d'Usuard  l'an- 
nonce de  la  Dédicace  de  Saint  Jean,  Saint  Laurent  et  Saint  Sulpice 
au  40  May  paraissant  être  d'environ  l'an  1100  ou  1150,  l'on  peut 
fixer  l'époque  de  cette  Dédicace  à  la  fin  du  Xï  siècle  :  mais  insensi- 
blement l'usage  qui  fait  abréger  rénumération  des  Patrons  des 
Eglises,  aura  porté  à  ne  conserver  ici  que  le  dernier.  Quoique  le 
premier  Curé  de  S.  Sulpice  connu  soit  Radulfe  qui  vivoiten  1210 
sous  lequel  l'étendue  de  la  Paroisse  fut  diminuée  du  côté  de  Paris  à 
l'occasion  des  nouveaux  murs  de  la  Ville  construits  par  ordre  de 
Philippe-Auguste,  il  ne  s'ensuit  pas  qu'il  n'y  en  eut  eu  aucun  aupa- 
ravant. On  voit  dans  un  titre  rapporté  dans  du  Breul  les  relations 
ou  eiou  avec  i  ADDaye  ce  rretre  ne  saini  suipice,  pour  le  gouver- 
nement de  sa  Paroisse.  Le  détail  fait  voir  combien  les  choses  chan- 
gent avec  le  temps. 

Les  anciennes  Eglises  Paroissiales  dépendantes  des  Abbayes 
avoient  ordinairement  assez  près  d'elles  un  cimetière  :  et  on  y  en- 
terrait les  morts  jusques  dans  le  parvis  ou  Atrium  de  l'Eglise,  d'où 
même  l'on  croit  que  le  nom  à' Atrium  a  signifié  souvent  un  cime- 
tière. Or  c'est  dans  le  parvis  de  Saint  Sulpice  qu'ont  été  trouvés  en 
1724  deux  sépulcres  de  pierre  les  pieds  tournés  vers  l'orient,  l'un 
de  cinq  à  six  cens  ans,  l'autre  d'environ  mille  ans.  Le  premier  in- 
diquoit  le  Xll  siècle  ou  environ  à  en  juger  par  la  plaque  de  cuivre 
émaillé  qu'on  y  trouva  représentant  l'histoire  d'Elie  et  de  la  veuve 
de  Sarepta  ',  ce  qui  dénote  une  sépulture  chrétienne.  L'autre  tom- 
beau de  pierre  étoit  aussi  d'un  chrétien  nommé  Hertuin,  avec  une 
inscription  en  caractères  du  VIII  siècle  au  plùtard,  dont  voici  la 

•  Je  r<»n§çrTe  c*  petit  monument  panni  nn»s  curiosité?. 


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22  ÉGUSE  DE  SA1NT-SULPICS         [T.  II. -446-44 8] 

teneur  :  Hic  jacet  inciusus  Tetopi  de  stirpe  créants.  Herluinus  ' 
comdam  vocatus  nomine  quiobiit  L.  Les  connaisseurs  en  ont  jugé 
par  la  gravure  qui  est  dans  un  journal  b.  Ainsi  on  ne  peut  gueres 
douter  que  la  destination  chrétienne  de  ce  lieu  n'ait  environ  milk 
ans  d'antiquité  w.  L'éloge  qu'Usuard  fait  de  S.  Sulpice  en  son  marty- 
rologe, suppose  que  ce  saint  lui  étoit  particulièrement  connu;  et 
peut-être  dès  son  temps,  c'est-à-dire  au  IX  siècle,  il  étoit  patron  de 
l'Oratoire  de  ce  lieu  là.  Ce  degré  d'ancienneté  peut  servir  à  prouver 
que  le  Prêtre  préposé  à  toute  la  Paroisse,  residoit  à  Saint  Sulpice, 
et  qu'il  a  seulement  pu  être  autrefois  dans  l'usage  d'aller  par  droit 
ou  par  charge,  au  nom  de  l'Abbaye,  officier  à  certains  jours  dans 
la  Chapelle  de  S.  Pierre,  et  d'y  venir  en  Procession  avec  ses  Parois- 
siens, ainsi  que  le  marque  un  titre  de  l'an  1380  conservé  à  l'Abbaye 
de  Saint  Germain  :  et  par  conséquent  la  fréquentation  de  cette 
Eglise  de  Saint  Pierre  n'est  point  une  preuve  démonstrative  qu'elle 
ait  été  l'ancienne  Paroisse. 

La  partie  de  l'Eglise  de  Saint  Sulpice  qui  fut  abbatue  en  lf>46 
étoit  la  plus  ancienne  :  mais  comme  il  n'en  est  point  resté  de  des- 
sein 1B,  on  ne  peut  pas  dire  précisément  de  quel  siècle  elle  étoit  ;  on 
peut  conjecturer  seulement  qu'elle  étoit  du  XÏÎI  siècle,  parce  que  ce 
fut  alors  que  l'affranchissement  accordé  aux  habitans  rendit  le 
bourg  plus  peuplé.  La  nef  que  nous  avons  vue  au  commencement 
du  siècle  où  nous  sommes  étoit  un  accroissement  qu'on  lui  avoit 
donné  sous  le  règne  de  François  I,  et  comme  la  voûte  en  étoit  tort 
étroite  et  fort  basse,  cela  laisse  à  penser  que  l'ancienne  Eglise  n'a- 
voit  pas  été  phis  élevée  ni  plus  large.  Cet  accroissement  que  j'ai  vu 
dès  l'an  1701,  étoit  assez  récemment  fait  en  1548,  lorsque  l'Evéque 
de  Megare  y  bénit  un  autel  avec  la  permission  de  l'Evéque  de 
Paris8. 

L'affranchissement  dont  je  viens  de  parler  avoit  été  accordé  en 
1247  à  tous  ceux  du  bourg  de  S.  Germain  qui  étoient  serfs  par 
l'Abbé  Hugues  d'Issy  et  par  son  successeur,  moyennant  certaines 
redevances,  du  nombre  desquelles  étoient  les  pains  du  lendemain 

•  C>t  Herlvinus  e&t  peut-être  un  Gomta  de  ce  nom  qui  a  vécu  sous!**  Hoi  repin.  Annal. 
Bened.,  t.  IF.  La  lettre  L.  qui  imnine  lépitapbe  Mgnifte  apparemment  Qtùnqvogenarius.— 
ï  Memire  de  France,  Mai  I7Î4.  -  t  }{eg.  Ep..  11  Mart.  IMS. 


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[T.  H.-448-449]  DU  TEBUT.  DE  st-gekmaik-des~prëz  23 

de  Noèl,  et  une  redevance  de  vin,  d'autant  qu'une  grande  partie  du 
territoire  de  Saint  Sulpîce  étoiten  vignes  :  d'où  il  est  aisé  d'inférer 
que  plusieurs  des  habitans  n'étoient  encore  que  de  simples  vigne- 
rons. On  lit  aussi  dans  ces  lettres  de  manumission  que  les  femmes 
après  la  célébration  de  leur  mariage»  et  après  leurs  relevailies,  con- 
tinueraient de  se  rendre  à  l'Eglise  de  l'Abbaye  comme  à  l'Eglise 
matrice 

Los  Religieux  de  leur  coté  aui  étaient  alors  dans  l'usage  de  sortir 
aux  Processions  des  Rogations,  alloient  le  premier  jour  à  Saint  Sul- 
picc  ;  le  second  jour  à  Saint  Pierre  :  le  troisième  jour  ils  se  trans- 
portoient  au-delà  de  leur  territoire,  seavoir  à  Notre-Dame  des 
Champs  où  sont  à  présent  les  Carmélites  Faiixbourg  S.  Jac- 
ques b. 

Dès  le  XIV  siècle  au  moins  la  Paroisse  de  Saint  Sulpice  avoit  une 
Fabrique,  sons  le  nom  de  laquelle  les  actes  se  passoient.  On  m'a 
fait  voir  le  sceau  de  cuivre  qui  a  servi  à  les  sceller,  et  qui  a  été 
trouvé  dans  un  champ  à  Mont-rouge  en  cette  présente  année  1753, 
S.  Sulpice  y  est  représenté  en  nutre,  tenant  une  Croix,  et  bénissant 
un  estropié  avec  cette  inscription  autour,  en  lettres  capitales  gothi- 
ques :  S.  FABRICE  STi  8VLPICII  PPE  PAR. 

Un  Abbé  dcSaintFuscien  proche  Amiens  nommé  Audrand  a  fait 
dans  la  Paroisse  de  S.  Sulpice  une  fondation  vers  l'an  1370  ".  Il  a 
V  laissé  huit  cent  livres  pour  marier  tous  les  ans  huit  orphelines  de  la 
Paroisse  à  chacune  desquelles  on  doit  donner  cinquante  livres*;  et 
vingt  francs  pour  quatre  écoliers  à  chacun  desquels  pendant  cinq 
ans  on  doit  donner  eent  sols  pour  avoir  des  livres  et  pour  d'autres 
besoins.  Et  en  reconnaissance  il  imposa  1  obligation  de  célébrer  à 
SaintSuipice  son  anmwrswre  le  lundi  dans  l'octave  de  la  Fête-Dieu. 
On  m'a  assuré  que  la  fondation  subsiste  encore  quant  à  l'article  des 
Pilles,  et  que  tous  les  ans  M.  le  Curé  de  Saint  Sulpice  envoyé  au  P. 
Prieur  de  S.  Germain  pour  signer  l'exécution  de  ce  legs. 

Quant  aux  personnes  inhumées  dans  cette  Eglise  ou  dans  son 
cimetière 17,  je  me  borne  à  quelques-uns  qui  sont  connus  dans  la 
Republique  des  lettres ,  et  dont  on  n'y  voit  plusd  'épitaphes,  au 
cas  qu'il  y  en  ait  eu  autrefois.  De  ce  nombre  sont  l'abbé  Rourdelot 

•  Hixi.  S.  Urm.  Prewt*.  p.  t.x.-b  Md..  \\  r.u  — «  Ex  Nota  I».  Un  Breul  mnwripla. 


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24  ÉGLISE  DE  SAINT-SULPICB         [T.  II. -449-4 60] 

mort  en  1(583.  Barthelemi  d'Herbelot  décédé  en  1695.  Etienne 
Baluze  mort  en  1718.  Parmi  les  célèbres  Peintres,  Roger  de  Piles 
et  Jean  Jouvenet  décédés  en  1709  et  1717". 

Cette  grande  Eglise  étant  presque  finie  en  4745,  d'autant  qu'il 
n'y  restoit  que  le  haut  du  portail  et  des  tours  à  (aire,  a  été  dédiée 
la  même  année.  Je  ne  puis  pas  dire  le  jour,  parce  qu'on  ne  l'a  point 
marqué  dans  aucune  des  deux  inscriptions  qui  ont  été  mises  pour 
conserver  la  mémoire  de  cette  Dédicace  et  qui  sont  placées  à  l'en- 
trée de  cette  Eglise  des  deux  côtés.  Gomme  c'étoit  le  temps  de  la 
tenue  de  l'Assemblée  du  Clergé,  la  cérémonie  fut  faite  par  vingt  et 
un  tant  Archevêques  qu'Evêques. 

La  nomination  à  cette  Cure  appartient  à  l'Abbé  de  Saint  Germain 
des  Prez.  J'ai  lû  qu'en  1669  le  Dimanche  7  Juillet  M.  de  Perefixe 
Archevêque  de  Paris  y  vint  officier  solennellement  en  sa  qualité 
d'Evêque  Diocésain    M.  Raguier  de  Poussé  étant  alors  Curé. 

S'étant  élevé  sur  cette  Paroisse  quelques  difficultés  au  sujet  de  la 
reddition  du  Pain-béni  et  de  la  Quête  alternative  pour  les  Pau» 
vres  ;  sur  le  refus  fait  dans  quelques  maisons,  il  a  été  ordonné  par 
Arrêt  du  Parlement  du  1 2  Avril  1753  que  chaque  maison  rendroit  le 
Pain-béni  à  son  tour  lorsqu'on  en  seroit  averti  par  la  présentation  du 
chanteau,  à  peine  d'y  être  contraint  ;  et  de  même  sur  l'autre  chef. 

La  Paroisse  de  Saint  Sulpice  comprend  tout  le  Fauxbourg  S.  Ger- 
main, mais  comme  les  limites  de  ce  Fauxbourg  ne  sont  plus  si  sen- 
sibles depuis  qu'il  touche  à  la  Ville,  et  que  les  murs  et  les  portes  de 
Paris  ont  été  abbatues,  il  est  besoin  pour  désigner  l'étendue  de 
cette  Paroisse  de  marquer  ses  bornes  du  côté  des  Paroisses  de  Saint 
Severin,  de  Saint  Côme  et  de  Saint  André.  D'abord  elle  touche  à 
celle  de  Saint  Severin  dans  la  rue  d'Enfer  où  elle  a  quelques  mai- 
sons proche  la  porte  du  Luxembourg  et  du  même  côté.  Elle  en  a 
encore  quelques-unes  vers  le  Séminaire  de  S.  Louis.  Elle  poursuit 
son  terrain  dans  le  côté  supérieur  de  la  place  S.  Michel,  puis  elle 
continue  dans  le  côté  gauche  de  la  rue  des  Fossez  de  M.  le  Prince 
en  descendant.  Elle  a  ensuite  la  rue  de  Touraine  des  deux  côtés; 
dans  la  rue  des  Cordeliers  depuis  la  seconde  maison  d'après  l'égout, 
et  depuis  celle  d'après  la  fontaine  jusqu'au  Carrefour  des  anciens 

!  77»*.  Architp. 


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[T.  11.-450-451]  DU  TER  RÎT.  DE  ST-GERMA1N-DKS-PREZ  25 

Fossez.  Ce  qui  lui  appartient  ensuite  consiste  dans  la  rue  des  Fossez 
de  S.  Germain,  après  laquelle  elle  a  quatre  ou  cinq  maisons  en  en- 
trant dans  la  nie  S.  André,  tant  d'un  côté  que  d'un  autre,  puis  six 
ou  sept  maisons  à  l'entrée  de  la  rue  Dauphine  tant  à  droite  qu'à 
gauche.  Elle  s'étend  ensuite  dans  les  deux  côtés  de  la  rue  Mazarine, 
et  elle  prend  en  passant  les  trois  ou  quatre  premières  maisons  de  la 
rue  Guenegaud  de  chaque  côté  jusqu'aux  restes  des  vieux  murs  qui 
paroissent  encore.  Elle  continue  la  rue  Mazarine  jusqu'au  Collège 
qcn  quatre  canons  ou  iinit  son  territoire  ineiusi\cment.  loutce 
qui  est  du  côté  du  couchant,  au-delà  des  limites  qui  viennent  d'être 
désignées,  est  réputé  Fauxbourg  S.  Germain,  et  censé  de  la  Pa- 
roisse de  Saint  Sulpice  w. 

On  sçait  que  ce  n'est  que  depuis  cent  cinquante  ou  deux  cent 
ans  au  plus  que  ce  territoire  a  été  couvert  de  différens  Couvens, 
Hôpitaux,  Hôtels  de  Prince  et  de  gens  de  qualité.  Il  renferme  plus 
de  vingt  Couvens  ou  Communautés  :  trois  ou  quatre  Hôpitaux,  trois 
ou  quatre  Séminaires  et  deux  Collèges. 

Je  vais  en  rapporter  les  noms  suivant  l'ordre  des  temps  de  cha- 
que établissement. 

L'Hôpital  des  Petites  Maisons»,  établi  en  1557. 

L'Hôpital  de  la  Charité  rue  des  Saints  Pères  ou  de  S.  Pierre, 
en  1602. 

Les  Augustins  Déchaussés  de  la  Reine  Marguerite**,  en  lti08 
ou  1609. 

Le  Noviciat  des  Jésuites**,  rue  Pot-de-fer,  en  1610. 

Us  Carmes  Déchaux  u,  rue  Vaugirard,  en  1611. 

Les  Religieuses  du  Calvaire**,  en  la  même  rue.  en  1625. 

Les  Dominiquains  u,  en  la  rue  S.  Dominique,  en  1632. 

L'Hôpital  des  Incurables     rue  de  Sevré,  1634. 

Les  Religieuses  Chanoinesses  du  S,  Sépulcre*9,  Ordre  de  S.  Au- 
gustin à  Belle-chasse  rue  S.  Dominique,  en  1635  ou  1636.  Elles 
étoient  venues  de  Charleville. 

Les  Bernardines  du  Précieux  Sang**,  1635. 

Les  Recollettes*9,  rue  du  Bac,  en  1640. 

Les  Filles  de  S.Joseph  ou  de  U  Providence",  rue  S.  Dominique, 
en  1641 . 


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26  ÉGLISE  DE  SAINT  SLLPICE  [T.  1I.-I62-453] 

Le  Séminaire  de  S.  Sulpice,  institué  eu  1642  ou  45  ou  47.  On 
y  conserve  dans  la  Bibliothèque  un  manuscrit  très-précieux.  C'est 
une  copie  qu'a  faite  un  Prêtre  de  ce  Séminaire  de  tous  les  Registres 
de  la  Faculté  de  Théologie  de  Pans  avant  qu'un  incendie  du  dernier 
siècle  en  eut  fait  perdre  plusieurs.  Il  avoit  eu  même  l'attention  de 
tirer  des  Registres  du  Parlement  une  copie  de  ce  qui  y  avoit  été 
déposé  et  qui  se  trouvoit  avoir  été  arraché  de  ces  Registres  de  Sor- 
bonne 31 . 

Les  Tkéatins**,  établis  proche  la  rivière,  quai  Malaquet,  en  1648. 
L'Hôpital  des  Convalescent",  commencé  en  1642  ou  1632,  en  la 
rue  du  Bac. 

Les  Filles  de  N.  D.  de  la  Miséricorde  *,  rue  du  vieux  Colombier, 
en  1651. 

■ 

Les  Bernardines  de  l'Abbaye  de  N.  D.  au  Bois*,  transférées 
du  Diocèse  de  Noyon,  en  la  rue  de  Sevré,  l'an  1654. 

Les  Religieuses  du  S.  Sacrement*1,  établies  dans  la  rue  Cassette, 
en  1654. 

Ije  Collège  Mazarin  M,  fondé  en  1661  ou  1663. 
Les  Prémontrez  Reformes  ou  de  la  Croix  Rouge  *%  établis  en 
1661. 

La  Communauté  des  Filles  de  C Instruction  Chrétienne",  établie 

en  1662. 

Les  Bénédictines  de  N.  D,  de  Liesse  qui  avoient  demeuré  en 
divers  lieux  depuis  1636,  fixées  au  bout  de  la  rue  de  Sevré  vers 
l'an  1663. 

Le  Séminaire  des  Missions  étrangères 41  fondé  en  1 663  rue  du  Bac 
et  rue  de  Babylone,  qui  est  le  nom  de  l'Evëché  du  Fondateur  :  Je 
me  suis  fort  étendu  sur  cet  Evêque  de  Babylone  nommé  Duval,  dans 
le  second  tome  de  l'Histoire  d'Auxerre,  à  la  pa^o  519. 

Le  Prieuré  des  Bénédictines  de  N.  D.  de  Consolation**,  rue  de 
Chasse-midi  ou  Cherche-midi,  de  l'an  1669. 

Hôtel  Royal  des  Invalides  u,  fondé  en  1670  par  le  Roy  Louis  XTV, 
et  dont  les  bàtimens  furent  commencés  en  1671. 

Le  Couvent  des  Bernardines  *»,  transféré  de  l'Abbaye  de  Pan- 
temont  au  Diocèse  de  Beauvais  en  la  rue  de  Grenelle,  en  1671. 

Les  Religieuses  de  la  Visitation''*,  nie  du  Bac,  établies  en  1673. 


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[T.  II.-463-454]  DO  TBMIIT.  DE  ST-GERMAIN-DES-PREZ  27 

La  Communauté  des  Filles  Orphelines",  rue  du  vieux  Colombier, 
établies  en  1680. 

U  Collège  du  Mans  » transféré  en  4662  à  l'entrée  de  la  rue  d'Enfer 
<le  la  rue  de  Reims  où  il  étoit  S.  Julien  premier  Evêque  du  Mans 
en  est  patron. 

La  Communauté  du  Bon  Pasteur"  établie  en  1688,  rue  de  Chasse- 
midi. 

Le  Couvent  des  Carmélites»,  ancien  démembrement  de  celui 
du  Faubourg  S.  Jacques,  transféré  de  la  rue  du  Bouloir  en  la  nie 
de  Grenelle  l'an  4689. 

Le  Prieuré  des  Bénédictines  de  JV.  D.  des  Prez  transféré  du 
Diocèse  de  Reims  et  fixé  à  Paris  rue  de  Vaugirard  en  4689. 

Le  Séminaire  de  S.  Louis M,  institué  à  l'entrée  de  la  rue  d'Enfer, 
en  4696. 

La  Communauté  des  Filles  de  Ste  Tkeele»,  établie  rue  Vaugirard 
▼ers  l'an  4700. 

La  Commun (iut ('  des  Fillts  Pénitentes  de  Ste  Valere^,  établie 
en  4706,  au  bout  de  ta  rue  de  Grenelle  proche  les  Invalides. 

Les  Frères  de  Saint  Yonu  établis,  dit-on,  en  4748.  Ils  sont  dans 
la  rue  du  Regard. 

Pendant  que  M.  Languet  a  été  Curé  de  cette  Paroisse,  il  y  a  ajouté 
uneautreCommunautéquiestau-delàdelaBarrieredela  ruede  Sevré. 
C'est  celle  de  V Enfant  Jésus",  où  sont  élevées  trente  jeunes  filles  No- 
bles de  la  même  manière  que  celles  de  la  Maison  Royale  de  S.  Cyr. 

Pareillement  de  son  temps,  c'est-à-dire  en  4738,  a  t  té  bâtie  au- 
delà  des  Invalides  la  Chapelle  succursale  du  titre  de  l'Assomption 
de  la  Vierge  dans  le  quartier  nommé  le  gros  Caillou"  :  on  a  cons- 
truit depuis  peu  proche  cette  Eglise  un  clocher  assez  considérable 
en  forme  deTour.  La  rue  S.  Dominique  qui  commence  près  la  Cha- 
rité, continue  jusqu'au  bout  de  ce  hameau.  En  4744  les  Habita n s 
ont  donné  occasion  à  une  Sentence  de  la  Prévôté  de  l'Hôtel,  au  sujet 
du  rang  des  Officiers  de  la  Maison  Royale  aux  Processions.  Elle 
est  imprimée. 

Le  Couvent  des  petites  Cordelières 58  à  l'entrée  de  la  rue  de  Gre- 
nelle a  cessé  en  4750.  Le  terrain  qu'elles  occupoient  étoit  de  3557 
toises  suivant  les  r  '?  cards  affichés  pour  la  vente. 


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28  ÉGLISE  DE  SAINT- ANDRE  [T.  II.-454-45&] 

La  Paroisse  de  Saint  Sulpice  plus  étendue  que  bien  des  Villes 
considérables  (non  pas  cependant  autant  que  celle  de  Saint  Ger- 
main l'Auxerrois  l'avoit  été  originairement)  renfermoit  encore  du 
temps  de  François  I,  plusieurs  rues,  qui,  quoique  peuplées,  n'é- 
toient  pas  encore  pavées.  Le  Parlement  ordonna  le  30  Mars  1544 
de  paver  la  rue  de  Seine  •.  On  ne  faisoit  que  commencer  à  paver  la 
rue  des  Buttes  près  la  Porte  de  Bussy  b  en  4545.  On  peut  juger  par 
là  de  l'état  où  étoient  toutes  celles  qui  sont  plus  éloignées.  Aussi  plu- 
sieurs n'ont-elles  commencé  à  avoir  des  noms  que  depuis  que  l'Ab- 
baye de  Saint  Germain  appartint  à  la  Congrégation  de  S.  Maur, 
laquelle  leur  a  donné  des  noms  de  plusieurs  Saints  connus  dans 
l'Ordre  de  S.  Benoit. 

Il  y  a  près  du  Séminaire  de  S.  Sulpice  une  rue  du  nom  de  la- 
quelle aucun  des  Historiens  de  Paris  n'a  donné  l'origine.  C'est  la 
rue  du  Gindre.  J'ai  trouvé  dans  le  traité  de  la  Panneterie  de  France 
par  Miraumont  page  412,  que  Gindre  signifie  le  Maître- Valet  ou 
plutôt  Maître-Garçon  .d'un  Boulanger.  Ménage  a  fait  la  même  re- 
marque dans  son  Dictionnaire,  et  il  pense  qu'il  vient  du  latin 
gêner. 


EGLISE  DE  SAINT  ANDRÉ 

DE  SAINT  GERMAIN  DES  PREZ 

On  ne  peut  rien  avancer  de  bien  certain  touchant  l'origine  de 
cette  Eglise.  Ce  qui  en  regarde  les  commencemens  est  enveloppé  de 
tant  de  nuages,  que  l'on  ne  peut  pas  même  dire  pourquoi  elle  a  été 
surnommée  des  Ass,  des  Arcs  ou  des  Arts.  Ce  surnom  en  effet  pa- 
roît  supposer  qu'il  y  auroit  eu  à  Paris  deux  Eglises  du  titre  de  S. 
André,  comme  il  v  en  a  deux  de  celui  de  S.  Etienne,  deux  de  S. 
Martin  et  deux  de  S.  Germain  :  mais  c'est  de  quoi  il  ne  reste  au- 
cun vestige.  Elle  n'est  point  dans  le  Pouillé  de  Paris  rédigé  vers  la 
fin  du  règne  de  Philippe-Auguste.  On  y  lit  seulement  dans  une  ad- 

•  Mf§.  Pari.  -  h  lbid,f  i  3  Fel.r. 


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[T.H.-4Ô5-45?]  ASC.  DÊP.  DE  S.-CEIUIAIR-DES-PREZ  2U 

dition  écrite  vers  Tan  1300,  Abbatis  S.  Gennani  Ecclesia  S.  j4ii- 
dreœ,  sans  aucun  surnom-.  Pareillement,  dans  un  acte  de  l'an 
1249,  est  nommé  tout  simplement  Johannes  PresbyterS.  Andréa 
Paris  b.  Sur  quoi  donc  ce  surnom  est-il  fondé.  Et  pourquoi  son  ori- 
gine est-elle  si  inconnue,  que  les  uns  la  dérivent  du  territoire  qui 
s'appelloit  Lias  pour  les  As  ou  Laas,  les  autres  de  Assisiis,  d'autres 
des  arcs  ou  arcades,  ou  des  arcs,  autrement  dits  arbalètes ,  d'autres 
enfin  des  Arts?  Il  est  vrai  qu'on  peut  autoriser  l'étymologie  d'Assi- 
ciis,  qui  se  trouve  dans  des  actes  de  1261  et  1264,  en  disant  que 
c'est  le  terme  Arcisterium  altéré;  d'autant  plus  que  dans  un  frag- 
ment de  titre  du  [X  siècle  qui  concerne  l'Abbaye  de  Saint  Germain c, 
on  voit  Arcisterium  employé  pour  Monasterium  ;  on  y  lit  par 
exemple  sine  prcBcepto  Abbatis  aut  arcisterii.  Mais  comme  les  Nor- 
mans  brûlèrent  les  dehors  de  la  Cité  de  Paris,  les  habitans  du  quar- 
tier qui  commençoit  vers  la  rue  dite  depuis  de  la  Huchette,  et  qui 
étoit  fort  peuplé,  purent  être  appelez  Li  ass  (comme  ils  l'ont  été  en 
effet)  par  la  raison  qu'ils  auroient  été  brûlés  :  de  même  que  li  arssis 
ceux  qui  étaient  voisins  de  l'Eglise  de  Saint  Merri,  lesquels  avoxent 
été  également  exposés  anx  incendies  de  ces  barbares.  Li  qui  venoit 
du  latin  tilt,  étoit  alors  l'article  que  l'on  plaçoit  avant  Assi 99 . 

On  s'est  contenté  de  l'autorité  d'une  charte  attribuée  à  Childe- 
bert,  pour  avancer  que  cette  Eglise  de  S.  André  a  succédé  à  une  Cha- 
pelle du  titre  de  S.  Andeol,  laquelle  selon  cette  charte  étoit  une  dé- 
pendance de  l'Abbaye  dp  S.  Vincent,  depuis  dite  de  Saint  Germain 
au  faubourg  de  Paris,  et  qui  auroit  existé  dès  le  VI  siècle.  Mais 
comme  il  n'est  fait  aucune  mention  de  cette  Chapelle  de  S.  Andeol 
dans  le  Martyrologe  d'Usuard  Religieux  de  cette  Abbaye,  quoiqu'il 
eût  apporté  à  Paris,  en  revenant  d'Espagne,  des  reliques  de  ce 
Saint  qu'il  avoit  eu  dans  le  Vivarez,  ni  même  dans  aucune  des  ad- 
ditions faites  à  l'apographe  très-ancien  de  ce  Martyrologe  d  con- 
servé en  la  même  Abbaye,  et  qu'on  ne  peut  joindre  à  la  charte  de 
Childebert,  qui  nomme  cet  Oratoire,  que  le  seul  témoignage  de 
Gislemar  Chancelier  de  l'Abbaye  de  Saint  Germain  en  1070,  qui  en 
parle  dans  la  vie  de  S.  Droctovée:  pour  toutes  ces  raisons  je  pense 

»  Chart.  S.  ZWo».— »•  Hcg.  tn  Ru*/.—  «■•  CotUx  Irminon.  —  à  Xcta  Transi.  S.  Georgii, 
tmc.  IV.  Btnfd.,  \>  2  rt  M. 


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30  ÉGLISE  DE  SAINT-ANDRE  [T.  L 1-457-458] 

que  cette  Chapelle,  en  quelque  endroit  qu'elle  fût,  n'est  pas  d'un 
temps  antérieur  au  XI  siècle,  et  que  comme  le  nom  vulgaire  de  S. 
Andeol,  quiétoit  alors  prononcé  Andeu,  ressembioit  très-fort  à  celui 
de  Saint-André  qu'on  prononçoit  aussi  alors  Andrieu:  delà  put  se 
former  l'opinion,  que  8.  Andeu  et  8.  Andrieu  étoient  le  môme  Saint*0; 
et  même  considérant  que  la  Paroisse  de  Saint  Severin  s'étend  en- 
core à  présent  jusqu'au  chevet  de  l'Eglise  de  S.  André,  je  suis  assez 
porté  à  croire  que  la  Chapelle  S.  Andeu  avoit  été  d'abord  comprise 
dans  le  territoire  de  cette  même  Paroisse,  et  que  pour  cela  le  Prêtre 
de  S.  Severin  y  venoit  en  procession  le  jour  de  S.  Andeu  avec  son 
Clergé.  11  est  au  moins  certain  que  durant  qu'on  bfttissoit  en  ce 
lieu  un  peu  après  l'an  1210  une  plus  grande  Eglise,  pour  servir  de 
Paroisse  aux  habitans  détachés  du  faubourg  de  8.  Germain  par  la 
nouvelle  clôture  de  Paris,  t'Archiprétre  de  S.  Severin  avoit  alors 
ces  habitans  en  dépôt,  en  vertu  d'une  Sentence  arbitrale,  en  atten- 
dant que  cette  Eglise  fût  achevée  :  De  sorte  que  je  conjecture  qu'il 
choisit  le  jour  que  ses  prédécesseurs  avaient  coutume  de  venir  à  la 
Chapelle  de  S.  Andeu,  qui  étoit  le  premier  Mai  jour  du  martyre  de 
ce  Saint,  pour  venir,  comme  il  fait  encore  ce  jour-là,  en  procession 
à  Saint  Germain  des  Prez.  Mais  maintenant  on  ne  connoit  plus  S* 
Andeol  dans  l'Eglise  de  Saint  André.  On  n'y  conserve  aucune  reli- 
que, et  on  n'y  fait  aucune  mémoire.  La  Sentence  arbitrale  que  je 
viens  de  citer,  régla  l'étendue  de  la  Paroisse  de  Saint  Severin,  la- 
quelle étoit  alors  limitrophe  de  celle  de  Saint  Sulpice  ;  car  après  la 
fin  des  maisons  du  Bourg  Saint  Germain,  ce  n'avoit  été  qu'une 
campagne  non  habitée  jusqu'aux  dernières  maisons  de  Saint  Seve- 
rin ;  et  ce  qui  le  prouve,  est  qu'en  1210  le  Prêtre  de  Saint  Sulpice 
n'exigea  de  dédommagement  qu'au  sujet  des  dixmes  dont  il  étoit 
privé  par  la  clôture  faite  sous  Philippe-Auguste,  et  par  l'attribution 
du  territoire  renfermé  dans  les  murs  à  d'autres  Eglises  qu'à  la 
sienne,  et  il  ne  répéta  rien  du  côté  des  funérailles. 

L'Eglise  qui  fut  bâtie  sur  le  territoire  de  l'Abbaye  de  Saint-Ger- 
main, la  plus  près  qu'il  fut  possible  de  celle  de  Saint  Severin,  et  qui 
a  eu  nom  Saint  André,  appartint  aux  Religieux  de  ce  Monastère, 
dont  l'Abbé  l'avoit  fait  construire.  C'étoit  cet  Abbé  qui  y  nommoit 
les  Curez,  jusqu'à  ce  qu'en  1345  il  céda  ce  droit  à  l'Université  de 


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IT.H.-458-469J  ANC.  oép.  de  s.-geamain-des-prez  31 

Paris.  Le  fond  du  sanctuaire,  à  en  juger  par  le  dehors  et  par  quel- 
ques piliers  du  chœur  au  coté  septentrional,  sont  de  la  construc- 
tion d'entre  les  années  4210  et  4220.  Le  reste  est  bien  postérieur. 
Le  grand  portail  est  du  dernier  siècle.  Les  niches  et  statues  qui  or- 
nent le  dehors  de  cette  Eglise  qui  est  le  long  de  la  rue  du  cimetière, 
sont  du  seizième.  On  m'a  assuré  qu'on  voyoit  il  y  a  soixante  ans  au 
milieu  de  ces  statues  de  Saints,  un  squelette  taillé  en  pierre  fort  dé- 
licatement, et  posé  dans  une  de  ces  niches.  Le  soubassement,  qui 
reste  chargé  de  couronnes  prouve  le  dessein  qu'avoiteu  le  Sculpteur 
oe  rame  penser  a  la  mort,  qui  est  la  nn  ne  toutes  ie>  grandeurs,  a 
plusieurs  dessous  de  niches  sont  les  armes  de  ceux  qui  les  ont  fait 
faire  avec  les  Chapelles. 

La  tour  qui  tient  encore  du  gothique,  paroît  avoir  été  bâtie  vers 
I-41W)  ou  4500*  On  y  voit  au  dehors  de  l'escalier  les  armoiries  de 
Mrs  Simon,  dont  l'un  fut  Avocat  Général  au  XV  siècle,  et  étoit  pere 
de  Jean  Simon  Evéque  de  Paris,  décédé  en  1502.  On  y  voit  du 
même  côté  les  marques  des  coups  de  mousquet  qu'elle  a  essuyé  au 
tems  des  troubles  de  Paris. 

Cette  Egtise  est  avec  Saint  Sulpice  la  seule  Paroissiale  de  Paris 
qui  ne  tienne  à  aucune  maison,  et  qui  reste  isolée  ;  en  sorte  qu'elle 
est  bordée  de  passages  publics  par  les  quatre  côlés. 

Les  Historiens  modernes  ne  font  connoître  que  deux  Chapelles 
dans  Saint  André,  sçavoir  celle  de  Saint  Nicolas  et  de  Saint  Claude", 
ou  de  Jacques  Coctier  Médecin  de  Louis  XT,  qui  est  d'un  revenu  con- 
sidérable, et  celle  de  Messieurs  de  Thou  M.  Il  y  en  a  de  plus  anciennes. 
Jean  de  Tnelu,  Chanoine  de  Saint  Quentin,  y  en  avoit  fondé  une 
du  titre  de  la  Magdelene  *,  qui  étoit  à  la  collation  de  l'Evêque  de 
Paris  sur  la  présentation  de  l'Université.  Foulques  de  Chanac 
Evéque  de  Paris  avoit  confirmé  cette  fondation  en  4348  b.  Avant 
l'an  4434  Pierre  du  Perrey  Clerc-Notaire  du  Roi,  y  avoit  fondé  celle 
de  S.  Michel,  et  cette  fondation  fut  confirmée  par  le  Cardinal  de 
<lhalant  Légat  en  France  c. 

La.  Chapelle  de  S.  Antoine  fondée  avant  1424  par  les  exécuteurs 
du  testament  de  Robert  Coissy  Clerc  des  Comptes,  fut  déclarée  par 
Arrêt  du  9  Juin  de  cette  année-là  n'être  pas  à  la  nomination  de 

•  m.  Ep  Par.  -  b  nu.  _  c  paillé  du  tléele. 


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32  EGLISE  DE  SAINT-ANDRÉ  [T.  1 1. -459-460 J 

l'Université  :  mai»  il  y  eut  du  changement  Ce  fut  aussi  vers  le 
même  tems  qu'un  nommé  Pierre  Brunet  en  fonda  une  du  titre  de 
Ste  Marthe  •*,  ou  au  moins  l'exécuteur  de  son  testament,  qui  *  étoit 
Girard  Seguier  Conseiller  au  Parlement  \ 

Jean  de  Bamays  avocat,  fonda  par  son  testament  du  16  Août 
1430  la  Chapelle  de  la  Ste  Vierge"  (qui  quelquefois  est  appeUée  de 
la  Conception)  voulant  que  l'Evêque  la  conférât  sur  la  présenta- 
tion des  Marguilliers.  Elle  a  été  divisée  en  deux  parties.  Le  fonda* 
teur  marqua  aussi  que  si  une  fête  de  Saint  arrivoit  le  Dimanche,  la 
Messe  de  sa  Chamelle  seroit  du  Dimanche  et  non  du  Saint,  nonob- 
stant,  dit-il,  l'usage  de  Paris,  Germain  de  Ganay  en  avoit  été  Cha- 
pelain, avant  d'être  élevé  sur  le  siège  Épiscopal  de  Cahors  en  1509. 
Le  bien  de  cette  Chapelle  étoit  sur  des  maisons  avec  une  rente,  que 
le  fondateur  avoit  acheté  de  Louis  de  Challon  comte  d'Auxerre  et 
Tonnerre  sur  les  Seigneuries  de  S.  Agnan  et  de  Celles  en  Berry. 
Une  autre  Chapelle  de  la  Conception  est  dite  fondée  par  Jean  Fer* 
roui  dans  des  provisions c  de  1521. 

Le  vitrage  d'une  des  Chapelles  de  l'aile  méridionale  a  cela  de  sin- 
gulier, qu'il  représente  Jésus-Christ  foulé  comme  les  raisins  par  un 
pressoir,  avec  cette  sentence  d'isaîe  en  lettres  gothiques  du  XVI 
siècle  :  Quare  rubrum  est  indumentum  tuum?  Torcular  calcavi  sdus. 
La  statue  de  S.  Christophe  est  au-dessus  de  l'autel  ;  c  étoit  apparem- 
ment le  patron  du  fondateur.  Celle  de  Ste  Barbe  et  Ste  Jacqueline 
y  sont  aussi.  Dans  la  maison  qui  est  vis-à-vis  cette  Chapelle,  il  y  a 
deux  niches,  où  sont  deux  semblables  statues  de  S.  Christophe  et 
de  Ste  Jacqueline  de  hauteur  naturelle,  et  il  y  a  grande  apparence 
que  c 'étoit  la  maison  du  fondateur eô. 

Les  sépultures  les  plus  remarquables  de  cette  Eglise  parmi  les 
anciennes,  est  celle  de  Mathieu  Chartier  Avocat,  qualifié  pauperum 
rater,  et  de  Jeanne  Brinon  son  épouse.  Il  mourut  en  1559.  Entre 
les  nouvelles,  sont  celles  de  Madame  Anne-Marie  Martinozzi,  Prin- 
cesse de  Conti  décedéeen  1672,  de  Louis- Armand  de  Bourbon  son 
fils  aîné,  mort  en  1685,  et  celle  de  François-Louis  de  Bourbon  son 
second  fils,  décédé  en  1709.  Il  y  a  aussi  celle  de  François  de  Mon- 
*  tholon,  Garde  des  Sceaux,  décédé  en  1545,  de  M"  de  Thou  et 

»  Reg.  Pari..  SI  Mart.,  1*94.  -  b  /Wrf.  -  c  nu. 


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[T.  11.-461-462]  ANC.  DÉP.  DE  S.-GERMAlN-DEiH>REZ  33 

celles  de  deux  Messieurs  Seguier,  l'un  Président,  l'autre  Maître  des 
Requêtes.  Messieurs  Joly  de  Flcury  y  ont  pareillement  leur  sépul- 
ture dans  une  Chapelle  proche  la  tour  du  clocher.  Parmi  les  Au- 
teurs illustres  on  trouve  qu'André  Duchene  y  a  été  inhumé  en  1640. 
Le  Président  Gilbert  Mauguin  en  1674.  M.  le  Nain  de  Tillemont  en 
1698.  Du  nombre  de  ceux  de  l'Académie  Françoise  M.  M.  Louis 
Cousin  en  1707.  Antoine  Houdart  de  la  Mothe  en  1731 47 . 

Cette  Eglise  étant  entourée  de  trois  rues  et  d'un  passage  public, 
ne  pouvoit  avoir  un  cimetière  contigu.  Antoine  de  Montholon  Sei- 
gneur de  la  Plisse,  passe  pour  avoir  augmenté  l'étendue  de  celui* 
qu'on  voit  aujourd'hui  et  dont  la  nie  porte  le  nom,  en  même  temps 
qu'il  a  donné  la  maison  du  Curé.  On  ajoute  même  que  c'est  lui  qui 
est  représenté  sur  la  tombe  qu'on  y  voit  à  droite  en  entrant,  laquelle 
contient  en  relief  la  figure  d'un  Prêtre  en  habits  sacerdotaux  et  cha- 
suble à  l'antique  avec  l'aumuce  en  tête.  Mais  comme  cet  Antoine 
de  Montholon  n'est  décédé  qu'en  1694  simple  Auditeur  des  Comp- 
tes, tout  y  répugne  ;  le  temps  et  l'habillement.  Dès  lors  que  c'est  un 
Montholon  qui  est  figuré  sur  cette  tombe,  il  est  naturel  de  penser 
qu'elle  représente  un  Ecclésiastique  du  nombre  de  ses  ancêtres,  et 
que  c'est  peut-être  Jacques  de  Montholon  Chanoine  et  grand  Ar- 
chidiacre de  Chartres,  fils  du  Garde  des  Seaux  nommé  cy-dessus.  Ce 
qui  n'empêche  pas  qu'Antoine  n'ait  pû  y  être  inhumé  plus  de  cent 
ans  après.  Le  fameux  Jurisconsulte  Charles  du  Moulin  mort  en 
1566  est  pareillement  inhumé  dans  ce  cimetière  :  comme  aussi 
Henry  Daguesseau  l'un  des  plus  grands  Magistrats  du  dernier  siè- 
cle, pere  de  M.  le  Chancelier  Daguesseau. 

On  voit  dans  la  rue  derrière  le  chevet  de  cette  Eglise  à  la  hauteur 
de  la  main  une  tombe  incrustée  dans  le  mur  touchant  laquelle  je 
n'ai  pù  rien  apprendre.  L'inscription  ebt  assez  récente,  et  ne  dit 

L'Église  de  Saint  André  est  devenue  mémorable  dans  l'Histoire 
du  Roi  Louis  XI.  Jean  Cœur  archevêque  de  Bourges  avoit  refusé  à 
ce  Prince  de  donner  un  Archidiaconat  de  son  Eglise  à  un  de  ses 
courtisans  "  :  Louis  XI  lui  fit  défense  de  retourner  dans  son  Diocèse  ; 
ce  Prélat  s'occupa  donc  à  prêcher  le  Carême  dans  la  Chaire  de 

-  Gall.  Ckr.,  t.  FI,  col.  99. 

T.  m.  a 


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34  EGLISE  DE  SAINT-ANDRÉ  |T. lt. -462-463] 

Saint  André.  Ses  sermons  furent  admirés,  et  le  concours  y  étoit 
extraordinaire.  Le  bruit  de  ces  succès  étant  parvenu  au  Roy,  il  le 
renvoya  à  son  Eglise. 

Trois  des  plus  célèbres  Curés  de  cette  Paroisse  ont  vécu  sous  le 
rogne  de  ce  même  Prince,  et  sous  celui  de  son  successeur;  scavoir 
Thomas  de  Courcelles  qui  a  cessé  de  l'être  en  1472.  Jean  Hue  qua- 
lifié de  Notable  Docteur  en  Théologie  dans  la  Chronique  de  Louis  XI 
à  l'an  1473  :  et  à  Tan  4475  à  l'occasion  de  l'exécution  du  Conné- 
table de  S.  Pol,  il  est  dit  être  Doyen  de  la  Faculté  de  Théologie  \ 
'  Ambroise  de  Cambray  qui  lui  succéda  en  4489  fut  encore  plus  cé- 
lèbre. Il  étoit  Curé  en  4494.  On  voyoit  autrefois  toutes  les  dignités 
qu'il  avoit  eu  dans  son  Epitaphe  en  la  vieille  Chapelle  de  Sor- 
bonne,  et  celle  du  Curé  y  manquoit.  Gaguin  a  laissé  de  lui  un  por- 
trait qui  n'est  point  avantageux.  Christophe  Aubry  étoit  Curé  de 
Saint  André  sous  le  règne  d'Henri  III,  et  fût  un  grand  ligueur  >.  Il 
quitta  le  royaume  en  J595. 

Le  territoire  de  la  Paroisse  de  Saint  André  commence  dans  la 
rue  Hautefeuille  au  coin  de  la  rue  du  Battoir  qui  est  plus  proche  de 
l'Eglise  :  il  renferme  tout  le  carré  formé  par  le  même  côté  de  ladite 
rue  du  Battoir  et  par  la  rue  des  Poitevins  qui  en  est  toute  entière. 
Il  continue  ce  même  coté  gauche  de  la  rue  Hautefeuille  jusqu'à 
l'Eglise  :  au-delà  de  laquelle  la  Paroisse  a  tout  le  côté  gauche  de  la 
rue  S.  André  depuis  vis-a-vis  le  chevet  de  l'Eglise  jusqu'à  la  place 
du  Pont  S.  Michel.  Elle  a  de  cette  Place  le  coté  gauche  et  le  fond 
qui  est  en  haut,  avec  la  moitié  des  maisons  du  même  côté  gauche  du 
Pont  S.  Michel.  De  là  pour  venir  au  Quai  des  Augustins  elle  a  la 
rue  de  Hurepoi,  puis  tout  le  Quai  jusqu'au  Collège  des  quatre  Na- 
tions inclusivement.  Cet  espace  comprend  la  rueGuenegaud  que  la 
Paroisse  a  dans  son  entier,  excepté  les  deux  bouts  d'en  haut  au-delà 
de  Tégout  :  il  renferme  aussi  les  rues  de  Nevers  et  d'Anjou  en  leur 
entier,  la  rue  Daufine  excepté  les  six  ou  sept  dernières  maisons  de 
chaque  côté  du  bout  d'en  haut. 

Après  cela  la  même  Paroisse  a  la  rue  Contrescarpe  entièrement, 
la  rue  S.  André  à  commencer  vers  le  bout  supérieur  à  la  quatrième 
ou  cinquième  maison  de  chaque  côté  où  finit  Saint-Sulpice,  et  elle 

»  IhiRmil,  Art.  de  Surbonur.  —  »»  Felib.,  t.  II,  p.  IÏ26. 


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[T.  IL -463-466]  anc.  dép.  de  s.-GEfcMAiN-DES-PReZ  36 

continue  jusqu'au  chevet  de  l'Eglise;  ce  qui  renferme  du  côté  de  la 
rivière  la  rue  Christine,  la  rue  des  Augustins,  la  rue  de  Savoye,  les 
rues  Pavée,  de  Gillecœur  et  de  l'Hirondelle,  et  qui  emmené  avec 
soi  quelques  rues  situées  au  midi  de  ladite  rue  S.  André,  qui  sont  la 
rue  de  l'Eperon  en  entier,  avec  le  cul-de-sac  de  la  Cour  de  Rouen, 
et  enfin  la  rue  du  Cimetière 68  Saint  André  **. 

LES  GRANDS  AUGUSTINS  après  plusieurs  stations  en  divers 
lieux  de  Paris  ne  se  fixèrent  sur  la  Paroisse  de  Saint  André  que 
vers  l'an  1293.  Leur  Eglise  est  sous  le  titre  de  Ste  Anne70.  J'ai  vû  un 
Calendrier  de  l'Université  écrit  au  XV  siècle  a,  dans  lequel  il  est 
marqué  qu'alors  le  jour  du  Vendredi  Saint  au  matin  on  préchoit 
dans  cette  Eglise  à  la  même  heure  en  différons  lieux,  en  Lombard, 
en  AOeman,  et  en  François.  Ce  fut  dans  la  même  Eglise  qu'Henri  III 
établit"  la  Confrérie  des  Pénitens  blancs  b.  En  1656  les  Musiciens 
du  Roy  obtinrent  de  l'Archevêque  de  Paris  d'y  établir  une  Confrérie 
de  Ste  Cécile6,  dont  les  Statuts  furent  enregistrés  en  Parlement71, 
La  chute  du  tonnerre  arrivée  le  8  Juin  1747  sur  le  clocher  et  sur  la 
couverture  a  occasionné  de  changer  la  tuile  en  ardoise,  et  le  nouveau 
clocher  est  beaucoup  moins  élevé  que  n'étoit  l'ancien  7\ 

LE  COLLEGE  D'AUTUN  qui  donne  dans  la  rue  S.  André  et 
dans  celle  de  l'Hirondelle  a  été  fondé  en  1337.  La  Chapelle  qui  est 
sous  le  titre  de  S.  Pierre  est  un  gothique  très-bien  exécuté  dans  le 
temps  de  la  fondation 

LE  COLLEGE  DE  BOISSY,  rue  du  Cimetière  S.  André,  a  été 
établi  vers  l'an  1354.  On  m'a  dit  que  la  Chapelle  est  sous  le  titre  de 
S.  Jérôme.  La  Dédicace  de  l'ancienne  avoit  été  faite  le  Dimanche 
25  Octobre  1528  par  Gui  Evéque  de  Megare7*. 

L'HOTEL  DES  CHAR1TEZ  DE  S.  DENIS  EN  FRANCE.  Cette 
inscription  se  voit  sur  un  marbre  au-dessus  d'une  porte  cocherc 
vers  le  milieu  de  la  rue  des  Augustins,  à  gauche  en  venant  du 
Quai.  C'est  la  maison  où  demeure  le  Trésorier  de  la  Mense  Abba- 
tiale de  S.  Denis  réunie  aux  Dames  de  S.  Cyr. 

•  Orf.  MS.  S.  Genot,  -  b  Sanval,  t.  II,  p.  619.  -  *  Reg.  Arekiep.,  t5  Maii. 


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I 


3C  ttLISE  DE  SAINT-COME  [T.  U.-4G5-46G] 

EGLISE  DE  SAINT  COME 
DE  SAINT  GERMAIN  DES  PKEZ 

Il  n'est  pas  facile  de  découvrir  pour  quelle  raison  la  seconde 
Eglise  que  l'Abbé  de  S.  Germain  bâtit  vers  l'an  12 10 sur  la  partie  de 
son  ancien  territoire  comprise  depuis  peu  dans  l'enceinte  de  Paris, 
fut  bénite  sous  l'invocation  de  S.  Cômc  et  de  S.  Dainien.  On  peut 
seulement  conjecturer  que  comme  il  y  avoit  eu  dès  l'an  J 163  un 
des  autels  du  rond-point  de  Saint  Germain  béni  sous  le  nom  de  ce> 
Martyrs  et  sous  celui  d'autres  Saints,  le  peu  de  reliques  qui  en  fût 
retiré  fut  renfermé  dans  celui  de  la  nouvelle  Eglise.  On  doit  aussi 
observer  que  cette  Eglise  aussi  bien  que  celle  de  Saint  André,  furent 
bâties  à  des  carrefours  limitrophes  de  la  Paroisse  de  Saint  Severin  : 
cette  situation  n'a  pas  été  sans  dessein  ;  mais  elle  a  empêché  de  faire 
un  édifice  régulier  en  constmisant  l'Eglise  de  Saint  Cômc  :  car  il  est 
visible  que  le  fond  est  de  biais,  et  non  en  alignement  direct.  La  struc- 
ture qu'on  voit  aujourd'hui  est  la  même  qui  fut  commencée  vers 
l'an  1210,  à  peu  de  chose  près.  On  n'en  fit  la  Dédicace  que  long- 
temps après  qu'elle  eut  été  achevée.  Ces  délais  n'étoient  pas  rares 
autrefois.  On  y  lit  en  entrant  à  main  droite  sur  une  pierre  gravée  en 
lettres  de  petit  gothique,  que  cette  Dédicace  fut  faite  par  le  secours 
de  personnes  charitables,  le  Dimanche  d'après  la  S.  Luc  l'an  1426. 

Il  y  a  dans  cette  Eglise  un  assez  grand  reliquaire  de  bois  doré,  et 
qui  ne  paroit  pas  ancien,  dans  lequel  on  appercoit  qu'est  renfermée 
une  mâchoire  inférieure  qui  est  dite  être  de  Saint  Corne,  avec  quel- 
ques fragmens  d'ossemens  :  mais  le  Propre  de  cette  Paroisse,  où  est 
marquée  une  translation  de  Saint  Corne  vers  la  fin  du  mois  de  Mai, 
ne  marque  ni  quand  ni  comment,  ni  d'où  est  venue  cette  relique. 

On  reconnoit  par  quelques  tombes  qui  se  voyent  dans  cette  Eglise, 
qu'on  y  a  fait  des  inhumations  des  le  XUI  siècle.  Celles  que  j'y 
ai  remarquées  n'ont  rien  de  notable.  Du  tems  de  Du  Breul,  qui 
qualifie  cette  Eglise  du  titre  de  Collégiale 7B,  on  y  voyoit  proche  le 
grand  autel  le  tombeau  d'un  Abbé  Kcgulier  de  S.  Bavon  de  Gand. 
derédé  à  Paris  en  1 Ï60. 


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[T.  II. -466-468]  anc.  dèp.  de  s.-cermain  des-prez  37 

De  notre  tems,  François  Bouthillicr  de  Chavigni,  ancien  Evéque 
de  Troyes,  mort  en  1731,  y  a  été  inhumé. 

On  a  aussi  vu  long-temps  dans  cette  Eglise  des  Epitaphes  de  la 
composition  du  fameux  hérétique  Théodore  de  Beze  ;  il  les  avoit 
composées  en  mémoire  de  Nicolas  de  Beze  son  oncle,  Conseiller  au 
Parlement  de  Paris,  Archidiacre  d'Etampes  en  l'Eglise  de  Sens,  qui 
avoit  été  enterré  dans  la  nef  de  Saint  Cômc  en  1543. 

Parmi  les  sçavans  qui  y  ont  eu  leur  sépulture,  il  faut  compter 
Claude  Despence  grand  Théologien,  décédé  en  1571;  et  du  dernier 
siècle,  il  faut  compter  Messieurs  Du  Puy  :  Parmi  les  grands  Magis- 
trats, Messieurs  Talon,  sçavoir  Omer  Talon,  et  Jacques  son  fils  et 
leurs  descendans.  La  Chapelle  où  ils  reposent  a  servi  depuis  de  sé- 
pulture à  Jacques  Bazin,  Marquis  de  Bezons,  Maréchal  de  France, 
et  à  sa  postérité. 

Depuis  quelques  années,  le  cœur  de  feu  M.  de  la  Peyronnie,  pre- 
mier Chirurgien  du  Roi,  ayant  été  déposé  à  Saint  Côme,  le  corps 
des  Chirurgiens  a  fait  élever  à  l'un  des  premiers  piliers  de  la  nef 
un  monument  sur  le  marhre  en  mémoire  de  sa  personne 

Quoique  cette  Eglise  soit  très- resserrée  de  tous  côtés,  on  n'a  pas 
laissé  que  d'y  ménager  un  cimetière  et  des  charniers,  et  un  lieu  où 
plusieurs  Chirurgiens  visitent  tous  les  premiers  lundis  des  mois  les 
pauvres  malades  de  tout  âge  qui  se  présentent,  et  leur  assignent  les 
remèdes  convenables;  ce  qu'on  assure  avoir  commencé  dès  le  teins 
de  S.  Louis  en  ce  même  lieu  où  étoit  leur  Confrérie78;  en  quoi  ils 
paroissent  avoir  succédé  à  l'office  charitable  qu'exerçoient  autrefois 
à  l'entrée  de  l'Eglise  Cathédrale  de  Paris  les  Chanoines  Médecins, 
ou  Mires,  comme  on  disoit  alors.  Le  petit  bâtiment  pour  le  panse- 
ment des  pauvres  fut  fait  durant  l'hiver  13t.il,  à  la  diligence  de 
Claude  Versoris  Curé*.  On  voit  sous  les  mômes  Charniers  un  Mémo- 
rial en  lettres  gothiques  au  sujet  de  la  rente  de  50  livres  que  Nicolas 
Langlois,  l'un  des  Prévôts  des  Chirurgiens,  avoit  laissé  en  1555, 
pour  la  continuation  de  ces  charitables  Offices ,  aussi  bien  qu'une 
autre  grande  inscription  sur  le  marhre,  pour  perpétuer  le  souvenir 
de  l'Accord  passé  en  1710,  au  sujet  des  bâtimens  appartenant  à 
cette  Eglise  et  aux  Chirurgiens. 

»  Réf.  Pari.,  Tïor. 


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38  6GUSE  DE  6AINT-C0ME  [T.  IL -468-460] 

Jusqu'à  l'an  1345,  l'Abbé  de  Saint  Germain  desPrez  a  nommé  à  la 
Cure  de  Saint  Côme.  Il  céda  alors  cette  nomination  au  Corps  deTUni- 
versité.  L'undesCurés  illustre  de  cette  Eglise,  a  été  Roland  Hébert  fait 
Archevêque  de  Bourges  en  1622.  Michel  Godeau,  autre  Curé  décédé 
en  1736.  Il  est  connu  par  plusieurs  poésies  latines  imprimées. 

11  n'est  point  venu  à  ma  connoissance,  qu'aucune  Chapelle  ait 
été  fondée  en  cette  Eglise  n. 

LES  CORDELIERS  ont  été  établis  sur  cette  Paroisse  peu  de  tems 
après  qu'elle  eut  été  érigée,  c'est-à-dire  vers  l'an  1230  *>. 

Voici  les  noms  des  Collèges  situés  sur  son  territoire. 

LE  COLLEGE  DES  PREMONTREZ,  commencé  en  1252.  L'E- 
véque  de  Paris  permit  le  22  Février  1619  de  rebâtir  l'Eglise  sous  le 
titre  de  S.  Jean-Baptiste  et  de  Ste  Anne  « 

LE  COLLEGE  DE  BOURGOGNE,  fondé  en  1331  dans  la  rue 
des  Cordeliers  w. 

LE  COLLEGE  MIGNON,  fondé  vers  1343,  dit  de  Grammont, 
depuis  que  le  Roi  Henri  III  le  donna  en  1384  aux  Religieux  de 
l'Ordre  de  Grammont,  en  place  du  Prieuré  que  ces  Religieux  avoient 
au  bois  de  Vincennes.  La  Chapelle  a  été  rebâtie  en  1749  beaucoup 
plus  grande  que  la  précédente  4,  et  l'autel  placé  à  l'occident.  S. 
Gilles  en  est  titulaire  M. 

LE  COLLEGE  DE  JUSTICE,  fondé  en  1358  en  la  rue  de]  la 
Harpe  par  les  exécuteurs  testamentaires  de  Jean  de  Justice,  Chantre 
et  Chanoine  de  Bayeux  *\ 

L'un  des  bornages  de  cette  Paroisse  a  été  fait  le  17  Octobre  1616 
par  l'Evèque  de  Paris b.  C'est  celui  qui  la  limite  avec  celle  de  S.  Be- 
noît. Dans  la  même  année,  comme  Ton  commença  à  bâtir  des  mai- 
sons sur  le  rejet  des  fossez  des  deux  cotés  de  la  porte  S.  Michel,  le 
sieur  Hébert  Curé  de  S.  Côme,  pour  mieux  s'assurer  du  droit  de 
Curé  de  ces  lieux,  obtint  un  décret  de  M.  de  Gondi  Evéque  de  Paris, 
qui  les  lui  accorda  depuis  le  lieu  dit  anciennement  Le  Parloir  aux 
Bourgeois  jusques  vis-à-vis  la  rue  de  Vaugirard.  En  1617  les  sieurs 
Dumont  et  goret  vinrent  habiter  ces  deux  maisons  ;  et  comme  ils 
étoient  auparavant  de  la  Paroisse  de  Saint  Sulpice  où  ils  avoient 

«  Alm.  Sp<r.  —  b  Reg  Ef 


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[T.II.-4G9-470]  ANC.  DÉP.  DE  S.-CERMAUI-BES-PREZ  39 

leurs  bancs,  Us  refusèrent  de  présenter  le  pain-bém  à  Saint  Côme, 
mais  ils  y  furent  condamnés  le  27  Avril  1617.  Les  Abbés  et  Cou- 
vent de  Saint  Germain  appellerent  du  Décret  et  de  la  Sentence, 
disant  que  leurs  titres,  et  surtout  un  de  l'an  1240,  déelaroit  que 
leur  justice  s'étendoit  jusqu'au  chemin  qui  conduit  de  Paris  à  Issy, 
entendant  par  ce  chemin  la  rue  d'Enfer.  Le  Procès  subsistait  encore 
en  1648.  Les  productions  de  ceux  de  S.  Côme  contenoient,  que  la 

dans  les  nies  de  Vaugirard  et  d'Enfer, 
femme  d'Henri  IV,  logée  au  Luxem- 
bourg, rendoit  le  pain-beni  à  Saint  Côme  :  que  M.  le  Duc  d'Or- 
léans frère  de  Louis  XIII,  y  venoit  comme  à  sa  Paroisse,  et  que 
plusieurs  de  ses  Officiers  y  sont  enterrés  :  qu'à  l'égard  de  la  rue 
d'Enfer  en  entrant  à  droite,  les  Registres  de  Saint  Cdmc  de  1500 
fournissoient  les  noms  d'Olivier  HauHier 
et  de  ses  descendans  :  que  lui  HauHier  y 


1584  M.  de  Villequier  Gouverneur  de  Paris  avoit  permis  l'ou- 
verture du  guichet  de  la  porte  de  Saint  Michel ,  en  faveur  des 
habitans  qui  vouloient  aller  à  Saint  Côme  leur  Paroisse.  Le  Curé 
de  Saint  Côme  pouvait  produire  plusieurs  preuves  qui  restmignoient 

la  censive  de  l'Abbaye  de  Saint  Germain  de  ces  côtés-la  i  nais  par 
transaction  il  céda  au  Curé  de  Saint  Sulpice  le  Luxembourg,  et  des 
maisons  de  la  rueVaugirard;  plus  un  Hôtel  dont  on  a  fait  la  rue  de 
Touraine;  et  cela  pour  avoir  huit  maisons  rue  des  Fossez  de  M.  le 
Prince.  De  sorte  que  la  Paroisse  est  comprise  aujourd'hui  dans  les 
rues  suivantes. 

A  commencer  à  l'Eglise  dans  la  rue  de  la  Harpe  elle  en  a  le  côté 
droit  en  montant,  excepté  le  Collège  de  Harcourt  lequel  est  de 
Saint  Hilaire,  depuis  qu'il  a  passé  d'un  côté  de  la  rue  à  l'autre 
étant  auparavant  de  la  Paroisse  de  Saint  Severin.  Pour  suivre  le  ter- 
ritoire de  Saint  Côme  après  le  bout  de  cette  rue,  il  faut  venir  à  gau- 
che à  l'endroit  de  la  fontaine  S.  Michel,  cette  Paroisse  a  la  moitié 
de  l'Hôtel  S.  Michel  qui  est  du  côté  d'en  haut,  ce  qui  suit  avec  la 
rue  S.  Hyacinthe  du  côté  gauche  jusques  et  inclusivement  l'angle 
qui  est  vis-à-vis  du  passage  du  charron,  et  du  côté  droit  jusqu'au 
même  passage  inclusivement.  Après  ce  passage  en  tournant  à 
droite  elle  a  les  deux  côtés  de  la  rue  S.  Thomas,  et  depuis  le  coin 


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40  EGLISE  DE  SA1NT-COME  [T.  11.410-471] 

d'en  bas  elle  a  à  gauche  dans  la  rue  d'Enfer  jusqu'au  coin  de  la 
rue  S.  Dominique,  et  le  côté  de  la  rue  Ste  Catherine  qui  y  est  adossé, 
et  à  droite  jusqu'à  l'entrée  de  la  rue  d'Enfer,  où  est  une  maison 
faisant  le  coin  marquée  S.  D.  A  la  Place  S.  Michel  eUe  a  les  mai- 
sons qui  touchent  aux  dernières  de  la  rue  de  la  Harpe  et  qui  joi- 
gnent celles  de  la  rue  des  Fossez  de  M.  le  Prince.  De  cette  dernière 
rue  elle  a  le  côté  droit  jusqu'à  la  rue  de  l'Observance  qu'elle  ren- 
ferme en  entier  avec  tout  le  Couvent  des  Cordeliers.  Puis  après  avoir 
tourné  à  gauche  elle  a  dans  la  rue  des  Cordeliers  le  même  côté 
gauche  jusqu'à  la  maison  d'après  l'égout  inclusivement  au-delà  de 
la  rue  de  Touraine  ;  et  du  côté  droit  jusqu'à  celle  qui  est  proche  la 
fontaine,  et  qui  fait  le  coin  de  la  rue  du  Paon. 

De  là  cette  Paroisse  passe  à  ladite  rue  du  Paon  qu'elle  a  toute  en- 
tière avec  son  cul-de-sac.  Elle  a  ensuite  la  rue  du  Jardinet  en  finis- 
sant à  la  porte  cocherc  la  plus  voisine  du  cul-de-sac  de  la  Cour  de 
Rouen.  De  la  rue  du  Jardinet,  elle  passe  à  la  rue  Mignon  dont  elle 
a  les  deux  côtés.  A  l'égard  de  la  rue  du  Battoir  qui  suit,  Saint  Côme 
en  a  tout  le  côté  droit  en  entrant  par  la  rue  de  l'Eperon,  et  le 
côté  gauche  depuis  la  même  entrée  jusqu'au  premier  coin  de  la  rue 
des  Poitevins. 


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NOTES 


ht 


ADDITIONS 


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CHAPITRE  PREMIER 


ABBAYE  SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS 

1  Lebeuf  fait  allusion  ici  à  l'acte  de  fondation  de  l'église,  par  Childe- 
bert  1er,  en  558.  On  doit  placer  ce  diplôme  contrefait  au  nombre  des 
chartes  mérovingiennes  forgées,  en  grande  quantité,  après  l'an  1000. 
La  vie  de  saint  Droctovée  par  Gisleniar  est  la  source  où  le  faussaire  a 
puisé.  Ce  Gislemar  vivait  au  ix*  siècle ,  et  non  au  vfi,  comme  l'alarme 
I^ebeuf.  Voye*  à  ce  sujet  le  remarquable  mémoire  de  M.  Quichorat, 
intitulé  :  Critique  des  deux  pUu  anciennes  chartes  de  Vabbaye  de 
Saint-Gcrmain~des-Prés,  mémoire  qui  termine  ainsi  :  «  En  ce  qui 
concerne  l'histoire  particulière  de  Saint-Germain-des-Prés,  les  origines 
de  l'abbaye  doivent  être  refaites  en  prenant  le  contre-pied  de  la  version 
suivie  jusqu'à  présent,  car,  au  lieu  qu'on  s'est  conformé  à  la  charte  de 
fondation  sans  tirer  parti  du  privilège,  c'est  de  cette  dernière  pièce 
qu'il  faudra  désormais  faire  usage,  et  tenir  l'autre  pour  non  avenue.  » 

•  n  est  néanmoins  certain  que  cette  église  fut  fondée  par  ChUdebert  I», 
et  consacrée  sous  l'invocation  de  sainte  Croix  de  saint  Étienne  et  de 
saint  Vincent.  Voici  ce  que  M.  Guérard  a  écrit,  au  sujet  de  celte  fonda- 
tion, dans  le  tome  Ier  du  Polyptique  d'Irminon: 

On  D'eat  pas  d'accord  sur  l'époque  de  la  fondation  de  l'abbaye  de  Sainlr 
Gcnnain-des  Prés.  Hadrien  de  Valois  «,  Jaulot»  et  les  entoure  de  i'drt  ée 
vérifier  les  dates  la  placent  vers  l'an  543,  tandis  que  D.  Bouillait  la  recule 
jusqu'à  l'an  556;  c'est  entre  ces  deux  termes  extrêmes  que  se  renferment  les 
opinions  des  autres  savants.  Quant  à  la  dédicace  de  l'église,  elle  eut  lieu  le 
23  décembre  557,  selon  Félicien;  le  23  décembre  558 ,  selon  D.  Bouillart, 

»  C*tu  •plnion  d'Hadrien  dû  Valois  *l  sortent  «pcaée  du*  son  livre  mUtuU  :  D*c«,- 
i*U*nu  de  Bmlicit  é-(e*uo%  part.  I,  cap.  n,  pag.  51  «t  5k 
»  teck,  nr  la  rille  de  Ptrk,  t  V,  quartier  Saint-G«niaiii,  p,  1». 


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44  NOTES  ET  ADDITIONS 

Juillot  et  les  éditeurs  du  second  Gallia  christ  iana,  eu  559,  selon  D.  Ruinait; 
au  commencement  de  559,  selon  Baillet;  selou  D.  Rivet,  le  23  décembre 
559  ;  après  la  mort  ou  le  jour  même  de  la  mort  de  Cbildebert,  selon  pres- 
que tous  les  auteurs,  y  compris  M.  Dulaure ,  à  l'exception ,  toutefois ,  d'Ha- 
drien de  Valois  et  de  l'abbé  des  Thuileries,  qui  pensent  qu'elle  se  fit  du 
vivant  de  ce  prince.  Mabillon  s'est  contenté  d'indiquer  le  23  décembre  ,  eu 
avertissant  que  l'année  était  incertaine.  Les  Bollandistes  et  l'abbé  Lebeuf  se 
sont  abstenus  d'examiner  la  question.  La  discussion  de  ce  point  de  chrono- 
logie n'étant  pas  étrangère  à  mon  sujet,  je  l'aborderai.  Je  traiterai  d'abord 
de  la  dédicace  de  l'église,  et  je  m'occuperai  ensuite  de  l'époque  de  la  fonda- 
tion de  l'abbaye. 

Dans  le  Martyrologe  d'Usuard,  sous  le  X  des  Calendes  de  janvier,  nous  li- 
sons :  «  Apud  Nicomediam,  etc.  Parisius,  dedicatio  basilics  in  honore 
sanctœ  Crucis  et  sancti  Vincentii  martyris;  et  depositio  donini  Childeberti 
régis1.  »  Ce  qui  fixe  au  23  décembre  et  la  dédicace  de  l'église  et  la  mort  du 
roi  Cbildebert.  Le  jour  est  seul  donné  ;  et  les  années  étant  omises  dans  ce 
Martyrologe,  comme  dans  tous  les  autres,  et  dans  les  obituaires  un  peu  an- 
ciens, on  ne  saurait  dire,  avec  le  seul  secours  d'Usuard,  en  quelle  année  se 
passèrent  les  deux  événements  dont  il  est  fait  mention,  ni  même  s'ils  eurent 
lieu  dans  la  même  année. 

Quant  à  la  mort  de  Childebert  en  particulier,  elle  est  placée  par  Marius  sous 
la  dix-septième  année  du  postconsulat  de  Basile,  c'est-à-dire,  suivant  la  ma- 
nière générale  de  compter,  sous  l'an  558  de  notre  ère.  J'ajoute  qu'aucun  autre 
document  ne  la  marque  d'une  manière  aussi  précise,  les  diplômes  mérovin- 
giens étant  d'ailleurs  tout  à  fait  insuffisants  pour  la  déterminer.  Cette-  date 
doit  donc  être  tenue  pour  la  plus  certaine.  Si  Gislemar»,  moine  de  Saint- 
Germain,  qui  florissait,  non  dans  le  ix*  siècle,  comme  l'ont  cru  les  Bénédic- 
tins3, mais  dans  la  dernière  moitié  du  xi%  comme  l'a  prouvé  l'abbé  Lebeuf4, 
écrit  que  la  dédicace  fut  célébrée  par  saint  Germain,  évôque  de  Paris,  le 
23  décembre  559 ,  et  le  jour  même  de  la  mort  de  Childebert ,  en  reculant 
ainsi  d'une  année  la  date  de  ce  dernier  événement,  son  témoignage  ne  saurait 
l'emporter  sur  le  témoignage  positif  et  contemporain  de  l'évôque  d'Avencbe. 
Néanmoins,  Ruinait  »,  Baillet  «  et  Rivet'  se  sont  fondés  sur  ce  passade 
de  Gislemar,  pour  renvoyer,  comme  on  l'a  vu,  la  dédicace  a  l'an  559,  sans 
toutefois  qu'aucun  d'eux  ait  osé  reculer  de  même  la  mort  du  roi. 

L'interpolation  faite  au  texte  d'Aimoin*,  de  laquelle  il  résulterait  que  la 
dédicace  n'eut  lieu  qu'un  an  après  la  mort  de  Childebert,  ne  mérite  pas  plus 
de  confiance  :  outre  qu'elle  n'est  confirmée  par  aucune  autorité  ancienne,  elle 
se  trouve  en  opposition  avec  le  texte  même  d'Aimoin,  qui  porte  que 
ce  prince  fut  enterré  dans  l'église  de  Saint-Vincent,  et  qui  fait  ainsi  entendre 
que  l'église  était  déjà  consacrée,  car  autrement  elle  n'aurait  pu  servir  de  sé- 
pulture. De  plus,  nous  lisons  dans  le  même  auteur  ce  passage  •  :  «  Childe- 

»  Harlyrolog.  Usuardi,  dans  le  P.  Sollier,  p.  760,  et  dans  Bouillart,  p.  204.  —  »  Vila  S. 
Droclor..  n°  13,  dans  Bouquet,  III,  pag.  437  et  438.  —  8  Voy.  Bouillart,  Prif.,  p.  3; 
Bouqmet,  III,  436;  Rivet,  Mit.  tilt.,  t.  V,  pag.  396  et  397.  —  *  Bist.  du  dioc.  de  Paris, 
(.  I,  p.  4SI  de  l'ancienne  édition,  et  t.  III,  p.  3  de  la  nouvelle.  —  *  De  regali  abbatia  S. 
Germant  a  Pralis  prope  Parisios  distertatio,  dans  Bouquet,  t.  Il,  p.  712,  col.  i.  —  *  Vies 
des  Saints,  t.  IV,  p.  462  et  463,  in-4.  -  7  Uist.  tilt.,  t.  III.  p.  311,  661  et  66?.  -  »  Voy. 
BompiH,  t.  III,  p.  61,  not.  a.—  »  Gest.  Franc,  II,  29;  61  D. 


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ABBAYE  SAINT-GEKM\I\-DES-I»RES 


45 


bertus  acceptant  beau*  Viuceutil  stolam  Parisius  dcfert,  edificatamquc  solo 
tenus  basilicam  uomini  ejusdeni  sancti  levitœ  ac  inartyris  dedicari  fecit;  in 
qua  non  îninimara  vasoruni  partem,  quœ  eum  a  Toleto  asportasse  supra 
(C.  XIX)  meinoravunus ,  cum  capsis  evangeliorum,  cruces  quoque  mirifici 
operis ,  aliaque  devotus  excellentissiina  contuht  munera.  »  D'où  l'on  doit 
conclure  que  la  dédicace,  ayant  été  faite  par  l'ordre  du  roi,  «ut  nécessaire- 
ment lieu  de  son  vivant. 

Il  faut  avouer  que  les  mots  «  aediûcatanique  solo  tenus  »  s'appliqueraient 
difficilement  à  une  église  que  l'ou  dédie  en  réalité,  s'ils  signifiaient  que  cette 
église  n'eût  été  édifiée  alors  que  jusqu'au  niveau  du  sol  ;  mais,  dans  la  basse 
latinité,  le  mot  «  tenus  »  a  pu  être  employé  dans  le  seus  de  «  depuis  »  comme 
dans  celui  de  «  jusque  »;  et  ai  nous  lui  donnons  cette  première  acception,  nous 
devrons  entendre  que  Childebert  fit  consacrer  l'église  qu'il  avait  bâtie 
tout  entière  depuis  le  sol,  c'est-à-dire  depuis  les  fondations.  On  aurait  encore 
un  autre  moyen  de  lever  la  difficulté,  en  prenant  le  terme  «  dedicari  »  dans 
l'acception  «  d'imposer  un  nom  »  ;  car  rien  n'empêche  que  le  roi  (comme 
il  le  dit  lui-même  dans  son  diplôme,  dont  nous  parlerons  tout  à  l'heure)  ait 
placé  l'église  sous  l'invocation  de  saint  Vincent  »  avant  même  que  1  édifice 
fût  élevé  au-dessus  du  sol. 

On  ne  pensera  pas  d'ailleurs  que  l'observation  faite  par  D.  Tassin  *,  au  sujet 
de  l'église  de  Notre-Dame  de  Paris,  dans  laquelle  on  célébra  le  service  divin 
dès  l'an  1 182,  quoiqu'elle  ne  fût  entièrement  construite  qu'après  le  milieu  du 
xiiïe  siècle,  puisse  s'appliquer  à  l'église  de  Saint-Vincent,  dont  la  construc- 
tion, parvenue  seulement  au  niveau  du  sol,  n'était  pas  assez  avancée  pour 
qu'un  autel  y  fût  consacré,  encore  moins  pour  quron  y  célébrât  la  cérémonie 

On  ne  peut  donc  prendre  à  la  lettre  le  passage  d'Aiinoin;  il  faut  nécessai- 
rement l'interpréter  de  l'une  ou  de  l'autre  manière  que  uous  avons  indiquées, 
et  c'est  la  première  interprétation  qui  paraîtra  préférable,  si  l'on  fait  attention 
à  la  suite  du  passage,  où  nous  lisons  que  le  roi  enrichit  de  vases,  de  boites, 
d'évangiles,  de  croix  magnifiques,  c'est-à-dire  des  objets  nécessaires  au  culte  ; 
ce  qui  fait  supposer  que  l'église  était  déjà  construite  et  toute  disposée  pour 
la  célébration  du  service  divin. 

Mais  revenons  à  des  témoignages  plus  ancien»  et  plus  précis,  et  reprenons 
le  passage  d'Usuard,  rapporté  ci-dessus.  Cet  écrivain,  qui  suit  naturellement 
l'ordre  des  faits,  ne  parle  de  la  mort  de  Cliildebert  qu'après  avoir  raconté  ce 
qui  concerne  la  dédicace  de  l'église  de  Saint-Vincent  :  il  ne  me  semble  donc 
pas  permis  de  placer  la  dédicace  après  la  mort  du  roi ,  c'est-à-dire  après  le 
23  décembre  558.  Voyons  maintenant  si  l'on  peut  la  rapporter  à  mie  année 
antérieure.  Le  diplôme  du  roi  Childebert  en  faveur  de  l'église  de  Sainte-Croix 
et  Saint-Vincent»  porte  la  date  du  6  décembre  de  la  quarante-huitième  année 
dn  règne  de  ce  prince,  ou  de  l'an  558  de  Jésus-Christ,  c'est-à-dire  que  la  date 
précède  de  dix-sept  jours  seulement  la  mort  du  roi  *.  Or,  Childebert  n'y  fait 

i  Geala  franc. ,ibid.,  II,  20.  57  D.—  »  Nûttr.  Troitè  de  dij.l ,  t.  III.p.  ««î,  not.  t.—  »  Dans 
Breqaigny,  p.  53. —  Le  prétendu  original  de  cet  acte  est  conservé  aui  Archives  du  royaume. 
Ce  n'est  qu'une  copie  faite  an  ix«  siècle,  mais  qui  n'en  mérite  pas  moins  toute  notre  conûanec. 
—  >>  Péllbien  {Hist.  de  Paris,  1. 1,  p.  Î9)  observe,  dans  nue  note  ,  que  le  6  décembre  do 
la  quarante-huitième  année  dn  règne  de  (îhibMtfrt  appartient  à  l'anD-'H;  mais  c'est  une 
€tr?nr,  r\  lui-même  marque  l'an  r>!>8  à  la  mar,if  du  diplôme  de  ce  prince. [/W7.,  t. III,  p.  !&■■ 


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aucune  mention  de  la  dédicace  ;  et,  même,  lorsqu'il  parie  de  l'église,  il  s'ex- 
prime en  ces  termes  :  «  Exortatione  saoctisaimi  Germani,  Parisiornm  urbis 

pontiflcîs  cœpt  conslruere  templum  ,  in  honoi 

Vincentii;  »  et,  dans  un  autre  endroit  :  «Templum  Dommi  quod  nos 
mus  «,  etc.  »> 

Ces  expressions,  qui  aéraient  certainement  impropres  si  l'église  eût  été 
consacrée,  prouvent  suffisamment  qu'elle  ne  l'était  pas  encore  au  jour  de  la 
rédaction  du  diplôme.  Mais  l'on  a  conclu  de  ces  passages  :  1°  qu'alors  la 
construction  de  l'église  n'était  que  commencée,  on  qu'elle  était  au  moins  en- 
core très-loin  de  son  «chèrement  ;  2-  que  le  roi,  ayant  été  exhorté  à  la  bâtir 
par  saint  Germain,  évéque  de  Paris,  et  saint  Germain  n'ayant  été  appelé  au 
siège  épiscopal  de  cette  ville  qu'en  555  ou  556*,  les  fondations  de  l'édinee 
dataient,  au  plus  tôt,  de  cette  même  époque.  Ces  conclusions,  quelque  ri- 
goureuses qu'elles  paraissent,  ne  sauraient  toutefois  être  admises;  il  existe,  en 
effet,  des  témoignages  non  moins  respectables  que  le  diplôme  de  Childebert, 
qui  les  combattent  ,  sans  d'ailleurs  être  en  opposition  avec  ce  diplôme. 

r>'abord,  Grégoire  de  Tours  dit  positivement  dans  son  Histoire  »  que  le  roi 
Childebert  fut  enterré  dans  la  basilique  de  Saint-Vincent,  qu'U  avait  bâtie  : 
«  Ad  basilicam  beati  Vincentii,  quam  ipse  construxerat,  est  sepultus.  »  Ce 
qui  prouve  que  le  «  ccepi  construere  »  du  diplôme  ne  doit  pas  être  pris  à  la 
lettre,  attendu  que  notre  historien  parle  d'une  église  construite  et  non  en 
construction,  et  que,  en  outre,  il  est  impossible  de  supposer,  comme  on  l'a 
déjà  dit,  que  le  roi  fût  enterré  dans  une  église  qui,  dix-sept  jours  avant  sa 
mort,  n'eût  été  que  commencée.  Ensuite,  un  îiutre  auteur,  également  contem- 
porain, Fortunat,  rapporte,  en  parlant  de  l'église  de  Saint- Vincent,  que  ce 
prince  traversait  ses  jardins  ou  les  jardins  de  la  reine  Ultrogothe,  sa  femme, 
pour  se  rendre  aux  lieux  sainte  où  l'on  voit  maintenant  son  tombeau  ;  c'est 
ce  qui  est  exprimé  dans  ces  vers  : 


Hinc  iter  ejns  «rat,  cum  limina  sancta  petebat, 
Qnx  modo  pro  mentis  incolit  ille  magis. 
Antea  nara  vicibm  loca  sancta  terebat 


l  D.m«  Bouquet,  t.  IV,  p.  622  D  et  623  B;  dans  Brcquigny,  p.  53  et  54.  A  propos  dn 
ctrpi  coiutruêre  templum,  templum  quod  nos  (rdif\camusfU  Quicherat  fait  cette  juste  ré- 
flexion :  •  De  là  ce  simple  raisonnement  :  si  la  construction  n'était  pas  achevée,  l'édifice  n'était 
pas  consacré.  Eh  bien,  dans  l'nne  des  phrases  qni  contiennent  implicitement  cette  consé- 
quence, non»  avons  l'affirmation  directe  du  contraire.  Le  diplôme,  a  la  suite  de  renom*- 
ration  des  saints,  atteste  que  les  reliques  de  cenx-ci  étaient  à  leur  place  dans  l'église, 
qu'elles  étaient  en  état  d'y  recevoir  le  culte  qui  leur  était  dû  :  quorum  rciiquiee  ibi  euui 
ennsf  craie.  En  d'autres  termes,  le  service  de  tons  les  antels  était  en  activité  lorsque 
l'église  n'était  pas  encore  tout  à  fait  construite  :  absurdité  résultant  d'ase  note  d'inadvertance 
au  sujet  de  laquelle  on  ne  sait  de  quoi  s'étonner  le  plus,  eu  qu'elle  ait  pu  être  commise  ou 
qu'elle  n'ait  jamais  été  aperçue.  —  Que  la  grossièreté  de  cette  faute  ne  nous  empèehe  pas 
rependant  de  voir  l'intention  qui  a  motivé  l'emploi  des  expressions  eœpi  construere,  a-difl- 
camui.  Le  diplôme  est  daté  du  6  décembre,  dans  b  quarante-huitième  année  du  régne  de 
Childebert,  ce  qui  nous  reporte  au  6  décembre  555.  Il  eu  résulte  que  l'acte  de  fondation 
aurait  précédé  dê  dix-huit  jours  seulement  le  décès  dn  roi,  car  Childebert  mourut  le  23  dé- 
cembre 558;  et  c'esti  ce  terme  extrême  qu'il  faudrait  entendre  que  la  basilique  où  il  derait 
être  inhumé  n'était  pas  encore  arrivée  i  son  achèvement.  Or,  cela  nous  découvre  a  quelle 
source  notre  faussaire  s'est  initruit  des  origines  de  Saint-Germain.  Son  guide  a  été  Gislemar, 
auteur  de  la  vie  de  saint  Droctorée.i  —  *  Voyez  le  Callia  Christian*,  L  VIT,  col.  19  et  417  ; 
BouiUart,  p.  4  et  297;  lfabilloo,  Annal.,  1. 1,  p.  US,  etc.  -  s  IV,  20. 


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ABBAYE  SAINT-GERMAIW-DEI- PRES 


47 


U  s'agit  évidemment  ici  d\me  église  entièrement  appropriée  au  service 
divin;  les  visites  fréquentes  dont  elle  était  l'objet  de  la  part  de  Oûldebert 
et  l'expression  «  liurina  sancta  »  employée  pour  la  dési<mer,  ne  permettent 
pas  de  supposer  que  ce  fat  seulement  un  édifice  en  construction. 

On  trouverait  encore  dans  Fortunat  «ne  autre  preuve  formelle  de  l'achève- 
ment par  Childebert  de  l'église  de  Saint-Germain-des-Prés,  si  l'on  devait  ap- 
pliquer a  cette  église,  et  non  pas  à  l'église  cathédrale  de  Paris,  la  pièce  de 
vers  que  cet  auteur  a  intitulée  :  De  ecelesia  ParisUu*  «.  Hadrien  de  Valois 
n'hésite  pas  à  rapporter  ces  vers  à  la  première»  et  le  cardinal  Luchi  soutient, 
dans  ses  notes'  l'assertion  de  ce  savant  illustre.  Je  ferai  observer,  à  l'appui  de 
cette  opinion,  1°  que  la  description  de  l'église  de  Saint-Germain  que  nous  a 
laissée  Gislemar  est  entièrement  conforme  à  la  description  de  l'église  de 
Paris  que  nous  lisons  dans  Fortunat;  2*  que,  dans  un  manuscrit  du  ix*  siècle 
de  la  Bibliothèque  royale4,  le  petit  poème  en  question  est  intitulé  :  Venus  in 
êeeksia  nova  Parte/ mj»,  ce  qui  convient  à  l'église  de  Sainte-Croix  et  Saint* 
Vincent,  ou  de  Ssiirt-Germain-des-Prés,  beaucoup  mieux  qu'à  la  cathédrale 
de  Paris,  dont  la  construction  n'est  attribuée  à  Childebert  par  aucun  auteur 
ancien,  et  dont  le  titre  ou  vocable  ne  parait  pas  avoir  contenu  le  nom  de  la 
Sainte-Croix,  qui  se  trouve  dans  le  même  poème;  3°  que  les  deux  derniers 
vers  semblent  indiquer  que  le  roi  Childebert  fut  enterré  dans  l'église,  circon- 
stance qui,  si  elle  était  plus  clairement  exprimée,  suffirait  pour  décider  irré- 
vocablement la  question  en  faveur  de  l'église  de  Saint-Germain.  Voici  ces  vers  : 

H«ec  prius  egregio  rex  Chfldebertus  nmore 

Dona  boo  populo  non  moritura  dédit. 
Totus  in  affoctu  divini  cultus  adhxrens, 

Ecelesia  juges  ampli tlcavit  opes. 
Mclchisedech  noster  merito  rex  atque  sacerdos, 

Gomptevit  lai  cas  retligionis  opus. 
Publica  jura  rfjrtns,  et  celsa  palatia  serrant, 

Unica  pontificum  gloria,  norma  (uU. 
Hinc  «biens,  illic  meritornm  vivit  honore. 

Hic  qnoqne  gestorom  laude  perennis  erit 

Or,  maintenant,  si  l'on  considère  que  le  roi  Childebert,  suivant  le  témoi- 
gnage de  Grégoire  de  Tours  «,  inonrut  ôTune  maladie  très-longue,  qui  ne  lui 
permit  pas  de  quitter  le  Ut,  au  moins  depuis  les  premiers  mois  de  l'année  558, 

son  frère  Clotaire*,  ne  lui  laissèrent  guère  alors  le  loisir  de  bâtir  ni  de  fré- 
quenter des  églises;  si,  d'un  autre  coté,  l'on  songe  au  tempe  nécessaire  à  la 
construction  d'un  édifice  aussi  coûteux,  aussi  vaste,  aussi  magnilique  que 
l'abbaye  de  Saint-Germain  dans  laquelle  cent  vingt  moines  étaient  entre- 
tenus avant  sa  dévastation  par  les  Normands  ,  on  sera  obligé  de  reconnaître 
que  Childebert  en  jeta  les  fondements  peu  de  temps  après  son  expédition 
d'Espagne  de  l'an  542,  ainsi  qu'U  est  d'ailleurs  attesté  par  Gislemar 

*  Corm.,  n,  f  1,  dans  Brower,  et  II,  14,  dans  Lnchi. —  *  Voyes  1a  première  note  de  la 
pag#  43.  —  »  T.  I,  p.  57.  —  *  8. 6«rm.  1. 784..—  «  Voyes  Not.  «W  manutc,  t.  XII,  p.  «7. 
—  •  IV,  ÎO.  —  t  /#**.,  1«  et  17.  —  s  Voyes  Gislemar,  Vito  S.Droctov.,  n.  10;  dans 
Bouqn«t,  m,  497  C.  —  *  Voyes  te  diplôme  de  Louis  te  Débonnaire  de  l'an  9T9,  en  laveur 
d*  l'abbaye  d#  Saint-Germain,  dans  Bouquet,  t.  VI,  p.  560  B.— «►  Vitt  S.  DrocdOV.,  n.  9; 
lin 4.,  m,  437  B.  —  Bans  un  manuscrit  du  xt«  siècle  de  1a  Btbtiotbeque  royale  (coté  S. 
Gtrm.  Asf.,  434),  on  ht,  fcl.  119,  à  la  marge  des  tablettes  chronolopifpu  s  qui!  contient, 
et,  en  teee  de  Van  54«,  une  petite  note,  également  écrite  dans  le  r\*  siècle,  ainri  conçue  : 


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18 


Notes  et  additions 


Il  ne  reste  plus  qu'à  concilier  cette  opinion  avec  le  diplôme  «Je  ce  roi  ;  et 
pour  cela,  il  suffira  d'observer  que  les  termes  etz/ri  construire  se  rapportent  à 
un  temps  de  beaucoup  antérieur  à  la  date  du  diplôme,  et  que  le  prince,  en  se 
servant  de  cette  expression,  rappelle  seulement,  en  558,  qu'il  a  commencé  ou 
entrepris  jadis,  par  exemple  en  543,  de  construire  l'église  de  Saint-Vincent, 
et  ne  donne  nullement  à  entendre  qu'il  ait  tout  récemment  commencé  cette 
construction.  Toutefois,  on  peut  douter  qu  elle  fût  entièrement  achevée  au 
moment  de  la  rédaction  du  diplôme,  attendu  que  le  roi,  pour  désigner  l'église, 
dit:  «  Templum  Domini  quodnos  œdificamus;  -  ce  qui  suppose  qu'il  restait 
encore  quelque  chose  à  y  faire. 

Quant  à  la  circonstance  relatée  dans  la  même  charte,  au  sujet  de  saint 
Germain,  évôque  de  Paris,  qui  aurait  conseillé  la  fondation  de  l'édifice,  rien 
n'empêche  qu'il  n'eut  donné  ce  conseil  avant  d'avoir  été  appelé  à  l'évôché 
de  Paris,  et  que  le  roi  lui  eut  attribué  le  titre  d'évéque  de  cette  ville,  non 
parce  que  saint  Germain  le  portait  le  jour  où  fut  fondée  l'église  de  Saint-Vincent, 
mais  parce  qu'il  en  était  revêtu  le  jour  de  la  confection  de  la  charte,  et  cette 
observation  suffit  pour  ôter  à  l'expression  toute  apparence  d'impropriété. 
J'ajoute  encore  à  l'appui  de  ce  raisonnement,  que  le  diplôme  de  Childebert 
est  plutôt  un  acte  de  dotation  qu'un  acte  de  fondation  proprement  dite  ;  et 
que  si  le  roi  eut  recours  à  l'intervention  de  saint  Germain,  ce  fut  moins  pour 
bâtir  une  église  que  pour  iustituer  des  religieux  dans  une  abbaye  déjà  propre 
à  en  recevoir:  en  effet,  Gislemar  dit  que  le  roi,  après  avoir  doté  richement  et 
orné  avec  magnificence  le  monastère  qu'il  avait  construit,  pria  cet  évèque  d'y 
établir  des  moines  '. 

On  doit  donc  tenir  pour  certain  :  1°  que  l'abbaye  de  Saint-Gennain-des- 
Prés  fut  fondée  peu  de  temps  aprèB  l'expédition  d'Espagne  de  542,  peut-être 
en  543;  2°  que  des  religieux,  comme  il  est  dit  dans  le  diplôme,  y  furent  éta- 
blis du  vivant  de  Childebert;  3°  que  les  bâtiments  du  monastère  fureut  par 
lui  construits,  sinon  entièrement  achevés;  4»  que  la  dédicace  de  l'église  fut 
célébrée  par  saint  Germain  le  jour  môme  de  la  mort  du  roi,  c'est-à-dire  le 
23  décembre  558. 

1  Cette  chapelle  donnait  sur  une  place  proche  le  jardin  de  l'hôtel 
de  Nesle.  Près  de  cette  place,  il  yen  avait  une  autre,  où  demeurait  le 
chapelain  de  la  chapelle  Saint-Martin.  En  1317,  l'abbaye  de  Saint- 
Germain-des-Prés  (Olim,  t.  11,  p.  670,  xxm)  plaidait  contre  le  recteur  de 
rUnivcrsité,  à  propos  des  droits  de  justice  à  exercer  sur  ces  places. 

k  Voici  l'inscription  qu'aurait  composée  Chilperic  pour  la  tombe  élevée 
à  saint  Germain,  évèque  de  Paris,  dans  l'église  Sainte-Croix  et  Saint- 
Vincent.  Suspectée  d'interpolation,  cette  inscription  a  été,  selon  Mabillon, 
corrigée  par  Aimoin,  et,  selon  Brower  et  Luchi,  à  Ta  vis  desquels  se 

■  Droctoveus  abbas  • ,  ce  qui  indiquait  que  Droctovée  était  abbé  de  Saint-Vincent  en  S46, 
et,  par  conséquent,  que  le  monastère  était  entièrement  construit  à  cette  époque.  Toutefois, 
nous  ne  pourons  tirer  de  cette  indication  un  argument  bien  fort  à  l'appui  de  notre  opinion, 
attendu  que  les  notes  marginales  de  ces  tablettes  sont  pleines  d  inexactitudes,  et  que,  par 
exemple,  la  mort  du  roi  Childebert  y  est  marquée  ris-à-vis  de  l'an  !»35;  celle  de  saint 
Germain,  évèque  de  Paris,  mort  en  57*.  n.-à-TH  de  lan  S51,  etc  —  i  Vit*  S.  Drorior., 
n.  tî;  dans  Bouquet,  111.  437  D. 


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ABBAYE  SAINT-I.EIUJÀIN-DES-PRÉS 


49 


range  M.  Leblant,  composée  par  Fortunat.  (Voy.  Itiscript.  chrél.  de  la 
Gaule,  L  I",  p.  285  et  suiv.)  : 

ECCLEStvE    SPECVLVM    PATRIE     VIGOR     ARA  REORVM 
ET  PATER  ET  MEDICVS  PASTOR  AMORQTE  G  REGIS 
GERKANVS    V1RTVTE     FIDE    CORDE     ORE  BEATVS 

CARNE  TENET  TVMVLVM  MENTIS  HONORE  POLVM 
V1R    CYI    DVRA    NIBIL    NOCVERVXT    FATA  SEPVLCBRI 

VIVIT  ENIM  NAM  MOR*S  QVEM  TVLIT  IPSA  TïMET 
CREV1T  ADHVC  POTIVS  JVSTVS  POST  FVNERA  NAM  QVi 

FICTÎLE  VAS  FVERAT  GEMMA  SVPERBA  M1CAT 
HV1IS  *   OPEM  AC  MERITVM  MVnS  DATA  VERBA  LOQVVWTVR 

REDDITYS  ET  COECIS  PRiEDICAT  ORE  DIES 
HVNC  VIR  APOSTOLICYS  RAP1ENS   DE  CARNE  TROPHvCVM 
JVRE  TRIVMPHAU  COSSIDET  ARCE  THRONI. 

1  On  lit,  au  sujet  de  la  châsse  de  saint  Germain,  dans  le  «  procès- 
verbal  de  l'inventaire  et  description  des  effets  mobiliers  de  l'abbaye 
de  Saint-Germain-des-Prés ,  du  H  septembre  1790»  {Arck.  de  VEmp.y 
S.  2866),  ce  qui  suit  : 

«  L'an  1790,  le  mardi  quatorzième  jour  de  ce  mois  de  décembre,  dix 
heures  du  matin ,  nous,  Le  Bon,  Joseph  ,  Dacier  et  Claude  Lotisse ,  officiers 

municipaux.       Assisté  des  prieurs  et  religieux,  nous  étant  transporté  dons 

l'église  abbatiale  et  conventuelle ,  nous  y  avons  trouvé  MM.  Gabriel-Fran- 
çois Doyen ,  peintre  du  roy,  demeurant  aux  Galeries  du  Louvre  ;  Louis- 
Philippe  Mouchy,  sculpteur  du  roy,  demeurant  auxd.  galeries  pour  pro- 
céder avec  nous  commissaires  aux  opérations  ci-après. 

Dons  le  chœur  de  lad.  église,  au-dessus  du  maltre-autel ,  nous  avons  re- 
connu la  chasse  de  saint  Germain,  telle  qu'elle  est  décrite  dans  la  déclaration 
faite  à  la  municipalité  le  26  février  1790,  par  Dom  Faverotte ,  prieur.  Cette 
chasse  est  longue  de  deux  pieds  dix  pouces,  surmontée  d'un  clocher,  la 
couverture  de  lames  d'or,  le  reste  en  vermeil;  elle  est  garnie  de  260  pierres 
précieuses,  qui,  sur  le  rapport  du  sr  Masson  ne  nous  ont  pas  parues  de 
grande  valeur,  et  dont-il  manque  quellesques  (sic)  unes,  et  de  197  perles, 
dont  il  manque  aussi  quelleques  unes ,  attendu  la  difficulté  de  descendre 
ladite  chasse,  nous  ne  l'avons  point  fait  peser,  nous  en  rapportant  au  poids 
annoncé  dans  ladite  déclaration,  laquelle  porte  qu'il  y  a  été  employé  26  marcs 
2  onces  d'or  et  150  marcs  d'argent,  suivant  le  marché  de  février  1108,  d'au- 
cuns inventaires  portent  250  marcs  d'argent,  et  pour  la  sûreté  de  ladite 
chasse,  nous  y  avons  apposé  le  scellé  sur  deux  bandes  de  ruban  placées 
aux  deux  extrémités  de  ladite  chasse  du  côté  du  chœur  des  religieux,  etc. 

On  trouve  en  tête  d'un  rôle  des  receltes  du  pitancier  en  1373  (Arch. 
de  l'Emp.,  carton,  L.  801),  une  copie  des  «vers  escrips  entour lâchasse 
d'or  mons.  Saint-Germain,  nostre  glorieux  patron  etevesquede  Paris... 

1  Alias  nmc. 

t.  m.  4 


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60 


N0TK.S  ET  AODITIO.NS 


par  Messire  Jehan  Baudouin,  bacheler  en  décret,  vicaire  eu  Ja  ville 
S.  Lëonart  de  Corbigny,  le  samedi  avant  la  Toussaint,  l'an  mil  cccutiun, 
lequel  jour  fa  ouverte  la  dicte  chasse.  » 

*  Lebeuf  aurait  pu  ajouter  qu'en  1643,  on  découvrit,  dans  le  préau  du 
cloître  de  l'abbaye  de  Salnt<Germaint  un  tombeau  de  pierre  avec  cette 
inscription  : 

TEMPO  RE  NVLLO  VOLO  HWC  TOLLAKTVB  OZZA  H1LPEBJCI 
PRECOR    ECO   1LPERICVS    NU    AVFERANTVR    RUSC   OZZA  MEA 

A  l'exception  de  Valois,  qui  voit  dans  ce  monument  la  tombe  du  roi 
Chilperic,  tous  les  érudits  s'accordent  h  reconnaître  dans  ce  Hilpericus 
un  personnage  de  la  cour  des  rois  mérovingiens.  La  forme  du  carac- 
tère de  cette  inscription,  chargée  de  ligature,  et  la  présence  d'un  cru- 
cifix dans  la  tombe,  sont  deux  motifs  qui  portent  mon  savant  confrère, 
M.  Leblant,  à  considérer  cette  inscription  comme  postérieure  au 
vm*  siècle,  mais  (Voy.  Inscript,  chrét.  de  la  Gaule,  t.  1«%  p.  288  et  suiv.) 
comme  la  plus  antique  des  épitaphes  peintes  qui  aient  été  trouvées  en 
Gaule. 

Alexandre  Lenoir  trouva  aussi,  à  la  fin  du  siècle  dernier,  une  inscription 
qui  est  aujourd'hui  déposée  a  l'abbaye  de  Saint-Denis.  Los  nombreuses 
mutilations  qu'elle  a  subies  en  rendent  l'intelligence  difficile.  Les  mots 
imprimés  en  italique  ont  été  restitués  par  notre  confrère  M*  Leblant. 
(Voy.  Inscript.  chrél.  de  la  Gaule,  p.  284  et  pl.  ir»  143.) 

•  TVNVLVS  EROTRYM,  .  ,  » 

....  Kîttt»  VIXIT*  TRIRVZ  ET  QUOdfOÇi  llttl 
TEnREA  POZT-  LT5QVE52  CXU$tiù  tefgM  petwil 
TRANSITVS  EROTRVDIS  CEU^rotMT.  .  . 

Cette  inscription,  d'un  beau  caractère,  mais  d'une  très-basse  époque, 
a  été  publiée  également  par  Alexandre  Lenoir  {M niée  des  monum. 
français,  édit.  de  1801,  t.  II,  p.  10  et  pl.  lmh;  Descript.  des  monum.  de 
sculpture,  elc,  p.  81),  et  par  Albert  Lenoir  {Statiit.  monum.  de  Paris 
Monogr.  de  Saint-  Germain-des  -  Prés ,  lre  planche). 

7  On  sait  que  les  inscriptions  qui  couvraient  les  tombeaux  des  reli- 
gieux célèbres  étaient  d'une  concision  extrême.  On  lisait  sur  une  petite 
pierre  carrée  :  x  decembris  1*74 1,  c'était  la  tombe  de  Bernard  de  Mont- 
faucon;  sur  une  autre  pierre  :  x  aprilis  1*756,  c'était  celle  de  Dom  Vais- 
sète;  sur  une  autre  :  xxvu  decemrris  1707,  c'était  celle  de  Mabillon.  Les 
trois  grands  érudits  du  xvni*  siècle  étaient  enterrés  à  côté  les  uns  des 
autres.  lorsqu'on  détruisit  la  chapelle  de  Notre-Dame  pour  percer  la 
nie  de  l'Abbaye,  on  demanda  que  les  restes  de  Montfaucon  et  de  Mabillon 


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AitîUYE  SAINT-(iKRMAlN-l)ES  l'UKS 


61 


fussent  recueillis  et  déposés  au  Musée  des  monuments  français.  La 
demande  en  fût  faite,  le  2  prairial  an  VII,  par  une  personne  nommée 
Bouillot,  t%t  des  Maçon*,  *°  25.  L'autorisation  fut  accordée,  le  5  fructi- 
dor suivant,  par  le  ministre  de  l'intérieur,  et,  le  9  brumaire  an  VID, 
on  dressa  un  procès-verbal  de  l'exhumation  et  de  la  translation  des 
corps  (Voy.  Alex.  Lenoir,  Musée  des  monum.  français,  t  VIO,  p.  169), 
qui  furent  rapportes,  en  4819,  dans  l'église  de  Saint-Germain-des-Prés. 
pliant  aux  restes  de  Dom  Vaissète,  ils  n'ont  malheureusement  pas  été 
recueillis,  et  Ton  ne  sait  ce'qu'ils  sont  devenus. 

Voici,  d'après  D.  Douillart  et  les  épitaphiers  manuscrits,  les  noms  des 
personnages  inhumés  dans  l'église  de  Saint-Germain  des  Prés  : 

Childebert  I«  (23  décembre  558).  Ultrogothe,  reine  (T).  Chilpéric  W  (sep- 
tembre  584 J.  Frédégonde  (597).  Clntaire  II  (28  septembre  628).  Ber* 
trude  (618).  Chfldéric  II  (septembre  673).  BlichUde  (septembre  673).  Da- 
gobert,  son  fils  (septembre  674).  Charibert  (7).  Chrodesinde,  fille  de  Childe- 
bert (7).  Cbrotberge  (7).  Geoflroi  de  Coustures  (7).  Richard  d'Atrie  ou  de 
Letré  (1387). Hervé  de  Morillon (1459). Guillaume  Martellet,  évêque  de  Bethléem 
(14027)^  Dominique  de  Gabre,  évêque  de  Lodève  (1er  fév.  (557).  JeanGrolier, 
trésorier  de  France  (1565).  Pierre  Danès,  évêque  de  Lavaur  (23  avril  1577). 
Dom  Claude  Cotton,  grand  prieur  de  l'abbaye  (16  mars  1660).  Charlotte- 
Louise  de  Laloé,  veuve  de  Charles  de  Lusignan,  marquis  de  Saint-Gelais 
(1*  février  1715).  Eusèbe  Renaudot,  prieur  de  Frossay,  membre  de  l'Acadé- 
mie  tançaise  (!•'  sept.  1720).  Antoine  de  Lion,  auditeur  des  comptes,  sieur 
des  Landes  et  de  La  Motte-Charny  (22  avril  1556).  Nicolas  de  Lion,  commis* 
<«ire  des  guerres,  son  fils  (7).  François  Thévin,  comte  de  Sorge  (23  juin  1637). 
Henri* Achille  de  Lafochefoucauld,  abbé  de  la  Chaise-Dieu  (7);  Françoise  de 
La  Rochefoucauld,  sa  sœur  (13  mars  1708)  ;  Henriette  de  La  Rochefoucauld 
(3  nov.  1721).  Jean  Froger  (1372  7);  Jacqueline,  sa  femme  (?).  Jean,  Gabriel 
et  Ctaude  Lmiiflier  (1647).  Claude  Grosjean  (15  décembre  1667).  Jacques  Dou- 
ptas  (1645).  Robert  Douglas,  capitaine  aux  gardes  (15  juin  1662).  Comtesse  de 
Dufiihafthon  (25  avril  1691).  Georges  Douglas,  comte  de  Dumbarthon 
(20  mars  1692).  Gaulaume-Mathias  Douglas  (13  mars  1715).  Jacques  du  Cel- 
lier, chanoine  de  Lille  (1398).  Madeleine  Baron,  femme  du  comte  de  Jussac 
(7  juin  1678).  Dom  Claude  Bennet  Withe,  général  des  Bénédictins  anglais 
(4  octobre  1655).  Olivier,  Louis,  Charles  et  François  de  Castellan  (1644,  8  jan- 
vier 1683),  Ferdinand  Egon,  landgrave  de  Furstemberg  (6  mai  1696).  François 
de  ht  Mark  (18  janvier  1697).  François-Henri,  prince  de  la  Tour  et  Tassis,  cha- 
noine de  Cologne  (4  déc.  1700).  Guillaume  Egon,  cardinal  (10  avril  1704). 
X...,  comtesse  de  1«  Mark  (17  août  1704).  César,  cardinal  d'Estrées, évêque 
d'AhVano  (18  décembre  1714).  Jean  de  Precy  (7).  Gérard  de  Moret,  abbé  de 
Saint-Germain  (1278).  Jeanne  Ozanne,  mère  de  Guillaume  III,  abbé  (1405). 
François  de  Monceaux,  fils  de  François  de  Monceaux,  chevalier,  seigneur  de 
VUleacoubley  (1535).  François  Vindebane,  secrétaire  d'État  de  Charles  I",  roi 
*  Angleterre  (12  sept.  1646).  Louis  Couret,  chanoine  de  Notre-Dame  (12  juin. 
17160).  Robert  Racine  du  Corail  (12  décembre  1678).  Madeleine  Darville  de  la 
Grange  Palaiseau(9  avril  1686).  Marie  de  la  Fontaine  (20  mars  1689).  Nicolas 


;*2 


NOTES  Kl  ADDITIONS 


Brerant  de  Roidemont,  gouverneur  des  pages  du  roi  (29  nov,  1713).  Hugues 
d'IsBi,  abbé  (1247).  Thomas  de  Meulôon,  abbé  (1256).  Nicolas  de  Ladit,ahbt 
(1361).  Pierre  de  Moritreuil,  architecte  (17  mars  1266).  Agnès,  sa  femme  (?). 
Jean  de  Prigny  (juin  1362).  Philippe  le  Harlo,  écuyer,  seign.  de  Parant,  pan- 
netier  du  roi  Charles  VI  (1430).  Jean  de  Coutures,  écuyer  (16  mars  1355). 
Agnès,  femme  de  Raoul  de  ttodferel  (1285).  Jean  Bely,  souchantre  (1413). 
P.  de  Nangis  (T).  Agnès,  sœur  de  l'abbé  Gérard  de  Moret  (12  .)•  Fr.-Jean 
de  Pontoise,  chambrier(      ).  Fr .-Pierre  de  Couli,  trésorier  (4  juin  1358). 
Frère  Robert,  chantre  (1182).  Fr.-Guillaurae  de  Domat  (1287).  Emmeline  de 
Petit-Pont  (1288).  Jean  Guérin,  prévôt  de  Thiais  [de  Theodosio]  (1300?). 
Simon  de  Montellet  (?).  Jean  de  Laigle  (1317).  Renaud  de  Camps,  lieutenant 
du  châtelain  et  concieïÇe  du  Louvre  (21  avril  1385).  Henri  de  Montchauvet, 
prévôt  de  VUleneuve-Sarot-Georges  (fév.  1296).  Adam  Medici  (décembre  1348) 
Pierre  Herouard  (1387).  Simon  Hay  du  Chàtelet,  archid.  et  chan.  du  Mans 
(6  mai  1659).  Dom  Vincent  Marsoles  (5  sept.  1681).  Doui  Benoit  Brachet  (7  jan- 
vier 1687).  Dom  Arnoul  de  Loo  (9  août  1713).  Dom  Grégoire  Tarisse  (24 
sept.  1648).  D.  Bernard  Audebert  (29  août  1675).  D.  Claude  Boistard  (20  mars 
1709).  D.  Simon  Bougis  (1  juillet  1714).  D.  Charles  de  rHostallerie  (18  mars 
1721).  D.  Athanase  Mongin  (17  oct.  1633).  D.  Cyprien  Leclerc  (25  avril  1646). 
D.  Antoine  Durban  (18  oct.  1697).  D.  Hugues  Menard  (20  jauv.  1644).  Frère 
Alexandre  (?).  Frère  Pierre  de  Gyry  (?).  Frère  Jean  de  Villemer  (?).  François 
Le  Bourdais  (1634).  Claude  Pradines,  aumônier  du  roi  (30  sept.  1657).  Mathu- 
rin  Langles,  docteur  en  droil  (3  juillet  1669).  Pierre  de  Sainte-Marthe,  cous, 
d* Etat  (7  juillet  1679).  Fr.  Guillaume  de  Barre  (?).  Fr.  Guillaume  Pous^iarque, 
prévôt  d'Antony  (Cal.  févr.  1311).  Gérard  Romain,  docteur  en  droit  civil  et 
canon  (?).  Herbert  (?).  Guillaume  de  Pivelas  (25  oct.  1404).  Etienne  de  Sacloia, 
trésorier  de  l'église  Saint-HUaire  de  Poitiers  (1276)  de  Sacloia,  cheva- 
lier (1273).  Simon,  abbé  (?).  Gaultier  de  Boulay,  abbé  de  SaintrMagloire 
(12  cal.  nov.  1337).  Clément,  archidiacre  de  Laon  (?).  Fr.  Ursicio  de  Coray 
(28*  juin  1695).  Paul  de  Laborie,  docteur  de  Sorbonne  (12  oct.  1709).  Fr.  Oli- 
vier Simon  (10  janvier  1721).  Henri  de  Bourbon,  duc  de  Verneuil,  abbé  de 
Suint-Germain  (1682).  Louis-César  de  Bourbon,  comte  du  Vexin  et  légitimé 
de  France  (10  janvier  1683).  Catherine  de  Bourbon  (30  décembre  1595).  Marie 
de  Bourbon-Conti  (21  mars  1620).  François  de  Bourbon,  prince  de  Coati 
(3  août  1614).  Charles  de  l'Aigle,  écuyer  (1317).  Guillaume  de  almto,  domi- 
cellus,  du  diocèse  de  Limoges  (1308).  Juba  Alesi,  fila  de  Berault  Aleai  de 
Série  (1295).  Burguaud  de  Bellée,  jadis  chevalier  de  nostre  sire  le  roy  de 
France  et  le  roy  de  Navarre  (sept.  1313).  Simon  de  Saint-Benoist,  trésorier, 
puis  grand-prieur  de  Saint-Germain-des-Prés  (14  août  1437).  Guillaume  BouU 
langer,  seign.  de  Vaumesnil,  conseiller  d'État  et  premier  échansoo  de  M-, 
frère  unique  du  roi  Henri  III  (mars  1590);  Gausse,  sa  femme  (9  mai  1581). 
Regnault  de  Camps,  écuyer,  né  de  Picardie,  lieutenant  du  châtelain  et  con- 
cierge du  Louvre,  trépassé  en  l'Hôtel  des  écoliers  de  Dainville  (21  avril  1385). 
Eustache  de  Chombeli,  seign.  du  Val  (1341).  Comte  Chapon,  de  Sanine-la- 
Vieille?  (1298).  Jean  de  Coustures,  écuyer  (16  mars  1255).  Guillaume  de  Fou- 
geret (de  Fougeretto),  professeur  de  droit,  doyen  de  Nevers,  conseiller  du 
duc  de  Bourbon  (1333).  Jean  (iarnier  .  de  dirons,  avo<at  an  parlement  (10 
février  13*8). 


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ABU  AÏE  SAINT-  GERMAlN-DE  S-PKES 


53 


Je  donne  plus  loin  les  inscriptions  conservées  de  Dom  Mabillon  et 
de  Montfaucon ,  qui  ont  été  rétablies  dans  l'église  de  Saint-Germain. 

•  On  peut  se  rendre  un  compte  exact  des  revenus  considérables  de 
cette  abbaye  par  les  déclarations  faites  en  1790.  Ces  revenus  étaient 
alors  divisés  en  trois  parts,  celle  de  la  Mense  abbatiale,  celle  du  Régime 
de  la  congrégation  et  celle  de  l'abbaye. 

La  Mense  abbatiale  jouissait  d'un  revenu  de  360,326  livres  2  sous, 
grevé  de  124,391  Hvres  14  sous  2  deniers  de  charges  inhérentes  à  ce 
bénéfice;  le  Régime  de  la  Congrégation  recevait .32,802 livres  3  sous, 
dont  il  faut  défalquer  9,940  livres  de  rentes  à  servir;  enfin  l'Abbaye 
percevait  222,692  livres  5  sous  5  deniers,  mais  elle  dépensait  118,814 
livres  13  sous  10  deniers,  ce  qui  fesait  un  total  général  de  615,820 
livres  10  sous  5  deniers  de  revenus,  et  de  253,146  livres  8  sous  de 
charges,  te  revenu  net  était  donc  de  362,674  livres  2  sous  5  deniers. 

L'importance  de  ces  revenus  nécessite  quelques  détails.  Je  vais  exami- 
ner successivement  le  budget  de  la  Mense  abbatiale,  celui  du  régime  de 
la  congrégation  et  celui  de  l'abbaye.. 

En  1790,  le  bénéfice  était  vacant,  et  ce  lut  Isidore-Simon  Brière 
de  Mondétour,  receveur  général  des  économats,  préposé  en  cette  qua- 
lité par  le  roi,  à  la  régie,  recette  et  administration  des  bénéfices  consis- 
toriaux  vacants,  qui  déclara,  le  26  février  1790,  l'état  des  revenus  et 
des  charges.  Cette  déclaration  est  précédée  d'observations  fort  intéres- 
santes, que  je  transcris  ici  malgré  leur  longueur. 

OBSERVATIONS  PRÉLIMINAIRES 

SUR  LES  DROITS  DE  JUSTICE,  CENSIVE,  POIRES  ET  MARCHES  APPARTENANTS 
A  LADITE  ARBAYE  DANS  LA  VILLE  DE  PARIS. 

Le  fauxbourg  Saint-Germain  fait  partie  du  fief  d'Issy,  donné  par  le  roi 
Childebert  à  titre  de  dotation ,  à  l'abbaye  de  Saint-Germain  en  558 ,  avec 
tous  droita  de  haute ,  moyenne  et  basse  justice  et  censive,  et  tous  les  autres 
droits  qui  lui  appartenoient ,  tant  sur  l'étendue  dudit  fief  que  sur  la  rivière 
de  Seine  et  une  perche  royale  des  deux  côtés,  depuis  les  anciens  ponts  de 
Paria  jusqu'à  la  rue  de  Seve,  qui  fait  séparation  de  ladite  rivière  avec  le  sei- 
pneur  oe  saint -ciouo. 

Ce  fauxbourg  formoit  une  ville  séparée  de  celle  de  Paris,  suivant  un  arrêt 
du  parlement  de  l'année  1297. 

Par  l'édit  du  roy  du  mois  de  février  1674 ,  la  haute  et  moyenne  justice 
dud.  faoxbourg  a  été  réunie  au  Châtelet,  et  elle  a  été  seulement  réservée 
dans  tout  Kenclos  de  lad.  abbaye,  tant  du  côté  de  M.  l'abbé  que  du  côté  de 
MM.  les  religieux;  il  a  aussi  été  réservé  à  l'abbaye  de  Saint-Germain  la  basse 
justice  foncière  pour  les  rentes,  cens  et  autres  redevances  des  maisons  et 
biens  étant  dans  la  censive  et  fief  dépendant  de  lad.  abbaye,  situés  dans  la 
ville  et  fauxbourg  de  Paris,  ainsi  qu'il  est  porté  par  un  arrêt  du  Conaeil- 
d'£|at  du  roy,  du  21  janvier  1675,  confirmé  par  de*  lettres  patentes  du  mois 


- 


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I 


fr4  HOTES  £T  AJlIffTUMH 

4e  inay  1691>  enregistrées  au  graud  conseil  le  15  dud.  mois  de  mare  et  par 
autre  arrêt  du  conseil  du  14  février  1693,  confirmé  par  lettres  patentes  dud. 
mois  de  février,  enregistrées  au  parlement  le  17  du  même  mois  de  février. 

En  sorte  que  la  haute ,  moyenne  et  basse  justice  dans  les  enclos  de  l'abbaye, 
et  la  basse  justice  foncière  seulement  dans  tout  le  fauxbourg  Saint-Germain, 
Mi  exercée  par  les  officiers  au  nom  de  l'abbé  et  des  religieux  de  ladite 
abbaye  conjointement 

Par  la  suite  des  temps  il  s'est  fait  plusieurs  usurpations  de  la  censive  sur 
plusieurs  maisons  et  héritages  dudit  fauxbourg  Saint-Germain. 

La  première  a  été  faite  par  les  recteurs,  suppôts  et  université  de  Paris, 
lesquels  sont  en  possession  de  la  censive  sur  le  petit  Pré  aux-Clercs,  sur 


Le  petit  Pré-aux-Clercs  commence  à  une  maison  rue  du  Colombier,  pres- 
que devant  la  grande  grille  de  l'abbaye ,  où  loge  une  fruitière ,  traversant 
en  droite  ligne  par  derrière,  jusqu'à  la  rue  des  Marais,  en  montant  le  long  de 
ladite  rue  des  Marais  et  du  Colombier,  jusqu'à  la  rue  des  Petits-Augustin»,  > 

compris  les  trois  maisons  qui  font  le  coin  de  ladite  rue  des  Marais  et  des 
Petits-Augnstins. 

Plus,  de  quelques  maisons  rue  des  Marais  à  gauche,  en  entrant  par  la  rue 
des  Petits- Augustins,  jusqu'à  une  maison  qui  appartenoit  ci-devant  à  M.  de 
Louvencourt,  dont  la  nue-propriété  a  été  acquise  par  le  sieur  Pierre  tflie 
Baraud  des  Granges,  par  contrat  devant  Monnot,  n*,  le  9  mars  1717,  laquelle 
est  la  première  de  ce  côté  où  commence  la  censive  de  l'abbaye  de  Saint- 
Germain,  dont  les  maisons  de  ce  même  coté  jusqu'à  la  rue  de  Seine  sont 
aussi  de  la  censive  de  l'abbaye  Saint-Germain,  ce  qiù  forme  six  maison*. 

De  l'autre  côté  de  la  rue  et  (sic)  marais  en  entrant  par  la,  rue  de  Seine  à 
gauche,  jusques  et  compris  deux  maisons  appartenantes  à  la  Visitation,  ce 
qui  forme  huit  maisons,  sont  aussi  de  la  censive  de  l'abbaye  Samt-Germain. 

De  l'autre  côté  de  la  rue  des  Petits-Augustin  s  le  surplus  dudit  petit  Pré- 
aux-Clercs reprend  à  une  maison  appartenante  à  l'Hôtel-Dieu ,  d'où  l'on  tra- 
verse droit  dans  les  jardins  des  Petits-Augustin»,  derrière  toutes  les  maisons 
qui  ont  été  bâties  depuis,  la  susdite  maison  de  l'Hôtel-Dieu,  jusqu'au  coin 
de  la  rue  du  Colombier,  et  depuis  ladite  maison  du  coin  tout  le  long  de  la 
rue  Jacob,  à  main  droite  jusqu'à  la  rue  des  Saints-Pères  en  entrant  à  droite 
jusqu'à  deux  maisons  appartenantes  aux  Petits-Augustins. 

Quant  au  grand  Pré-aux  Clercs,  il  commence  rue  Saint- BenoU  à  droite 
jusqu'à  la  rue  des  deux  Anges,  dont  toutes  les  maisons  des  deux,  cotés  sont 
de  la  censive  de  l'Université ,  ainsi  que  les  maisons  à  gauche  de  la.  rue  Jacob 
et  va  traverser  chez  MM.  les  religieux  do  la  Charité,  et  comprend  une  salle 
neuve  qui  va  rendre  vis-à-vis  le  cimetière  cy-devant  appelé  des  Huguenots, 
et  qui  appartient  à  présent  auxdits  pères  de  la  Charité,  dont  il  y  a  une  petit»1 
partie  à  droite  en  descendant  qui  est  dudit  grand  Pré-aux-Clercs,  aussi  bien 
que  toutes  les  maisons  en  descendant  depuis  ledit  cimetière  et  d*  même 
côté  jusqu'au  coin  de  la  rue  des  Saints-Père»  et  de  lTpiversité,  qu>  sont  pré- 
tendues par  lesdits  sieurs  de  l'Université. 

Et  encore  toutes  les  maisons  qui  sont  dans  ladite  rue  de  l'Université  à 
main  gauche,  depuis  le  coin  de  la  nie  des  Saints-Pères ,  qui  vont  le  long  de 
ladite  nie  de  l'Université  à  gauche  jusqu  au  coin  de  la  me  du  Bacq ,  dans 


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ABBAYE  SAINT- GERMAIN-DES- PRES 


laquelle  rue  du  Bacq ,  à  droite  il  y  a  doux  maisons  qui  font  le  second  coin 
•le  la  rue  du  Bacq ,  qui  aboutissent  au  passage  du  jardin  de  M""  la  prin- 
cesse de  Conty,  cy-devant  appellé  l'hôtel  dé  Grimberg,  situé  rue  Saint-Do- 

Plns,  depuis  ladite  rue  du  Bacq  jusqu'au  coin  de  la  rue  de  Belle-Cha9*e. 

Mais  dans  cette  étendue  il  y  a  un  hôtel  appartenant  a  M.  Feydeau  de 
Brou,  qui  est  la  dernière  porte  cochère  avant  la  rue  de  Belle-Chasse ,  qui  a 
été  construit  sur  partie  du  jardin  de  l'hôtel  de  Broglie,  sis  rue  Saint- Domini- 
que, dans  lequel  hôtel  de  M.  de  Brou,  qui  contient  en  totalité  282  toises 
3  pieds  1  pouce  >r»  lignes,  il  n'y  en  a  dans  la  censive  de  l'Université  que 
1 19  toises  4  pieds  3  pouces  7  lignes,  et  dans  celle  de  l'Abbaye  Saint-Germain, 
132  toises  14  pieds  9  pouces  10  lignes. 

Il  y  a  encore  dans  la  censive  de  l'Université  deux  maisons  me  de  BeBe- 
Chasse  à  gauche,  dans  l'étendue  de  16  toises  2  pieds  2  pouces  de  (ace  qu'ils 
ont  de  ce  côté. 

De  l'autre  côté  de  ladite  rue  de  Belle-Chasse  à  droite,  la  censlve  de  l'Uni- 
versité a  16  toises  2  pied*  .*>  pouces  de  face  sur  la  rue  et  16  toises  5  pieds 
1  pouce  4  lignes  dans  le  fond  du  côté  de  l'hôtel  de  M.  le  prince  de  Chalais. 

Et  l'Abbaye  de  Saint-Germain  a  la  censive  sur  le  surplus  de  ladite  rue  de 
Belle-Chasse  à  prendre  depuis  lesdites  16  toises  qui  appartiennent  à  l'Univer- 
sité jusqu'à  la  rue  Saint-Dominique,  des  deux  côtés  de  ladite  rue  de  Belle- 
Chasse. 

Plus,  il  y  a  encore  dans  la  censtve  de  l'Université  le  terre  in  à  prendre 
depuis  le  second  coin  de  la  rue  de  Belle-Chasse  en  suivant  la  rue  de  l'Uni- 
versité, passant  derrière  les  murs  du  jardin  du  couvent  de  Saint-Joseph  jus- 
ques  près  le  corps-de-garde  où  la  ligne  se  termine  en  pointe  à  côté  du  jardin 
de  l'hôtel  de  Brienne,  et  le  surplus  de  ce  côté  de  la  rue  jusques  dans  la  cam- 
pagne, est  de  la  censtve  de  l'Abbaye  Saint-Germain,  mais  dans  cette  partie 
il  y  a  plusieurs  hôtels  de  construits  qui  sont  en  partie  de  la  censive  de 
r Abbaye  Saint-Germain  et  en  partie  de  l'Université. 

Plus,  l'Université  a  encore  dans  sa  censive  une  partie  de  l'hôtel  d'Hareourt 
situé  rue  de  l'Université  &  droite ,  l'autre  partie  est  dans  la  censive  de  l'Abbaye 
Saint-Germain. 

Quant  aux  autres  maisons  de  la  me  de  l'Université,  &  commencer  du  coin 
lie  la  rue  des  Saints-Pères  a  droite  jusques  dans  la  campagne,  elles  sont  dans 
la  censive  de  l'Abbaye  Saint-Germain,  à  l'exception  seulement  de  la  portion 
de  l'hôtel  d'Hareourt  qui  est  de  la  censive  de  l'Université,  ainsi  qu'il  est  cy- 
dessus  dit. 

L'abbaye  de  Saint-Germain  a  encore  été  traversée  par  le  domaine  en  1681. 
Le  roy,  par  sa  déclaration  de  ladite  année,  a  déclaré  de  son  domaine  toutes 
les  maisons  bâties  sur  les  fossés,  fortifti cations  et  contrescarpes  qui  commen- 
cent rue  Guénégaud  a  main  droite  en  y  entrant  par  la  rue  Mazarine  et  sont 
bornés  a  une  maison  appartenante  à  l'Abbaye  Saint-Germain,  rue  Guénégaud, 
et  continue  et  comprend  toutes  les  maisons  et  échoppes  bâties  dessus  dans 
la  rue  Mazarine  &  main  gauche  en  retournant  vers  le  carrefour  de  Bussy, 
anciennement  appellé  de  Nesle ,  et  comprend  les  maisons  rue  Contrescarpe 
à  main  droite  en  entrant  par  la  rue  Dauphine,  aussi  bien  tme  les  maisons 
vis-à-vis  ladite  rue  Contrescarpe  rue  Dauphine. 


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NOTES  ET  ADDITIONS 


De  ladite  rue  Contrescarpe  oo  entre  rue  Saint-Àndré-des-Arta ,  pour  passer 
eu  droite  ligne  dans  la  cour  du  Commerce,  autrefois  dite  Jeu  de  Boule  de 
Mahus,qui  fait  le  derrière  de  la  rue  des  Fossés-SaintpGerniain,  dont  toutes  les 
maisons  qui  sont  de  ce  coté  de  cette  rue ,  depuis  le  coin  de  la  rue  Saint- 
André  passant  vis-à-vis  les  maisons  de  la  Comédie  et  vont  finir  à  la  fontaine 
des  Cordeliers,  sont  de  la  censive  du  roy. 

Toutes  les  maisons  qui  sont  dans  la  rue  de  Touraine  et  de  l'Observance , 
en  tournant  et  allant  jusqu'à  la  rue  des  Fosdéa-Monaieur-le- Prince,  paraissent 
aussi  delà  censive  du  roy,  à  l'exception  des  maisons  du  nommé  Bêche, 
sises  au  coin  de  la  me  des  Cordeliers  à  droite  en  y  entrant  par  la  rue  des 
Boucheries  et  de  celles  qui  appartiennent  aux  sieurs  Bebin  et  de  la  Griffe 
qui  sont  môme  rang ,  d'une  aux  Cordeliers  au  coin  de  la  rue  de  Touraine  » 
et  une  au  coin  de  la  rue  de  l'Observance,  qui  sont  de  la  censive  de  l'Abbaye 
Saint-Germain  et  qui  termine  les  fossés. 

En  continuant  sur-la  rue  des  Fossés-Monsieur-le-Prince,  à  main  gauche, 
jusqu'à  la  porte  Saint-Michel  ou  devant  la  fontaine,  toutes  sont  prétendues 
par  le  domaine  du  roy,  quoique  l'abbaye  n'ait  jamais  été  indemnisée  par  le 
roy  de  tout  ce  terrein  à  l'exception  de  sept  maisons  en  entrant  par  la  rue 
de  Condé,  à  gauche,  qui  tiennent  à  la  maison  du  sieur  Allain,  qui  paroissent 
être  de  la  censive  de  l'abbaye  de  Saint-Germain. 

On  observe  ici  que  tout  le  terrein  qui  composoit  cy-devant  l'ancien  hôtel 
de  Condé,  rue  de  Condé,  et  plusieurs  maisons  rue  de  Condé  et  des  Fossés- 
Monsieur-le- Prince,  ont  été  acquises  par  le  roy,  en  l'année  1174,  pour  bàtii 
la  salle  de  la  Comédie-Françoise,  et  Sa  Majesté  s'est  réservé  le  droit  de 
disposer  du  surplus  dudit  terrein  qui  ne  seroit  pas  utile  à  la  construction  de 
ladite  salle,  soit  par  vente,  échange  ou  autrement. 

Que  Sa  Majesté  a  vendu  à  Monsieur,  frère  du  roy,  sous  le  uomdeM.Macbet 
de  Velye,  le  13  juillet  1779,  tous  les  terreios  de  l'ancien  hôtel  de  Condé, 
situés  le  long  de  la  rue  du  même  nom,  des  rues  de  Vaugirard  et  des  Fossés- 
Monsieur-lo-Prince,  et  les  maisons  et  bâtiments  adjacents,  à  l'exception  des 
terreins  qui  seraient  nécessaires  pour  la  construction  de  ladite  salle  et  des 
rues  et  place  appartenant  à  Sa  Majesté,  sans  cependant  aucune  réunion  à  son 
domaine,  en  vertu  de*  acquisitions  qu'elle  en  avoit  faite. 

Que  MM.  les  commissaires  du  roy  qui  ont  fait  cette  vente  ont  dit  par  le 
contrat,  que  lesdits  terreins  seraient  possédés  par  ledit  sieur  de  Vellye.  en  la 
directe  et  censive  de  Sa  Majesté,  et  chargés  d'un  soi  tournois  de  cens  par 
toise,  et  ont  dispensé  ledit  sieur  de  Vellye  et  ceux  qui  acquereroienl  de  lui 
de  payer  aucuns  droits  de  lods  et  ventes,  même  pour  les  premières  reventes 
qui  seraient  faites  par  lesdits  acquéreurs  dudit  sieur  de  Vellye,  dans  l'espace 
de  vingt  années. 

Que  ledit  sieur  de  Vellyo  a  obtenu  des  lettres-patentes  sur  ce  contrat  le 
f  0  août  1779,  qu'il  a  fait  enregistrer  au  Parlement  le  7  septembre  suivant. 

Qu'il  a  été  présenté  au  parlement  une  requête  par  le  receveur  général  des 
économats,  et  MM.  les  prieur  et  religieux  de  Saint-Germain,  par  laquelle  ils 
ont  demandé  à  être  reçus  opposants  à  l'enregistrement  desdites  lettres 
patentes,  et  à  être  maintenus  gardés  dans  la  seigueurie  directe  et  censive 
desdits  terreius,  et  que  M.  de  Vellye  fut  condamné  a  payer  à  l'abbaye  Saiut- 
(îprmain  le*  Ms  t>\  ventes  de  *on  acquisition. 


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ABBATE  SAINT- GERMAIN -DES-PRES  67 

Sur  celle  requête  il  est  intervenu  arrêt,  le  29  décembre  1780,  qui  a  permis 
do  taire  assigner  M.  de  Vellye. 

M.  de  Vellye  a  été  assigné  au  Parlement  le  5  janvier  1781,  en  vertu  dudit 
arn*te. 

Mais  par  arrêt  du  conseil  d'État  du  H  avril  1781,  cette  demande  a  été 
évoquée  au  conseil  et  elle  n'est  pas  terminée. 

Outre' les  anciens  fossés  prétendus  par  le  domaine,  il  y  a  encore  le  grand 
et  le  petit  séjour  de  Nesle  qui  sont  déclarés  de  la  censive  du  roy,  par  arrêt 
du  conseil  du  

Ce  grand  et  petit  hôtel  de  Nesle  commence  de  la  rue  Guénégaud,  comprend 
toutes  les  maisons  des  deux  côtés  de  ladite  rue,  les  bâtiments  de  l'hôtel  de  la 
Monooye  et  tout  le  terrein  du  collège  Mazarin,  tant  sur  le  bord  de  l'eau  que 
derrière,  rue  Mazarine,  du  coté  dudit  collège  Mazarin,  à  l'exception  de 
quatorze  maisons  qui  font  partie  du  grand  pavillon  dudit  collège,  rue  Maza- 
rine, dont  ils  ont  été  condamnés  de  payer  l'indemnité  à  l'abbaye  Saint- 
Germain,  suivant  ledit  arrêt  du  conseil  du  ,  lesquelles  sont  par  ce  moyen 

de  la  censive  de  Saint-Germain. 

Le  bureau  de  l'Hôtel-de-Ville  de  Paris  prétend  aussi  avoir  un  droit  de 
censive  sur  une  maison,  me  du  Jardinet,  appartenante  cy-devant  à  M.  de 
Leneville,  et  sur  quatre  maisons  dans  la  rue  du  Battoir,  à  gauche  en  entrant 
par  la  rue  Uautefeuille,  jusqu'au  coiu  de  ladite  rue. 

Plus  sur  trois  maisons  rue  des  Poitevins,  appartenantes  cy-devant  à  M .  Du- 
fresne,  procureur  au  Parlement,  et  aujourd'hui  au  sieur  Pierre  Barthelemi- 
Tbomas  Lenain,  procureur  au  Chatelet,  et  à  ses  cohéritiers. 

Il  y  a  encore  eu  contestation  entre  l'abbaye  Saint-Germain,  celle  de 
Sainte-Geneviève  et  le  chapitre  Saint-Benott,  au  sujet  de  la  censive  du  grand 
et  petit  Luxembourg,  et  trois  maisons,  rue  d'Knfer,  et  le  petit  Calvaire,  rue 
de  Vaugirard,  et  sur  d'autres  maisons  au  bout  de  la  rue  de  Vaugirard, 
derrière  le  Luxembourg,  dont  la  censive  a  été  réglée  par  transaction 
entre  l'abbaye  Saint-Germain,  l'abbaye  Sainte-Geneviève  et  ledit  chapitre 

Saint-Benoit,  devant  M*  Carnot,  notaire,  le  1691,  par  laquelle,  entre 

autres  choses,  il  a  été  convenu  que  toutes  les  mutations  qui  seront 
faites  du  grand  Luxembourg,  Saint-Benoit  en  auroit  un  sixième  et  demi,  et  à 
l'égard  de  trois  maisons,  rue  d'Enfer,  en  entrant  par  la  porte  Saint-Michel  à 
droite,  elles  sont  demeurées  en  commune  censive,  tant  de  l'abbaye  Saint- 
Germaiu  que  de  Sainte-Geneviève. 

A  l'égard  du  petit  Luxembourg,  la  censive  appartient  pour  moitié  &  l'ab- 
baye Saint-Germain  et  pour  l'autre  moitié  à  l'abbaye  Sainte-Geneviève,  et  à 
l'égard  de  la  censive  sur  le  terrein  du  couvent  du  Calvaire,  elle  appartient  en 
entier  à  l'abbaye  de  Sainte-Geneviève,  ainsi  qu'il  est  porté  en  une  transaction 
passée  entre  les  deux  abbayes  les  4  et  5  novembre  1691,  et  le  surplus  des 
maisons  et  héritages,  depuis  le  couvent  du  Calvaire  jusqu'à  une  treizième 
borne  du  bornage  fait  entre  les  deux  abbayes  le  22  novembre  1691  et  jours 
suivants,  en  exécution  de  ladite  transaction,  laquelle  borne  est  placée  à  l'en- 
coignure du  mur  de  l'enclos  du  moulin  de  la  Pointe,  entre  le  chemin  de 
Vaugirard  et  le  chemin  des  Fourneaux,  est  de  la  censive  de  l'abbaye  Sainl- 
Germain. 

K*.  en  remontant  la  nie  d*»  Vaugirard  jusqu'à  la  nu»  de*  Francs- Bourgeois 


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OO  NOTLS  ET  AUDITIONS 

ee  trouve  une  censive  qui  appartieut  à  la  Grande  Confrairie  de  Paris,  dont  la 
première  borne  est  posée  sur  ladite  rue  de  Vaugirard,  au  coin  de  l'ancien 
hôtel  de  la  Trômonille,  et  montant  depuis  cette  borne  jusqu'à  une  autre  et 
dernière  borne  qui  est  posée  dans  la  rue  d'Enfer. 

Et  de  la  susdite  dernière  borne  de  la  Grande-Coufrairie,  montant  aux  Char 
treux  jusqu'à  une  cinquième  borne  posée  dans  ladite  nie,  dont  la  face  qui 
regarde  la  rue  est  gravée  des  armes  des  deux  abbayes,  et  la  face  qui 
regarde  les  Chartreux  pour  marquer  que  la  maison  au  coin  de  laquelle  elle  est 
posée  ainsi  que  les  bâtiments  et  écuries  du  Luxembourg,  rue  d'Enfer,  sont 

Et  montant  toujours  vers  les  Chartreux  à  une  encoignure  qui  fait  coude  à 
ladite  rue  où  passoit  autrefois  l'ancien  chemin  de  Vanvre,  il  a  été  posé  une 
sixième  borne,  dont  la  face,  regardant  la  cinquième  et  l'enclos  du  Luxem- 
bourg, est  chargée  des  armes  des  deux  abbayes,  et  la  face  qui  regarde  l'en- 
clos des  Chartreux  et  la  rue  d'Enfer  a  les  armes  de  Sainte-Geneviève 
seulement 

Et  de  là,  étant  dans  l'enclos  nouveau  des  Chartreux,  suivant  les  murs  nou- 
veaux dits  de  la  Forge  qui  séparent  leedits  Chartreux  du  Luxembourg 
jusqu'à  douce  pieds  et  demi  de  longueur,  et  fait  coude  en  cet  endroit;  de  là, 
continuant  le  long  dudit  mur,  dudit  clos  de  la  Forge  qui  le  sépare  du  jardin 
de  Dom...,  coadjuteur,  et  eutrant  dans  la  première  cour  {du  couvent  des 
Chartreux,  où  il  a  dû  être  posé  une  septième  borne  au  coin  de  la  Chapelle 
aux  femmes,  continuant  le  long  dudit  jardin  du  père  Procureur  et  de  la 
menuiserie  où  passoit  autrefois  ledit  ancien  chemin  de  Vanves,  allant  par 
deux  coudes  à  une  ancienne  porte  à  présent  bouchée;  tout  ce  qui  se  trouve 
à  droite  dans  ledit  clos  des  Chartreux,  c'est^dire  dans  leur  ancien  clos, 
maisons,  bâtiments,  jardins,  cellulles,  est  dans  la  censive  et  Dimage  de 
l'abbaye  Saint-Germain,  et  tout  ce  qui  est  à  gauche  est  de  la  censive  de 
l'abbaye  Sainte -Geneviève;  depuis  ladite  sixième  borne,  compris  le  clos  de 
la  Forge,  traversant  la  susdite  cour,  entrant  dans  l'endos  le  long  des  mu- 
railles de  celle  de  l'ancien  clos,  allant  gagner  la  porte  bouebée  de  l'ancieu 
chemin  de  Vanve. 

Au  dehors  de  l'enclos  desdits  Chartreux,  au  milieu  de  la  porte  bouchée 
dudit  clos  des  Cliartreux  où  passoit  ledit  ancien  chemin  de  Vanve,  il  a  été 
posé  une  huitième  borne,  et  tout  l'emplacement  dudit  ancien  chemin,  depuis 
ledit  mur  des  Chartreux  jusqu'à  une  neuvième  borne  plantée  sur  le  bord 
dudit  ancien  chemin  de  Vanve  et  gravée,  dans  la  face  qui  regarde  l'enclos  des 
Chartreux,  des  armes  de  l'abbaye  Saint-Germain,  et  la  face  qui  regarde 
Vanve  des  armes  de  l'abbaye  Sainte-Geneviève,  pour  dénoter  que  les  terres 
qui  sont  du  coté  do  Paris  sont  de  la  censive  de  l'abbaye  Saint-Germain,  et 
tout  ce  qui  est  du  côté  de  Vanve  de  l'abbaye  Sainte-Geneviève. 

11  est  à  observer  ici  qu'il  y  a  eu  contestation  entre  l'abbaye  Saint-Germain- 
des-Prés  et  l'abbaye  Sainte-Geneviève,  au  sujet  de  la  propriété  et  seigneurie 
de  l'ancien  chemin  de  Vanve,  qui  a  été  supprimé  depuis  le  nouveau  bou- 
levard jusqu'à  la  neuvième  borne,  et  que,  par  sentence  arbitrale  du  2,9  avril 
1780,  homologuée  par  arrêt  du  Parlement  du  28  avril  1781,  il  a  été  dit  que 
cet  ancien  chemin  appartiendroit  pour  moitié  à  chacune  desdites  abbayes,  et 
qu'il  seroit  placé  huit  bornes  intermédiaires  «-litre  la  huitième  et  neuvième 


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ABBAYE  SAINT- GEUMAIN*  DES-PHES 


59 


bornes  du  procès  verbal  de  boruagn  de  1691,  que  ces  huit  borue»  intermé- 
diaires ont  été  placées  et  que  la  dernière  desdites  huit  borne*  a  été  placée 
au  milieu  dudit  ancien  chemin  de  Vanve,  vis-à-vis  la  neuvième  borna  du 
bornage  de  1691. 

Et  de  ladite  neuvième  borne  tirant  eu  droite  ligne  le  long  de*  terres  de 
r  Hôtel- Dieu  de  Paris  à  49  p arches  1/3  de  distance  est  une  dixième  borne. 

De  là  tirant  vers  le  chemin  de  Paris  à  Vamirar  J,  à  la  distance  de  27  per- 
ches 1/3  de  la  dixième  borne  et  une  onzième  borne . 

Et  de  ladite  onzième  borne 1  on  tire  en  droite  ligne  jusqu'à  la  treizième 
borne,  qni  est  placée  à  l'encoignure  du  mur  de  l'enclos  du  moulin  de  la 
Peinte,  entre  la  rue  de  Vaugirard  et  le  chemin  des  Fourneaux,  dont  il  est 
ey-dessus  parlé;  le  surplus  du  chemin  de  Vaugirard  allant  à  Vaugirard,  à 
gauche  est  dans  la  censive  de  Sainte^Geneviève. 

Toute  la  rue  de  Vaugirard  à  main  droite,  depuis  la  rue  des  Foseés-de-Mon- 
»ieur-le -Prince  jusqu'à  une  quatorzième  borne  qui  est  plantée  sur  le  chemin 
de  Vaugirard,  au  coin  d'une  pièce  de  terre  appartenante  aujourd'hui  à  Julien 
Sa^eret,  est  dans  la  censive  de  l'abbaye  Saint-(îermain. 

Depuis  la  quatorzième  borue,  tirant  en  droite  ligne  vers  la  rivière  de 
Seine,  traversant  le  chemin  Blomet,  ensuite  le  chemin  de  Seve  à  côté 
du  clos  de  la  maison  de  la  Folie  est  une  quinzième  borne;  de  la,  tirant  aussi 
en  droite  ligne  vers  la  rivière,  sur  le  bord  du  chemin  de  la  Sablonière,  est 
posée  une  seizième  borne,  laquelle  borne  s'étant  trouvée  mutilée,  U  en  a  été 
fait  une  neuve  qui  a  été  placée  de  l'autre  côté  dudit  chemin  vis-à-vis  l'an- 
cienne, dont  [dans?]  une  pièce  de  terre  appartenante  à  l'École  militaire. 

De  là,  continuant  toujours  à  la  rivière  en  droite  ligne,  est  une  dix-septième 
borne  placée  dans  le  fossé  du  Champ-de-Mars,  adossée  au  mur  extérieur 
dudit  fossé,  où  elle  étoit  placée  pour  empêcher  qu'elle  ne  fût  dégradée, 
ayant  dû  être  posée  de  l'autre  côté  dudit  mur  extérieur,  dans  l'avenue  au 
dehors  du  Champ-de-Mars. 

Et  de  là,  tirant  toujours  en  droite  ligne  jusqu'à  la  rivière,  est  une  dix- 
huitième  borne,  aussi  placée  dans  le  fossé  du  Champ-de-Mars,  et  au  bout  du- 
dit fossé  où  elle  a  été  placée  pour  empêcher  son  dépérissement,  ayant  aussi 
dû  être  placée  au  dehors  dudit  fossé  et  sur  le  bord  de  la  rivière. 

De  là,  tirant  le  long  de  la  rivière  du  côté  du  Gros-Caillou,  est  une  dix- 
neuvième  borne  placée  dans  un  marais  avant  les  premières  maisons  du 
Gros-Caillou,  où  elle  a  été  placée  pour  empêcher  son  dépérissement,  mais 
qui  doit  valoir  comme  si  elle  eût  été  placée  sur  le  bord  de  la  rivière. 

De  la  dix-neuvième  borne,  en  montant  vers  le  Gros-Caillou  jusqu'à  la  rue 
Saint-Dominique  dudit  Gros-Caillou,  est  une  vingtième  borne  posée  dans 
ladite  rue  à  main  gauche  en  y  entrant  par  le  Champ-de-Mars,  au  coin  de  la 
maison  de  madame  Villiot,  veuve  Coste. 

De  ladite  vingtième  borne  traversant  ladite  rue  Saint-Dominique,  de  l'autre 
côté  et  en  descendant  il  y  a  une  vingt  et  unième  borne  posée  au  coin  de  la 
maison  du  sieur  Binet,  charpentier. 

Et  de  là,  montant  en  droite  ligue,  ù  main  gauche,  jusqu'au  chemin  de 

»  C«lto  ouàèuie  bone  est  placée  <tan?  le  nouveau  mur  «le  la  ulle,  dans  lequel  a  rU»  fait 
hache  pour  le  reconnoltre. 


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NOTES  ET  ADDITIONS 


l'École  militaire,  est  une  vingt-deuxième  borne  placée  dans  un  marais,  sur  le 
bord  du  chemin  des  Invalides  à  l'École  militaire. 

11  est  à  observer  que  le  terre  in  qui  est  entre  les  dix-septième,  dix-huitième' 
dix-neuvième,  vingtième,  vingt  et  unième  et  vingt-deuxième  bornes,  est  de 
la  censive  de  l'École  militaire  et  du  dimage  de  l'abbaye  Saint-Germain. 

Reprenant  de  la  dix-neuvième  borne  cy-dessus  qui  doit  être  placée  sur  le 
bord  de  la  rivière,  en  suivant  ladite  rivière  jusqu'au  pont  Saint-Michel,  toutes 
les  maisons  et  terreins  qui  sont  renfermés  dans  l'enceinte  de  toutes  lesdites 
bornes  cy-dessus  mentionnées  et  depuis  icelles  jusqu'à  la  rivière  de  Seine, 
depuis  ladite  dix-neuvième  borne  jusqu'au  pont  Saint-Michel,  sont  de  la 
censive  de  SaintrGermain,  à  l'exception  seulement  des  maisons  et  terreins  qui 
sont  dans  la  censive  du  roi,  de  l'Université,  de  la  ville  et  de  la  Grande-Con- 
frairie,  ainsi  qu'il  est  dit  cy  dessus  et  encore  à  l'exception  :  1°  Des  maisons 
situées  et  donnant  le  pourtour  de  l'abbaye,  à  partir  de  la  porte  de  l'abbaye» 
rue  Sainte-Marguerite,  revenant  par  la  rue  Saint- Benoit  jusqu'à  la  porte  abba- 
tiale rue  du  Colombier,  lesquelles  maisons  sont  dans  la  censive  des  religieux 
de  ladite  abbaye  ;  2»  d'une  maison,  rue  Notre-Dame-des-Champs,  près  la  rue 
du  Mont-Parnasse,  qui  a  été  baillée  à  titre  de  cens  et  reutes  par  MM.  les 
religieux,  au  sieur  Le  Bœuf,  charpentier. 

Comme  jusqu'à  préseut  il  n'a  été  parlé  que  des  maisons  du  fauxbourg 
Saint-Germain,  dont  la  directe  a  été  prise  en  partie  par  le  domaine  et  usurpée 
par  des  particuliers  et  autres  qui  en  jouissent,  on  va  parler  actuellement  des 
maisons  dont  la  censive  et  directe  appartient  à  l'abbaye  Saint-Germain,  qui 
sont  dans  la  ville  et  hors  du  fauxbourg. 

Rue  Saint-Denis. 

La  maison  ayant  pour  enseigne  la  Couronne,  qui  est  la  huitième  boutique 
après  la  rue  Perrein-Gasselin,  appartenante  au  sieur  Roudier. 

Une  autre  maison  à  côté  de  la  précédente,  ayant  anciennement  pour 
enseigne  Y  Échiquier  et  à  présent  le  Roi-de-France ,  appartenante  à  M.  de  la 
Roche,  avocat,  mais  dont  la  censive  ayant  été  contestée  par  M.  l'archevêque 
de  Paris,  il  est  intervenu  sentence,  en  la  chambre  du  domaine,  entre  M.  l'ar- 
chevêque et  M.  le  comte  de  Clermont,  lors  abbé  de  Saint-Germain,  le 
9  may  t766,  qui  adjuge  la  moitié  de  la  directe  de  cette  maison  à  l'abbaye  de 
Saint-Germain  et  l'autre  moitié  à  l'archevêché. 

Quai  de  la  Ferraille,  au  lieu  anciennement  dit  Vallée-de-Mi*ère. 

Il  y  avoit  autrefois  une  maison  et  échoppe  sur  le  bord  de  l'eau,  vis-à-vis  le 
grand  Chatelet,  qui  appartenoit  aux  marchands  de  poisson,  que  la  ville  a 
fait  dénrolir  pour  faire  une  place  devant  le  grand  Chatelet. 

Rue  des  Marmousets,  paroisse  Saint-Landry,  près  le  cloître  Nostre-Dame. 

Deux  maisons  attenantes  l'une  l'autre,  à  main  gauche,  allant  au  cloître 
Nostre-Dame,  dont  l'une  appartient  aujourd'hui  au  sieur  André  et  l'autre  aux 
héritiers  et  représentant  M.  de  Bandry  de  Vilaine. 


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ABBAYE  SAINT-GKRM AIN-DES- PRES  61 

Rue  du  Mit-Pont,  au  coin  de  la  me  de  la  Buchetie. 

Une  maison,  appartenante  aujourd'hui  au  sieur  Philippe  Radan,  marchand 
nit?  rvicr. 

Rue  de  la  Huchette,  du  côté  de  la  rivière  en  descendant. 

f  Une  maison  dite  jadis  la  Cloche,  appartenante  aujourd'hui  au  sieur  Jean- 
Loois  Rogier,  marchand  tapissier; 

2*  Une  maison  ci-devant,  la  Souchc-d'Or,  appartenante  aujourd'hui  au  sieur 
Jean-Louis  Rogier; 

3°  Une  autre  maison  appartenante  aujourd'hui  audit  sieur  Rogier; 

4°  Maison  faisant  le  coin  de  la  rue  du  Cbat-qui-Pêrhe,  appartenante  an- 
jourd'huy  à  Jean-Gui  Lathelize  ; 

5»  Une  maison,  dite  le  Petit-Cerf,  appartenante  aujourd'hui  à  Joseph 
Normand,  marchand  limonadier; 

6«  Une  maison  appartenante  à  l'Hôtel-Dieu  ; 

7#  Une  autre  maison  aussi  appartenante  à  l'Hôtel-Dieu. 

Rue  du  Chat-qui-Péche,  par  la  rivière,  à  main  droite. 

Maison  faisant  le  coin  de  la  rue  de  la  Huchette,  ayant  pour  enseigne  l'K» 
appartenante  aujourd*huy  au  sieur  Thomas-Charles  De  Lastre,  marchand 
mercier. 

A  main  yauche. 

Deux  maisons  appartenantes  aux  héritiers  et  représentai»  le  sieur  Mois- 
sière. 

Deux  autres  maisons  appartenantes  a  l'Hôtel-Dieu. 

Hue  de$  Troiê-Chandelicrt. 
Une  maison  appartenante  aujourd'huy  à  Georges  Perdreau. 

itur  rte  iiurpmx. 

Toutes  les  maisons  qui  sont  des  deux  côtés  de  ladite  rue  sont  de  la  cen~ 
sive  de  l'abbaye  Saint-Germain. 

Place  du  Pont-Saint-Michel. 

L'abbaye  avoit  droit  de  mettre  tous  les  ans  dans  cette  place,  do  côté  dn 
faux  bourg,  un  pressoir  à  verjus,  dont  elle  retiroit  les  rétributions  à  son 
profit,  mais  il  parott  qu'elle  ne  fait  aucun  usage  de  ce  droit  qui,  sans  doute, 
lui  étoit  plus  onéreux  que  profitable. 

Toutes  les  maisons  qui  font  face  sur  la  place  du  Pont-Saint-Michel,  depuis 
la  rue  Hurpois  jusqu'à  la  rue  Saint-André-des-Arta  du  côté  du  fauxbourg, 
sont  de  la  censive  de  l'abbaye  SaintrGermain. 

Rue  Maçon,  par  la  rue  de  la  Vieille-Bouderie,  à  droite. 

Les  trois  premières  maisons  sont  prétendues  par  la  Sorbonne  à  cause  de 
leur  fief  de  Rosières. 


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61  30TE&  ET  ADDITIONS 

Les  deux  suivantes  relèvent  de  l'abbaye  Saint-Germain. 
La  sixième,  dite  l'Hôtel  d'Anjou,  est  prétendue  par  le  Parloir  aux  Bour- 
geois. 

Et  les  autres  maisons  de  ce  côté  jusqu'à  la  rue  Saint-André-des-Arts  sont  de 
la  censive  de  l'abbaye  Saint-Germain. 

Rue  Maçon,  par  la  rue  de  la  Vieille-Bouderie,  à  gauche. 

Toutes  les  maisons  de  ce  côté  sont  dans  la  censive  de  l'abbaye  Saint- 
Germain. 

Rue  Poupée. 

Toutes  les  maisons  des  deux  côtés  de  cette  rue  sont  dans  la  censive  de 
l'abbaye  Saint-Germain. 

Rue  Percée. 

Toutes  les  maisons  de  cette  rue  des  deux  côtés  sont  de  la  censivé  de 
l'abbaye  Saint-Germain,  à  l'exception  des  deux  premières  maisons  eû  entrant 
par  la  rue  de  la  Harpe  à  gauche,  l'une  appartenante  à  la  fabrique  de  Saint  ■ 
Séverin  et  l'autre  au  sieur  Dumesnil,  prêtre. 

Rue  Serpente,  à  droite  en  entrant  par  la  rue  de  la  Harpe. 

11  n'y  a  que  deux  maisons  qui  appartiennent  actuellement  au  sieur  Satan, 
ainsi  que  celle  du  coin  de  la  ma  Hautefeuitte,  qui  lui  appartient  aussi,  qui 
soient  dans  la  censive  de  l'abbaye. 

Et  de  l'autre  côté  de  ladite  rue  il  n'y  a  que  quatre  maisons,  qui  âppar- 
tienneot  aux  Chartreux,  qui  soient  dans  la  censive  de  ladite  abbaye 
Saint-Germain. 

par  ta  rue  de  la  Harpe,  à  droite. 

11  y  a  trois  maisons,  mais  l'on  n'a  aucunes  déclarations  de  ces  maisons  qui 
constatent  qu'elles  soient  de  la  censive  de  l'abbaye  Saint-Germain,  cepen- 
dant il  parott  qu'il  y  en  a  deux  qui  dépendent  et  font  partie,  et  qui  forment 
le  derrière  des  maisons,  rue  Serpente,  appartenantes  aux  Chartreux,  et 
qu'elles  doivent  faire  partie  de  la  censive  de  l'abbaye. 

Par  la  rue  de  la  Harpe,  à  ûûuehe. 

Il  y  a  trois  maisons,  mais  on  ne  volt  rien  qui  constate  ht  censive  de 
l'abbaye  sur  ces  maisons. 

Rue  Hautefeuille,  par  la  rue  Saint-André-des-Arts,  à  droite. 

Toutes  les  maisons  de  ladite  rue  de  ce  côté,  compris  l'église  de  Saint- 
André-des-Arts  jusqu'aux  Prémontrés,  sont  de  la  censive  de  l'abbaye  Saint- 
Germain. 

L'autre  côté  de  ladite  rue. 

Lés  maisons  de  l'autre  côté,  à  commencer  de  ladite  rue  Saint-Aodrô-des- 
Arts,  à  main  gauche,  il  y  a  onze  maisons  jusque*  et  compris  les  maisons  des 


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ABBAYE  SA1NT-CEKMAIN-DES-PRÈS 


Chartreux,  qui  sont  de  la  censive  de  l'abbaye  SainHîermaiu,  jusqu'à  la 
maison  faisant  le  premier  coin  de  la  me  des  Deux-Portes,  dont  ta  cenaive 
est  prétendue  par  la  ville. 

Hue  des  Cordeliers,  par  lu  rue  de  la  Harpe,  à  droit*. 

Toutes  les  maisons  depuis  le  second  coin  de  la  rue  Hautefeuîlle  jusqu'à  la 
rue  du  Paon,  sont  de  la  censive  de  l'abbaye  Saint-Germain. 

De  Vautre  c6té  par  la  rue  de  la  Harpe,  à  gauehe. 

Tout  ce  coté  est  de  la  censive  de  l'abbaye,  étant  observé  que  l'abbaye 
Saiut-Geraiain-des-Prés  a  originairement  concédé  aux  religieux  cordeliers  le 
terrein  où  ils  se  sont  établis  dans  ladite  rue,  souâ  la  réserve  expresse  de  la 
part  de  ladite  abbaye  de  rentrer  dans  la  propriété  dudit  terrein  dans  les  cas 
où  lesdits  cordelière  ne  l'occuperaient  plus. 

Bue  de  la  Harpe,  à  main  droite,  à  commencer  du  coin  de  l'Êgliae  Saint-Cosme. 

Toutes  les  maisons  et  collèges  qui  sont  dans  ladite  rue  de  la  Harpe  de  et 
coté,  depuis  et  compris  SaintrCostne  jusqu'il  la  porte  Saint-Michel,  où  Q  y 
avoit  aussi  autrefois  un  pressoir  à  verjus,  sont  de  la  censive  de  l'abbaye 

Saint-Germain. 

Des  remarques  cy-de»«ua  faites  de  toutes  les  maisons  qui  sont  dans  la 
censive  de  l'abbaye  Saint-Germain,  depuis  le  bout  du  pont  Saint-Michel 
jusqu'à  la  porte  Saint-Michel,  par  le  chemin  tracé  de  la  rue  Saint-André-des- 
Arts,  Hautefeuille,  de9  Cordeliers  et  de  la  Harpe,  il  résulte  que  toutes  les 
maisons  des  rues  du  Hurpoix,  de  l'Hirondelle,  de  SaintrAndré-des-Arts,  du 
Cimetière-Saiot-André,  des  Poitevins,  du  Battoir,  des  Cordeliers,  du  Paon, 
du  Jardinet,  Mignon,  de  l'Éperon,  cul-de-sac  de  la  cour  de  Rouen,  Glt-le- 
Cceur,  Pavée,  Grands-AugusUns,  Savoye,  Christine,  Dauphine,  d'Anjou,  et 
autres,  qui  se  trouvent  renfermées  daus  l'enceinte  cy-dessus  décrites,  sont 
dans  la  censive  de  l'abbaye  Saint-Germain. 

Plus,  le  roi,  par  l'arrêt  de  réunion  de  la  justice  de  l'abbaye  au  Chàtelet, 
du  21  janvier  1675,  a  cédé  à  l'abbaye  Saint-Gerroain-des-Préa,  pour  indem- 
nité à  elle  due  à  ce  sujet,  5  s.  sur  chaque  maison  bâtie  hors  des  limites  qui 
lui  appartenoient,  et  ces  limites  commencent  par  la  grande  rue  du  Bacq, 
revenant  du  Pont-Royal  à  main  droite,  et  suivant  toute  ladite  rue  du  Bacq 
et  revenant  dans  ladite  rue  du  Bacq,  aussi  à  droite,  et  de  là  à  la  rue  Neuve- 
Notre-Dame,  derrière  les  Chartreux,  et  tontes  les  maisons,  par  conséquent, 
tant  de  la  Grenouillère  que  celles  qui  se  trouvent  dans  le  faux  bourg  à  droite 
et  celles  des  Invalides,  et  des  environs,  et  des  maraîchers,  au  moyen  de 
quoi  toutes  lesdites  maisons  doivent  lesdits  cinq  sols,  oultre  le  cens  ordi- 
naire. 

La  Mense  abbatiale  est  en  outre  propriétaire  d'un  droit  de  cens  et  rentes 
sur  le  privilège  de  13  étaux  à  boucherie,  dont  cinq  situés  à  la  Croix-Rouge, 
appartenants  au  sieur  Jacques-Pierre  Hubert,  et  sont  chargés  de  51  1.  de 
cens  par  an. 

Les  huit  autres  privilèges  d'étaux  à  boucherie  sont  situés,  savoir  :  6  au 
carrefour  de  Bnssy  et  deux  rue  des  Boucheries,  qui  appartiennent  au  sieur 


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1 


04  NOTES  ET  ADDITIONS 

Henry-Julie  Rudemare,  ancien  marchand  boucher,  et  chargés,  ensemble  «le 
33  1.  12  s.  parisis  de  cens  et  redevances. 

La  Mense  abbatiale  est  encore  seigneur  foncier  du  terrein  où  se 
tient  la  foire  Saint-Germain  et  du  Préau  de  ladite  foire,  il  lui  appartient 
d'après  les  titres  des  concessions  qu'elle  en  a  faites,  3  1.  2  e.  6  den.  de  cens 
et  rente  sur  chaque  loge  de  neuf  pieds  en  quarré  qui  sont  construites  dans 
l'enceinte  de  ladite  foire,  et  le  surplus  des  terreîns  vagues  ainsi  que  le  ter- 
rein  des  rues  de  ladite  foire  du  Préau  d'icelle  et  du  tour  d'échelle,  appar- 
tient en  propriété  à  l'abbaye  comme  seigneur  foncier. 

Jtfus  ladite  abbaye  a  droit  de  foire  franche  sur  ledit  terrein  pendant  8  jours 
francs,  depuis  le  3  février  inclusivement,  pendant  lesquels  huit  jours  les 
halles  de  draperie,  mercerie,  lingerie  et  filasse  de  Paris,  doivent  être  fer- 
mées, et  ladite  abbaye  a  le  droit  pendant  ledit  temps  de  faire  apporter  tous 
les  draps,  étoffes  et  filasses  qui  viennent  à  Paris,  et  de  percevoir  sur  le  tout  un 
droit  de  12  s.  6  den.  sur  le  cent  pesant  de  filasse,  4  b.  6  den.  sur  chaque 
pièce  de  drap  vendue  et  4  s.  sur  chaque  pièce  non  vendue. 

Ce  droit  particulier  fait  partie  du  bail  général  et  sera  d'ailleurs  évalué 
cy-après  dans  le  détail  des  revenus,  quant  à  présent  Mémoire. 

Plus  ladite  abbaye  a  droit  de  marché  dans  le  fauxbourg  Saint-Germain,  et 
comme  le  produit  dudit  droit  sera  cy-après  porté  dans  le  dénombrement  des 
revenus,  0  n'en  est  ici  question  que  pour  Ordre  et  mémoire. 

D'après  tout  ce  qui  précède,  la  déclaration  des  droits,  domaines  et  revenus 
dépendants  de  ladite  Mense  abbatiale,  a  été  dressée  de  la  manière  et  ainsi 
qu'il  suit  : 

DIOCÈSE  DE  PARIS. 


DANS  LA  VILLE  ET  FAI  XUOCRG. 


Premièrement,  lacensive  produit, année  commune,  d'après 
les  dix  dernières  années   182,000 

Item,  les  droits  sur  les  filasses  et  draperies  cy-de^t 
mentionnés,  évalués  '. . . .  600 

Item,  les  droits  de  marchés  dans  le  fauxbourg  Saint- 
Germain,  y  compris  une  maison  appellée  la  Digue,  bou- 
cherie et  étaux  affermés,  cy   38,000 

Item,  le  droit  de  Bacq  sur  la  rivière  de  Seine,  vis-à-vis 
les  Invalides,  y  compris  les  droits  de  pèche  depuis  les 
Vieux  Ponts  jusqu'aux  rues  de  Seve,  celui  de  passage  sur 
la  rivière  à  Passy,  le  tout  affermé   6,000 

Est  observé  que  le  Nouveau-Pont  portera  préjudice  à 
cette  branche  de  revenus. 

Plus  est  observé  que  ladite  Mense  a  la  directe  sur  les 
isles  et  islots  sur  ladite  rivière  dans  la  même  étendue,  sauf 
sur  les  isles  et  islots  qui  dépendent  de  la  seigneurie  d'issy 
appartenante  à  la  Mense  conventuelle,  cy  Observation. 


A  reporter   226,600 


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KbBAYK  SAINT-GEHMAIN'-DES-PWlS 


Report          22G.600     »  ». 

- 

Paroisse  Soint-Sulpice. 

Item,  la  maison  abbatiale,  cour,  basse-cour,  jardins  et 
dépendances,  ne  produisent  aucun  revenu.  La  compagnie 
du  Centre,  les  bureaux  de  M.  le  garde  des  sceaux,  et  quel- 
ques autres  établissements,  occupent  le  palais  abbatial;  les 
pavillons  et  basse-cour  sont  occupés  par  des  personnes  qui 
ont  été  attachées  aux  ancieos  titulaires  et  que  Ton  n'a 

point  dépossédées.  Cy  Observation  et  mémoire. 

Item,  23  échoppes  adossées  au  palais  abbatial,  louées 

ensemble   2,400     »  » 

Item,  2  maisons  réunies  dans  le  marché  Saint-Germain.  3,200    »  » 

Item,  une  maison  dans  le  marché  Saint-Germain   780     »  » 

Uneditte   950    »  ». 

Uneditte   750    »  » 

Uneditte   1,400    »  » 

Une  ditte   500    »  » 

Une  ditte   4,500    »  » 

Une  maison  ditte  Préau-de-la-Foire   2,400     »  » 

Une  ditte,  rue  Guénégaud   2,000    *>  » 

Une  ditte,  rue  du  Sépulchre   2,100    »  » 

Une  ditte,  rue  des  Fossés-Samt-Germain   1,200    »  » 

Un  terrein,  rue  Guisarde   500     »  » 

Gros  Cens. 

Deux  maisons,  rue  Fusteuiberg,  dans  l'enclos  de  l'abbaye.  492    »  » 

Une  ditte   64     »  » 

Une  ditte   256    »  ». 

Une  ditte  dans  ledit  enclos,  rue  Cardinal   120    »  » 

Uneditte   120     »  » 

Une  ditte   80     »  » 

Une  ditte   80    »  » 

Une  ditte   128    »  » 

Une  ditte   176    n  » 

Uneditte  ,  80    »  » 

Uneditte   112    »  » 

Une  ditte,  rue  du  Four-Samt^ermain   440    »  » 

Baux  Emphytéotiques. 

Une  maison,  rue  des  Canettes   610     »  » 

Une  ditte         id   440    »  m 

Lue  ditte          id   460     »  » 

Une  ditte,  rue  du  Four   960    »  » 

Un  terrein  an  Gros-Caillou,  en  bail  emphytéotique,  sur 
lequel  il  y  a  plusieurs  chantiers  et  constructions,  appellé 
le  Pré  aux-Olives,  se  montant  à  cy  Mémoire.   

A  reporter   250,898     »  » 

t.  m.  5 


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notes  et  additions 


Hepnrt          250,898     i»  » 


Renies  en  indemnité. 

Le*  pauvres  Saint-André-des-Am   153  »  »> 

Belle-Chasse   172  *  » 

La  Miséricorde   336  »  » 

Recollettes   104  »  » 

Sainte-Valère   85  »  » 

Bénédictin»  (les  religieux  de  ladite  abbaye)  doivent  pour 
ce  qui  appartient  à  la  Menée  abbatiale  dans  la  portion  de» 

bois  de  Verrier  qui  relève  du  Piesaia-Piquet   35*  »  » 

Prémontrês   224  »  » 

Panthemont   622  16  » 

Cordelière   40  »  » 

Hôpital  Général   50  »  » 

La  Charité  en  2  contrats   597  »  » 

Comédiens  françois   250  »  » 

Fermiers  généraux   300  »  » 

Le  clergé  en  divers  contrats   356  »  » 

Domaines  du  roi   639  8  » 

ld.    de  la  généralité   163  10  » 

Aides  et  Gabelles  en  divers  contrats   3,159  6  » 

Ktat*  de  Bretagne           id     2,164  »  *> 

Paroisse  d'Anton. 

1"  Par  le  sieur  Paul  (rente)   100  »  » 

2°  Par  le  sieur  Ragois  (id)   15  »  » 

Paroisse  de  Berni. 

Le  château  et  parc  de  75  arpents   2, 500  »  » 

Glacières,  enclos  d'un  arpent   24  »  » 

Un  quinconce  de  40  arpents  à  151   600  »  >» 

Moulin  v   800  »  » 

88  arpents  de  prés  à  50  1   4, 400  »  » 

Paroisse  de  Fresnes. 

Les  bâtiments  de  la  ferme  grands  et  en  bon  état,  463 

arpents  de  terres  labourables  a  25  1   11,575  »  » 

19  remises  plantées  sur  ledit  territoire,  composant  Î0  ar- 
pents à  24  1   240  »  » 

Prairies  et  sécherons,  12  arpents  à  40  1   480  '»  » 

Un  pressoir   60  »  » 

Maison  de  la  Faisanderie   75  »  » 

Le  Cens.  Pen  de  chose  n'y  ayant  point  de  terrier,  cy.  Mé- 
moire. 

Lods  et  ventes,  année  commune   500  »  » 

La  seig,fl  de  Parray  ayant  haute,  moyenne  et  basse  justice. 

Les  bâtiments  de  la  ferme  grands  et  en  bon  état.   

A  reporter   82,103  7  » 


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I 


Report   282,103  7  » 

7  arpents  plantés  eu  remise  à  24  1   168  »  » 

3 1 8  arpents  de  terres  labourables   8,000  »  » 

Cens,  environ   30  »  » 

Rente  foncière   24  »  » 

Lods  et  ventes,  environ   400  »  » 

Dixmes  de  Paray   1,800  »  w 

Paroitse  de  ChoUy-le-Roy. 

Le  Bacq   6, 000  »  » 

Hôtel  de  Clerniont.   700  »  » 


La  seigneurie  de  Villeneuve-Saint-Georges,  ayant  la  haute  , 
moyenne  et  basse  justice. 
La     tu o  y  loâ  IjàtititGQi^  ^r&ndâ  f?t  gd  a$s£Z  bon  t^tAt* 
Un  petit  jardin  d'environ  on  quartier  et  demi. 
20  arpents  et  demi  de  prés  en  12  pièces. 
152  arpents  de  terres  labourables. 
La  dixme  sur  environ  1,500  arpents. 

Paroisse  de  Volent  on. 


Le  moulin  Bannal   1,500  »  » 

Le  four  Bannal   600  »  » 

Le  passage  d'eau  et  la  pêche  dans  la  rivière  d'Ières   900  »  »» 

Cens  environ  par  année   100  »  >» 

Nota.  Il  n'y  a  qu'un  vieux  terrier  non  complet. 

Lods  et  ventes,  année  commune   2,500  »  » 

Une  rente  foncière  due  par  Coiffier,  vigneron  audit  Va- 

venton,  de   18  »  » 

Un  autre  de  12  L  15  s.  et  un  boisseau  d'orge  due  par  la 

veuve  Matardet,  le  sieur  Noreu,  du  même  lieu   12  15  » 

La  dLxme,  audit  lieu,  sur  800  arpents,  le  tout  loué   5,000  n  » 

Prés  Montlhery.  Paroisse  d'Epinay. 

La  ferme  de  Breuilh,  par  bail  emphytéotique  possédée  ac- 
tuellement par  M.  Montrelon,  moyennant  170  septiera  de 
bled,  année  commune   3,600     »  » 

Bail  emphytéotique  de  la  ferme  de  Grcfin,  tenue  par  le» 
héritiers  Trudaine  »   120    »  » 

DIOCÈSE  DE  SENS. 

PAHOISSE  D'EMANS. 

La  Seigneurie. 
La  ferme,  les  bâtiments  en  mauvais  état  avec  300  arpents 

de  terre  labourable  et  quelques  pfttures   2,000    »  » 

La  dixme   2,400    »  » 

Lods  et  ventes,  année  commune   200    •  » 

Cens  impercevable  n'y  ayant  pas  de  terrier.   


A  reporter         318,176    2  » 


i 


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NOTES  ET  ADDITIONS 


Report  318,176     2  u 


La  ferme,  les  bâtiments  en  assez  mauvais  état. 

Terres  en  dépendantes  louées   1,200    »  « 

Le  grand  et  petit  moulins  loués   2,173    »  » 


1. 


Paroisse  de  Samoreau. 

325  arpents  de  bois  taillis  divisés  en  13  arpents  de  25  ans 
—  loués   3,000     »  » 

Indépendamment  des  taillis  en  coupe  réglée,  il  y  a  80  ar- 
pents de  réserve  dont  la  superficie  peut  valoir  900  1.  l'ar- 
pent, cy  Mémoire. 

La  ferme  dont  les  bâtiments  sont  en  bon  état,  terres, 
prés  et  dixmes,  et  le  pressoir  loués   800    »  » 

Lods  et  ventes,  année  commune   200     »  » 

Paroisse  de  Valvin,  près  Fontainebleau. 
Droit  de  bac  et  de  pèche   1,600     »  » 

Paroisse  Saint-Germain- Laval, 

La  seigneurie  dud.  Saint-Germain  donnée  à  bail  emphy- 
téotique et  tenue  actuellement  par  M.  Thenet   4,000    »  » 

Saint-Gfrmain-Laval  et  Laval-Saint-Germain. 

La  grosse  dixme  et  moitié  des  menues  et  vertes  et  la 
mange  dixmeresse,  l'autre  moitié  des  menues  et  vertes 

dixmes  appartenante  au  curé,  louée   1,500     »  » 

Dixmes  sur  le  canton  appellé  de  Champagne   100    »  » 

625  arpents  de  bois  taillis  divisés  en  25  coupes  de  chaume. 
25  arpents  valant  250  l  l'arpent.  Cy  la  coupe  annuelle. .     6,250     »  » 

Saint-Germain-Laval. 

Indépendamment  des  taillis  en  coupe  réglée ,  il  y  a  200 
arpents  de  réserve  dont  la  superficie  peut  valoir  700  livres 
l'arpent.  Cy   Mémoire 

DIOCÈSE  DE  CHARTRES. 

Paroisse  de  Dammartin. 

Seigneurie  ayant  liante,  moyenne  et  basse  justice. 

La  ferme,  dont  les  bâtiments  sout  en  bon  état  et  consi- 
dérables, terres  labourables  et  bois  taillis  en  dépendants 
loués   5,000    »  » 

  7J 


À  reporter          352,0  1     2  » 


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j 


ABBAYE  SA1NT-GERMAIN-DES-PRE5  69 

Report          352,001     2  « 

Paroisse  de  Longne. 

Daines,  champarts  et  17  arpents  de  terres  labourables, 
maison»  et  praires  audit  Ldugne   6,900     »  » 

Paroisse  de  NauflUt. 

Dixmes   1,100    »  » 

Lods  et  ventes  des  deux  dites  seigneuries   200     »  » 

Fief  de  la  Fillette. 

Ne  consiste  qu'en  lods  et  ventes  qui  peuvent  se  compter 

pour  25  1.  par  an,  ey   25     »  » 

Le  1/4  du  moulin  Chauvet   100    »  » 

m 

DIOCÈSE  DE  SAINTES. 

Lad.  Mense  abbatiale  à  enfin  la  mouvance  des  fiefs  et  sei- 
gneuries de  J  on  sac,  Clam  et  dépendances  situés  dans  le 
ressort  du  baillage  de  Saintes.  On  ne  peut  pas  estimer  cet 
objet.  La  terre  de  Clam  a  été  vendue  en  1764,  200,000  liv. 
Celle  de  Jonsae  na  pas  éprouvé  de  mutation  depuis  long- 
temps, ci,    Observation  et  mémoire. 

Total   360,3261.  2  » 


CHARGES  DH  LAD.  ABBAYE. 

Décimes  et  oblats   34,6501.  s.  d. 

Aux  religieux  pour  charges  abbatiales   »  »  » 

Dédommagement  pour  les  dixmes  du  Parc   36  »  » 

Prédicateurs   420  »  » 

Au  bureau  des  pauvres   200  »  • 

Dépenses  relatives  à  la  fête  saint  Vincent,  premier  patron 

de  lad.  abbaye   430  >»  » 

Pains  bénis,  flambeaux  et  autres  dépenses   400  »  » 

Idem  à  la  Fête-Dieu   400  »  » 

Rentes  à  M"*  de  Boissy   4, 169  -  2  8 

A  la  fabrique  de  Saint-Sulpice   4,652  4  10 

Au  curé  de  Saint-Sulpice   180  »  » 

Aux  héritiers  Le  Clerc   109  14  8 

A  MT  l'archevêque  de  Paris   90  »  » 

Aux  religieuses  de  Haute-Bruyère  pour  redevance  en 

grains  et  vin   696  »  » 

Au  guet  de  Paris   300  »  » 

A  Saint- Jean  de  Latran   47  »  >» 

Au  chapitre  de  Saint-Thomas-du-Louvre   7  10  » 

Aux^religieuses  d'Hyères     15  »  » 

A  reporter   17,402  12  i 


♦ 


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70  NOTES  BT  A01MTI0MS 

fteport           47,402  12  2 

Curés,  desservants  et  maîtres  d'école. 

Au  desservant  de  Montmacfaon   350  »  » 

Maître  d'école  de  l'Endos  de  l'Abbaye   300  »  » 

Celui  de  Fresnes   100  »  » 

Curé  de  vaieneuve-Sainl-Georgee,  pour  son  gros   600  »  » 

Curé  de  Valentoo,  pour  sa  portion  congrue   700  »  » 

Curé  de  Dammartin,  pour  supplément   50  »  » 

Curé  d'Ksmaos,  pour  abonnement  et  menues  dixmes. . .  450  »  » 

Maître  d'école  d  Ksiumis.   20  »  »• 

Curé  de  Saint-Germain-Laval,  pour  son  gros  en  argent.  iOO  »  » 

Maître  d'école  de  Dammartin   100  »  »» 

Curé  de  Lognes,  pour  novales   120  »  » 

Maître  d'école  de  Lognes   100  »  « 

Au  curé  de  Samoreau ,  pour  sa  portion  congrue   700  »  » 

Desservant  de  Sain t-Gerinain-Laval   350  »  » 

Curé  de  Nauphlète   300  »  » 

OFFICIERS  0E  JUSTICE 

Gage». 

Chauffage  du  bailliage  de  l'Abbaye   340  »  » 

A  l'huissier  dudit  bailliage   100  »  » 

Au  juge  de  Dammartin   40  »  » 

Au  procureur  fiscal   10  »  » 

Au  juge  d' Emane   25  »  » 

Au  procureur  fiscal   12  10  » 

Aux  officiers  de  la  justice  de  Samoreau   175  »  » 

Au  juge  de  Villeneuve-Saint-Georges   250  »  » 

Au  procureur  fiscal   50  »  » 

Au  procureur  fiscal  de  Fresnes   15  »  » 

Au  procureur  fiscal  de  Parey   25  »  » 

Juge  de  Fresnes  et  de  Parey   100  »  » 

Gardes  et  Portiers. 

Jacob  Perriu ,  garde  de  la  pèche  de  Paris  à  Sève   100  »  » 

Dufour,  garde  de  Samoireau   150  »  » 

Segogne,  garde  du  Bois-Gautier   72  »  » 

Garde  de  Dammartin   256  »  » 

Garde  de  Lognes   150  »  » 

Portier  du  Préau  de  La  Foire   000  »  » 

Portier  de  la  porte  de  Bois   000  »  » 

Garde  de  la  forêt  de  Samt-Germain-Laval   200  »  » 


A  reporter   55,307     2  2 


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AB8AYI  SAINT-GERMAIN-PES-PRES  71 

R*P*t   55,307     2  2 

grains,  environ.  35,000  »  » 

Sur  ordre  du  roy  aux  Missionnaire*  de  Fontainebleau. . .  6*000  w  « 

À  M.  le  comte  de  Riva   4,200  »  » 

A  M.  l'abbé  Le  Blanc    2,500  8  »> 

A  M.  Orsmy   2,083  18  »» 

A  M.  l'abbé  Le  Rat   1,00©  6 

Nouvelles  pensions  et  graiif ficelions. 

A  31.  l'abbé  de  Polignac,  suivant  l'arrêt  du  conseil  du 

2  novembre  1777   *,30Q    »  » 

Sur  ordre  du  roy,  j  A  M"*  l'abbesse  de  Notre  Dame  de  Sois- 
au  nom  de     r  sons,  suivant  le  bon  du  roy  du  3  oct.  4779, 
de  la  ltoefce-1  pendant  vingt  années,  dont  la  première  a 

««ald.abbeKte.Jété  payée  en  1783   12,000     -  » 

\  A  Mr  l'évêque  d'Orléans,  suivant  le  bon 

Sur  outre     /  da  roy  du  2  avril  *782>  36»000  1-  payable  en 
|  sept  ans,  dont  six  à  5,000 1 .  et  la  septième  de 
T"     1 6,000 1.  (la  cinquième  année  a  été  payée  en 
/ 1787).  Cy  mémoire  et  observation. 

BALANCE. 

Les  revenus  s'élèvent  à   360,326     2  » 

Les  charges,  tant  anciennes  que  modernes  et  inhérentes 

s'élèvent  à   124,391    14  2 


Reste  net   235,9341.  7  10 


La  présente  déclaration  ainsi  donnée  par  moi  receveur-général 
qualité  pour  satisfaire  au  décret  de  l'Assemblée  nationale  du  13  novembre 
dernier,  et  aux  lettres  patentes  du  roy  données  sur  icelui,  le  18  du  même 
mois,  au  désir  desquels  décret  et  lettres  patentes  j'affirme  n'avoir  aucune 
connoissance  qu'il  ait  été  fait  quelques  distractions  dea  titres,  papiers  et 


Fait  à  Paria,  en  mon  bureau  général,  rue  de  Richelieu,  paroisse  Saint- 
Hoch,  le  vingt-six  février  mil  sept  cent  quatre-vingt-dix.  Signé  Brière  de 
Mondétour. 

Je,  receveur  général  susdit  et  soussigné  ajoutant  à  la  déclaration  par  moi 
ey-dessus  fournie  des  biens  droits  et  revenus  et  charges  de  l'Abbaye  Saint - 
(iennain-des-Prés , 

Déclare  et  observe  en  outre  : 

Premièrement,  quant  aux  biens,  droite  et  revenus  que  les  produite  qui 
ont  été  portés  à  la  marge  de  l'état  des  autres  parts  sont  donnés  par  évalua- 
tion ou  d'après  les  baux  particuliers  que  le  fermier  général  a  faite,  et  que 
l»ar  conséquent  ces  produite  ne  sont  point  ceux  perçus  par  l'économat. 

Que  ceux  perrus  par  l'économat,  A  compter  du  premier  janvier  1790,  doi- 
vent être  ainsi  posés  : 

!•  Pour  le  prix  du  bail  général  fait  au  sieur  Diderou,  docteur  en  médecine, 


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■ 


72  NOTES  ET  ADDITIONS 

ce  qui  comprend  la  majeure  partie  des  biens  cy-devant  détaillés , . .  176, 000  I. 

2*  Pour  le  prix  du  bail  du  château ,  terres  et  prés  de  Bernis , 

fait  à  M««  la  baronne  de  Saint-Port   9, 398 

3*  Pour  le  prix  du  bail  de  la  ferme  de  Samoireau  et  bac  de  Val- 
vins  fait  au  sieur  Le  Clerc  du  Brillet   2,200 

Et  4°  l'année  commune  des  lods  et  ventes   82,000 

En  sorte  que  la  totalité  des  revenus  pour  l'administration  est  de  269, 598 1 . 

Le  tout  sans  comprendre  les  objets  portés  audit  état  pour  mémoire. 

Deuxièmement,  quant  aux  charges  de  ladite  abbaye,  il  est  observé 
qu'outre  celles  détaillées  en  l'état  ci-dessus,  et  qui  se  payent  par  les  écono- 
mats, l'abbaye,  ou  plutôt  la  Mense  abbatiale ,  est  encore  tenue  de  celles  ci- 
après,  mais  que  sieur  Dideron ,  fermier  général ,  est  tenu  d'acquitter  sans 
diminution  et  au  pardessus  du  prix  de  son  bail. 

Charaes  au?  le  fermier  aènérnl  est  tenu  d'acauitter  sans  diminution 

et  au-delà  du  prix  de  son  bail. 

Au  cnré  de  Parey  deux  rouids  de  froment  pris  dans  la  Grange  du  cru  de 
la  dixme  du  terroir,  tel  qu'il  est  du. 

Au  curé  de  Villeneuvc-Saint-George,  quatre  muids  de  vin  a  fût  du  cru  du 
terroir  dudit  lieu. 

Aux  Minimes  de  Vincenne»  un  muid  de  graiu  moitié  froment,  et  moitié 
avoine  du  produit  des  dixmes  de  Villeneuve-Saint-Georges. 

Aux  marguilliers  en  charge  de  Valenton ,  le  jour  de  la  Mi-Carême  de 
chaque  année ,  un  septier  méteil,  les  deux  tiers  froment  et  un  tiers  seigle 
pris  a  la  Grange  dixmeresse  dudit  Villeneuve,  pour  les  miches  ou  la  valeur 
en  argent  sur  le  prix  des  mercurialles. 

Au  curé  de  Dammartin  pour  son  gros,  trente-deux  septiers  froment  et  seize 
septiers  d'orge  en  grains  de  dixmes  du  territoire  dudit  lieu,  suivant  et  ainsi 
que  le  précédent  fermier  a  acquitté  ledit  gros. 

Aux  marguilliers  en  charge  de  Villeneuve-Saint-Georges,  tous  les  ven- 
dredis-saints une  somme  de  quarante  livres  pour  être  remise  au  vicaire  dudit 
lieu  pour  l'abonnement  des  miches. 

Au  curé  de  Mont-Chauvet  pour  la  partie  de  son  gros,  douze  septiers  de 
bled ,  six  septiers  d'orge  et  six  septiers  d'avoine  de  la  qualité  accoutumée 
d'être  payée  h  la  même  mesure  que  pour  le  gros  du  curé  de  Dammartin, 
et  ainsi  qu'il  est  stipulé  par  le  bail  de  ladite  seigneurie. 

Au  curé  de  Lognes ,  cinquante-six  septiers  de  bled  froment  et  vingt-huit 
septiers  d'orge  en  grains  de  dixnies  des  biens  dudit  territoire  de  la  même  ma» 
nière  qu'au  curé  de  Dammartin,  et  ainsi  que  l'a  acquitté  le  précédent  fermier. 

Au  curé  de  (\auphlèle  pour  son  préciput  ou  gros,  seize  septiers  de  bled 
et  huit  septiera  d'avoine,  suivant  et  ainsi  qu'ils  lui  sont  actuellement  payés. 

Au  curé  d'Emans  pour  son  gros ,  quatre-vingt-seize  bichets  de  bled  fro- 
ment, quatre-vingt-seize  bichets  de  méteil  même  nature  et  quarante-huit 
bichets  d'avoine,  avec  un  muid  et  demi  de  vin  du  produit  des  dixmes 
d'Emans,  payable  chaque  année,  de  la  manière  et  au  temps  accoutumés. 

Plus,  ledit  fermier  général  est  tenu  également  à  faire  porter  tous  les  ans 
a  J'églisr  d  Fmans  le  pain  béni  de  la  messe  de  minuit  et  du  jour  de  Noél. 


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ABBAYE  SAINT-GERMAIN-DES-PRES 


73 


Au  curé  de  Saint-Germain-taval  et  Laval-Saint-Germain,  pour  sou  gros . 
deux  cent»  bichets  de  bled  froment,  cent  bichtfs  d'orge  et  trois  muids  de 
▼in  en  fûts  de  la  nature  et  qualité  qu'ils  sont  dus. 

fermier  général  est  tenu  de  faire  porter  les  trois  pains  bénis  aux  trois 
messes  de  Noël  en  la  paroisse  de  Samoireau. 

Ledit  fermier  est  aussi  tenu  d'acquitter  sans  diminution  toutes  autres  en 
grains  qui  pourroient  se  trouver  dues  par  ladite  abbaye  ;  si  ce  n'est  ce  qui  est 
dû  aux  dames  carmélites  de  Saint-Denis,  que  l'économat  s'est  réservé  de 
payer  et  acquitter  lui-même  sur  le  prix  du  bail  dudit  fermier  général,  ainsi  que 
toutes  les  autres  charges,  pensions  et  rentes  en  argent  qui  peuvent  ou  pour- 
roient être  dues  ou  imposées  sur  les  revenus  de  ladite  Mense  abbatiale  de 
Saint-Germaiu-des-Prés,  s'étant  réservé  par  ledit  bail,  ledit  sieur  économe , 
la  faculté  de  faire  acquitter  par  ledit  fermier  général  tout  ou  partie  desdites 
charges  s'il  le  jugeoit  à  propos,  dont  il  tiendroit  toutefois  compte  audit 
fermier  général  sur  le  prix  de  son  bail,  en  rapportant  par  lui  bonnes  et 
suffisantes  quittances  des  charges  que  ledit  économe  l'auroit  chargé  d'acquit- 
ter et  sans  prétendre  aucune  diminution  sur  le  prix  de  son  bail ,  ni  rétribu- 
tion quelconque. 

Fait  à  Paris,  ledit  jour  vingtrsix  février  mil  sept  cent  quatre-vingt-dix. 
Signé  Brière  de  Mondétour. 

«  Nous,  lieutenant  de  maire  et  conseillers  administrateurs,  certifiions 
«  que  la  présente  expédition  est  conforme  à  l'original  de  l'état 
«  annexé  h  la  minutte  d'une  déclaration  reçue  par  nous  ce  jour- 
«  d'hui  vingt-six  février  mU  sept  cent  quatre-vingt-dix. 

«  Pitha.  Cantine.  » 

\a  Régime  de  la  congrégation  de  Saint-Maur  se  composait  du  supé- 
rieur général  et  de  cinq  religieux.  Le  dépositaire,  Edme  Gounot, 
déclara  le  26  février  1790,  que  le  régime  de  la  congrégation  percevait 
les  revenus  de  cinq  prieurés  :  celui  de  Saint-Maurice- de- Mon tbron,  au 
diocèse  d'Angoulême,  celui  de  Saint-Denis-de-Farguier,  au  diocèse 
de  Noyon,  celui  de  Notre-Dame-de-Bagneux ,  au  diocèse  d'Amiens, 
celui  de  Saint-Dcnis-de-Coudeau,  au  diocèse  de  Seez,  et  celui  de  Notre- 
Dame  -de- Villefranche,  au  diocèse  de  Périgueux.  Ces  cinq  prieurés 
rapportaient  18,75.")  livres.  Des  rentes  sur  la  ville,  l'ordre  du  Sainl- 
Esprif,  le  clergé,  l'abbaye  du  Val-de-Gràce,  l'abbaye  de  Grammont,  le 
prieuré  de  la  Faye  et  le  collège  de  Saint-Omer,  produisaient  i  4,047  li- 
vres 3  sous,  ce  qui  donnait  un  revenu  de  32, 802  livres  3  sous,  grevé  de 
2,250 livres  de  renies  perpétuelles  et  de  7,690  livres  de  renies  viagères. 

Le  Régime  de  la  congrégation  devait  3,222  livres  d'arrérages  de 
rentes  et  6,452  livres  à  divers  fournisseurs;  mais  on  lui  devait  une 
somme  de  13,208  livres  13  sous. 

Les  revenus  de  l'Abbaye,  comme  nous  l'avons  vu  plus  haut,  étaient 
considérables,  bien  qu'inférieurs  cependant  à  ceux  de  la  Mense  abba- 
tiale. Le  prieur,  dom  Nicolas  de  Faverolles,  en  fit  1a  déclaration  le  27 
février  1790. 


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74 

D  après  cette  déclaration,  on  voit  que  les  revenus  de  l'abbaye  attei- 
gnaient le  chiffre  de  222,082  livres  5  sous  5  deniers.  Le  tableau  suivant 
fera  connaître  plus  en  détail  l'état  de  ces  revenus. 

RÉCAPITULATION 

DBS  BIENS  IMMOBILIERS  DES  RELIGIEUX  DE  L'ABBAYE  ROYALE  DK  8AINT- 
GERMAIN-DKS-PRÉS,  ORDRE  DE  SAINT-BENOIT,  CONGRÉGATION  DE  SAINT  MAI*, 

1790 

/  Cour  et  clohre  eitérieur  ou      Ut.    i.  4.1  «t. 

!» 


Vole  de  paris*     enclos  des 
'  Hors  l'enclos. 


de  Parii. 


Issy  et  Vaugirard  

Suresnes  

Paroisse  de  la  Selle.  Dîmes  abandonnées  au 

curé  de  Chesnay  

Paroisse  de  Chesnay.  Dîmes  Abandonnées  au 

eoré  de  Ch»snay  

Garges.  Rentes  sur  le  moulin  i  cause  de 

l'échange  d'Amblanvilliers  

Gentilly.  Cens  et  lods  et  ventes  

Cachant.  Paioisse  d'Arcueil  

Bonrg-la-Reine.  Maison  

Ghilillon.  La  mon  Tance  dn  flef  de  Saint- 
Germain  k  Chili  lion  est  possédée  par  le 

dnc  de  Penthièrre  

Fontenay-aui-Roses.  La  mouvance  dn  Bef  de 
Saint -Germain  à  Pontenay  -  aui  •  Hoses, 
possédée  par  M.  de  Vin*,  président  en  la 
chambre  des  comptes,  ne  produit  point  de 

droits  de  mutation  depuis  75  ans  

Antony  et  Verrières  

Igny,  Terres  et  prés  

Vuissons.  Terres  

Arrainville   

Épinay-sor-Orge  

Viry.  Prés  dit»  d«  Savigny  

Boissy-Saint-Léger,  rente  féodale  • 

Vabmton  

(  Saint-Germaiu-sous-Cooly  

•  '  )  Bailly  i 

Marolles  

Bagueaui-sur-Vannes  

Cordou  et  dépendances,  paroisses  de  Cour- 
palay,  d'Aubepierre  et  de  Courthomer. . . 

Vilbuis  

Thiferny  m 

Longnesse  

Saint-Léger-aui-Bois,  psroisse  de 

ViUiers-en-Artie   1463  t 

Saint-Lé^er-aïu-Bois  et  son  an- 
neie  Notre  -Dame-des-Halks, 

paroisses  de  Jours   526  13  4 

M:i^iiy-en-Vexin  français  et  dépendances, 
paroisse  de  Magny,  de  Saint-tiervais-d'O- 
menrille  et  de  Neucourt  

SBoafle,  rente  féodale  
Septcuil  
Mont  Ctuuvet  
Saint-Martin-de-Dreui  

ihotm  dt  Poitiers.  |  Naintrc  


flwfi*  de  Hou  m 


tt».    s.  i.j 

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13623   6  I0\ 


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1385 
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12 
1300 
10951 
5338 
1718 
1481 

7S57 
2533 
926 
3803 


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1990 


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3494  13 
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31645    6  * 


6  8 


4162    13  4 


i    676  . 


Tot.il  du  revenu  des  bien*  imm-l.i'.i.T*  222695   »    M 21869»   »  :» 


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ABBAYE  SA1JIT— Gt  RSI  AI^  —  DES- f*Rt^ 


75 


Ce  revenu  considérable  était  grevé  de  H  8,81 4  livres  13  sous  10  de- 
niers de  charges,  dont  voici  le  détail  :  i°  pour  les  rentes  foncières  et 
perpétuelles,  823  livres  3  sous  4  deniers  ;  2°  pour  les  gros  et  portions 
congrues  des  curés  et  vicaires,  redevances  et  prestations  sur  les  dîmes, 
charges  des  curés  primitifs,  dessertes  des  églises,  prieurés  et  chapelles , 
17,034  1.  16  s.;  3°  pour  rentes  constituées,  5,055  livres;  4°  pour  les 
pensions  viagères,  8,208  livres  5  sous;  5*  pour  aumônes  réglées  en  pains, 
897  livres;  6*  pour  les  décimes,  14,679  livres  19  sous  6  deniers;  7°  pour 
les  réparations  des  bâtiments,  28, 100  liv.;  8°pour  les  officiers  de  justice, 
452  liv.  10  sous;  9*  pour  les  casernes,  80  livres;  10°  pour  régie,  7,114 
liv.;  1  {*  pour  les  charges  de  l'église  et  du  culte,  1 1 ,044  livres  ;  12°  pour 
les  Trais  et  entretiens  de  la  bibliothèque,  2,100  livres;  13»  pour  les 
aumônes  à  la  porte  de  l'abbaye  dans  Paris  et  dans  ses  dépendances, 
3,000  livres  ;  14°  pour  les  honoraires  des  médecins  et  chirurgiens,  et 
pour  les  gages  des  domestiques,  4,100  livres;  15»  pour  les  charges  de 
la  congrégation,  14,926  livres. 

En  1 790,  l'église  et  le  monastère  comprenaient  les  lieux  réguliers, 
le  cloître,  le  chapitre,  le  réfectoire,  les  dortoirs,  rinûrmerie,  l'hôtel- 
lerie, la  grande  chapelle  intérieure  de  la  Sainte- Vierge,  le  jardin  de  la 
communauté,  le  petit  jardin  de  l'infirmerie  et  les  différentes  officines  : 
cuisine,  cellier,  grenier,  etc.  U  y  avait,  en  outre,  le  palais  abbatial, 
que  l'on  voit  encore  aujourd'hui  rue  de  l'Abbaye,  vis-à-vis  la  rue  Furs- 
temberg,  et  la  cour  ou  cloître  extérieur,  appelé  aussi  Enclos  des  Reli- 
gieux.  Cet  enclos  renfermait  la  petite  rue  Sainte-Marguerite,  la  rue 
Childebert,  la  rue  Sainte-Marthe,  le  passage  de  la  porte  Saint-Benoît, 
la  cour  du  grand  portail  de  l'église,  et  de  plus  le  passage  de  l'église  à  la 
Cour  abbatiale. 

Au  moment  de  la  Révolution,  l'abbaye  était  composée  de  quarante- 
cinq  religieux  :  trente-trois  prêtres,  sept  diacres  et  cinq  sous-diacres 
étudiants  en  théologie. 

L'église  devint  paroissiale  par  la  loi  du  4  février  1791  et  eut  pour 
limites  de  sa  circonscription  le  quai  Malaquais,  les  rues  Mazarine,  de 
Bussy,  du  Four,  de  Grenelle  à  droite  jusqu'à  k  rue  des  Saints-Pères, 
ladite  à  droite  jusqu'à  la  me  de  l'Université,  cette  dernière  à  droite 
jusqu'à  la  rue  du  Bac,  et  celle-ci  jusqu'au  quai  Muluquais,  point  de 
<  lé  part.  • 

Le  13  février  1792,  l'abbaye  de  Saint-Germain-des-Prés  fut  supprimée 
et  l'église  fermée.  Le  réfectoire  qui  servait  de  prison  en  1793,  et  dont 
une  partie  avait  été  convertie  en  fabrique  de  salpêtre,  fut  détruit  le  2 
fructidor  an  u  (19  août  1794)  par  une  explosion.  C'est  alors  que  les  re- 
ligieux, complètement  oubliés  dans  leur  propre  demeure,  se  virent 
contraints  de  chercher  ailleurs  un  asile.  Dom  Poirier  fut  le  seul  bé- 
nédictin qui,  comme  flassandrc  sur  les  mines  d'Ilion,  voulut  ne  pas 


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76 


NOTES  ET  ADDITIONS 


abandonner  les  restes  fumants  de  l'abbaye.  Grâce  à  lui,  la  bibliothèque 
qui  avait  été  malheureusement  atteinte  Ait  en  partie  sauvée.  Les  ma- 
nuscrits furent  complètement  préservés,  et  on  les  transporta  en  i  79o  à 
la  Bibliothèque  nationale.  On  sait  que  la  bibliothèque  de  Saint-Ger- 
main, ouverte  tous  les  jours  au  public,  ne  comptait  pas  moins  de 
49,387  volumes  imprimés 1  et  7,072  manuscrits  *.  Le  cloître,  la  chapelle 
delà  Vierge,  chef-d'œuvre  de  Pierre  de  Montreuil,  le  dortoir,  la  salle 
du  chapitre  furent  sucessivement  abattus.  L'église  seule  resta  debout. 
Elle  était  depuis  longtemps  fermée  lorsque  le  6  prairial  an  vu  (25  mai 
1799),  le  ministre  de  l'intérieur  autorisa  les  membres  du  conseil  de 
conservation  des  objets  de  sciences  et  arts,  à  y  faire  des  fouillés,  afin 
d'y  retrouver  le  tombeau  de  Charibert. 

«  Munis  de  ces  renseignements,  écrit  Lenoir,  à  qui  j'emprunte  ces  détails*, 
les  citoyens  Lebloud,  Poirier  (ci-devant  religieux  de  cette  abbaye)  et  tous 
deux  membres  du  conseil  de  conservation,  et  moi,  nous  commençâmes 
à  faire  faire  les  fouilles  en  présence  du  citoyen  Aubry,  directeur  de  la  manu- 
facture de  salpêtre  qui  y  est  établie,  et  le  citoyen  Jollain,  expert  du  conseil, 
qui  dirigea  les  ouvriers  d'après  les  renseignements  ci-dessus  cités.  Voici  le 
résultat  de  nos  recherches. 

Le  6  prairial  an  vu,  après  avoir  creusé  environ  sept  pieds  au-dessous  de  la 
place  où  était  le  grand  autel,  on  découvrit  un  tombeau  de  six  pieds  de  lon- 
gueur, dont  le  couvercle,  fait  en  dos  d'ane,  orné  d'écaillés  de  poisson,  de  pal- 
mettes  et  d'un  cep  de  vigne  s'échappant  d'un  vase,  était  celui  qui  fut  décou- 
vert en  1704  et  dont  parle  Montfaucou. 

Le  couvercle  ayant  été  levé  (ce  tombeau  avait  déjà  été  ouvert,  puisqu'un 
fragment  du  couvercle,  qu'on  avait  brisé  probablement  en  l'ouvrant,  s'est 
trouvé  dans  l'intérieur,  sous  la  tète  du  mort  et  lui  servant  d'oreiller),  nous 

aperçûmes  un  squelette  vêtu  Les  pieds  étaient  dirigés  vers  l'orient; 

les  draperies  dont  il  était  couvert  formaient  deux  vètemens  :  le  premier,' 
assez  bien  conservé,  parait  être  un  long  manteau  ample  et  dessinant 
de  grands  plis,  dont  les  chutes  descendaient  jusqu'au  bout  des  pieds;  après 
avoir  examiné  l'étoffe,  nous  reconnûmes  que  c'était  un  satin  d'un  tissu  très- 
fort  et  a  grands  dessins;  sa  couleur,  quoique  passée,  parait  avoir  été  d'un 
rouge  foncé.  Le  second  vêtement  est  une  tunique  longue,  de  laine,  couleur  de 
pourpre  brun,  orné  dans  le  bas  d'une  broderie  aussi  de  laine,  sur  laquelle  ou 
avait  gaufré  des  ornemens  ;  des  espèces  de  pantoufles ,  d'un  cuir  noir  très- 
bien  tanné,  lui  servaient  de  chaussure;  ces  pantoufles,  ou  souliers  sans 
oreilles  et  sans  boucles,  n'ont  qu'une  coulure  placée  h  l'extérieur  du  pied,  et 
de  la  manière  qu'au  pied  droit  elle  se  trouve  h  droite,  et  au  pied  gauche  a 
gauche. 

Au  côté  droit  du  cadavre,  on  a  trouvé  une  canne  de  bois,  que  l'on  croit  être 
de  coudrier,  d'environ  six  pieds  de  longueur,  surmontée  d'une  petite  traverse 

1  9356  in-folios;  11,747  in-quartos;  28,281  in-octavos  et  in-12. 
1  634  orientaux;  452  grecs;  1,644  latins;  2,783  français;  fonds  de  Harlay, 
I.HMI. 

»  Vny.  tenoir,  \fu*èe  <ir*  monument*  français,  t.  |,  p.        <>\  siiiv. 


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■ 


ABBAYE  SAINT  -  G  ERMAIN-DES-  PRÈS  77 

d'ivoire  formant  béquille,  ouvrage  à  jour  et  dont  la  sculpture  peut  remonter 
au  vui*  ou  il*  siècle.  Cette  espèce  de  tau  était  fixé  sur  le  bois  par  une 
espèce  de  base  de  cuivre  du  même  travail.  La  dispositiou  de  ce  corps,  l'es- 
pèce d'étole  dont  il  était  revêtu,  et  principalement  la  longue  cainie  trouvée 
près  de  lui,  tout  semble  caractériser  un  abbé  ;  car  on  sait  que  les  premières 
crosses  des  évéques  ou  des  abbés  commendataires  n'étaient  que  de  simples 
bâtons  de  bois  très-longs  dont  la  partie  supérieure  se  terminait  en  tau,  et  dé- 
signées,  dans  les  ouvrages  de  Mabillon  sur  cette  matière,  par  baculut.  Ces 
crosses,  depuis,  ont  été  diminuées,  et  Ton  s'en  est  servi  pour  s'appuyer-  .  . 


En  continuant  de  suite  les  fouilles  dont  j'ai  parlé  plus  haut,  le  7  suivant,  à 
quatre  heures  du  soir,  on  a  découvert  un  autre  sarcophage  en  pierre  de  Sainl- 
Leu,  fermé  simplement  d'une  pierre  plate  et  carrée  


Lors  de  l'ouverture,  ou  a  trouvé  un  squatte  vêtu  qui  avait  d'abord  été 
déposé  dans  un  cercueil  de  bois,  dont  la  légèreté,  par  sa  décomposition,  se 
rapproche  de  celle  du  liège,  mais  en  conservant  moins  d'élasticité.  La  crosse, 
composée  d'enroulemens  et  de  feuilles  de  vigne ,  est  aussi  de  bois  et  s'est 
trouvée  dans  le  même  état  de  légèreté,  posée  à  droite  et  près  du  cadavre, 
comme  s'il  pouvait  s'en  servir. 

Les  ossemens,  intacts  dans  leur  situation ,  étaient  couverts  d'un  grand  vê- 
tement de  taffetas  violet  foncé  ressemblant  assez  à  l'habit  des  religieux 
de  l'ordre  de  Saint- Benoit,  et  offrant  exactement  les  plis  que  l'on  voit  dans  le 
dessin  que  j'en  ai  fait  d'après  le  naturel.  Les  pièces  qui  formaient  l'ensemble 
de  ce  vêtement  ont  été  assemblées,  non  par  de  simples  coutures  ou  par 
des  surjets,  suivant  notre  usage,  mais  au  moyen  d'un  galon  de  soie  verte  étoile 
d'une  broderie  d'or,  qni  servait  à  lier  les  lisières  entre  elles;  en  sorte  que  le 
galon  dessinait  les  pièces  telles  qu'elles  étaient  avant  d'être  assemblées.  Cette 
espèce  de  tunique,  longue  et  très-ample,  est  bordée  par  une  grande  bande 
d'étoffe  à  grands  dessins  relevés  en  dorure  sur  le  fond.  La  mitre  de 
soie  blanche  ressemble  parfaitement  à  la  moire  que  nous  connaissons.  La  tête 
était  posée  sur  un  coussin  qui  avait  conservé  sa  forme,  quoique  entièrement 
détruit. 

Les  gants  qu'on  lui  voit  aux  mains  sont  bien  conservés,  et  d'un  tissu  de 
soie  à  jour  fait  à  l'aiguille  autour  d'une  base  cylindrique,  suivant  le  savant 
rapport  que  le  citoyen  Desmarest,  membre  de  l'Institut  national,  nous 
a  donné  sur  les  étoffes  que  nous  avons  trouvées  dans  ces  tombeaux.  La  bague 
qu'il  avait  au  doigt  n'offre  rien  de  curieux  ni  par  la  matière  ni  par  la  forme; 
elle  es  d'un  métal  composé  de  cuivre  et  d'argent  mélangé  :  le  chaton,  en 
forme  de  croissant,  renferme  une  turquoise  décolorée  

La  chaussure,  parfaitement  semblable  à  nos  guêtres,  est  d'une  étoffe  de 
soie  d'un  violet  foncé,  ornée  de  dessins  très-variés  et  du  meilleur  goût,  repré- 
sentant des  polygones  ou  écus,  dans  le  champ  desquels  sont  tracés  des  lé- 
vriers et  des  oiseaux  en  or.  Les  guêtres  étaient  serrées  du  haut  et  du  bas 
d'une  coulisse  retenue  par  un  petit  cordonnet  de  soie  de  la  même  couleur,  et 
dont  la  fabrique  ressemble  parfaitement  h  la  nôtre.  » 


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78 


NOTES  ET  AUDITIONS 


Lenoir  trouva  aussi  un  chapiteau  de  marbre  qui  semblait  appartenu 
à  la  primitive  église,  et  un  chapiteau  du  x«  siècle  t. 

L'église  resta  fermée  jusqu'au  9  floréal  an  xi. 

Sous  la  Restauration,  on  rendit  à  l'église  un  baptistère  en  cuivre 
rouge,  orné  de  bronze  doré,  un  médaillon  en  marbre  représentant  une 
mère  de  douleur,  une  Sainte-Vierge  en  marbre,  sculptée  en  1 430,  une 
statue  de  sainte  Marguerite,  sculptée  par  Bourlet,  une  statue  de  saint 
François-Xavier,  ."çulptée  par  Coustou,  des  statues  de  Childebert  et  de  la 
Vierge,  le  tombeau  de  Charibert,  roi  de  Paris,  le  mausolée  de  Guillaume 
et  de  Jacques  de  Douglas,  celui  de  Casimir,  roi  de  Pologne  et  l'épitaphe 
de  Bernard  Cherin.  La  partie  septentrionale  de  l'église  qui  menaçait 
ruine  fut  étayée  en  mai  1820  et  complètement  refaite  par  l'architecte 
Godde.  C'est  à  la  suite  de  ces  grands  travaux  de  consolidation  que  les 
deux  clochers  latéraux  placés  derrière  celui  qui  existe  encore  ont  été 
abattus.  La  restauration  de  Saint-Gerawin-des-Prés,  entreprise  en  1845, 
ne  tardera  pas  à  être  complètement  terminée. 

•  L'intérieur  du  monument  est  complètement  recouvert  de  peintures 
murales.  Ces  décorations  polychromes  produisent  toujours,  a  première 
vue,  le  plus  grand  effet  Ces  voûtes  azurées,  ces  colonnes  teintées,  don- 
nent à  l'église  un  air  sombre  et  mystérieux  qui  réagit  sur  le  visiteur 
et  l'invite  au  recueillement.  Mais,  lorsque  l'œil  est  accoutumé  à  ce  clair- 
obscur,  le  charme  diminue  souvent  et  l'aspect  n'est  pas  aussi  harmo- 
nieux qu'on  se  l'était  figuré  tout  d'abord.  A  Sainl-Germain-des-Prés, 
le  plus  grand  inconvénient  que  présentent  ces  décorations  est  de  nuire 
aux  fresques  malheureusement  inachevées  de  Flandrin.  Cette  suite 
de  peintures  religieuses  demandaient  plutôt  un  cadre  brillant  qu'une 
bordure  mate  et  sans  éclat. 

Saint-Germain-des-Prés  renferme  encore  quelques  inscriptions.  Dans 
la  chapelle  de  Saint-Michel,  on  a  placé  le  mausolée  de  Jacques  Douglas. 

Voici  l'inscription  gravée  sur  une  plaque  de  marbre  noir,  placée  de- 
vant ce  mausolée. 

DOVGLASIDVM  NOVA  SPES,  PATRLE  LVX,  REGIBVS  ORTfc 

GALLO-SCOTIGENVJI  DVX  JACOBE  JACES. 
DVM  LONGA  1NNVMEROS  LAN  G  VENTES  PACE  TMVMPUOS 
MAJOR VM  RECOLIS,  DIGNAQVE  MARTE  GER1S, 
ARMAQVE  DVM  PROAVVM  RE  [M  VIVO  E  FVNERE  TRACTAS, 
HEV  CADIS  IN  MEDIA  DtA  PROPAGO  VIA  ! 
SCXUCET  HAVD'  POTERAT  MARS  EKVPERAAE  tvorvm, 
SCANDERE  NEC  TE  VVLT  INC1.YTA  FACTA  PATRVM. 
OCCIDÎT  PROPE  DVACVM  XXI  OCTOBR.  MDCXXXXV  /ETATIS  XXVIII. 

«  Voy.  Leooir,  Mutée  des  monuments  français,  t.  Il,  p.  21. 


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ABBAYE  S  A  IN  1  -  G  E  R  M  A IK- DES- PRES  79 

Au  fond  de  la  chapelle  du  Sucré -Cœur  de  Jésus,  un  a  déposé  les 
cendres  de  Mabillon,  Montfaucon  et  Descaries,  qui  provenaient  du  musée 


des  monuments  français.  On  a  gravé  sur  une  table  de  marbre  noir  la 

triple  inscription  suivante  : 

H  CHOMA 

«nom* 

».  JOAKNIS- MABILLON 

REBATI  •  DESCARTES 

PRESBTTERI -N0NACR1 

RECONDITIORIS- DOCTRI.N.E 

NOBtLIS-  PR1M0M-  IN  •  M1LIT1A  •  VtRI 

LATBS 

TYM-SJtCULARIVM-RBBV* 

ET  •  INGEN1 1  •SVBTILTTATE 

T*B10 

HYHAHIOMIIO- LITTUUftUM 

PR-ECELLENTISSI  H1 

l'RKSBYTEBt-MONACBI 

êOClï 

OCI-PRiMTS 

IM>EQVB 

PISTAIS-BOCTRINA-  MODEST1A 

A  •  RENOVATIS-  IN  •  E  VROPA 

ACABEMI  £  ■  INSCRIPTION  YW 

BON  A  ECU  •LITTBBASCll'STUDllS 

HVMANlOBmo  •  LiTTEBABtBJ  -SOCT1 

CLARI 

BATION1S  •  HYMANjE 

IN  CONOUIEENfilS  ILLDSTEANBIS 

BIBLIOTRECABYM 

JVRA 

EBENDIS-CYJYSCVNQVE-GENERIS 

TVM-NOSTRATIVM-TVM  EITERABVM 

SALVA  •  F1BEI  •CBBJSTlANaB 

PRIOBYM  •  BTATYM- M  0  X  V  M  EN  T  !  S 
DE  •  OMNI-  ANTlOt'ÎTATK 

M-MFL<.MATVM-M>CEK1TATK 

YINBICAVIT-ET  -ASSERVIT 

TA  M  •  SACRA- OC  AM  •  PROFANA 

BTIYB1CAKBA 

NYNC 

OPTIME-MERm 

facile  PRiKaro 

TBBXTAT1S 

ARTL8-CRJTIC4 

ACTORVM -ANNALICMQ. 

OtUM-TNICE-  COLTIT 

ARBITRI  •PRVBENT15SIMI 

COLLECTONS  •  CONBITORTB. 

EBV1TVB. 

IN*  PALAOGRAPHIA  f.RBCA 

XOim  CINERES  BELI6IOSE-PRmvM-LOCTMS  SVl£  •  O»DIT0S -DT.HTSC  •  COBtXVNt*  FATO  PLR  XXY-ANNl» 
nnSB-nuBAKA  REVLBS'QVYBI- TEBRB-SACBJE- RBNOYATA-F1ARYV •BXEOOIABVH» POMPA  RtDDEREKTTR 
RLOU- INSCRimONTM  ET  BVXANIORVM  LITTERABVM  ACABEMIA 
TTTYL1S-  ADSCBIPTIS-SEBJORIBYS-  -ETATIBVS -COMMENDA VIT  -  XXVI -FEBY-MDCCCIII. 

Dans  la  chapelle  de  Saint-Joseph,  on  a  placé  le  mausolée  de  Guillaume 
Douglas.  Voici  l'inscription  qui  s'y  trouve  gravée  : 

ADSP1C1S  Hl'MAN*  SPECTACULA  TRISTU  POMP/E , 

Et  varescerto  ou*  six  imago  boki 
Non  sum  qui  fueram  satus  ille  keroibus,  digers 

Duglasidum  pmrceps  avcusi«que  comes. 
Nam  pars  hic  evttocta  jacet,  pars  salva  revolvit 
Fata,  vices  rerum  qu*  per  opaca  fluirt; 

VERTOR  UT  m  C1RERES  SPECULATUR ,  ET  OCCULOR  UMBRIS  ; 
UTQUE  ILLIBAT/E  DlSCUTIlLVnJR  OPES 
QUAS  M1H1  FATA  DABART,  YIRTUS  TRASSM181T  AVORUM  : 
QlIAS  EGO  TRANSMIS!  PAT  A  DEDERE  ME1S  : 
NlL  NtSt  URTEOLUM  MIB1  MA!tSlT  ET  ARCULA  BUSTi; 
QOID  QUERAR?  RIS  OMRES  MORS  MORET  ESSE  PARES, 
REX  UT  DIOPS  MORITUR,  SUA  CLAUSUS  DESERJT  ARTRO  : 
PrORSUS  ET  W  TUMULO  PUTJLET  UTERQUE  SUO. 

Veut  ar.  lvii  obut  v  non.  mart.  ar.  m.bcxi 

GUUELMUS  P.  ARGUSLB  COMES  P.  OPT-  AMANTISSIMO  M.  P. 

Plus  loin,  dans  la  chapelle  de  Sainte-Marguerite,  que  Ton  restaure  en 
ce  moment,  on  remarque  le  mausolée  sculpté  par  Girardon  pour  la  famille 


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tic  Castellan.  Sur  une  table  de  marbre  noir,  on  a  gravé 
vante,  composée  par  Mabillon  : 

d.    o.  M. 


OCISQLIS,  HtC  SIST15,  NON  MINI»  RRUOIONIS  ET   PIETATTS,  QVAU  VIRTUTIS  BELUCX 

[VIDES  ;  OT<'D  AMANTtSSIMIS 
SUIS  PARENTI  ET  FRATRt,  0L1TAR10  ET  LID0V1C0  SE  CASTELLAN,  CAR0LC8  ABU  AS  TESTAMENT 0  FIER! 

[CCRAVIT 

QCORUM  ALTBR  PRO  REGE  ET  PATRJA  ,  ALTER  RTIAM  I*  CHRIST!  CAO  SA  OCCCBCIT.  —  Ql  IPFR  OLIVABICS 

(NOBILIS 

S1MCB  EQCBS,  POST  PRJtCIPlJA  MIUT1*  SVh  LtBOVICO  JISTO .  PB*LCD!A  DCPLICIS  COBOETIS    DR  IN 

[SUMMCS  IN  CA5TRIS  CELER  VU 

BOCTTLM  TBANS  ALPES  PRlRFECTCS,  ÎTALICO  IN  BBLLO  FACTIS  1LUSTRIS,  DEMUM  IN  CATALANICO  DLClS 

[OFTICICM  STRE3UE  AGENS, 

AD  TABEAGONEM  INFESTA  PILA  TRAJECTtS  INTER1IT,  ANNO  SALITIS  MDCXLIT.  —  LrDOVICTTS  OLITARtl 

{FILICS,  mm  M 

*  ADORE  A  TENERIS  MILES  PARI  C0NDIT10NE  DUX,  PRIMO  L'NI  PR£TORI£  CORORTI  PR*PECTl'S,  TL'M  IPSIITS 

(LEGH>Nl5M»JOR; 

TANBEM  PEDESTRWM  COPIA  RI  M  yLAS  LCDOVICCS  MAGNUS   IN  CRET*  SIBSIDUM  M1S1T,  TRIBCNDS, 

[ERUPTIONS 

CAROLM  OUVARII  ITEMFIUL8,  S.  APRI  ET  SILYA  MAJUR1S  ABBAS,  EORCM  IN  MEM0R1AM  RXC  MARMORt 

(iNSCRIBl 

CORAVIT  ET  IN  I5T0  MAtSOLEO  A  SE  B RECTO  SCB  QLO  IPSE  JACET,  CORDA  OPTIMI  PARE!*TIS.  AC  fRATBLS 

[1NCLVDI  PRACEPT 

ORTL'US  DIE  ÏB  7IOTEMBRIS  AN.  M.DC.LXXYII  —  RIS  CORPI  S  «"CM  ADJCNOI  OPTAVTT,  FBANCISCUS  CAROLI 

(fratrcelis 

atote  ex  as*b  hares  et  jpse  m1l1tar1bus  pro  rege  opficiis,  maxime  ii»  tt'rcas  insigms.  qdi 

[OBIIT  OIE  8  JAN.  AN.  M.DC.LXXXltl. 

U  chapelle  de  Saint-Pierre  et  de  Saint-Paul,  placée  dans  le  bas  côté 
gauche,  renferme  les  reliques  de  saint  Modeste,  martyr.  Au-dessous  de 
la  châsse,  on  a  placé  contre  la  muraille  une  tablette  de  marbre  noir, 
laquelle  est  gravée  cetfe  inscription  en  l'honneur  de  Boileau  : 

HOC'SVB'TITVLO 
FATtS  •  DIV  •  JACIATI 
IN  •  OMISE  •  <€VVM  •  TANDEM  •  COMPOSITI 
JACENT'CINERES 
MCOLAl  •  BOILEAV  •  DE6PREAVX 
PARLSIENSIS 
QUI  •  VERSIBES  •  CASTISSIMIS 
HOMINVM  •  ET  •  SCRIPTORVM  •  VITIA 
NOTAVIT 
CARMIN  A  •  SCRIBENDI 
LEGES  •  C0ND10IT 
FLACCI  •  /EMVLVS  •  HAVD  •  IMPAR 
IN  •  JOCIS  •  ETIAM  •  NVLLI  •  SECVNDVS 


XIII  MART.  MDCCX1 
EXEQVIARVM  •  SOLEMNIA  •  INSTAVRATA 
XIX  •  JVL  •  MDCCCXIX 
CVRANTE  •  VRBIS  •  PR^FECTO 
PARENTANTIBYS  •  SVO  •  QVONDAM 
REGIA  •  VTRAQUE 
TDM  ♦  GALLICC  •  LINGVjF. 
TVM  •  INSCRIPTION  VM 
nVMAMOKVMQ-UTTERARVM 


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abbaye  saint-germain -des- près 


81 


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NOTES  ET  ADDITIONS 


Le  clergé  de  Saint-Germain-des-Prés,  succursale  de  Saint-Sulpice, 
se  compose  aujourd'hui  d'un  curé,  de  huit  vicaires  et  d'un  diacre  d'ofïîce. 

Le  revenu  de  la  fabrique  déj»asse  05,000  francs.  Un  décret  du 
22  janvier  1 8">6  a  fixé  ainsi  la  circonscription  de  cette  paroisse  . 

Hue  des  Saints- Pères,  un  côte,  à  partir  du  quai  Malaquais;  rue  de  Gre- 
nelle-SainM termoin,  un  côté;  rue  du  Four,  un  côté,  rue  de  l'École-de -Méde- 
cine, un  côté  ;  me  de  l'Ancienne-Couif-die,  un  côté;  rue  Daupbine,  un  côté; 
quai  Conti;  place  Conti  ;  place  «le  l'Institut  ;  quai  Malaquais  jusqu'à  la  rue  des 
Saints-Pères,  point  de  départ. 

Les  limites  actuelles  ont  amené  une  diminution  dans  le  nombre  des  pa- 
roissiens; on  en  compte  cependant  encore  plus  de  20,000. 

il  serait  certainement  aisé  de  faire  plus  d'un  volume  si  l'on  voulait  écrire 
une  monographie  complète  sur  Saint-Germain  des  Prés.  La  lecture 
attentive  des  documents  qui  seraient  à  consulter,  pour  faire  l'histoire 
de  cette  célèbre  abbaye,  née  près  du  berceau  de  la  monarchie  française 
et  qui  ne  disparut  qu'avec  elle,  demanderait,  elle  seule,  plusieurs  années 
de  travail,  et  la  mise  en  œuvre  ne  prendrait  guère  moins  de  temps.  Les 
limites  que  je  me  suis  tracées  et  que  je  ne  veux  pas  franchir,  m'in- 
terdisent non-seulement  d'esquisser  ce  travail,  mais  même  d'aborder 
certaines  questions,  trop  longues  à  examiner  ici.  \a  juridiction  exercée 
par  les  religieux  dans  le  faubourg  Saint-Germain ,  la  foire  Saint- 
Germain,  les  droits  sur  la  Seine,  etc.,  etc..  demanderaient  des  déve- 
loppements qui  m'entraîneraient  trop  loin.  Je  ne  terminerai  pas  cepen- 
dant sans  révéler  un  fait  assez  curieux,  que  Dom  Bouillait  et  l'abbé 
Lebeuf  ne  signalent  pas,  bien  qu'il  appartienne  à  l'histoire  religieuse  : 
je  veux  parler  de  la  défaveur  marquée  dont  les  congrégations  reli- 
gieuses étaient  l'objet,  au  xvu«  siècle,  dans  le  faubourg  Saint-Germain, 
t)  est  assez  singulier,  en  cilel,  de  voir,  dans  un  siècle  de  renaissance 
monastique,  tant  d'opposition  de  la  part  du  gouvernement  et  des  Bé- 
nédictins à  la  création  de  couvents  nouveaux. 

Dès  ln2l,  les  Dominicaines  cherchent  en  vain  à  s'établir  dans  la  rue 
Cassette;  l'abbé  de  Saint-Germain  résiste  cl  fait  lancer  par  l'oflicial  plu- 
sieurs sentences  contre  la  sceur  Charlotte  de  Ponimercuil,  dominicaine 
•le  Poissy,  qui  avait  érigé  «  un  prétendu  monastère  »  dans  le  faubourg 
Saint-Germain  (Arch.  de  l'Emp.,  L.  7~fl).  Quelques  mois  plus  tard, 
Louis  Xlll  encourage  cette  opposition  par  une  lettre  du  17  juillet  1638, 
qu'il  adresse,  à  sou  frère  naturel,  Henri  de  Bourbon,  abbé  de  Saint- 
Germain,  lettre  par  laquelle  il  lui  enjoint  de  n'admettre  aucun  établis- 
ment  nouveau  sans  qu'il  soit  précédemment  autorisé  par  lettres 
patentes.  Conformément  aux  ordres  qu'il  avait  reçus,  le  prieur  fait  sup- 
primer, le  K>  septembre  1G40,  toutes  les  marques  extérieures  d'une 
maison  religieuse  de  la  rue  de  Grenelle,  dans  latpjcllc  deux  cisterciennes 
de  Saint-Aubin,  du  diocèse  de  Bouen,  avaient  fondé  un  couvent.  En 
IliM,  les  religieuses  de  Fer  vaques  ne  peuvent  obtenir  l'autorisation 


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ABBAYE  SAINT-GERMAIN  -  DES -PRÉS  83 

qu'elles  sollicitaient  d'être  admises  dans  le  faubourg.  Le  14  janvier  1647, 
défense  est  faite  à  mademoiselle  Anne  de  Laval  de  transformer  son  hôtel 
en  maison  religieuse;  en  1655,  les  Cisterciennes  de  Gomerfontaine 
éprouvent  le  même  échec  que  celles  de  Fervaques;  le  13  juillet  1659, 
on  défend  aux  Augustines  de  Charonnc  de  s'établir  rue  de  Vaugirard, 
dans  une  maison  située  près  des  Garnies  Déchaux.  Enfin,  en  4662,  les 
religieuses  de  Saint-Rcmi  et  Saint-Georges  essuyent  le  même  refus.  La 
seule  exception  que  j'aie  rencontrée  lut  faite  en  faveur  des  religieuses  du 
val  d'Osne,  au  diocèse  de  Chàlons.  Encore,  l'autorisation  qu'on  leur 
donna  le  4  décembre  1 638,  de  vivre  régulièrement  dans  une  maison  de 
la  rue  des  Vaches  (rue  Rousselet)  ne  fut-elle  que  provisoire  et  subor- 
donnée au  temps  que  l'on  mettrait  à  reconstruire  leur  couvent,  dévalisé 
par  les  troupes  suédoises. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

L'abbaye  de  Saint-Germain-des-Prés  a  laissé  partout  des  traces  de 
son  importance  et  de  ses  richesses.  U  n'y  a  pas  de  bibliothèques,  de 
dépôts  d'archives,  qui  ne  renferment  quelques  documents  relatifs  à  son 
histoire.  Les  Archives  de  l'empire  ne  possèdent  pas  moins  de  deux 
cents  cartons  et  de  sept  cent  soixante-cinq  registres. 

Dans  la  section  historique  il  y  a  cinquante-huit  cartons  et  cent  trente  - 
deux  registres. 

Le  premier  carton  de  la  section  historique  (L.  752}  renferme  le 
brouillon  du  canevas  de  l'histoire  de  Saint -Germain- des  -Prés,  par 
D.  Bouillart,  (16  cahiers  in-4°)  et  une  attestation  de  1592  d'une  portion 
de  la  côte  de  saint  Leufroy,  appartenant  à  cette  chapelle  et  donnée, 
depuis  sa  démolition,  à  Saint-Gcrmain-rAuxerrois;  le  deuxième  (L.  753), 
des  pièces  concernant  l'Église,  les  tombeaux  des  rois,  les  réparations  et 
les  décorations,  des  états  de  travaux,  quittances,  etc.,  aux  xvu"  et 
xviii*  siècles,  l'original  d'une  lettre  de  Louis  XIV  approuvant  une  tran- 
saction faite  entre  l'archevêque  de  Paris  et  l'abbaye  de  Saint-Germain- 
des-Prés,  relativement  à  la  juridiction  spirituelle  sur  le  territoire  de 
l'abbaye,  en  septembre  1668,  des  bulles  et  copies  de  bulles,  des  actes 
de  prise  de  possession  et  serments  des  abbés,  de  1503  à  1737,  l'original 
d'une  lettre  de  J.  Caste!  sur  la  mort  de  Denis  de  Sainte-Marthe,  en 
1725,  un  dénombrement  rendu  au  roi  en  1384;  le  troisième  (L.  754), 
un  censier  de  Cachant  au  xtv*  siècle,  un  censier  d'Antony,  un  registre 
des  cens  diks  à  la  pitanceric,  à  Antony,  au  xv*  siècle,  un  cartulaire  des 
îles  de  la  Seine,  des  Moulins,  etc.,  au  xv*  siècle,  27  chartes,  de  768  à 
H  76,  concernant  Saint-Germain  près  Monlereau,  Absedo  villa  in  pago 


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84 


BIBLIOGÏUPHIK 


Sononcnsi,  les  droits  de  formariage  entre  l'abbaye  de  Sainte-Geneviève 
cl  celle  de  Saint-Germain-des-Prés,  Montchauvet,  Saint-Léger-aux- 
Cois  la  vigne  de  Laas,  Saint-Gcorges-de-Marollcs,  Baignaux,  Ville- 
neuve, Plantis,  Flacy  et  Courgenay,  Avrainville,  la  chapelle  de  Notre- 
Danie-des-Halles  à  Saint-Léger,  Saint-Germain-dc-Marolles,  Dammartin, 
Nogent-sur-Mame,  les  HospitaUers  de  Saint-Jean  de  Jérusalem,  (1182), 
le  Temple,  Tauni,  Emans,  Bagneux,  Mauny,  fief  de  Clain  en  Poitou, 
Jonsiac;  le  quatrième  (L.  755),  24  chartes,  de  1176  à  H93, 
relatives  à  Cotençon,  Montigny,  le  prieuré  de  la  Celle  au  diocèse  de 
Meaux,  Emans,  Marolles,  prieuré  de  Bailly,  Avrainville,  Longpont 
(S.  et  0.),  Nogent-sur-Marne,  Tiverni  (diocèse  de  Beau  vais),  Bailly,  Lo- 
gnes,  la  chapelle  du  château  de  Chatellerault,  Mantes,  Dammartin, 
Naintré,  Cachant,  les  lépreux  de  Meulant,  Viatura  de  Piroàio,  Balain- 
villiers,  le  couvent  de  Saint-Pierrc-dc  Chaumes,  Montchauvet,  Sainte- 
Marie-aux-Bois,  Tauny-sur-le-Vulturne ,  Villebole,  Erablai,  Duison, 
Laas  et  Mantes;  le  cinquième  (L.  756),  94  chartes,  de  1200  à  1229, 
concernant  Samoiseau,  Sceaux,  Plessis-Saint-Pierre,  Clamart,  Mathy, 
Parei,  Avrainville,  le  Déluge,  bois  d'Arablai,  Melun,  Notre-Dame-des- 
Halles,  Villenpuve-Saint-Georges,  Valenton,  Avrainville,  Jonzi,  prieuré 
de  Bailly,  Bretignac,  bois  du  Chesnct,  Provins,  Meulent,  Tiverni,  Ver- 
rières, le  moulin  de  Breuil,  Lognes,  Marolles,  Montchauvet,  Nogent- 
l' Artaud,  Saint -Germain-Laval  près  Montereau-Faut -Yonne ,  Lon- 
guesse,  le  Breuil  près  Montlheri,  Montchauvet,  le  Déluge,  Mantes, 
Mathy,  Dammart-n,  les  bois  de  Genneville,  Pirodium,  Mantes,  les  che- 
valiers de  Saint-Jean  de  Jérusalem;  le  sixième  (L.  757),  44  chartes, 
de  1230  à  1249,  concernant  Marolles,  la  Celle,  Moiilereau,  le  bois  de 
Fresnières  près  Montereau,  Saint-Germain-Laval,  Nogent-sur-Mame, 
Mantes,  Vllleneuve-lc-  Comte,  Samoiseau,  Parei,  Vissoux,  Arcueil, 
Avrainville,  la  Commanderie  du  Déluge,  Emans,  Villeneuve-Saint- 
Georges,  Prunelai,  Bailly,  Dammartin,  Chcllcs  et  Cachant,  et  un 
règlement  fait,  le  1er  décembre  1240,  par  Jacques,  évôque  de  Prcnesta, 
légat  du  Saint-Siège,  pour  l'administration  de  rinflrmcrie  de  Saint- 
Germain,  qui  n'avait  pas  de  revenus  assez  considérables  ;  le  septième 
(L.  758),  des  documents  relatifs  à  Avrinville,  Tillet,  Valenton,  prieurés 
de  Chaufôur,  de  Naintri  en  Poitou,  en  un  registre  des  baux  à  ferme, 
contrats  de  vente,  etc.,  des  fermes,  terres,  maisons  et  jardins,  sis  à 
Anthony,  Thiais,  de  1207  à  1509;  le  huitième  (L.  759),  des  fragments 
de  compte  de  1485  et  un  recueil  de  pièces  relatives  aux  droits  de  pêche, 
une  copie  collationnéc  d'une  très-volumineuse  enquête  faite  par  l'abbé 
de  Saint-Maixcnt,  commissaire  du  pape,  à  la  requête  des  religieux  de 
Saint-Germain-des-Prés,  contre  frère  Eblon  de  Solcre  au  sujet  de  la  pré- 
vôté d'Antony  en  1373,  une  transaction  du  9  octobre  1782,  passée  entre 
les  religieux  de  l'abbaye  et  les  habitants  de  Châtenay,  Wuissous  et 


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ABBAYE  SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS  86 

Massy,  au  sujet  des  dîmes  du  vin  et  de  pressurage,  etc.,  etc.;  ie  neuvième 
(L  760),  trois  dossiers  de  documents  relatifs  à  l'accord  entre  le  cardinal 
de  Tournon  et  l'abbaye,  de  1537  à  1590;  le  dixième  (L.  761),  90  chartes 
de  1250  à  1301,  concernant  Jonzac,  Cachant,  Samoiseau,  Melun,  Thiais, 
Antony,  Suresnes.  Longuesse,  Tiverny,  Nogent-1' Artaud ,  Clamart, 
AvrainviDe,  Parei,  Martré-la- Celle,  Chartres,  Septeuil,  Le  Breuil,  Emans, 
Melun,  Meudon,  le  prieuré  de  Tornay,  dans  le  diocèse  de  Seex;  Saint- 
Germain  près  Couilly,  le  prieuré  de  Castres,  Amblainvilliers,  Sceaux,  le 
prieuré  de  Bretigny  au  diocèse  de  Bourges,  Bagneaux;  le  onzième 
(L.  762),  32  chartes  de  1302  à  1341  concernant  Saint-Germain-Laval- 
sur-Montereau,  Cachant,  Arcueil,  la  rivière  de  Bièvre,  Dammartin,  le  fief 
de  la  Tombe  à  Marollcs,  Avrainville,  le  prieuré  de  Saint-Léger,  Parei, 
Longuesse,  Villebeslain,  Le  Breuil-lès-Longpont  (Seine-et-Oise),  Ba- 
gneaux, Antony  ;  le  douzième  (L.  763),  57  chartes  et  autres  pièces, 
de  1290  à  1652,  concernant  lssy,  Vanves,  Meudon,  Thiais,  Vaugirard, 
Châteaufort,  Montreuil  près  Versailles,  les  Chartreux;  le  treizième 
(L.  764),  un  registre  en  feuilles,  intitulé  :  «  C'est  le  compte  de  la  recepte 
de  la  terre,  justice  et  seigneurie  d'Issy  et  des  appartenances  en  1485  », 
des  censiers  et  44  pièces  et  chartes  de  1190  à  1465,  concernant  les  lieux 
dits  Vallû  CoUiaci  et  Lilandri,  Couilly,  Montery,  et  les  localités  dans 
le*nielles  le  chambrier  de  Saint-Germain  possédait  des  biens,  Valenton, 
Vdleneuve-Saint-Georges,  Saint-Germain-sous-CouUly,  Montery,  Emans 
et  Noisy-le-Grand,  un  cartulaire  de  l'office  de  chambrier  renfermant  des 
pièces  relatives  à  Saint-Gennain-lès-Couilly  et  Nogent-l'Artaud,  et  plu- 
sieurs registres  concernant  Saint-Germain-lès-Couilly  ;  le  quatorzième 
(L.  765),  quatre  pièces  de  1 675  à  1694,  relatives  à  la  réunion  de  la  justice 
de  Saint-Germain-des-Prés  au  Chàtelet  de  Paris  et  à  la  création  d'une 
haute  justice  dans  l'endos  du  couvent;  39  pièces  de  1213  à  1379, 
concernant  Villeneuve-Saint-Georges,  l'érection  de  la  chapelle  de  Crône 
en  juillet  1234,  Valenton,  Limeuil,  Thiais,  Choisy,  Grignon  et  Antony; 
le  quinzième  (L  766),  des  pièces  concernant  les  religieux  hibernais  (Ir- 
landais) ,  le  noviciat  des  Jésuites,  l'ordre  de  la  milice  du  Saint-Esprit,  les 
Dominicaines  du  tiers-ordre  de  Saint-Dominique,  les  Jacobins,  la  chapelle 
Saint-Père,  les  religieux  de  la  Charité,  les  Théatins,  les  Prémontrés  de  la 
Croix-Rouge,  les  Carmes  Déchaux,  les  Augustins  déchaussés,  l'hôpital 
des  frères  de  la  Charité,  l'hôpital  des  Incurables,  l'hôpital  des  Petites- 
Maisons  et  la  maladrerie  du  bourg  Saint-Germain-des-Prés;  le  seizième 
(L.  767),  des  pièces  sur  les  Cordeliers  ou  frères  Mineurs,  les  religieux  de 
la  Merci  et  de  Sainte-Croix  de  la  Bretonnerie,  une  correspondance 
curieuse  à  consulter  pour  l'histoire  des  mœurs  du  clergé  au  xvir3  siècle, 
des  pièces  de  procédure  des  xm*  et  xiv*  siècles;  le  dix-septième  (L.  768), 
des  pièces  relatives  à  restitution  des  prieurs  grands-vicaires  de  Saint- 
Germain-des-Prés,  au  grand- vicariat  de  Saint-Germain  et  Aux  graiuls- 


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«(>  BIBLIOGRAPHIE 

vicariats  étrangers;  le  dix-huitième  (L.  769),  des  pièces  concernant  la  fa- 
brique de  Saint-Sulpice,  les  pièces  d'un  procès  concernant  les  biens 
de  cette  fabrique,  des  mémoires,  consultations  et  procédures  au  sujet  des 
processions  depuis  la  transaction  de  1668,  des  requêtes  et  mémoires 
concernant  l'érection  de  nouvelles  cures  dans  l'étendue  du  faubourg 
Saint-Germain  et  l'érection  de  la  cure  du  Gros-Caillou  ;  le  dix-neuvième 
(L.  770),  des  pièecs  concernant  les  Augustincs  du  Saint-Sépulcre  de 
Bellechasse,  les  communautés  religieuses  situées  hors  le  faubourg  Saint- 
Germain,  la  prison  de  l'abbaye  Saint-Germain,  la  nomination  des  geôliers 
et  des  chapelains  de  la  geôle,  la  chapelle  du  Saint-Esprit,  la  communauté 
des  Filles  séculières,  dites  de  M»'  Cossart,  les  Filles  de  l'instruction 
chrétienne  et  les  Pauvres  Filles  orphelines  de  la  paroisse  Saint-Sulpice,  les 
Filles  de  la  Sainte- Vierge  ou  de  Madame  de  Saujon,  un  dossier  de  pièces 
concernant  les  religieuses  de  Fervaqucs  (1613),  Gomer-Fontaine  (1655), 
et  Saint-Remi-Saint-Georges  (1662),  des  procès-verbaux  de  visites  dans  le 
couvent  de  Bon-Secours,  au  faubourg  Saint-Antoine,  à  l'abbaye  du  Val- 
de-Grâce,  chez  les  religieuses  anglaises,  rue  de  Charenton,  une  vérifica- 
tion de  reliques  reçues  par  les  religieuses  anglaises  du  faubourg  Saint - 
Marceau,  rue  du  Champ  de  l'Alouette  ;  le  vingtième  (L.  771),  des  pièces 
de  procédure  relatives  à  un  différend  survenu  entre  Saint-Germain-des- 
Prés  et  le  seigneur  de  Nogent-1' Artaud  (  1 239-1 3011) ,  des  actes  (  1 269- 1 289) 
concernant  Valenton,  les  Annonciades  du  couvent  des  Dix-Vertus,  une 
vérification  des  reliques  de  l'Abbay e-aux-Bois,  quelques  documents  sur 
Notre-Dame  de  Liesse,  un  registre  de  l'office  claustral  du  censicr  de  Saint- 
Germain  des  Prés,  contenant  les  cens  perçus  de  1374  à  1  1  12,  un  dossier 
de  pièces  relatives  aux  corporations  des  maîtres  serruriers,  Ussutiers,  ru- 
baniers,  menuisiers,  talmeliers,  vinaigriers,  moutardiers,  établies  dans  la 
juridiction  de  l'abbaye  de  Saint-Germain,  une  ordonnance  des  métiers 
de  Saint-Germain-des-Prés  du  17  septembre  1498,  enfin,  une  charte  du 
26  janvier  1250,  par  laquelle  l'abbé  de  Saint -Germain  accorde  pour  dix 
ans  à  des  marchands  de  Sienne  la  faculté  d'habiter  le  faubourg  exclusive- 
ment à  tout  autre  lombard,  et  leur  accorde  des  franchises  de  tolte,  de 
taille  et  de  main-morte;  le  vingt  et  unième  (l..  772),  des  documents  re. 
latifs  aux  Augustines  de  Notre-Dame  de  la  Miséricorde,  à  Notre-Dame  de 
Grâce,  aux  religieuses  de  Notre-Dame  des  Prés  et  aux  Bénédictines 
de  Notre-Dame  du  Mont-Calvaire;  le  vingt-deuxième  (L.  773),  des  actes 
concernant  la  juridiction  spirituelle  de  Saint-Germain-des-Prés,  les  reli- 
gieuses de  l'ordre  du  Précieux-Sang,  les  lettres  de  non-préjudice  au  droit 
d'exemption  de  l'abbaye,  des  procès- verbaux  de  consécration  des  églises 
ou  chapelles  de  la  reine  Marguerite  de  Valois,  de  la  maladrerie  du  fau- 
liourg,  des  Pères  de  la  Charité,  du  noviciat  des  Jésuites,  des  Petits- 
Augustins,  du  couvent  du  Verbe-Incarné,  un  dossier  de  pièces  relatives 
aux  prétentions  respectives  du  chapitre  de  Paris  et  de  l'abbaye  de  Saint- 


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ABBAYE  SAINT-GBRM  AIN-DES- l»RES 


87 


Germain;  le  vingt-troisième  (L  774),  un  dossier  de  pièces  concernant  les 
contestations  soulevées  entre  le  chapitre  de  Paris  et  l'abbaye  pendant  les 
du  siège,  un  registre  d'ordinations,  des  actes  de  consécrations 
d'évêques  à  Saint-Germain,  des  pièces  concernant  rofUcial,le  promoteur 
et  les  prisonniers  de  l'abbaye,  la  vérification  des  reliques  de  Sainte- 
Thérèse,  les  Carmes  déchaussés  du  Luxembourg,  enfin,  une  autorisation 
du  9  mai  1  656  de  marier  dans  la  chapelle  des  Carmes  Antoinette  Patriau 
avec  un  protestant,  Etienne  H.  d'Avil,  écuyer,  seign.  de  Beaulieu;  le 
vingt-quatrième  (L.  775),  des  documents  sur  les  Filles  de  Saint-Joseph, 
dites  de  la  Providence,  à  Bordeaux,  Paris  et  La  Rochelle;  le  vingt- 
cinquième  (L.  776),  des  pièces  concernant  les  revenus  de  l'auinônerie 
de  la  chambrerie,  de  la  sous-chahibrerie,  «le  l'infirmerie,  de  la  prévôté 
et  de  la  trésorerie  de  Saint-Gennaiu-des-Prés,  des  documents  relatifs  à 
l'élection  d'un  grand  prieur  par  la  communauté  de  1 476  à  1  507,  des  arrêts 
du  parlement  des  4  juillet  1377  et  12  juillet  1429  qui  condamnent  le 
chambrier  à  fournir  les  vêtements,  chaussures,  etc.,  des  religieux  de 
Saint-Germain,  des  règlements  concernant  les  religieuses  du  faubourg  et 
interdisant  l'établissement  de  nouvelles  communautés,  de*  pièces  relatives 
à  la  seigneurie  directe  du  Clos-aux-Bourgeois,  situé  me  d'Enfer  et  appar- 
tenant à  la  grande  confrérie  ;  le  vingt-sixième  (L.  777),  des  documents 
relatifs  aux  reliques,  aux  châsses,  aux  bénédictions  et  consécrations  d'au- 
tels, à  la  dédicace  de  l'église  en  1163,  à  la  réforme  de  Saint-Germain- 
des-Préset  à  son  union  à  la  congrégation  de  Chezal-Benoit  (1515-1579), 
un  arrêt  du  parlement  de  septembre  1589  au  sujet  du  livre  intitulé  :  le 
Murtire  de  fr.  Jacques  Clément,  dans  lequel  les  religieux  de  Saint- 
Germain  avaient  été  taxés  d'avoir  des  intelligences  avec  les  ennemis  de 
la  religion  catholique,  des  lettres  d'association  de  prières  avec  les  reli- 
gieuses de  Chelles  en  1230,  la  description  d'une  ancienne  tapisserie, 
les  pièces  d'un  marché  pour  la  chasse  de  Saint-Germain  des  18  fé- 
vrier 1408  et  20  août  1409,  des  attestations  de  dons  des  corps  des  saints 
faits  par  l'abbaye  à  d'autres  maisons  religieuses  et  à  des  particuliers,  des 
pièces  relatives  à  une  fonte  de  cloches,  aux  religieuses  du  Saint-Sacre- 
ment, rue  Cassette,  à  la  chapelle  Saint-Symphorien,  située  dans  l'église 
de  Saint-Germain- des- Prés,  enfin,  des  quittances  données  de  1370 
à  1418  par  les  maréchaux  de  France,  «jui  étaient  tenus  d'assister  à 
la  grand'messe  et  à  la  procession  le  jour  de  Saint-Germain,  à  condition 
de  recevoir  pour  leurs  peines  douze  pains,  douze  setiers  de  vin  et  douze 
sous  ;  le  vingt-septième  (L.  778),  des  dossiers  de  pièces  relatifs  au  grand- 
prieur,  à  la  chambrerie  et  à  la  chantrerie,  des  pièces  concernant  l'élec- 
tion du  grand-prieur  de  1470  à  1o07,  des  états  des  revenus  de  l'au- 
mônerie,  de  la  cène,  de  l'infirmerie,  de  la  pré\ôté  et  «le  1»  trésorerie 
de  Saint-Germaiiirdes-Prés  de  1214  à  1521,  des  documents  relatifs 
aux  charges  et  droits  des  chambrier  et  sous-clumibrier,  des  titres 


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88  B1BI 10GRAPH1E 

de  provision  et  de  prise  de  possession  des  offices  d'aumônier,  center, 
chefcier,  infirmier,  prévôt  et  trésorier  de  «400  à  1600;  le  vingt- 
huitième  (L.  779),  des  titres  de  cens  et  rentes,  des  titres  de  propriété, 
d'acquisitions,  de  dons,  d'héritages,  etc.,  32  chartes  de  1250  à  1515, 
concernant  Sceaux,  des  propriétés  sises  à  Paris,  l'église  Saint- André  - 
d es-Arts,  le  trésorier,  le  pitancier,  diverses  fondations,  une  copie  colla- 
tionnée  le  15  octobre  1515  d'un  acte  du  mois  de  mars  1297  par  lequel 
Saint-Germain  est  déclaré  ne  pas  faire  partie  de  la  ville  de  Paris,  des 
pièces  concernant  l'office  du  chambrier,  la  chantrerie,  la  sous-chantrerie, 
l'aumônerie,  les  marchands  de  Sienne,  une  lettre  de  Dom  Poirier  sur  les 
abords  de  la  rue  Mazarine  au  ivr3  siècle  ;  le  vingt-neuvième  (L.  780),  un 
procès- verbal  d'enquête  du  1er  décembre  1373  avec  le  rôle  d'audition 
des  témoins  au  sujet  d'un  procès  mû  entre  l'abbé  de  Saint-Germain  et 
Eblon  de  Solere  (de  Solcrio)  ;  le  trentième  (U  781  ),  les  pièces  d'un  procès  in- 
tenté en  1 372  contre  un  dé  volutaire  qui  voulait  posséderla  prévôté  d'Antony 
en  titre  de  bénéfice  ;  le  trente-unième  (L.  782),  26  pièces  de  1304  à  1433, 
des  cens  et  rentes,  un  arpentage  des  maisons,  jardins,  etc.,  situés  à  Grez 
près  Amblainvilliers  en  1393,  des  pièces  concernant  les  seize  étaux 
à  boucherie,  etc.  ;  le  trente-deuxième  (L.  783),  des  documents  divers  de 
1301  à  1400,  parmi  lesquels  je  citerai  :  le  fragment  d'un  relevé  fait  en 
1372  des  cens  et  rentes  dus  à  l'abbaye  de  Saint-Germain  et  des  pertes 
éprouvées  par  elle  pendant  la  guerre  des  Anglais,  des  comptes  du  pi- 
tancier, des  titres  de  rentes,  des  actes  de  donations  ;  le  trente-troisième 
(L.  784),  des  titres  de  cens  et  rentes  du  xv«  siècle  et  des  documents  rela- 
tifs à  la  foire  Saint-Germain,  des  titres  de  procédure,  un  registre  des 
revenus  du  ce  nier,  des  actes  de  donation,  etc.;  le  trente-quatrième 
(L.  785) ,  la  concession  du  droit  de  conférer  aux  chapelles  de  l'église  de 
Saint-André-des-Arcs,  des  sentences,  baux,  reconnaissances  de  cens  et 
rentes,  les  recettes  du  pitancier  en  1412,  les  titres  d'établissement  des 
foires  Saint-Germain;  le  trente-cinquième  (L.  786),  des  ordonnances, 
arrêts  et  autres  pièces  confirmatives  du  droit  de  tenir  la  foire  Saint- 
Germain,  des  pièces  concernant  la  croix  de  Vaugirard  et  l'île  aux  Dames  ; 
le  trente-sixième  (L.  737),  des  baux  à  cens  et  rentes,  titres  de  procédure, 
un  rôle  des  recettes  des  cens  et  rentes  du  pitancier  à  Paris,  Villeneuve- 
Saint-Georges,  en  1415,  des  documents  touchant  les  biens  à  la  pitance- 
rie  ;  le  trente-septième  (L.  788),  des  pièces  sur  Choisy,  un  contredit  pour 
Pierre  de  Lesclat,  maître  des  requêtes  de  l'hôtel,  à  rencontre  de  l'abbé  de 
Saint-Germain-des-Prés,  au  sujet  de  la  mouvance  prétendue  surgune 
maison  sise  à  Choisy,  des  titres  de  procédure  contre  des  particuliers  qui 
voulaient  ériger  un  pressoir  à  Choisy,  des  contrats  de  ventes  de  maisons 
sises  à  Paris  ;  le  trente-huitième  (L.  789),  des  documents  relatifs  au  droit 
de  pêche  dans  la  Seine  et  à  Vaugirard,  un  registre  des  ceus  et  rentes  dus 
à  l'office  du  cuisinier  de  l'abbaye  sur  les  iles  et  satdsayes  de  la  Seine  de- 


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ABBAYE  SAINT-GERMAIN-DKS-PRÊS 


puis  les  ponts*  do  Paris  jusqu'au  pont  de  Sèvres,  un  état  des  rede- 
vances de  maisons  de  Meudon,  un  rôle  des  recettes  du  pitancier; 
le  trente- neuvième  (L.  790),  des  rouleaux  renfermant  des  copies  de 
titres  de  propriété,  un  rouleau  des  années  4553  et  suivantes,  contenant 
quarante-six  pièces  de  reconnaissance  des  prévôt  et  échevins  de  Paris 
des  deniers  qu'ils  ont  touchés  des  cens  et  rentes  dus  à  l'abbaye  de 
Saint-Germain,  un  recueil  de  pièces  relatives  à  la  clôture  de  sept 
arpents  de  terre,  que  les  religieux  voulaient  joindre  à  la  muraille  de 
l'abbaye  en  1542;  le  quaranUème  (L.  791),  des  baux,  titres  nouvels 
et  contrats,  et  quelques  pièces  relatives  à  la  maladrerie  de  Saint-Ger- 
inain-des-Prés;  le  quarante-unième  (L.  792),  des  documents  relatifs 
au  Pré-Crotté,  à  des  terres  à  Grenelle,  un  cartulaire  renfermant  des 
notices  sur  quelques  rois  de  France,  une  liste  d'abbés,  des  pièces  cu- 
rieuses sur  Issy,  des  actes  de  vente  et  d'achat,  un  acte  d'autorisation 
de  clôture;  le  quarante-deuxième  (L.  793),  des  baux,  actes  de  vente  et 
«Tachât,  des  titres  divers,  etc.;  le  quarante-troisième  (L.  794),  des 
titres  de  propriétés,  des  baux  de  pièces  de  terres  situées  près  le  Sanitat, 
des  sentences  et  arrêts,  une  enquête  faite  vers  1519  à  Fontenay-aux- 
Roses  et  à  ChàtiUon  au  sujet  de  difficultés  mues  entre  l'abbaye  de 
Saint-Germain-des-Prés  et  l'Université  pour  la  dime  du  curé;  le  qua- 
rante-quatrième (1..  795),  des  baux,  reconnaissances  de  cens  et  rentes, 
actes  d'acquisitions  et  de  ventes,  un  registre  des  comptes  de  frère  Jean 
de  Muys,  pitancier  de  Saint-Germain  en  1482;  le  quarante-cinquième 
(L.  796),  des  baux  et  titres  de  propriétés;  le  quarante-sixième  (L.  797), 
des  titres  de  propriétés,  un  arpentage  de  plusieurs  îles  de  la  Seine  en 
1530;  le  quarante-septième  (L.  798),  des  baux,  des  titres  de  procédure, 
un  extrait  du  procès  de  collège  des  Qualre-Nations  avec  la  succession 
Mazarin ,  vers  1675  et  années  suivantes,  auquel  se  trouve  joint  un 
plan  des  fossés  et  murs  faits  en  1 356,  du  côté  de  Saint-Gcrmain-des- 
Prés,  des  titres  nouvels,  un  dossier  de  pièces  de  1529  à  1543,  relatif 
à  des  terrains  situés  sur  les  chemins  de  la  Vieille-Thuillerie  et  de 
Sèvres,  autrement  rue  de  la  Maladrerie,  des  pièces  concernant  le  Pré- 
aux-Clercs; le  quarante-huitième  (L.  799),  des  documents  relatifs  aux 
boucheries,  des  contrats  de  rente,  baux,  conventions,  des  procès-ver- 
baux de  bornage,  entre  Saint-Germain-des-Prés  et  Sainte-Geneviève  en 
1 C9I,  de  leurs  territoires  d'Issy  et  de  Vaugirard,  une  vente  de  terrains 
proche  les  Invalides,  l'acte  de  prise  de  possession  de  l'abbaye  par  le 
cardinal  de  Furstemberg,  un  inventaire  des  titres  des  cens  dus  dans  le 
faubourg  Saint-Germain,  des  pièces  relatives  au  droit  de  justice  de 
l'abbé  dans  l'enclos  de  l'abbaye  (1675-1693),  des  sentences  et  autres 
pièces;  le  quarante-neuvième  (L.  800),  des  pièces  relatives  à  la  topogra- 
phie  du  bourg  Saint-Gennaii^desprocès-vcrbaux  de  bornage,  un  mémoire 
pour  les  officiers  et  fermiers  du  domaine,  des  papiers  relatifs  à  une  con- 


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90  BIBLIOGRAPHIE 

testation  élevée  au  sujet  de  la  mitoyenneté  d'un  mur  de  la  cour  de  Tabbav  e 
attenant  à  un  mur  d'une  dame  Prévost  (17H51*,  des  mémoires,  lettres,  un 
dossier  de  pièces  qui  conce nient  la  chapelle  du  Gros-Caillou,  des  papiers 
relatifs  à  la  permission  accordée  à  M.  de  Chamousset  de  faire  construire 
deux  ponts  volants  sur  la  Seine ,  un  mesurage  des  maisons,  lieux  et  hé- 
ritages dépendant  de  la  seigneurie  de  Saint-Germain-des-Prés,  le  24  juin 
1701,  un  mémoire  au  sujet  de 'la  prison  de  Saint-Germain-des-Prés,  un 
rôle  de  Tannée  1500,  contenant  les  cens  et  rentes  dus  à  l'abbaye,  un 
plan  particulier  du  grand  et  petit  Luxembourg  et  du  clos  des  Chartreux, 
une  pièce  concernant  le  four  banal  de  Gibart;  le  cinquantième  (L  801), 
des  titres  de  cens  et  rentes,  des  titres  de  propriété  des  Incurables,  un 
état  des  maisons  appartenant  à  THotel-Dicu,  situées  dans  le  faubourg 
Saint-Germain,  des  renseignements  sur  le  domaine,  des  aveux  et  décla- 
rations, des  pièces  concernant  la  prévôté  d'Antony,  un  rôle  des  recettes 
du  pitancier  en  1373,  des  titres  nouvels  concernant  THôtel-Dieu,  des 
titres  de  procédure,  etc.;  le  einquaute-unième  (L.  802),  des  pièces  con- 
cernant des  droits  divers,  une  sentence  arbitrale  de  janvier  1210,  au 
sujet  des  difl'érends  <jui  existaient  entre  l'évèque  de  Paris  et  le  curé  de 
Saint-Sé vérin,  d'une  part ,  et  l'abbaye  de  Saint-Germain  et  le  curé  de 
Saint-Sulpice,  de  l'autre,  au  sujet  des  limites  du  territoire  de  la  juri- 
diction spirituelle  respective  des  parties,  une  liasse  de  parchemins  de 
1224  à  1499,  relative  aux  droits  de  l'abbaye  de  Saint-Germain  sur  des 
terrains,  maisons,  etc.,  situés  dans  la  censive  de  l'abbaye,  des  titres 
de  propriétés,  plans,  un  titre  du  xue  siècle,  relatif  au  prieur  de  l'abbaye, 
les  pièces  d'un  procès  entre  le  prévôt  des  marchands  et  l'abbaye,  de 
1490  à  1494,  un  registre  de  l'état  des  vignes  d'issy  et  Vaugirard  en  1432, 
un  cueillcrct  de  Vaugirard  en  1360  et  1377,  des  plans,  des  pièces  con- 
cernant l'île  Maquerclle,  une  sentence  sur  requête  du  18  février  H>"0, 
portant  permission  de  montrer  un  tabernacle  surélevé  du  temple  de 
Salomon  à  la  foire  SL -Germain,  des  pièces  concernant  les  droits  de  justice 
du  prieuré  de  Baigncaux  et  des  pièces  relatives  à  la  foire  St.-Gennain; 
le  cinquante-deuxième  carton  (L.  803),  quinze  pièces  relatives  aux 
contestations  et  accords  entre  l'Université  de  Paris  et  l'abbaye  Saint- 
Germain-des-Prés,  au  sujet  du  Pré-aux -Clercs,  1279-1550,  des  titres  de 
ventes,  acquisitions  de  rentes,  dons  et  achats,  receltes  des  îles  et  saul- 
sayes  de  1499  à  1521,  plans  de  terrains,  pièces  relatives  à  la  boucherie: 
le  cinquante-troisième  (L  804),  recueil  de  chartes  diverses  quittances 
«Tonnâtes  et  délais  accordés  pour  le  paiement  des  annotes  exigées  par 
la  Cour  romaine  des  abbés  et  monastère  de  Saint-Gennain-des-Prés  : 
«  Elles  contiennent,  dit  dom  Poirier,  dans  une  note  écrite  de  sa  main 
sur  la  couverture  de  la  liasse,  les  preuves  des  exactions  que  le  Sacré- 
Coilége  d'Avignon  exerçait  snrleségliscsdc  France  aux  xiv«et  xv«  siècles,» 
«les  litres  de  propriétés,  amortissements,  plusieurs  mllatious  du  prieuré 


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AHH  A  Y  K  SAINT- G  tll  M  AIN -DES -PRÉS 


91 


général  des  moines  noirs,  étudiants  dans  l'Université  de  Paris,  par  le* 
abbés  de  Saint-Geniiain-des-Prés  et  de  Saint-Denis  alternativement, 
une  liasse  de  titres  originaux,  de  1254  à  1539,  concernant  les  droits  du 
l'abbaye  de  Saint-Germain  sur  des  maisons  et  terrains  à  Paris,  une  liasse 
de  huit  pièces  relatives  à  l'hôtel  des  Trois- Étaux,  en  la  censivc  de 
l'abbaye  de  Saint-Germain-des-Prés,  de  1368  à  1309;  le  cinquante- 
quatrième  (L.  805),  des  arrêts  delà  chambre  des  comptes  qui  ordonnent 
la  lenue  de  la  foire  Saint-Germain,  par  provision,  nonobstant  l'opposition 
formée  par  le  procureur  du  roi  (1491-1568),  des  pièces  des  xn%  xiue  et 
iiv*  siècles,  qui  sont  fondations  d'anniversaire,  titres  de  cens  et  rentes, 
titres  de  propriétés,  échanges,  pièces  relatives  aux  étaux  de  bou- 
cherie; le  cinquante-cinquième  (L  806),  des  baux  à  cens,  quittances, 
pièces  concernant  plusieurs  maisons  sises  à  Paris,  rue  Poupée  (1388- 
1486),  achetées  par  Simon  Cramault,  évôque  de  Poitiers,  sept  chartes 
attachées  ensemble  des  années  1263,  1298,  1392,  1393,  1320  et  1402, 
qui  sont  :  1»  une  lettre  de  Thibault,  roi  de  Navarre,  par  laquelle  il  dé- 
clare avoir  acquis  en  toute  propriété  une  maison  sise  dans  la  rue  par 
laquelle  on  va  à  l'abbaye;  2°  une  lettre  du  roi  Philippe  le  Bel,  qui  donne 
à  vie  à  la  reine  Marie,  femme  de  Philippe  le  Hardi,  une  maison  et  dé- 
pendances qu'il  possédait  jwir  saisie,  sur  Gui,  comte  de  Flandres,  pour 
cause  de  rélielliou  ;  3°  un  vidimus  de  reconnaissance  par  la  reine  Jeanne, 
femme  de  Charles  le  Bel,  de  rentes  envers  l'abbaye  Saint-Germain; 
4°  un  vidimus  des  lettres  de  Philippe  le  Bel  ci-dessus  indiquées,  d'une 
lettre  de  Robert,  comte  de  Flandres,  datée  de  Paris,  au  mois  de  mai 
f  3oy,  par  laquelle  il  donne  à  In  reine  Marie  la  maison  du  Corbillier 
autrement  dite  de  Flandres,  et  d'une  lettre  de  Philippe  le  Long,  qui 
continue  la  donation  faite  à  la  reine  Marie;  5°  les  lettres  de  Charles  V, 
régent  du  royaume,  par  lesquelles  il  continue  le  don  fait  à  la  reine 
Jeanne,  par  Charles  le  Bel,  des  hôtels  de  Navarre  et  de  Keims  ;  6°  un 
vidimus  de  la  recoiuiaissancc  de  Louis,  duc  d'Orléans,  touchant  la  rente 
due  à  l'abbaye  de  Saint-Germain,  sur  la  maison  dite  le  Séjour-d'Or- 
léans autrement  l'hôtel  de  Navarre,  et  d'une  ordonnance  de  Jean  le 
Fiament,  intendant  dudit  duc,  pour  faire  payer  les  arrérages  dus  de 
celte  rente;  le  cinquante-sixième  (L.  807),  des  contrats,  des  baux,  titres 
de  donations,  etc.;  le  cinquante-septième  (L.  80* ),  un  recueil  d'actes 
contenant  l'élection  de  plusieurs  abbés  de  Saint-Germain,  de  1255  à 
1464,  significations,  remontrances,  lettres  royaux,  délégations,  etc.; 
recueil  de  pièces  du  xvni"  siècle  relatives  à  la  foire  Saint-Germain, 
litres  relatifs  aux  droits  seigneuriaux  exerces  par  l'abbaye  dans  le  fau- 
bourg (1305-1525),  lettres  d'amortissements ,  titres  de  propriétés, 
baux,  etc.;  le  cinquante-huitième  (L.  80»),  des  baux  à  cens,  quelques  no- 
tes sur  lcsoniccsclaustrauxd'arnioirier,dechamhrier,  infirmier,  aumô- 
nier, des  pièces  relatives  aux  boucheries,  nu  droit  de  hatelagc  de  Sèvres 


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92 


BIBLIOWWPHIK 


à  Paris  et  de  Paris  à  Sèvres,  et  rétablissement  d'une  gaillotte  à  voile  et 
tirée  par  des  chevaux  pour  le  service  publique  (4681-4707),  anciennes 
notices  latines  du  chartrier  de  l'abbaye,  arrêts  du  Conseil,  notes,  nié- 
moires,  plans  et  autres  pièces  relatives  à  la  foire  Saint-Germain. 
Il  y  a  dans  la  section  historique  132  registres  (LL.  1024,  LL.  1155)  : 
Le  premier  registre  (LL.  1024)  est  un  cartulaire  du  xn*  siècle;  le 
deuxième  (LL.  1025),  un  cartulaire,  de  1138  à  1271  ;  le  troisième  (LL. 
1026),  le  cartulaire  Guillaume,  du  xiv*  siècle  ;  le  quatrième  (LL.  1027), 
le  cartulaire  A.  D.  de  1174  à  1304;  le  cinquième  (LL  1028),  un  carlu- 
laire  du  xv«  siècle;  le  sixième  (LL.  1029),  un  cartulaire  du  xiv»  siècle, 
dit  le  petit  registre;  le  septième  (LL.  1030),  un  recueil  de  baux  de  1 454  : 
le  huitième  (LL.  1031),  un  cartulaire  de  Saint-Germain-des-Prés,  en 
1466;  le  neuvième  (LL  1032),  un  cartulaire,  de  1492  à  1529;  le  dixième 
(LL.  1033),  un  censier  du  bourg  Saint-Germain,  de  1355  à  1365;  le 
onzième  (LL.  1034),  un  cartulaire  du  xv*  siècle;  le  douzième  (LL.  103.*i), 
un  cartulaire  de  Paris  au  xvi#  siècle  ;  le  treizième  (LL.  1036),  un  recueil 
de  saisines,  de  1303  à  1407;  le  quatorzième  (LL  1037),  un  registre 
d'ensaisinements,  de  1392  à  1419;  le  quinzième  (LL.  1038),  un  cartu- 
laire, de  I644à  1649;  le  seizième  (LL.  1039),  des  baux  de  1648  à  4659; 
le  dix-septième  (LL.  1040),  un  cartulaire  d'Antony,  de  1248  à  1529  ;  le 
dix-huitième  (IX.  1041  ),  un  cartulaire  de  Suresnes,  de  1070  à  1696;  le 
dix-neuvième  (LL.  1042),  un  cartulaire  de  Suresnes  et  Taverny,  de  918 
à  1713;  le  vingtième  (LL.  1043),  un  cartulaire  de  Valenton  et  Chàtil- 
lon,  de  812 à  4715;  les  vingt  et  unième  et  vingt-deuxième  (LL.  4044- 
1045),  un  cartulaire  d'Avrain ville,  de  1070  à  1740;  le  vingt-troisième 
(LL.  1046),  un  cartulaire  de  Cachant,  de  1265  à  1727;  les  vingt-qua- 
trième et  vingt-cinquième  (LL.  1047-1048),  un  cartulaire  d'Antony  et 
Verrières;  les  vingt-sixième  et  suivants  (LL.  1049  à  1052),  un  cartu- 
laire d'Issy  et  Vaugirard,  de  558  à  1687;  le  trentième  (LL  1053),  un 
terrier  d'Antony  et  Verrières,  de  1503  à  1507;  le  trente  et  unième  (LL. 
1054),  un  recueil  de  dîmes  et  pressurages  en  1530;  le  trente-deuxième 
(LL.  1055),  un  recueil  de  litres  concernant  Avrainville,  de  1205  à  1229; 
le  trente-troisième  (LL.  1056),  un  recueil  de  titres  concernant  Bagneux, 
de  1100  à  1400;  le  trente-quatrième  (LL  4057),  un  cartulaire  de  Ba- 
gneux, en  1469;  le  trente-cinquième  (LL.  1058),  un  cartulaire  de  Ba- 
gneux et  Avrainville,  de  1621  à  4630;  le  trente-sixième  (LL.  1059),  un 
cartulaire  de  Breuil,  de  1462  à  1521  ;  le  trente-septième  (LL.  4060),  un 
censier  de  Cachant,  de  4263  à  1289;  le  trente-huitième  (LL.  1061),  un 
cartulaire  de  la  Celle  et  Suresnes,  du  ix«  au  xvr  siècle;  le  trente-neu- 
vième (LL.  1062),  un  censier  de  Dammartin,  en  1406;  le  quarantième 
(LL.  1063),  un  registre  de  recettes,  de  1517  à  1519;  le  quarante  et 
unième  (LL.  1064),  un  cartulaire  d'Kmans,  de  1206  à  1355;  le  qua- 
rante-deuxième (LL.  1065),  un  censier  dT.tnans,  de  1399  à  1400;  le 


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ABBAYE  SAINT -GERMA1K-DES-PRÉS  93 

quarante-troisième  (LU  1066),  un  terrier  d'Emans  en  1458  ;  le  qua- 
rante-quatrième (LL.  1067),  un  registre  de  comptes  d'Emans  en  1488; 
le  quarante-cinquième  (LL.  1068),  un  cartulaire  de  Fontenay  et  Châtil- 
lon  en  1551  ;  le  quarante-sixième  (LL.  1069),  un  cartulaire  de  Grenelle, 
de  1489  à  1512;  le  quarante-septième  (LL.  1070),  un  recueil  de  baux 
de  Vaugirard  et  d'issy,  de  1211  à  1530;  le  quarante-huitième  (LL.  1071), 
un  cueilleret  de  Vaugirard,  de  1325  à  1338;  le  quarante-neuvième 
(LL.  1072),  un  registre  de  comptes  d'issy,  de  1485  à  1486;  le  cinquan- 
tième (LL.  1073),  un  censier  d'issy,  de  1332  à  1338;  les  cinquante  et 
unième  et  cinquante-deuxième  (LL.  1074-1075),  deux  cartulaires  d'issy 
et  de  Vaugirard  au  xvi«  siècle,  le  cinquante-troisième  (LL.  1076),  des 
ensaisinements  concernant  lssy,  Vaugirard  et  Meudon,  de  1366  à  1374; 
le  cinquante-quatrième  (LL.  1077),  un  cartulaire  de  Paris  et  environs 
du  xiir»  siècle;  le  cinquante-cinquième  (LL.  1078),  un  cartulaire  de 
Meudon,  de  1195  à  1528;  le  cinquante-sixième  (LL.  1079),  des  recettes 
de  Meudon  en  1485  ;  le  cinquante-septième  (LL.  1080),  un  terrier  de 
Meudon,  en  1518;  le  cinquante-huitième  (LL.  1081),  un  cartulaire  de 
Montchauvet,  en  1263;  les  cinquante-neuvième  et  soixantième  (LL.  1082- 
1083),  un  cartulaire  de  Nogent-l' Artaud,  aux  xv«  et  xvi*  siècles;  le 
soixante  et  unième  (LL.  1084),  un  censier  de  Nogent-l' Artaud  en  1402; 
le  soixante-deuxième  (LL.  1 085) ,  une  enquête  contre  le  curé  de  Valenton, 
en  1520;  le  soixante-troisième  (LL.  1086),  un  terrier  de  Villeneuve- 
Saint-Georges,  en  1330;  le  soixante-quatrième  (LL.  1087),  un  cartulaire 
de  Villeneuve  et  de  Valenton,  en  1520:  le  soixante-cinquième  (LL  1088) 
un  registre  d'exploits  de  Villeneuve-Saint-Georges,  de  1371  à  (373;  le 
soixante-sixième  (LL.  1089),  un  registre  de  recettes  de  VUleneuve- 
Saint-Georges,  de  1382-1383;  le  soixante-septième  (LL  1090),  un  cen- 
sier de  Villeneuve-Saint-Georges,  en  1255;  le  soixante-huitième  (LL. 
1091),  un  cartulaire  du  bourg  Saint-Germain,  aux  xiv«ct  xv«  siècles;  le 
soixante-neuvième  (LL.  1092),  un  cartulaire  de  Saint-Germain-les- 
CouiUy,  au  xvie  siècle  ;  les  soixante-dixième  et  soixante -onzième  (LL. 
1093-1094),  un  cartulaire  de  la  rivière  de  Seine,  de  921  à  1529  et  de 
1510  à  1530  ;  le  soixante-douzième  (LL.  1095),  un  registre  des  cens  dus 
au  trésorier  de  Saint-Germain,  de  1233  à  1498  ;  les  soixante-treizième 
et  suivants  (LL.  1096-1098),  un  cartulaire  de  la  Trésorerie,  de  1262  à 
1480,  1262  à  1518  et  1262  à  1539;  le  soixante -seizième  (LL.  1099),  un 
registre  des  saisines  du  trésorier,  de  1371  à  1479;  le  soixante-dix- 
septième  (LL.  1100),  un  registre  des  ensaisinements  du  trésoriei,  de 
1393  à  1482  ;  le  soixanle-dix-huiUème  (LL.  1101),  un  registre  des  cens 
et  rentes  du  trésorier,  de  1481  à  1495  ;  le  soixante-dix-neuvième  (LL. 
1102),  un  liber  pitanciarum  du  xui«  siècle  au  xv«  siècle;  le  quatre- 
vingtième  (LL  1 103),  un  registre  des  recettes  de  la  pitanecrie  en  1372; 
les  quatre-vingt-unième  et  suivants  (LL  1104-1111),  les  comptes  de 


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r.mLioGiiw'iiii. 


la  pitaneerie,  de  1418  à  1438,  1423  a  1420,  1434  à  1465,  1462  à  1463, 
1472  à  1499,  1473  à  1480,  1483  à  1484,  1509  à  1512;  les  quatre-vingt- 
neuvième  et  suivants  (LL  1112  à  1125),  les  comptes  de  l'abbaye,  de 
1487  à  1488,  Ï492  à  1494,  1495  à  1496,  1505  à  1506,  1511,  1514  à 
1516,  1321  à  1523,  1523  à  1524,  1529  à  1530,  1532  à  1533,  1535  à 
1536,  1538  à  1539,  1541  à  1542,  1548  à  1549;  les  cent  troisième  et 
suivants  (LL  1126-1130),  un  cartiilaire  de  la  mense  conventuelle  de 
1630  à  1667,  en  5  volumes  ;  les  cent  huitième  et  suivants  (LL.  1131  à 
1139),  sont  des  registres  concernant  la  jurisdiction  spirituelle  de  563 
à  1654,  559  à  1662,  569  à  1703,  1210  à  1705,  1623  à  1637,  1637  à  1653, 
1640  à  1652,  1652  à  1659;  le  cent  dix -septième  (LL  H  40),  un  registre 
de  dépenses,  élections,  de  1629  à  1659;  le  cent  dix-huitième  (LL.  U41), 
un  registre  de  consécrations,  ordinations,  de  1658  à  1735;  le  cent 
dix-neuvième  (LL.  1142),  un  recueil  d'actes  de  possessions,  de  1640  à 
1658;  le  cent  vingtième  (LL.  1 143),  un  registre  intitulé  Meuse  abbatiale, 
de  1418  à  1427;  le  cent  vingt-unième  (LL.  1144),  un  cartulairedc  Paris 
et  de  l'Université  au  xinc  siècle;  les  cent  vingt-deuxième  et  suivants 
(LL.  1145-1150),  un  inventaire  général  des  titres;  le  cent  vingt- 
huitième  (LL.  1151),  un  inventaire  abrégé  de  1642;  le  cent  vingt-neu- 
vième (LL.  1152),  un  inventaire  des  titres  en  1688;  les  cent  trentième 
et  cent  trente-unième  (LL.  H33-U54),  un  inventaire  abrégé;  le  cent 
trente-deuxième  et  dernier  (LL.  1155),  un  inventaire  pour  le  cardinal 
de  Tournon,  abbé  de  Saint-Germain. 

Dans  cette  même  section,  on  a  réuni  dans  des  cartons  de  la  série  K, 
des  pièces  provenant  de  l'abbaye  de  Saint-Germain,  et  relatives  à  la 
topographie  de  Paris.  On  trouvera  sous  les  cotes  K.  173  bis  et  K.  181 
des  copies  de  privilèges  accordés  à  Saint-Gennain-des-Prés. 

La  section  administrative  renferme,  dans  la  série  S.,  142  cartons  et 
234  registres  ou  portefeuilles;  dans  la  série  H,  19  registres  ou  liasses. 

Le  premier  carton  (S.  2834)  renferme  les  inimités  censuellcs  des  dé- 
clarations au  terrier  pour  la  rue  des  Grands-Augustins,  la  me  de  Sa- 
voie, la  rue  de  l'Hirondelle,  la  rue  Pavée,  le  pont  Saint-Michel,  la  rue 
de  Hurepoix,  nie  Gilles-Cœur,  le  quai  des  Grands -Augustins,  des  fonda- 
tions de  lits  aux  Incurables  ;  les  second  et  suivants  {S.  2835-2852),  les 
minutes  des  déclarations  censuellcs  des  nies  Cristinc,  Saint-André-des- 
Arcs,  Maçon,  Hautefeuille,  de  l'Éperon,  Dauphine,  Contrescarpe,  d'An- 
jou (S.  2833),  de  Nevcrs,  quai  Conti,  des  rues  Guénégaud,  Poupée, 
Percée,  Serpente,  des  Deux-Portes,  du  Cimetière-Saint-André,  des  Poite- 
vins, du  Battoir,  Mignon,  du  Jardinet,  du  cul -de-sac de  la  cour  de  Rouen, 
de  la  rue  du  Paon,  du  cul-de-sac  du  Paon,  des  nies  de  la  Harpe,  des 
Cordeliers,  des  Fossés-Monsieur-le-Prince  et  de  Touraine  (S.  2836),  des 
Fosscs-Saint-Germain,  de  l'Observance,  des  Cordeliers,  Mazarinc,  de 
Seine,  du  quai  Malaqunis,  du  quai  des  Ounlre-Nalions,  des  nies  des 


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ABBAYE  SAINT-C.EKMAIN-DES-PBKS  95 

Marais,  des  Petits- Augustins,  de  l'Ecliaudé,  du  Colombier  (S.  2837), 
des  rues  Saint-Benoît,  Taranne,  du  Sépulcre,  de  la  petite  rue  Taranne, 
de  la  rue  du  Sabot  (S.  2838) ,  des  rues  des  Saints-Pères,  Saint-Guillaume, 
de  Bussy,  Bourbon-le-Chàteau,  du  Petit- Marché,  des  Mauvais-Garçons 
(S.  2839),  des  nies  de  la  Boucheri»»,  du  Cœur- Volant  et  Sainte-Margue- 
rite (S.  2840),  des  rues  des  Ciseaux,  de  l'Égout,  de  la  cour  du  Dragon,  de 
la  rue  du  Four  et  du  Préau  de  la  Foire-Saint-Genuain  (S.  2841),  des 
rues  Princ4?sse,  Guisarde,  des  Canettes  et  Neuve-Guilletnin  (S.  2842), 
des  rues  du  Vieux-Colombier,  des  Aveugles,  du  Petit-Bourbon,  du  Pe- 
tit-Lion, du  Brave,  des  Quatre- Vents,  du  cul-de-sac  des  Quatre- Vents, 
du  quai  des  Théatins,  du  quai  d'Orsay  ou  de  la  Grenouillière  (S.  2843), 
des  rues  de  Bourbon,  de  Beau  ne,  de  l'Université,  de  Verneuil  (S.  2844), 
de  l'hôtel  de  Uassay,  de  la  rue  de  l'Université,  du  Palais-Bourbon,  des 
rues  du  Bac,  Me  Poitiers,  de  Bourgogne,  de  Saint- Dominique  et  du 
Gros-Caillou  (S.  2845),  des  mes  des  Rosiers,  de  Grenelle,  de  la  Chaise, 
de  la  Planche,  de  Varennes,  Hillerin-Bcrtin,  de  Babylone,  Blomet  ou 
Plumet  (S.  2846),  des  rues  des  Brodeurs,  de  Sèvres,  du  Bac  et  de  Saint- 
Placide  (S.  2847),  des  rues  du  Bac,  Saint-Placide,  Saint-Maur,  Saint- 
Romain,  du  Cherche-Midi  et  des  Vieilles-Thuileries  (S.  2848),  des  rues 
du  Petit  Vaugirard,  de  Bagncux,  du  Regard,  de  Vaugirard  et  de  Condé 
(S.  2849),  des  rues  de  Tournon,  de  Garancières,  Palatine,  des  Fossoyeurs, 
du  Canivet  (S.  2850),  de  la  rue  Férou,  du  cul-de-sac  Férou,  des  rues 
du  Pot-de-Fer,  du  Gindre,  Carpenticr,  Mézières,  Honoré-Chevalier, 
Cassette ,  d'Enfer ,  Notre-Dame-des-Champs .  du  cours  ou  repart  du 
Midy  (S.  2851),  du  chemin  au  bord  de  la  rivière  venant  des  Invalides, 
de  la  me  de  Javelle,  du  bas  de  1r  rue  Saint-Dominique,  Saint-Jean, 
Cornette,  Gros-Caillou  et  du  chemin  des  Invalides  (S.  2852);  le  ving- 
tième carton  (S.  2853),  des  pièces  relatives  au  terrier  du  Gros-Caillou, 
à  l'atlaire  des  Ronsius  pour  le  Gros-Caillou,  à  l'enclos  abbatial;  et  à  un 
terrier  d'emplacements  situés  près  des  Invalides  ;  le  vingt-unième 
(S.  2854),  des  pièces  relatives  à  la  rue  de  Javelle,  au  bas  de  la  rue  de 
l'Université,  les  déclarations  censuelles  du  chemin  de  la  Vierge,  du  bas 
de  la  rue  Saint-Dominique,  du  bas  de  la  rue  de  Grenelle,  des  rues 
Saint-Denis,  des  Marmousets,  de  la  Bûcherie,  de  la  Colombe,  de  la  Hu- 
chette,  des  Trois-Chandeliers,  du  Chat-qui-Perche;  le  vingt-deuxième 
(S.  2855)  contient  un  état  des  biens  acquis  par  le  roi  dans  la  censive 
de  Saint-Germain,  des  pièces  relatives  aux  privilèges  des  étaux  à  bou- 
cherie, aux  carrefours  de  la  Croix-Rouge  et  de  Bussy,  etc.  ;  le  vingt- 
troisième  (S.  2856),  des  pièces  relatives  au  Pré-aux-Clercs  et  au  palais 
Bourbon  ;  le  vingt-quatrième  (S.  2857),  des  pièces  concernant  les  lods  et 
tentes  daas  la  censive  de  l'abbaye,  des  déclarations  des  rues  de  Bour- 
bon, Rellcchasse,  etc.  ;  le  vingt-cinquième  (S.  2858),  des  pièces  relatives 
au  terrier  de  l'abbave.  la  déclaration  de  1790;  les  vingt-sixième  el  sui- 


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IMULIOUUPHlt 


vants  (S.  2859-2861),  des  minutes  de  déclarations  censuelles,  fournies 
au  terrier  de  l'abbaye,  de  diflérentes  maisons  sises  à  Paris,  de  1733  à 
1738,  d'autres  déclarations  fournies  par  des  propriétaires  des  rues  de 
Sèvres,  Rousselet,  Traverse,  dite  des  Champs,  etd'Olivet;  le  vingt-neu- 
vième (S.  2862),  des  baux  à  cens  et  rentes  et  autres  concessions,  des 
(vapiers  relatifs  à  la  rue  de  Bourbon  et  à  la  rue  des  Saint- Pères,  reconnais- 
sances à  cens  et  rentes;  les  trentième  et  trente  et  unième  (S.  2863-2864), 
des  anciens  baux  à  cens  et  rentes,  des  pièces  relatives  au  terrier  du 
faubourg  Saint-Germain,  au  terrier  du  Gros-Caillou;  le  trente-deuxième 
(S.  2865),  des  pièces  relatives  à  l'aliénation  des  places  dans  l'enclos  abba- 
tial, des  procès- verbaux,  devis,  marchés  et  quittances  de  la  construction 
des  bâtiments  du  palais  abbatial,  des  pièces  relatives  aux  maisons  de 
l'enclos  abbatial,  au  passage  de  l'enclos,  au  rachat  des  boues  et  lan- 
ternes, et  à  une  rente  due  pour  l'ouverture  d'une  maison  de  la  rue  du 
Colombier,  dite  l'hôtel  de  Luynes;  le  trente-quatrième  (S.  2866),  des 
pièces  relatives  à  des  maisons  situées  rues  de  Bussy,  des  Canettes,  du 
Vieux -Colombier  et  du  Four,  provenant  des  religieuses  de  la  Miséri- 
corde, à  des  maisons  des  rues  Taranne,  du  Sépulcre  et  Sainte- Margue- 
rite ,  un  procès-verbal  de  l'inventaire  et  description  du  mobilier  de 
l'abbaye,  en  1790;  le  trente-cinquième  (S.  2867),  des  titres  de  propriété 
et  baux  à  loyer  d'une  maison  rue  de  Bussy,  et  de  terrains  au  lieu  dit 
les  Buttes,  proche  la  rivière  de  Seine;  le  trente-cinquième  (S.  2868), 
des  pièces  relatives  au  marché  Saint-Germain;  le  trente-sixième 
(S.  2869),  des  pièces  relatives  aux  boucheries  du  marché  Saint-Germain 
et  de  la  Croix-Bouge,  à  l'aliénation  des  fossés  de  l'abbaye  ;  le  trente- 
septième  et  suivant  (S.  2870-2871),  des  pièces  relatives  à  la  foire  Saint- 
Germain;  le  trente-neuvième  et  suivant  (S.  2872-2873),  des  pièces 
relatives  au  terrier  de  la  foire  Saint- Germain,  les  déclarations  cen- 
suelles des  rues  de  la  Lingerie,  de  Normandie,  de  Rouen,  de  la  rue  de 
la  Chaudronnerie,  de  la  rue  de  Picardie  ou  d'Amiens  et  de  la  rue 
de  Paris;  le  quarante-unième  (S.  2874),  contient  les  concessions  faites 
par  la  ville  à  l'abbaye  de  plusieurs  parties  d'eau;  le  quarante-deuxième 
(S.  2875),  les  titres  de  propriété  de  maisons  acquises  des  religieuses  de 
la  Miséricorde,  rue  des  Cannettes,  du  Vieux-Colombier  et  du  Four; 
le  quarante-troisième  (S.  2876),  des  renseignements  sur  la  censive  des 
religieux  sur  les  maisons  situées  rue  Sainte-Marguerite,  Saint-Benoît  et 
du  Colombier,  des  papiers  relatifs  au  fief  de  l'Université,  un  cueilleret 
de  maisons  dans  vingt-trois  rues  et  quais,  des  arrêts  imprimés;  les  qua- 
rante-quatrième et  quarante-cinquième  (S.  2877-2878),  des  états  de  re- 
venus de  l'abbaye  et  des  baux;  les  quarante- sixième  et  suivants 
(S.  2879-2881),  les  baux  à  loyer  des  échoppes  de  la  rue  Childebert,  et 
les  baux  des  boutiques  de  la  nie  Sainte-Marthe,  de  la  porte  Saint- 
Benoit,  de  ln  cour  du  palais  abbatial,  de  la  cour  du  Grand-Portail,  de 


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ABBAYE  SAINT-.,!  HMAIN-DES-PRES 


97 


(a  petite  rue  Sainte-Marguerite,  de  la  rue  Ghildebert;  le  quarante-neu- 
vième (S.  2882),  un  état  des  maisons  de  la  cour  conventuelle  en  1760, 
des  baux  de  maisons  des  rues  de  Bussy,  Sainte-Marguerite  et  de  l'Hi- 
rondelle; le  cinquantième  (S.  2883),  les  baux  à  loyer  des  maisons  de  la 
rue  du  Colombier,  des  titres  de  propriété  de  deux  maisons  de  la  rue  du 
Sépulcre  »  et  un  accord  pour  des  murs  mitoyens  des  maisons  de  la  rue 
Sainte-Marguerite;  le  cinquante-unième  (S.  2884),  des  titres  relatifs  au 
moulin  à  vent  d'Issy,  à  la  ferme  de  Cordoue,  à  Magni,  Autcuil,  Velaines, 
la  Tour-de-Fleury,  Valenton,  Avrain ville,  Épinay-sur-Orge,  Wissous, 
Couilly,  Samt-Gennain-sous-CouUly,  Vilhuis,  Verrières,  Blamecourt, 
Thiverny,  près  Creil,  Saint-Martin-de-Villers,  Sorbon,  Bailly-en-Brie, 
♦  Courthomer,  Avrainville.  Grandvilliers,  Longuesse,  Fontenay-aux-Roses; 
le  cinquante-deuxième  (S.  2885),  des  pièces  relatives  aux  îles  et  attéris- 
sements  de  la  Seine,  à  la  pèche  dans  cette  rivière;  le  cinquante-troi- 
sième (S.  2886) ,  à  la  rivière  de  Bièvre  et  à  la  fontaine  du  Santé  à  An- 
lony  ;  le  cinquante-quatrième  (S.  2887),  des  pièces  relatives  au  bornage 
delà  censive  de  Saint-Germain  et  de  Sainte-Geneviève  en  1703;  le 
cinquante-cinquième  (S.  2888),  des  papiers  relatifs  aux  amortissements, 
des  aveux  et  dénombrements  du  26  janvier  1384;  le  cinquante-sixième 
(S.  2889),  des  documents  relatifs  aux  indemnités  dues  à  l'abbaye  pour 
l'acquisition  des  biens  de  main-morte,  et  des  papiers  relatifs  à  la  foire 
Saint-Germain;  le  cinquante-septième  (S.  2890),  des  déclarations  four- 
nies au  terrier  d'Anton  y,  de  1B74  à  171  H,  des  baux  et  des  titres  de  terres 
sises  à  Wissous,  Bourg- la-Reine,  Lay  et  Gbevilly  ;  les  cinquante-hui- 
tième et  suivants  (S.  289 1  -2969) ,  des  documents  tels  que  ventes,  échanges, 
baux,  transactions,  aveux  et  dénombrements,  quittances,  etc.,  concer- 
nant les  bois  de  Verrières  et  Anton  y  (S.  2891),  AmblainviUiers,  Antony  et 
Verrières,  Chatenay,  le  fief  Mignaux,  relevant  de  la  terre  de  Verrières, 
la  Terme  du  pont  d'Antoni  (S.  2892),  Antony  et  Verrières,  les  bois  de 
Vaupereux  (S.  2893),  Antony,  AmblainviUiers,  Wuissous,  Verrières; 
(S.  2894),  la  tour  d'Antony,  les  maisons  de  la  Blinde,  des  Bouleaux  et 
des  Gatines  à  Antony,  Chatenay  et  Berny,  érigées  en  fief  en  faveur  du 
chancelier  de  Sillery  (S.  2895),  Antony  et  Verrières  (S.  2896),  Wuis- 
sous, Chatenay  (S.  2897-2899),  Avrainville  (S.  2900),  Avrainville,  Am- 
blainviUiers et  la  rivière  de  Bièvre  (S.  2901),  Cachan  et  la  rivière 
de  Bièvre  (S.  2902),  Archemont,  le  fief  des  Lanterniers  (S.  2903), 
Berny  et  Fresnes  (S.  2904-2907),  le  domaine  de  la  Folie,  ou  Sainte- 
Placide,  vis-à-vis  Choisy,  Choisy,  l'Ile  aux  Vaches,  Thiais,  les 
coches  de  Choisy  à  Paris  (S.  2908),  le  fief  de  la  Fosse-aux- Che- 
vaux, à  Chantilly,  le  fief  de  Vaudetar,  Issy  et  Vaugirard  (S.  2909), 
les  Ues  et  attérissements  dépendants  des  terres  d'Issy  et  Vaugirard 
(S.  2910),  Issy,  Meudon,  Vanves  et  Vaugirard  (S.  29H),  Suresnes 
(S.  2912),  Suresnes,  Nanterre,  Rueil,  Colombes  et  Saint-Cloud  (S.  2913), 

T.  Ili.  7 


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98 


le  prieure  de  Chauflbur  (S.  2914-2910),  Veraon  (S.  2917),  la  terre  de  la 
Crange-du-Breuil  (S.  2918-2920),  Igni,  les  seigneuries  du  Chenai  et  de 
la  Selle  (S.  2921),  les  terres  de  Daiiimartin  et  Lagne  (S.  2922-2923),  le 
prieuré  de  la  Ferté-Aleps  (S.  2924).  la  terre  d'Amblainvilliers,  Montéclin 
(S.  2925),  Magni,  Velanes-la-Ville,  Thiais  (S.  2926),  Guny,  Nucourt, 
mouvant  de  Bouconvilhcrs  (S.  2927),  Blamecourt  (S.  2928),  les  fiefs 
des  TiransctdeGenneville,  le  ûef  de  GerviUe  (S.  2929),  la  terre  de 
Hoden,  Charniont,  Hunecourt  (S.  2930-2932),  le  lief  de  Saint-Luc, 
Velanues-le-Bois  (S.  2933  j,  Velanues-la-ViUe  (S.  2934),  le  prieuré  de 
Magni,  la  terre  de  Parai  et  le  lief  de  Maiabry  (S.  2935),  Septeufl  et  Bois- 
Robert  (S.  2936-2937),  I^nguesse  (S.  2938),  la  chapelle  de  Notre-Danie- 
des-Halles,  située  dans  la  paroisse  du  Four,  le  prieuré  de  SaintrLéger- 
aux-Bois  (S.  2939),  Valenton  (S.  2940-2941),  Villeneuve-Saint-Georges, 
Montgeron,  le  fief  de  Gaigni  (S.  2942).  le  prieuré  de  Mont-Chauvet 
(S.  2943),  Thivemy  (S.  2944),  Cordou,  Courthonier,  la  ferme  de  Pa- 
radis (S.  2943-2949),  le  Gel  du  Bois-Hébert,  la  terre  de  Fermeté,  Cor- 
dou, Courthomer  (S.  2950),  terre  de  Cordou  et  seigneurie  de  la  Grange- 
Bleneau,  fiers  de  Lunùgny,  de  Bruncsson,  de  Champjard,  de  la  Cou- 
ture, les  fiels  Villebert,  Tiily,  la  Cave,  Basille,  mouvant  de  la  terre  de 
Cordou  (S.  2952),  Cordou,  Fleur  y,  la  Fermeté,  Grandvillier,  la  Hoyeuse, 
Le  Cormier,  Courthonier,  etc.,  la  terre  de  Bagnaux  (S.  2953-2956),  la 
terre  de  Bagnaux  (S.  2957-2958;,  Samoreau,  Pontville  (S.  2959),  Saint- 
Gennain-Laval,  Fresnières  et  Ègrcfin  (S  2959-2960),  Saint-Germain- 
sous-Couilly  et  ses  dépendances,  lief  de  la  Corvée,  fief  de  Giresme, 
l'Islc-Audry  et  le  prieuré  de  Notre-Itame-de-Bailly  tS.  2961-2963),  la 
seigneurie  de  Saint-Germuin-Laval,  le  fief  du  Vieux -Marelles,  le  prieuré 
de  Marolles,  la  terre  d'Émans  (S.  2964-2955),  le  fief  de  Saint-Germain, 
sis  à  Bouafie,  Crespières,  Montéclin,  fief  de  Villejuif,  dunes  de  Sorbon, 
prieuré  de  Saint-Blaise-de-Machecoul,  la  seigneurie  d'Aussogne,  au  pays 
de  Liège,  le  prieuré  d'Arnicourt  (S.  2966),  les  terres  de  Jonsac  et  Clam, 
(S.  2967),  le  prieuré  de  Saint-Pateni,  de  Tournai  (Orne),  Fontenay, 
Avrainvillc  {S.  2968),  le  prieuré  de  Naintré,  près  Chatellerault  (S.  2969); 
le  cent  trente-septième  (S.  2970),  renferme  le  contrat  d'acquisition  d'un 
fief  que  l'abbaye  de  Lagny  avait  à  Vanves,  les  papiers  concernant  l'ac- 
quisition que  les  religieux  avaient  faite  du  collège  de  Bourgogne,  rue 
des  Cordeliers,  pour  l'école  de  chirui-gie,  des  déclarations,  arrêts  et  rè- 
glements, .les  pièces  concernant  Thiais,  Chauldry,  Nogentl'Artaul ; 
les  cent  trente-huitième  et  suivants  (S.  2971-2975)  comprennent  les 
renseignements  généraux  et  des  titres  de  rentes. 

Le  premier  registre  de  la  seclion  administrative  (  S.  2976)  renferme 
des  aveux,  déclarations  et  amortissements  de  biens  ;  le  second  (S.  2977), 
des  cahiers  d'inventaire  des  titres;  le  troisième  (S.  2978),  des  fragments 
d'inventaires  des  titres;  les  quatriènu»  cl  suivants  (S.  2979-2982),  des 


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AbbAYE  SAlNT-GEKHAlN-UES-  PRES  OU 

inventaires  des  litres  généraux;  les  sixième  et  suivants  (S.  2981-2996), 
des  inventaires  des  titres  de  la  Mense  abbatiale  (S.  2981-2984),  d'An- 
tony,  Cordou  et  Coudray  (S.  2985),  de  Gerville  et  dépendances  (S.  2986), 
d'Hodenc  {S.  2987-2988) ,  de  Larchemont  et  des  ficfe  des  Lanternes  (S. 
2989),  de  Magny  et  de  ses  dépendances  (S.  2930-2992),  de  Magnitot, 
hameau  de  la  paroisse  de  Saint-Gervais  (S.  2993),  de  Nucourt  et  des  fiefs 
de  Bagot  et  des  Moulins  (S.  2994),  du  fief  de  Saint-Clair  à  Romenil  (S. 

2995)  »  des  fiefs  de  Velanne  et  le  Boet,  dans  la  paroisse  de  Magny  (S. 

2996)  ;  le  vingt-deuxième  (S.  299"),  des  pièces  relatives  à  l'acquisition  du 
général  Parfait,  à  Suresnes  ;  le  vingt- troisième  (S.  2998),  une  minute 
des  contrats  d'acquisition  et  à  changer  par  M.  le  prévost  à  Issy,  Van- 
ves,  etc.;  le  vingt-quatrième  (S.  2999),  un  inventaire  des  titres  de  Thiais 
en  4750  ;  les  vingt-cinquième  et  suivants  (S.  3000-3002),  trois  registres  du 
tabellionagc  de  Thiais,  de  1584  à  1679;  le  vingt-neuvième  (S.  3004),  un 
journal  des  pièces  extraites  du  chartrier  et  récépissés  ;  les  trentièmè  et 
suiv.  (S.  3005-3006)  sont  des  portefeuilles  qui  renferment  quatre  registres 
d'ensaisinements  de  1463  à  1564  (S.  3005);  quatre  registres  de  1494  à 
1533  (S.  3006),  quatre  registres  de  1535  à  1668;  les  trente-troisième 
et  suivants  (5.  3008-3016),  des  registres  d'ensaisinements  de  1664  à 
4753;  le  quarante-deuxième  (S.  3017),  un  registre  des  ventes  dans  l'é- 
tendue de  la  seigneurie  de  Saint-Germain  en  1753;  le  quarante- 
troisième  (S.  3018),  un  recueil  d'ensaisinements  de  1773  &  4784;  le 
quarante-quatrième  (S.  3019),  un  portefeuille  renfermant  quatre  re- 
gistres d'ensaisinements  d'Anton  y  et  Verrières  de  1572  à  4657;  les  qua- 
rante-cinquième et  suivants  (S.  3020-3022),  des  registres  d'Antony  et  de 
Verrières  de  1667  à  1786;  les  quarante-huitième  et  suivants  (S.  3023- 
3024),  des  ensaisinements  d'Avrainville  de  4668  à  1789  ;  les  cinquantième 
et  suivants  (S.  3025-3028),  des  ensaisinements  de  Cachant  de  1689  à  1771 
et  de  4774  à  4790;  les  cinquante-quatrième  et  suivants  (S.  3029-3032), 
des  registres  de  Cordou,  Courthomer  et  dépendances,  de  1 640  à  4  786;  les 
cinquante-huitième  et  suivants  (S.  3033-3038),  un  portefeuille  renfer- 
mant des  registres  d'ensaisinements  d'Issy,  Vaugirard,  etc.,  de  1409  à 
4529,  de  1545  à  4639  et  de  4657  à  4788;  le  soixante-quatrième  (S.  3039) 
est  un  ensaisinement  de  la  seigneurie  de  Saint-Germain-sous-Couilly  et 
dépendances  ;  le  soixante-cinquième  (S.  3040)  est  un  autre  registre  de 
la  même  seigneurie  de  1777  à  1789;  les  soixanle-sixième  et  suivants 
(S.  3044-3044)  renferment  les  ensaisinements  de  Magny  de  4764  à  1780 
(S.  3044);  de  Surènes  de  4780  à  4790  (S.  3042);  de  Thiais  de  1634  à 
4753;  de  Valenton  de  1582  à  1789  (S.  3044);  les  soixante-dixième 
et  suivants  (S.  3045  à  3051)  renferment  les  états  des  revenus  de  la  Mense 
conventuelle  de  1760  à  4790;  le  soixante-dix-seplième  (S.  3052),  un  état 
des  revenus  de  Paris  en  1743;  le  soixante-dix-huitième  (S.  3053), 
un  sommier  de  la  recelte  générale  du  temporel;  le  soîxante-dix- 


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100  UIBLKKfUPWE 

neuvième  (S.  3054)  est  un  censier  général;  le  quatre -vingtième 
(S.  3055)  est  un  portefeuille  qui  renferme  quatre  censiers,  de  1531  à 
1544;  les  quatre-vingt-unième  et  suivants  (S.  3056-S.  3084)  sont  des  cen- 
siers de  1744  à  1746  (S.  3056-3057),  des  cueillerets  de  1595  à  1720  (S. 
3058-3064),  de  1735  (S.  3065-3066),  un  cueilleret  des  loges  de  la  foire 
Saint-Germain  en  1740  (S.  3067),  des  cueillerets  d'Antony  et  Verrière* 
de  1673  a  1777,  de  1765  à  1783  (S.  3068  a  3071),  un  cueilleret 
d'Avrainville  de  1486  à  1491  (S.  3072),  deux  censiers  de  Cachant  (S. 
3073-3074),  des  anciens  cueillerets  de  Courthomer  de  1564  à  1651 
(S.  3075),  un  censier  de  Cordon  et  de  ses  dépendances  (S.  3076), 
un  censier  de  Kresnes  1rs  Kungis  en  1545  (S.  3077),  deux  anciens  cueil- 
lerets dlssy  et  de  Vaugirard  (S.  3078),  un  cueilleret  d'issy  et  de  Vau- 
girard  de  1743  à  1774  (S.  3079).  un  cueilleret  de  Nucourt  (S.  3080),  un 
cueilleret  de  Septeuil  (S.  3081),  un  cueilleret  de  Suresnes  (S.  3082), 
deux  censiers  de  Thiais  de  1371  et  1395  (S.  3082  bis  et  3082  ter). 
un  cueilleret  du  fief  des  Tourncllcs  en  1770  (S.  3083),  des  cueillerets  de 
Villcneuve-Saint-Georges  et  de  Valenton  (S.  3084);  le  cent-dixième 
(S.  3085)  est  un  procès- verbal  de  la  fixation  de  la  directe  du  roi  dans  le 
faubourg  Saint-Germain;  les  cent-onzième  et  suivants  (S.  3086-3095) 
sont  des  portefeuilles  renfermant  trois  anciens  arpentages  de  la  sei- 
gneurie de  Saint-Germain  (S.  3086),  un  arpentage  d'Antony  et  Verrières 
(S.  3087),  un  arpentage  d'Avrainville  (S.  3088),  un  relevé  du  plan  de 
Cheptain ville  {S.  3089),  un  arpentage  de  Courthomer  VS.  3090),  les 
pian  et  arpentage  du  fief  de  Tourvois  et  de  la  ferme  de  Cottenville  à 
Fresnes  (S.  3091),  une  légende  du  plan  de  Saint-Gennain-lee-€ouilly 
(S.  3092),  un  arpentage  d'issy  et  de  Vaugirard  (S.  3093),  un  dénom- 
brement de  la  seigneurie  d'issy  en  1742  (S.  3094),  des  arpentage, 
plans  et  relevés  des  plans  de  Thivcrny  et  dépendances  (S.  3095);  les 
cent-vmgt-unième  et  suivants  (S.  3096-3202)  sont  des  registres  des 
déclarations  faites  par  différents  censitaires  de  Paris  en  1663  et  1664 
(S.  3096  ) ,  quatre  volumes  de  déclarations  d'Antony  et  Verrières 
de  1530  à  1673  (S.  3097-3100),  cinq  terriers  d'Antony  et  Verrières 
de  1549  à  1686  (S.  3101-3105),  un  terrier  d'Antony  indicatif  des  nu- 
méros du  plan  (S.  3106),  un  terrier  de  Verrières  de  1764  à  1783 
(S.  3107),  des  déclarations  d'Avrainville  de  1600  à  1664  (S.  3108), 
un  extrait  général  des  déclarations  passées  au  terrier  de  1762  (S.  3109), 
sept  terriers  d'Avrainville  de  1540  à  1762  (S.  3110-3116),  quatre 
registres  des  déclarations  de  Bagnaux  de  1522  à  1672  (S.  31 17),  quatre 
terriers  de  Bagnaux  de  1522  à  1580  (S.  3118-3121),  trois  terriers  de 
Blamecourt  et  un  terrier  de  Blamecourt  et  Nucourt  de  1598  à  1743 
(S.  3122-3125),  trois  extraits  de  terriers  de  Cachant  de  1576  et  de  1681  à 
1684  (S.  3126),  tiois  terriers  de  Cachant  de  1682  à  1778  (S.  3127-3129), 
cinq  anciens  terriers  de  fiefs  dépendants  de  Cordoue  et  Courthomer 


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-  -  -  .  -  -J 

ABBAYE  SAINT-GERIIAIi<^DEé-PR15S,  '  fOl 

(S.  3130),  cinq  terriers  de  Corel  ou,  Courthomer  et  dépendance*  de  1493 
et  1585  (S.  3131-3135),  trois  terriers  des  mêmes  lieux  de  1632  et  1742 
(S.  -3136-31381,  deux  procès- verbaux  d'arpentage  concordant  avec 
les  terriers  de  17*2  (S.  3139-3140),  un  arpentage  et  des  plans  de 
Cordou  et  Courthomer  en  1740  (S.  3141),  cinq  registres  de  déclarations 
des  censitaires  de  Dammartin  de  1505  à  1665  (S.  3142-3148),  deux  ter- 
riers de  Dammartin  et  Lognes  de  1735  à  1754  (S.  3147-3148) ,  quatre 
registres  terriers  d'Emans  et  Espiez  de  1515  à  1628  (S.  3149),  deux 
terriers  du  prieuré  de  la  Ferté-Alep  de  1535  et  1685  (S.  3150-3151  ), 
un  terrier  de  la  seigneurie  de  Fresnes  en  1699  (S.  3152),  deux  terriers 
du  fief  des  Tyrans,  sis  à  Genainville,  de  1598  et  1626  (S.  3153-3154), 
deux  terriers  de  la  seigneurie  d'Hoden  de  1563  et  1635  (S.  3155),  un  ter- 
rier d'Hoden  de  1742  (S.  3156),  sept  terriers  de  la  seigneurie  de  Saint- 
Germain-sous-CouiUy  de  1548  à  1727  (S.  3157-3163),  trois  anciens  ter- 
riers de  la  seigneurie  de  Saint-Germain-Laval  (S.  3164),  quatre  terriers 
de  la  môme  seigneurie  de  1500  à  1527  (S.  3165),  des  déclarations  au 
terrier  d'Issy  et  de  Vaugirard  de  1472  à  1656,  des  terriers  de  1548 
d  Issy  et  de  Vaugirard  (S.  3167-3168),  des  extraits  de  terriers,  tables  et 
états  des  censitaires  (S.  3169),  des  terriers  d'Issy  et  de  Vaugirard  de  1748 
à  1761  (S.  3170-3171),  un  terrier  de  MaroUes  de  1603  à  1669  (S.  3172), 
trois  terriers  de  Nucourt  et  Genainville  de  1598  à  1668  (S.  3173-3175), 
un  terrier  de  la  seigneurie  de  La  Selle  de  1641  à  1659  (S.  3176),  un 
terrier  de  Septeuil  de  1623  à  1664  (S.  3177),  cinq  terriers  de  Suresnes 
de  1647  à  1704  (S.  3178-3182),  dix  volumes  de  déclarations  censueUes 
de  Thiais,  Choisy  et  Grignon,  de  1413  et  1670  (S.  3183'  et  3183»  à  3191), 
d'anciens  terriers  de  Thiais,  Choisy  et  Grignon,  de  1508  et  1518  {S. 
3192),  un  terrier  de  1521  (S.  3193),  un  terrier  de  1531  (S.  3194),  des 
terriers  de  1542,  1550  à  1642, 1627  à  1633, 1641  à  1700,  des  mêmes  sei- 
gneuries (S.  3195-3200),  deux  terriers  de  la  seigneurie  de  Thiverny  de 
1759  à  1766  (S.  3201-3202);  le  deux -cent-vingt-huitième  (S.  3203)  est 
un  terrier  de  la  seigneurie  de  Valenton  de  1656  à  1650;  les  deux  cent- 
vingt-neuvième  et  suivants  (S.  3204-3209)  sont  six  terriers  des  seigneu- 
ries de  Velannes-la- Ville  et  de  Velannes-le-Bois,  de  1626  à  1743. 

On  trouve,  dans  la  même  section,  sous  les  cotes  H.  2566,  des  pièces 
relatives  aux  cens  et  droits  supprimés  (1667-1758);  H.  3700,  des  titres  de 
rentes,  d'emprunts  et  des  quittances  (1743);  H.  4274-4287,  quatorze  re- 
gistres de  comptes  de  1660  à  1756;  H.  4288,  des  renseignements  sur  di- 
vers biens;  H.  4289-4290,  deux  registres  des  pensions  dues  par  l'abbaye 
<l«  1760  à  1780. 

On  conserve  dans  la  section  judiciaire  380  registres  ou  liasses,  ainsi  di- 
visées: 

Minutes  civiles  et  criminelles  des  bailliage  el  prévôté  de  Suint-Ger- 
main-des-Prés  de  1 133  à  1791  (/'  3264  à  Z*  3183.,  registres  d'audiences 


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•*  ~  -  .       .    -  TUfiLlOURAPHIE 

civiles  de  décembre  1407  au  16  novembre  1790  (Z*  3484-Z*  3386),  au- 
diences de  police  et  rapports  de  1556  à  1644  (Z1  3587-Z*  361 4),  registres 
d'écrou  de  1537  à  1671  (Z*  3615-Z*  3620),  scellés  et  inventaires  de  1671 
à  1785  (Z1  362 1-Z*  3626),  dépôts  et  communications  de  1657  à  1700 
(Z*  3627  àZ*  3630),  recueil  de  pièces  produites  au  iviii*  siècle  (Z2  3631  à 
7?  3635),  déclarations  des  locataires  demeurant  dans  l'enclos  de  l'abbaye 
de  la  première  moitié  du  xvnt°  siècle  (Z*  3636),  liste  des  causes  où  l'ab- 
baye était  intéressée,  xvic  siècle  (Z*  3647),  assises  du  bailli  de  1638 
à  1719  (Z'  3638  à  Z*  3640j,  un  état  des  sommes  reçues  par  les  commis 
greffiers  en  1614  (Z*  3641),  des  inventaires  du  greffe  de  1612  à  1615  et 
en  1677  (Zf  3642-3643). 

Les  archives  du  département  de  Seine-et-Marne,  à  Melun,  possèdent 
une  liasse  de  pièces  de  1687  à  1789,  relatives  à  Saint-Germain-des- 
Prés. 

A  la  bibliothèque  de  l'Arsenal,  à  Paris,  il  y  a  un  manuscrit  in-folio 
(n«  326),  intitulé  :  Répertoire  de  titres  concernant  Paris,  le  territoire  de 
Saint-Germain-des-Prés  et  la  rivière  de  Seine. 

On  conserve  au  département  des  manuscrits  de  la  Bibliothèque  impé- 
riale quelques  manuscrits  relatifs  à  l'abbaye  de  Snint-Germain-des-Piés. 
Dans  le  fond  latin,  on  trouve  des  épitres  et  évangiles  (n«  9463,  9464) 
ayant  appartenu  à  l'abbaye ,  et  un  mémoire  sur  l'authenticité  des  privi- 
lèges de  Saint-Germain-des-Prés  (n°  11733,  Becueil,  p.  296).  Dans  le 
fond  de  l'oratoire,  il  y  a  un  manuscrit  (o*  274)  intitulé  :  Concession  de 
l'abbé  de  Saint-Germain-des-Prés  relativement  à  l'hôtel  et  au  jardin 
de  Nesle,  en  1399.  On  peut  consulter  aussi  le  tome  IAf  de  la  collectiou 
Baluze. 

IMPRIMÉS 

Histoire  de  l'abbaye  royale  de  Saint-Germain-des-Prez,  contenant 
la  vie  des  abbez  qui  l'ont  gouvernée  depuis  sa  fondation  :  les  hommes 
illustres  qu'elle  a  donnez  à  l'Eglise  et  à  l'État  :  les  privilèges  accordez 
par  les  souverains  pontifes  et  par  les  évèques  :  les  dons  des  rois,  des 
princes  et  des  autres  bienfaicteurs,  avec  la  description  de  l'église,  des 
tombeaux  et  de  tout  ce  qu'elle  contient  de  plus  remarquable.  Le  tout 
justifié  par  des  titres  authentiques,  et  enrichi  de  plans  et  de  figures, 
par  Dom  Jacques  Bouillait,  religieux  bénédictin  de  la  congrégation  de 
Saint-Maur.  Paris,  1724,  in-fol. 

Voyez  sur  cette  histoire  le  Journal  de»  Savants,  avril  1724;  le  Journal  de 
Verdun ,  septembre  1722  ;  le  Mercure,  Juillet  1722 ,  les  Mémoire*  de  Trévoux, 
aoû4  1724. 

Jo.  BapL  du  Hamcl,  ecclesiap  Baiocensis  canccllarii,  dissertalio  de 
privilegiis  monasterii  Sancti-Germini  Parisiensis.  Parisiis,  1668,  in- 12. 
(Bibl.  Maz.,  n°  32031  B  ) 


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ABBAYE  SAINT-r.KHMAIN-DES-PKES 


103 


Dissertation  de  M.  du  Hamel,  chancelier  de  Péglisc  de  Bayeux,  sur 
les  privilèges  de  l'abbaye  de  Saint-Germain- des- Pré»,  traduite  du  latin 
par  M.  D.  H.  C.  D.  B.  Paris,  1608,  pet.  in-12.  (Bibl.  Maz.,  na  32031  A.) 

Supplementuin  antiquitatum  urbis  Parisiaca?,  quoad  sanctorum  Ger- 
mani  a  pratis  et  Mauri  Fossatensis  cœnobia,  auctore  pâtre  Jacobo  du 
Breul.  Puristis,  1614,  in-4°. 

Joannis  Launoii  Parisiensis  theolugi  inquisitio  in  chartam  immu- 
nitatis,  quam  B.  Germanus  Paiisiorum  episcopus,  suburbano  mona- 
sterio  dédisse  fertur.  Lutetiœ  Parisiorum,  1657,  in-12. 

Privilegium  Sancli-Germam  ad  versus  J.  Launoii  doct  Par.,  inqui- 
sitionem  propugnatum.  Auctore  D.  Roberto  Quatremaires,  congrega- 
tionis  S.  Mauri  monacho  benedictino.  Lutetiœ  Parisiorum,  1657,  in-12. 

Chronicon  abbatuui  Regalis  Monasterii  Sancti  Gerraani  a  Pratis  ; 
auctore  Jacobo  du  Breul. 

Cette  chronique  est  insérée  dans  IBistoire  d'AimoiD.  Parisiis,  1603,  in-fol. 

De  regali  abbatia  Sancti-Germani  à  Pratis,  prope  Parisios  ;  D.  Theo- 
derici  Ruinart  dissertatio. 

Cette  dissertation  est  imprimée  dans  les  œuvres  de  Grégoire  de  Tours, 
Parisiis,  1690,  et  dans  le  Recueil  des  Historiens  de  France  de  Dom  Bouquet, 
t.  II,  p.  722. 

De  ecclesia  Sancti- Vincentii,  et  de  ejus  fundatioue,  dedicatione  et 
privilegiis;  auctore  Gerardo  du  Bois,  Congreg.  Oratorii  presbytero. 

Cette  pièce  se  trouve  dans  THistoria  Ecclesi»  Parisiensis,  du  Père  du  Bois, 
livre  It,  cbap.  vi. 

lnauisitionis  in  charUmi  imiuimitatis  Saneti-GiM inani  assertio  :  auc» 
tore  Joanne  Launoii,  tneologo  parisiensi.  Lutetiœ  Parisiorum,  1658,  in-8. 

VV.  CC.  Joann.  Launoii.  ..  et  Joan-ltapt.  Hamclu  paradoxa  doninus 
RobertusQuatrcmarius....  recensebat.  Lutetiœ  Parisiorum,  1668,  iu-4w. 

Ce  livre  a  été  traduit  en  français  sous  ce  titre  :  Les  Paradoxes  de  M.  de 
Launoi,  docteur  en  théologie,  et  du  Hamel,  chancelier  de  l'église  de  Baleux, 
recueillis  de  leurs  écrits,  contre  les  privilèges  de  Saint-Germain-des-Prés, 
par  Robert  Quatremaires.  Troisième  partie  de  la  défense  desdits  privilèges. 
Paris,  1668 ,  in-12. 

Défense  des  droits  de  l'abbaye  royale  de  Saint-Geruiain-dcs-Pre/,  par 
D.  Robert  Quatremaires.  Paris,  1668,  in-12. 

Regalis  Ecclesise  S.  Germani  de  Pratis,  ad  sedeni  apostolicam  immé- 
diate pertinentis,  jura  brevi  compendio  propugnata,  auctore  D.  Roberto 
Quatremario.  Lut.  Par.,  1668,  in-4°. 

Polyptique  de  l'abbé  Irminon  ou  Dénombrement  desmenses,  des  serfs 
et  des  revenus  de  l'abbaye  de  Saint-Germain-des-Prés,  sous  le  règne  de 
Charleniague,  publié  d'après  le  manuscrit  delà  Bibliothèque  du  royaume, 
des  prolégomènes  pour  servir  à  l'histoire  de  la  condition  des  personnes 
et  des  terres  depuis  les  invasions  des  Barbares  jusqu'à  l'institution  des 


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# 


1 04  BIBLIOGRAPHIE 

communes,  par  M.  B.  Guérard,  membre  de  l'Institut.  Paris,  1836- 
1844,3  vol.  in-4\ 

Mémoire  sur  les  anciennes  sépultures  nationales  et  les  ornements 
extérieurs  qui,  en  divers  temps,  y  furent  employés;  sur  les  embau- 
mements des  rois  francs  dans  la  ci-devant  église  de  Satnt-Germain-des- 
Prés,  et  sur  un  projet  de  fouilles  à  faire  dans  nos  départements,  par 
Legrand-d'Aussy,  1799,  in-4°. 

Extrait  des  Mémoire*  de  l  ltutthU,  classe  des  sciences  morales  et  politiques, 
t.  II,  p.  411- 

Anno  Domini  MDCCXV.  S.  n.  d.  I.  ».  d.  ln-4°. 
Commencement  d'une  inscription  relative  à  la  pose  d'une  première  pierre, 
dans  l'abbaye  de  Saint-Germain-des-Prés,  le  11  avril  1715. 

Relation  de  ce  qui  s'est  passé  dans  la  translation  d'une  portion  consi- 
dérable de  la  vraie  croix,  d'un  saint  clou  de  Notre-Seigneur,  du  sang 
miraculeux ,  et  de  quelques  reliques  apportées  de  l'hôtel  de  Mme  la 
princesse  palatine  à  l'abbaye  de  Saint-Germain-des-Prex.  Paris,  1684, 
in-12. 

Catalogue  chronologique  contenant  les  noms,  surnoms,  qualités  et 
actions  mémorables  des  marguillicrs  anciens  et  modernes  de  la  catho- 
lique assemblée  des  illustres  nations  flamande,  allemande,  suisse  et 
autres,  ci-devant  établie  dans  l'église  du  glorieux  martyr  Saint-Hippo- 
lytc,  sise  au  faubourg  Saint-Marceau,  et  depuis  transférée  à  l'église 
abbatiale  du  royal  monastère  de  Saint-Germain-dcs-Prés...  Exactement 
recueilli  et  tiré  des  anciens  registres  par  le  P.  A.  (Anselme)  d'Anvers, 
prédicateur  et  directeur  des  nations  susdites.  1691 ,  in-4». 

Explication  des  deux  tableaux  exposés  à  la  porte  de  l'église  de  l'ab- 
baye royale  de  Saint-Germain-des-Prés,  le  l«  jour  de  mai  1716,  et 
faits  pour  la  même  église  par  MM.  Cazes  et  Verdot  Paris,  s.  d.,  in-4». 

Mémoire  sur  les  anciennes  et  nouvelles  réparations  de  l'église  de 
l'abbaye  de  Saint-Germain-des-Prés,  et  sur  la  démolition  de  l'ancienne 
prison  de  ce  nom. 

Article  de  Gilbert,  inséré  dans  la  Revue  Archéologique^  XI,  1854-1855, 
p.  531. 

Procédures  faites  pour  l'union  des  deux  abbayes  de  Saint-Vincent-du- 
Mans  et  de  Saint-Germain-des-Prez,  membres  dépendants  de  la  congré- 
gation de  Chezalbenoist  à  la  congrégation  de  Saint-Maur.  Parut , 
1638,  in-K 

Réponse  au  mémoire  et  aux  entreprises  des  officiers  du  Chàtelet,  sur 
l'exercice  de  la  police  dans  le  bailliage  de  Saint-Gemiain-des-Prei.  Paris, 
s.  d.,  in-4°. 

Production  au  conseil,  pour  la  Meuse  abbatiale  de  l'abbaye  de  Saint  • 
Germain -dcs-Prés,  contre  le  fondateur  du  collège  des  Quatre-Nations. 


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ABBAYE  SÀINT-GERMAlN-DKS-PRtS 


105 


touchant  le  droit  d'indemnité  et  l'affranchissement  prétendu  de  l'Hôtel 
de  Nesle,  par  Paul  Pelisson.  S  ».  d.  I.  ».  d.,  in-12. 

D.  0.  M.Nicol.  Boelreo,  etc.  Parmi*,  1819,  in-4«\ 
Reproduction  de  l'épîtaphe  de  Boileau  dans  l'église  Saint-Germain- des  - 
Prés,  signée  Sixto  Garcia. 

Remarques  sur  diverses  explications  que  les  PP.  Mabillon  et  Ruinart 
ont  données  des  statuts  du  grand  portail  de  l'église  de  l'abbaye  royale 
de  Saint-Germain-des-Prés,  in- 8°. 

Insérées  dans  le  Mercure  du  mois  de  mai  1723»  p.  895  h  908. 

Lettre  en  réponse  aux  dites  Remarques,  par  le  P.  Bouillart. 
Insérée  dans  le  Mercure  du  mois  de  janvier  1724,  p.  24-34. 

Examen  de  la  réponse  du  R.  P.  Bouillart. 

Inséré  dans  le  Mercure  des  mois  de  mars,  p.  472-486,  avril,  p.  613-624  et 
mai  1724,  p.  826-839. 

Dernière  réponse  de  l'auteur  de  l'Histoire  de  l'abbaye  de  Saint-Ger- 
main à  l'auteur  anonyme  de  l'examen. 

Insérée  dans  le  Mercure  du  moi9  de  juillet  1724,  p.  1472-1482.  Tontes  ces 
remarques,  dit  le  Père  Lelong,  et  les  réponses  sont  pleines  de  recherches. 
L'auteur  des  remarques,  Claude  de  Moulinet  ,  sieur  des  Thuilleries,  soutenait 
que  le  portail  de  SaintrGermain-des-Prés  est  postérieur  de  deux  siècles  h 
l'opinion  ordinaire,  et  qu'il  ne  fut  bâti  que  sur  la  fin  du  vm*. 

Réplique  à  la  dernière  réponse  du  R.  P.  Bouillart  ,  pour  la  défense 
de  la  grande  antiquité  du  portail  de  l'église  de  Saint-Germain-des-Prés. 
Voy.  les  Mémoires  de  littérature  du  père  Des  Molets.  t  XI,  p.  120-222. 

Arrcst  de  la  cour  de  parlement  du  4  mars  1600  par  lequel  les  reli- 
gieux, abbé  et  couvent  de  Saint-Germain-Desprez.  sont  maintenus  en 
leurs  droicts  de  hautes,  moyennes  et  basses  justices  etdroicts  de  voirie, 
en  IVstenduc  de  leur  seigneurie  de  S.  Germain  Dcsprez  lez  Paris,  et 
de  toutes  ses  dépendances  avec  défenses  au  voyer  gênerai  des  ville, 
prevosté  et  vicomte  de  Paris,  et  à  ses  commis  de  les  y  troubler  et 
empeseher  en  la  jouyssance  desdits  droicts,  ny  les  officiers  et  voyers  de 
ladite  abbaye.  In-  t°.  4  p.  (Bibl.  Maz.,  n'  18824  H.) 

t  . et  arrêt  est  suivi  des  arrêts  du  1  juillet  1606,  28  mai  1610  et  24  mars  1611. 

Arrest  de  la  cour  du  30  décembre  1617  portant  défenses  au  prevost 
de  l'isle  de  France  d'entreprendre  sur  la  jurisdiction  des  religieux,  abbé 
et  couvent  de  Saint-Germain-Desprez,  du  samedi  30  décembre  1617, 
ln-4\  14  p.  (Bibl.  Maz.,  n  >  18824  H.) 

Arrests,  regleinens,  jugemens  et  sentences  concernant  le  droit  de 
|ièche,  appartenant  à  l'abbaye  de  Saint-Germain-des-Prés,  dans  l'éten- 
due de  la  rivière  de  Seine,  depuis  les  vieux  ponts  de  Paris  jusqu'au  ru 
de  Sèves;  à  raison  de  sept  livres  que  les  maîtres  pêcheurs  à  engins  de 
la  ville  de  Paris,  qui  exerceront  la  pêche  dans  ce  canton  de  rivière,  sont 


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106  BIBLIOGRAPHIE 

tenus  de  payer  chacun  par  chacun  an  à  la  dite  abbaye,  pour  la  permis- 
sion d'y  pêcher;  et  la  forme  en  laquelle  la  perception  de  ce  droit  de 
pêche  doit  être  faite.  30  septembre  1676,  in-4".  (Arch.  de  l'Emp- 
L.  759.) 

Examen  de  certains  privilèges  et  autres  pièces  pour  servir  au  juge- 
ment du  procès  pendant  entre  M.  l'archevesque  de  Paris  et  les  moines 
de  Sain  t -Germain- Desprez,  par  Jean  de  Launoy.  S.  ».  d.  I.  n.  d.,  in-4° 
1 6">7). 

Une  seconde  édition  du  même  ouvrage  a  été  publiée  en  1632. 

Lettres  et  actes,  par  lesquels  le  droit  de  monseigneur  l'archevesquc 
de  Paris  sur  le  territoire  du  faux  bourg  Saint-Germain  est  reconnu  et 
retably.  Parti,  1669,  in-4°.  (Bibl.  Mai.  n°  13824  E.) 

Le  faux-titre  porte  :  Transaction  entre  monseigneur  l'archevêque  de  Paris , 
monseigneur  le  duc  de  Verneuil,  abbé  de  Saint-Germain-des-Prez,  et  le*  reli- 
gieux, prieur  et  couvent  de  ladite  abbaye,  sur  leur  procès  et  différent  ,  pour 
raison  de  la  jurisdictiou  spirituelle  dans  l'étendue  des  faux-bourg  et  territoires 
dudit  Saint-Geruiain-des-Prez. 

Sentence  arbitrale  rendue,  entre  Pierre,  évèque  de  Paris,  et  le  curé 
de  Saint-Sauveur  d'une  part,  et  les  religieux,  abbé  et  couvent  de  Saint- 
Germain-des-Prés,  et  le  curé  de  Suint-Sulpiee,  d'autre  part,  en  l'an 
121 0,  sur  la  jurisdiction  spirituelle  et  détroit  des  paroisses.S.  ».  d.  I.  ».d. 
in-4°.  6  pages. 

De  negotio  illustrissimi  ac  reverendissimii  archiepiscopi  Parisicnsis, 
cum  abbate  et  monachis  Sancti-Germani  à  Pratis  prope  Parisius.  Parût», 
1670,  in-4°. 

Au  roy  et  à  nosseigneurs  de  son  Conseil.  S.  n.  d.  /.  n.  d.  (ICSîi), 
in-fol.  (Arch.  de  l'Einp.,  L.  809.) 

Requête  du  cardinal  de  Furstemberg  au  sujet  de  la  fondation  du  collège 
Mazarin. 

Mémoire  de  l'archevêque  de  Paris,  au  sujet  de  la  jurisdiction  spiri- 
tuelle dans  le  fauxbourg  Saint-Germain  pendant  la  vacance  du  siège,  el 
autres  pièces  sur  ce  sujet.  Paris,  16  J.J.  in- fol. 

Mémoire  du  chapitre  de  Paris  au  sujet  de  la  jurisdiction  spirituelle 
dans  le  faubourg  Saint-Germain  pendant  la  vacance  du  siège,  S.  n.  d 
L  ».  d.,  in  fol.  (Arch.  de  l'Emp.,  L.  774.) 

Répliques  du  cardinal  de  Furstemberg,  abbé  de  Saint-Germain-des- 
Prés,  avec  les  réponses  et  la  transaction  de  l'archevêque  de  Paris  avec 
les  abbé  et  religieux  de  cette  abbaye.  Paris,  1695,  in-fol. 

Arrest  du  Conseil  d'estat  du  roy,  du  cinquième  aoust  1704,  qui  or- 
donne que  les  propriétaires  des  maisons  construites  dans  l'enclos  de 
l'abbaye  de  Saint-Germain-des-Pre* ,  payeront  les  sommes  pour  les- 
quelles ils  sont  employez  dans  le  rôlle  arresté  le  vingt-six  aoust  dernier, 
pour  le  rachapt  des  taxes  pour  les  boues  et  lanternes,  à  peine  d'y  estre 


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ABBAYE  SAINT-CERM AIN- DKS- PRES 


107 


contraints.  Fait  deflfenses  aux  locataires  de  vuider  leurs  mains  de  leurs 
loyers,  à  peine  de  payer  deux  fois  ;  ordonne  qu'ils  payeront  ledit  ra- 
chapt  à  la  décharge  desdits  propriétaires,  et  à  compte  du  prix  de  leurs 
baux,  faute  par  les  propriétaires  d'avoir  payé.  S.  n.  d.  I.  n  d.  In-4°. 
(Bibl.  Mai.,  n*  13891  M.) 

Mémoire  pour  messire  Henry  de  Thiard,  cardinal  de  Bissy,  prestre 
de  la  sainte  Église  romaine,  évêque  de  Meaux,  abbé  commandataire  de 
l'abbaye  royale  de  Saint-Germain-des-Prez,  commandeur  des  ordres  du 
roy,  prenant  le  fait  et  cause  de  Jean  Pommier,  bourgeois  de  Paris,  et 
de  Nicolas  Juliot,  écuyer,  sieur  de  Fromont,  conseiller-secrétaire  du 
roy,  mary  de  Marie-Anne  Sauze,  veuve  de  Jean-Pierre  Pommier; 
ledit  Jean-Pierre  Pommier  frère,  héritier  de  Pierre  Pommier,  et  ladite 
Marie  Sauze,  copropriétaire  d'une  maison  située  dans  la  rue  Dauphinc, 
appartenante  à  la  mouvance  de  l'abbaye  de  Saint-Germain-des-Prez, 
appellanl  d'une  sentence  rendue  en  la  chambre  du  domaine  et  trésor 
du  palais,  le  18  Juillet  1733,  contre  messire  Laurent  Charron,  conseiller 
du  roy,  receveur  général  des  domaines  et  bois  de  la  généralité  de 
Paris,  intimé.  Paris,  1730,  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp.,  L.  800.) 

Mémoire  pour  les  sindic  et  communauté  des  maîtres  passeurs  d'eau 
de  la  ville  de  Paris,  demandeurs  et  défendeurs,  contre  Monsieur  le  car- 
dinal de  Bissy,  abbé  de  Saint-Germain-des-Prez ,  défendeur  et  deman- 
deur. 5.  ».  d.  /.  n.  d.,  in-fol.  (Arch.  de  l'&np.,  L.  800.) 

Mémoire  pour  le  sieur  Jean  Sorbé,  défendeur,  contre  le  sieur  Jacques , 
fermier  général  de  l'abbaye  de  Saint-Germain-des-Prez,  ftus  Monsieur 
lecardinaldi*  Bissy,  demandeur.  Part*,  1738.  in-f*.  (Bibl.  Mai.,  ir  3317K.) 

Jugé  le  27  septembre  17:i8  en  faveur  de  Sorbé. 

Mémoire  signifié  pour  Antoine  Jacques,  ci-devant  fermier  général  des 
revenus  de  la  Mense  abbatial»;  de  l'ablmye  Saint-Germain-des-Prez, 
demandeur  et  défendeur  contre  Sebastien  Joseph  Galpin,  écuyer,  prési- 
dent, trésorier  de  France  au  bureau  des  finances  de  la  généralité  de  Paris, 
défendeur  et  demandeur  et  encore  contre  les  sieurs  de  Crussol,  défen- 
deurs à  la  garantie  du  sieur  Galpin,  et  en  présence  de  Monsieur  le 
comte  de  Clerrnont,  princes  du  sang,  abbé  commandataire  de  l'abbaye 
Saint-Germain-des-Prez.  Paris,  1741,  in-fol. 

Mémoire  pour  les  religieux  de  l'abbaye  de  Saint-Germain-des-Prez, 
défendeurs,  contre  Jean  de  Bavdc,  escuver,  sieur  de  Blayc,  et  la  dame 
son  épouse,  demandeurs,  et  contre  monseigneur  César,  cardinal  d'Es- 
trées,  abbé  de  la  dite  abbaye  de  Saint-Germain-dcs-Prez,  demandeur 
en  contre  sommation  de  la  demande  à  luy  faite  par  Jacob  du  Frenay, 
fermier  de  la  Mense  abbatiale  de  la  dite  abhaye,  en  dénonciation  de 
celle  des  sieur  et  dame  de  Blaye,  etc.  Et  encore  contre  messire  Henry  de 
Guenegaud,  chevalier,  marquis  de  Plancy,  demandeur  et  intervenant. 
S.  rf.,  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp.,  !..  7  MO 


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108  BIBLIOGRAPHIE 

Observations  pour  M.  le  comte  de  Clermont,  prince  du  sang,  abbé  de 
Saint-Germain  des-Prez,  contre  le  sieur  Gai  pin,  trésorier  de  France, 
les  sieurs  de  Crussol  et  autres.  Paris,  1741,  in-fol. 

Jugé  le  13  juin  1741  en  faveur  du  comte  de  Clermont. 

Mémoire  signifié  par  M.  le  comte  de  Clermont,  prince  du  sang,  abbé 
commandataire  de  l'abbaye  de  Saint-Germain-des -Prez ,  contre  Joseph 
Mclet,  adjudicataire  de  la  ferme  des  droits  réunis.  Paris,  1744,  in-fol. 
(Arcb.  de  l'Emp.,  L.  800.) 

Arrest  du  Conseil  d'État  du  roy,  qui  ordonne  que  le  mandement  des 
vicaires  généraux  du  chapitre  de  l'église  de  Paris,  du  o  mai  1746,  sera 
exécuté  dans  l'église  de  l'abbaye  de  Saint-Germain-des-Prés,  et  dans  celles 
de  tout  le  fauxbourg  et  territoire  de  Saint-Germain,  ainsi  que  dans  toutes 
les  églises  du  diocèse  de  Paris  exemtes  et  non  exemtes,  même  dans 
celles  prétendant  avoir  jurisdiction  comme  épiscopalc.  Fait  défenses  au 
prieur  de  l'abbaye  et  à  tous  autres,  de  publier  aucun  mandement  sur 
le  fait  des  prières  publiques  ordonnées  par  Sa  Majesté,  jusqu'à  ce  qu'au- 
trement par  elle  il  en  ait  été  ordonné  Du  21  mai  1746.  S.n.d.  in-4', 
placard  in-fol.  {Arch.  de  l'Emp.,  L.  774.) 

Requête  des  religieux  de  Saint-Germain-des-Prés,  au  roi.  Paris, 
s.  i.  (1766),  in-4*. 

Requête  des  supérieurs  de  la  congrégation,  et  du  plus  grand  nombre 
des  Religieux  qui  la  composent,  contre  la  requête  précédente.  ln-4°. 

Mémoire  à  consulter  et  consultation  pour  les  religieux  bénédictins  de 
l'abbaye  royale  de  Saint-Germain-des-Prés.  1769,  in-4°. 

Réclamation  de  tombes  et  de  mausolées, parles  curé  et  administrateurs 
de  l'église  de  Saint-Germain-des-Prés  de  Paris,  et  observation  sur  l'em- 
placement le  plus  convenable  aux  monuments  funèbres.  Paris,  1817. 
Brochure  in-8". 

Fremin  Lebel,  peintre.  Marché  des  peintures  pour  le  inaitre  autel  de 
Saint-Germain-des-Prés  (Janvier  i:j:t7). 

Article  communique  par  M.  Henri  Bordier,  annoté  par  M.  Anat.  de  Mou- 
taiglon,  et  inséré  dans  les  Archive*  de  l'Art  français  (t.  11,  des  Documenta. 
Paris,  1853,  in-8,  p.  136.) 

Peintures  de  MM.  E.  Delacroix  et  Flandrin  à  la  chambre  des  pairs  et 
à  Saint- Gennain-des-Prés ,  par  Gustave  Planche.. 

Article  iuséré  dans  la  Revue  des  Deux-Mondes ,      juillet  1846. 

Peintures  de  M.  Flandrin  à  Saint-Germain-des-Prés. 

Article  de  M.  Th.  Gautier,  inséré  dans  le  Moniteur  du  2  décembre  1861. 

Peintures  murales  de  Saint-Germain-des-Prés  de  M.  Hippolyle  Kla"- 
drin,  par  Ernest  Vinet,  in-H». 

Extrait  de  la  Revue  nationale  du  û">  décembre  1861. 

Des  conditions  de  la  peinture  en  France  el  des  peintures  murale,*  de 


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ABBAYE  SA!NT-GgllNAIN-DEà-l>RK4 


M.  Hipnolyte  Flandrin  dans  la  nef  de  Saint-Germain-des-Prés,  par 
M.  F.  A.  Gruyer.  Paris,  1862,  in-8°,  pl. 

Peintures  murales  de  l'église  de  Saint-Germain-des-Prés,  par  M.  H. 
Flandrin.  Examen  par  Aug.  Galimard.  Paris,  1864,  in-8*. 

L'ordre  que  haut  et  puissant  prince  Monseigneur  Henry  de  Bourbon, 
evesque  de  Metz,  prince  du  Sainct  Empire  et  abbé  de  Saint-Germain- 
des-Prés,  veut  estre  observé  en  la  descente  de  la  chassé  dudit  Saint- 
Germain  ;  et  en  la  procession  générale  du  clergé  de  sa  ville  de  Saint- 
Germain  où  elle  sera  portée  dimanche  16  de  ce  mois  de  juin,  avec  les 
autres  reliques  des  Saints,  pour  les  nécessitez  publiques.  Ensemble  les 
prières  pour  le  mesme  sujet.  Paris,  1652,  in-8°,  36  p.  (Bibl.  Maz.,  coll. 
Saint- Victor.  ) 

La  magnifique  pompe  funèbre  et  le  service  solennel  qui  s'est  fait  dans 
l'abbaye  royale  de  Saint-Germain-des-Prés,  pour  le  repos  de  Tàme  de 
très  haute  princesse  Marie-Thérèse  d'Autriche,  avec  l'explication  de» 
figures  et  des  devises.  Paris,  1603.  in-4°. 

La  pompe  funèbre  et  le  service  solennel  qui  s'est  (ait  le.  16  septembre 
1683  dans  l'abbaye  royale  de  Saint-Germain-des-Prés  pour  la  reine,  avec 
l'explication  des  devises.  Paris,  s.  d.,  in-4°.  (Bibl.  Maz.,  n°  10370  S.) 

Oraison  funèbre  de  très  auguste  princesse  Marie- Thérèse  d'Autriche, 
reine  de  France,, etc.,  prononcée  dans  l'abbaye  de  Saint-Germain-des- 
Prés,  par  le  K.  P.  Dom  Antoine  Gallois.  Pari*,  1683,  în-4°.  (Bibl.  Mai., 
n«  10370  T.) 

Mandement  de  haut  et  puissant  prince  Monseigneur  Henry  de  Bour- 
bon, evesque  de  Metz,  abbé  de  l'abbaye  Saint-Geiinain-des-Prez,  pour 
la  procession  générale  et  solcmnclle  où  sera  portée  la  chasse  de  Saint- 
Germain,  le  dimanche,  16  du  présent  mois  de  juin  1652.  S.  n  d.  L  ».  d., 
in-4°  et  placard  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp.,  L.  806.) 

Ijl  descente  et  procession  de  la  chasse  de  Saint-Germain,  evesque  et 
patron  de  Paris. 

Extrait  de  la  Gazette  de  Th.  Henaudot,  n°  74,  p.  589,  année  1652. 

L'ordre  que  haut  et  puissant  prince  monseigneur  Henry  de  Bourbon, 
evesque  de  Metz,  prince  du  sainct  Empire  et  abbé  de  Saint-Germain 
des  Prés,  veut  estre  observé  en  la  descente  de  la  chasse  du  dict  saint 
Germain  et  en  )a  procession  générale  du  clergé  de  la  ville  de  Saint- 
Germain  où  elle  sera  portée,  dimanche,  1 6  de  ce  mois  de  juin,  avec  les 
antres  reliques  des  saints,  pour  les  nécessitez  publiques.  Ensemble  les 
prières  pour  le  mesme  sujet.  A  Paris,  1652,  in-18.  (Arch.  de  l'Emp., 
L.  806.) 

Dessin  du  feu  d'artifice  fait  par  ordre  de  Son  Altesse  Eminentissime 
Monseigneur  le  cardinal  de  Furstemberg,  en  son  abbaye  de  Saint-Ger- 
main-des-Prés, pour  la  paix  entre  l'Empereur,  la  France  et  l'Empire,  le 
26  janvier  1698.  S .  n.  d.  I.  n.  d.,  in- 4*. 


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I  10  BIBLIOGRAPHIE 

Quatre  soleils  vus  en  Krauce  le  25  juin  1704.  Dessin  de  l'appareil  ei 
décoration  du  palais  abbatial  de  Saint-Germain-des-Préz,  pour  la  fête 
qu'y  donne  son  Eminence  Monseigneur  le  cardinal  d'Estrées,  à  l'occasion 
de  la  naissance  de  Monseigneur  le  duc  de  Bretagne,  par  le  P.  Menestrier. 
Porw,  1704,  in-4°. 

Relation  de  la  fête  donnée  au  palais  abbatial  de  Saint-Germain-des- 
Préz,  le  quatrième  jour  d'août  1704,  par  M.  le  cardinal  d'Estrées,  à 
l'occasion  de  la  naissance  de  Monseigneur  le  duc  de  Bretagne,  premier 
tils  de  Monseigneur  le  duc  de  Bourgogne.  Pari»,  1704,  in-4°. 

Pièce  signée  :  C.  F.  M.. 

Mandement  de  monseigneur  Henry  de  Bourbon,  evesque  de  Metz, 
prince  du  sainct  Empire,  abbé  de  Saint-Germain-des-Prez,  lez  Paris, 
pour  l'observance  de  la  closture  ez  maisons  religieuses  dudit  Saint-Ger- 
main. S.  ».  d.  L  ».  a\  (11  septembre  1637).  Placard  in-fol.  (Arch.  de 
l'Emp.,  L.  776.) 

Mandement  de  Son  Eminence  M.  le  cardinal  de  Bîssy,abbé  comman- 
dataire  de  l'abbaye  de  Saint-Germain-des-Prés...  pour  ordonner  des 
prières  pour  l'heureux  accouchement  de  la  Reine.  2  août  1728,  in-foï. 

Mandement  de  son  Eminence  M.  le  cardinal  de  Bissy,  abbé  comman- 
dataire  de  l'abbaye  de  Saint-Germain -des-Prez,  immédiate  au  Saint- 
Siège,  exerçant  la  jurisdiction  spirituelle  dans  le  faubourg  Saint-Ger- 
main. S.  ».  d.  L  ».  d.  (1729),  in-4".  (Arch.  de  l'Emp.,  L.  774.) 

Mandement  du  grand  prieur  de  l'abbaye  de  Saint-Germain-des-Prez, 
immédiate  au  Saint-Siège,  au  sujet  de  la  déclaration  du  roy  Louis  XIII, 
du  10  février  1638,  et  des  ordres  du  roy,  en  date  du  1er  du  présent 
mois,  1738.  Placard  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp.,  L.  755.) 

Mandement  du  grand  prieur  de  l'abbaye  de  Saint-Germain-des-Prez, 
immédiate  au  Saint-Siège,  au  sujet  de  la  paix  générale,  publiée  par 
ordre  du  roy,  le  1«  de  juin,  1739.  Placard  in-fol. .(Arch.  de  l'Emp., 
L.  775.) 

Mandement  du  grand  prieur  de  l'abbaye  de  Saint -Germain-des-Près 
(F.-Jcan-Baptiste  Bourdet) ,  qui  ordonne  des  prières  publiques  pour 
demander  à  Dieu  la  prospérité  des  armes  du  roi.  9  mai  1744,  in-fol. 

Mandement  du  grand  prieur  de  l'abbaye  de  Saint-Germain-des-Prés 
(F. -Jean-Baptiste  Bourdet),  pour  faire  chanter  le  Te  Deam  en  action 
de  grâces  de  la  prise  de  la  ville  d'Ypres.  18  juillet  1741,  in-fol. 

Mandement  du  grand  prieur  de  l'abbaye  de  Saint  -Gennain-des-Prés 
(F. -Jean-Baptiste  Bourdet),  qui  ordonne  que  le  Te  Deum  sera  chanté 
en  action  de  grâces  du  rétablissement  de  la  santé  du  roi.  12  septembre 
1744,  in-fol. 

Ouï  et  ce  requérant  le  procureur  fiscal,  etc.  In-fol., 

Ordonnance  du  oomtf  de  Hennont,  abhe  de  Saint-Germain-des-Prés,  en 


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\HB\YE  S \ I NT  -  < .  E  it  M  M N-DKS-PKËS 


111 


<la te  du  21  mai  114.»,  prescrivant  des  illuminations  pour  le  dimanche  23  mai, 
eu  réjouissance  de  la  victoire  de  Fontenoy. 

Ordonnance  de  S.  A.  S.  Monseigneur  le  comte  de  Clermont,  prince 
du  sang,  abbé  comniandataire  de  l'abbaye  royale  de  Saint-Germain-des- 
Prcz,  immédiate  au  Saint-Siège,  2*  mars  1746.  Placard  in-fol.  (Arch. 
de  l'Einp.,  L.  774.) 

Il  y  a  dans  le  môme  carton  une  autre  ordonnance  du  13  et  du  18  mars 
1716. 

Mandement  du  grand  prieur  de  l'abbaye  royale  de  Saint-Germain -des- 
Prez,  immédiate  au  Saint-Siège,  qui  ordonne,  le  siège  vacant,  que  le 
Te  Deum  sera  ebanté  dans  toutes  les  églises  du  fauxbourg,  en  actions 
de  grâces  du  rétablissement  de  la  santé  de  S.  A.  S.  Monseigneur  le 
comte  de  Clcrmont.  1746.  Placard  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp.,  L.  774.) 

Mandement  du  grand  prieur  de  l'abbaye  Saint-Germain-des-Prez, 
immédiate  au  Saint-Siège,  qui  ordonne  des  prières  publiques  pour  de- 
mander à  Dieu  la  cessation  du  débordement  des  rivières.  1740.  Placard 
in-fol.  (Arch.  de  l'Emp.,  L.  775.) 

Mandement  du  grand  prieur  (J.-B.  Bourdet)  de  Pabbayeroyale  de  Saint- 
Germain-des-Prés,  immédiate  au  Saint-Siège,  pour  demander  à  Dieu, 
par  des  prit-res  publiques,  la  conservation  de  la  personne  sacrée  du  roi 
et  la  prospérité  de  ses  armes,  7  mai  1746,  placard  in-fol.  (Arch.  de 
l'Emp.,  L.  773.) 

Ordonnance  du  grand  prieur  de  l'abbaye  royale  de  Saint-Germain- 
des-Prez.  immédiate  au  Saint-Sié^e,  exerçant  la  jurisdicuon  spirituelle 
dans  le  faubourg  Saint-Germain,  le  Siège  vaquant.  4  août  1746.  Pla- 
card in-fol.  (Arch.  de  l'Emp  ,  L.  774.) 

Il  y  a  une  autre  ordonnance  du  3  août  1746  dans  le  même  carton  et  un 
înandemeut  du  grand  prieur,  etc.,  du  21  juillet  1746. 

Ordonnance  du  grand  prieur  de  l'abbaye  royale  de  Saint- Germain- 
des-Prcs,  immédiate  au  Saint-Siège,  exerçant  la  jurisdiction  spirituelle 
dans  le  fauxbourg  et  territoire  de  Saint-Germain,  les  sièges  archiépis- 
copal et  abbatial  vacants.  Paria,  1781,  in-4°.  (Arçh.  de  l'Emp.,  L  775.) 

Il  y  a  une  autre  ordonnance  porlant  le  même  titre  de  1782  et  uu  mande- 
ment de  1781. 

Mandement  du  grand  prieur  de  l'abbaye  royale  de  Saint-Germain- 
des-Prés,  immédiate  au  Saint-Siège,  exerçant  la  jurisdiction  dans  le 
faubourg-Saint-Germain,  pendant  la  vacance  des  sièges  de  Paris  et 
de  ladite  abbaye,  qui  permet  l'usage  des  œufs  pendant  le  carême  pro- 
chain, depuis  le  mercredi  des  Cendres  exclusivement  jusqu'au  vendredi 
de  la  semaine  de  la  Passion  exclusivement.  Paris,  1782,in-4".  (Arch.  de 
l'Emp.,  L.  774.) 

Kactum  pour  M.  le  cardinal  de  Furstemberg,  abbé  de  Saint-Germain- 
des-Prez,  demandeur,  contre  les  soy  disans  propriétaires  des  grandes 


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1  I  2  BIBLIOGRAPHIE 

halles,  loges  couvertes  et  préau  de  la  foire  Saint-Germain,  défendeurs. 
6.  ».  d.  l.n.d.,  in-fol.  (Arch.  de  FEmp.,  L.  808.) 

Copies  et  extraits  des  titres  de  propriété,  franchises,  droits  et  privilèges 
de  là  foire  Samt-Germain-des-Prex,  lès  Paris.  Don  lait  a  l'abbé  et  reli- 
gieux de  l'abbaye  royale  de  Saint-Germain-des-Prez,  lès  Paris,  de  la 
place  et  eraplassement  sur  lesquels  sont  bâties  les  grandes  petites  halles 
et  préaux,  par  Jean,  duc  de  Berry.  S.  ».  (L  L  ».  <*.,  in-fol.  (Arch.  de 
l'Emp.,  L.  809.) 

Mémoire  touchant  la  seigneurie  du  Pré-aux-Clercs,  appartenante 
à  l'Université  de  Paris,  pour  servir  d'instruction  à  ceux  qui  doivent  en- 
trer dans  les  charges  de  l'Université.  Pari*,  1691,  in-4%  90  p.  (Arch. 
de  l'Emp.,  S.  2876.) 

Sermon  patriotique,  prêché  dans  l'église  de  Saml-Gerraain-des-Prés, 
le  dimanche  de  Quasimodo,  il  avril  1790,  par  l'abbé  Cassius.  Paris, 
1790,  in-8. 

Discours  prononcés  à  l'occasion  de  la  translation  des  cendres  de 
Boileau-Despréaux  à  l'église  paroissiale  de  Saint-Germain-des-Prés,  par 
MM.  les  présidents  des  deux  académies  dont  cet  auteur  fut  membre 
(MM.  Daru  et  Petit-Radel),  le  mercredi  14  juillet  1819.  S.  ».  d.  /.  ».  d., 
in-8». 

Extrait  du  Moniteur. 

Pièces  justificatives  de  la  maladie  de  Madeleine- Elisabeth  Bailleux 
(de  Beauvais),  et  de  sa  guérison  opérée  par  N.-S.  J.-C,  à  l'interces- 
sion de  saint  Maur,  le  12  juin  1764  [en  l'église  de  Saint-Germain-des- 
Prés],  Pari»,  1765,  i'n-12. 

M.Albert  Lenoira  publié,  dans  sa  Statistique  monumentale  de  Paru,  une 
série  de  planches,  dont  voici  l'indication  :  1°  Plan  de  l'abbaye  Saint- 
Germain-des-Prés  au  milieu  du  xvie  siècle.  Fac-similé  d'un  ancien 
dessin  sur  parchemin,  1  pl  ;  2°  Vêtement  d'abbé  découvert  dans  un 
tombeau  en  1799,  1  pl.  chromolith  ;  3°  Etoffes  de  soie  et  or,  trouvées 
dans  les  tombeaux,  I  pl.  chromolith  ;  4°  Chapiteaux  de  la  nef  principale, 
1  pl.  ;  o°  Chapiteaux  en  marbre  de  l'église  primitive.  Inscriptions  de 
Pépin,  d'Erotrudc  et  d'Hilperic,  1  pl.  ;  6  ■  Vue  générale  de  l'abbaye  au 
xvme  siècle,  1  pl.;  7°  Façade  occidentale  de  l'église,  1  pl.;  8°  Porte  de 
l'église  ;  fac-similé  d'un  ancien  dessin,  avec  un  état  actuel  du  bas-relief, 
4  pl.  ;  9*  Façade  latérale  restituée,  1  pl.  ;  10°  Abside  de  l'église  restituée, 
1  pL  ;  11*  Tombeau  de  saint  Germain,  1  pl.  chromolith  ;  12»  Statues 
de  Guillaume  et  de  Jacques  Douglas,  armoiries  de  la  famille  Douglas, 
1  pl.  ;  I3J  Charles  Quint,  par  Jean  Cousin.  Tombeau  de  Casimir,  roi  de 
Pologne,  1  pl.;  14»  Tombeau  d'un  abbé  de  Saint-Germain-des-Prés, 
costume  des  abbés,  xn«  et  xiv»  siècles,  1  pl.  ;  I5U  Crosses  des  abbés  de 
Saint-Germain-des-Prés,  1  pl.  ;  16°  Plan  du  rez-de-chaussée  de  l'église 
de  Saint-Germain-des-Prés,  1  pl.  ;  17»  Plan  du  premier  étage  de  l'église, 


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A  BBA  Y  K  S  A INT-C  ER  M  A I N  -  DE  S-  PRE  S 


i  pl.;  18°  Fragments  de  la  vitrerie;  19*  Descente  de  croix  peinte  en 
1 410;  le  fond  représente  l'abbaye  et  le  Louvre1;  20°  Ancienne  disposition 
du  sanctuaire.  Tombeaux  des  rois  et  des  abbés,  1  pl.  ;  21  *  Tombeau  de 
Cbildebert  placé  dans  le  chœur.  Statue  de  Cbildebert  placée  dans  le  réfec- 
toire. 1  pl.  chromolith.  ;  22"  Tombeau  de  Chilperic,  1  pl.  ;  23°  Tombe 
de Frédégonde,  t  pl.  chromolith.;  24*  Tombes  de  Childeric  II,  deClo- 
taire  11  et  de  Bertrude;  25°  Restes  de  la  chapelle  de  la  Vierge,  porte 
principale,  plans  et  détails,  3  pl. 

M.  Albert  Lenoir  a  publié  aussi,  ûans  Y  Architecture  monastique,  le  plan 
de  l'abbatiale  de  Saint-Germain-des-Prés  (tome  II,  p.  19»),  de  l'ancienne 
sacristie  de  l'abbatiale  (tome  II,  p.  288),  le  plan  de  l'abbaye  en  1410 
(tome  1,  p.  30),  le  plan  des  autels  et  de  la  muche  (tome  II,  p.  154),  et  les 
inodillons  de  l'abbatiale  (tome  II,  p.  170). 

Voyez  aussi  Jaillot,  Recherche*  sur  Paru,  tome  V,  (juartier  Saint- 
Germain-des-Prés,  p.  19  ;  Piganiol  de  la  Force,  Description  de  Paris, 
tome  VIII,  p.  1  ;  Thiery,  Guide  de  l  amateur,  tome  II,  p.  507;  Lenoir, 
Musée  des  monuments  français,  tome  I,  p.  157,  208,  tome  II,  p.  22, 
tome  IV,  p.  195,  tome  VII,  p.  82,  122,  tome  VIII,  p.  183  ;  J.-B.  de  Saint- 
Victor,  Tableau  de  Paris,  t.  IV,  2*  part,  p.  402;  le  Magasin  pittoresque, 
tome  IV,  p.  109,  tome  VII ,  p.  198,  259  et  suiv.,  tome  VIII,  p.  165  et 
suiv.,  tome  X,  p.  54,  tome  XI,  p.  92  et  suiv.)  ;  la  Revue  universelle  des 
Arts,  année  1855,  p.  203. 

La  Bibliothèque  historique  de  la  France  du  père  Lelong  et  de  Fevret 
de  Fontette,  indique  (tome  I,  p.  776,  n°  12509  à  12547  et  tome  IV, 
p.  345)  une  série  d'opuscules  contenant  les  vies  de  S.  Droclovée ,  Usuard, 
Aimoin,  Abbon,  Hugues  Menard,  Luc  d'Achery,  L.  Bulteau,  J.  Mabillon, 
Th.  Ruinart,  P.  Lamy,  Jean  Martianay,  Aug.  Touttée,  Mich.  Félibien, 
P.  Constant,  Nie  LeNourry,  Simon  Mopinot,  Denys  de  Sainte-Marthe, 
Jean  Gellé,  Claude  de  Vie,  Edm.  Marlenne,  Bern.  de  Montfaucon,  Gabr. 
Brice,  D.  Jacques  Martin,  D.  Bouquet,  René  Laneau,  qui  ont  tous  appar- 
tenu, à  des  titres  divers,  à  l'abbaye  de  Saint-Germain-des-Prés. 

Mon  confrère,  M.  Léopold  Delisle,  publie  en  ce  moment  dm*  là  Biblio- 
thèque de  l'École  de  Chartes,  tome  XXVI,  un  Inventaire  des  manuscrits  latins 
de  Sainl-Germain-des-Prés,  et  M.  Quicberat,  un  Mémoire  intitulé  Critique 
des  deux  plut  anciennes  chartes  de  Saint-Germain-des-Prés.  M.  G.  Roulland, 
ancien  élève  de  l'École  des  Chartes,  publiera  prochainement  un  volume  inti- 
tulé :  la  Foire  Saint-Germain. 

*  Le  Mn.s.-a  du  Louvre  possède  un  tableau  du  xn«  siècle  qui  représente  aussi  1  Abbaye 
de  SaintrGermain-des-Prés,  au  point  de  vue  de  l'art  national,  une  des  plus  précieuses 
toiles  que  notn  possédions. 


t.  m.  8 


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1U 


NOTES  ÇT  ADDITIONS 


SAINT-GERMAIN-LE-VIEUX 

*  (lien  ne  prouve ,  d'abord ,  que  palu  ait  ici  le  sens  de  marais.  Le 
marché  pouvait  avoir  pris  ce  surnom  de  palu,  des  palissades  dont  ii 
était  entoure ,  ou  bien  encore  des  pieux  ou  piquets  près  desquels  se 
tenaient  les  marchands.  Dans  tous  les  cas,  la  traduction  de  Saint-Ger- 
main-le-\ ieuv  par  Sanctus  Germanus  aquosus  est  une  de  ces  fantaisies 
philologiques  qui  séduisait  parfois  l'imagination  trop  brillante  du  docte 
abbé.  Un  extrait  du  Mémoire  de  M.  Quicherat  que  je  donne  plus  loin , 
démontre  d'une  manière  évidente  l'inanité  de  cette  hypothèse,  et  rend 
à  cette  église  la  haute  antiquité  qui  lui  aélé  reftisée  jusqu'ici. 

10  Cette  chapelle  n'était  pas  proche  le  jardin,  mais  bien  dedans, 
infra  muros  abbatiœ.  Jaillot  semble  fort  choqué  de  voir  I>ebeuf  qualifier 
d'échange  cette  cession  par  laquelle  l'université  recevait  beaucoup  plus 
qu'elle  ne  rendait.  (Vov.  Recherches  sur  Paris,  quartier  de  la  Cité, 

1.1,  Mi.) 

11  Le  plan  de  cette  maison  a  été  indiqué  par  M.  Ad.  Berty,  dans  le 
plan  annexé  à  sa  brochure  intitulée  :  Trois  Ilots  de  la  Cité. 

"  Comme  nous  l'avons  déjà  dit  (t.  H,  p.  «47) ,  cette  rue  n'a  jamais 
été  appelée  de  Lormerie.  Les  lormiers  n'ont  donc  rien  à  faire  ici. 

18  J'ai  dit  dans  une  note  précédente  qu'un  mémoire  de  M.  Quicherat, 
me  permettait  d'établir  l'antiquité  de  cette  église.  Voici  un  long  extrait 
de  ce  remarquable  mémoire,  intitulé  :  les  Trois  Saints  Germain  de 
Paris,  par  lequel  mon  savant  professeur  et  ami  a  fait  ressortir,  avec 
autant  d'érudition  que  de  clarté,  l'origine  de  Saint-Germain  -le- Vieux  : 

Paria  a  possédé  autrefois  trois  églises  du  nom  de  Saint-Germain.  Outre 
Saint-Germain  des  Prés  et  Saint-Germain  l'Auxerrois,  qui  subsistent  encore, 
il  y  en  avait  une  autre  appelée  Saint-Germain  le  Vieux,  qui  fut  démolie 
en  1802.  Elle  était  située  dans  l'Ile  de  la  Cité,  vers  l'emplacement  du 
ci-devant  Marché-Neuf,  c'est-à-dire  à  une  cinquantaine  de  pas  sur  la  gauche 
quand  on  avait  traversé  le  Petit-Pont. 

D'après  une  conjecture  déjà  exprimée  par  Dubreul,  Saint-Germain  le 
Vieux  aurait  commencé  par  être  une  petite  communauté  de  religieux  bour- 
guignons, établie  par  l'évèque  Germain  dans  les  dépendances  du  baptistère 
primitif  de  Paris.  D'autre  part,  une  tradition,  qu'on  ne  peut  pas  faire 
remonter  bien  haut,  représente  Saint-Germain  l'Auxerrois  comme  une  fon- 
dation de  Childebert  à  peu  près  contemporaine  de  celle  de  Sainte-Croix  et 
Saint-Vincent.  D'un  coté  comme  de  l'autre,  les  preuves  font  défaut;  de  sorte 
que  si  l'on  veut  s'en  tenir  au  témoignage  des  documents,  on  n'a  rien  de  plus 
ancien  à  placer  dans  l'histoire  de  la  première  de  ces  églises ,  que  l'inhumation 
de  saint  Landry,  mort  en  6"6;  et  rien  de  plus  ancien  à  placer  dans  l'histoire 
de  la  seconde,  que  la  translation  des  reliques  de  lévéque  Germain,  qui 


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SAINT-GKRMAIX  LE  VIEUX 


y  furent  apportées  île  Saint-Vincent  lors  du  siège  de  Paria  par  les  Normand*, 
en  885. 

L'n  texte  dont  je  crois  qu'on  n'a  jamais  saisi  le  sens,  en  m'ouvrant  les  yen* 
sur  le  véritable  fondateur  de  Saint- Germain  le  Vieux,  m'a  procuré  le  moyen 
de  conjecturer  avec  quelque  chance  de  réussite,  je  l'espère,  quel  fut  celui 
de  Saint-Germnin  l'Auxerrois. 

Bertehram,  évêque  du  Mans  sous  Clotaire  II,  avait  été  l'un  «les  disciples 
préférés  »le  saint  Germain,  évèque  de  Paris.  Il  Ht  sou  testament  eu  fil").  Ou  y 
lit  la  clause  suivante  : 

Rasilicœ  domni  et  peculiaris  pair  mi  tnei  Germant  episcopi,  qui  me  dulcixsime 
nutrivit  et  sua  sancta  oratione  etsi  indiynum  ad  sacerdotii  honorent  perduxit, 
si  supersislit  in  basilica  domni  Vinceniti,  ubi  ejus  sanctum  corpusculum 
rrquieseit,  donarijubeo  in  honorent  sepulturœ  suce  villant  Itobanœ,  quee  est  in 
territorio  Stampeme  super  flavio  Cotfœ,  quam  mini  yloriosiuintus  domnus 
Chlotarius  rex  suo  munere  contulit.  Quod  jubeo  en  condilione  «/,  si  sanctum 
corpus  ejus  in  basilica  nova,  quam  inclilus  Chilpericus  quondam  rex  conslruxit, 
si  convenerit  ut  inibi  trans[eralury  villa  ipsa,  ubi  sanctum  ejus  corpus  fuerit 
semper  ibi  deservial,  ut  ipse  sanctus  pontifex,  pro  meit  facinoribus  deprecari 
dignetur.  Rogo,  abba  illustris  loci  illius,  ut  nomen  meum  in  libro  vitœ  reci- 
tetur\ 

Je  traduis  en  français  : 

«  A  la  tttsiliqne  de  mou  seigneur  et  patron  particulier  l'évêque  Germain, 
qui  m'a  nourri  de  ses  doux  enseignements,  et  qui,  par  sa  sainte  intercession, 
m'a  fait  parvenir  aux  honneurs  suprêmes  du  sacerdoce,  s'il  reste  dans  la  ba- 
silique de  monseigneur  Vincent,  où  repose  sa  sainte  dépouille,  j'entends 
donner,  en  l'honneur  de  sa  sépulture,  le  domaine  de  Hoba,  dans  le  pays 
d'Ktampes,  sur  la  rivière  d'Kcole  *,  lequel  je  tiens  de  la  munificence  du  très- 
glorieux  roi  Clotaire.  Ce  que  je  prescris  à  la  condition  que,  si  l'on  s'accorde 
à  transférer  son  saint  corps  dans  la  nouvelle  basilique  que  le  feu  roi  Chilpéric 
a  construite,  le  revenu  du  domaine  y  aille  également  pour  toujours,  et  par- 
tout où  sera  le  même  corps  saint,  afin  que  ledit  saint  pontife  me  fasse 
la  grâce  d'intercéder  pour  mes  péchés.  Illustre  abbé  du  lieu,  je  vous  prie  de 
veiller  à  ce  que  mon  nom  soit  porté  sur  le  livre  des  commémorations.  » 

Mahillon  et  l'historien  de  Saint-Germain  des  Prés,  D.  Bouillait,  ont  entendu 
ce  passage  comme  s'il  n'y  était  question  que  d'une  seule  et  même  église.  Au 
premier  abord,  on  peut  s'en  étonner,  car  l'opposition  entre  la  basilique  de 
Saint- Vincent  et  une  basilique  neuve  construite  par  Chilpéric  est  exprimée 
aussi  clairement  que  possible;  mais  il  faut  savoir  que  saint  Germain  n'avait 
pas  été  inhumé  d'abord  dans  la  basilique  même  de  Saint-Vincent.  Le  corps, 
déposé  dans  une  chapelle  attenante  qui  formait  un  édicule  à  part  sur  le  flanc 
méridional  de  l'église,  resta,  en  cet  endroit,  jusqu'en  752.  C'est  sur  cette  cir- 
constance que  les  bénédictins  ont  fondé  leur  interprétation.  Ils  ont  cru 
que  l'opposition  était  entre  la  basilique  proprement  dite  et  la  chapelle  atte- 

l  Pardeiuos,  Dipltimal»,  charité,  «te.,  ad  res  gaUo-frtmcieas  speelantia,  t.  I,  p.  20». 
«  Anjoard'hai  3.int-Gertnain-w>us  École  (arrondissement  'l'Étaint**,  Sein  -et -Oise). 


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110  NOTES  ET  AUDITIONS 

o arite.  PourMabilloni,  l'édifice  nouveau  était  une  reconstruction  de  la  basi- 
lique cbilde berline,  laquelle  aurait  péri  par  un  accident  quelconque  à  la  fin  du 
sixième  siècle.  Pour  D.  Bouiilart*,  c'était  seulement  une  reconstruction  de 
la  chapelle.  Mais  on  objectera  à  Mabillon  que,  si  la  basilique  de  Saint-Vincent, 
l'un  des  plus  beaux  mouuments  de  la  Gaule  barbare,  avait  été  détruite  du 
temps  de  Chilpéric,  Grégoire  de  Tours  n'aurait  pas  manqué  de  le  dire.  On 
objectera  à  D.  Bouiilart  que,  si  Bertchrain  avait  eu  en  vue  la  reconstruction 
de  la  chapelle  où  fut  inhumé  saint  Germain,  il  ne  se  serait  pas  servi  du  terme 
basilica,  qui  désigne  toujours  uue  grande  église.  Enfin,  on  objectera  a  tous  les 
deux  qu'il  s'agit  d'un  legs  dont  la  condition,  tout  éventuelle,  est  de  passer 
d'un  établissement  à  un  autre  établissement,  et  que,  les*choses  étant  telles 
qu'ils  les  ont  comprises,  l'éventualité  n'aurait  point  été  possible,  puisque  la 
basilique  et  la  chapelle  ue  formaient  qu'un  seul  et  même  établissement. 

Dubois,  le  savant  historien  de  l'élise  île  Paris,  crut  sortir  de  la  difficulté 
par  une  correction  du  texte.  A  Chilpericvs%  il  substitua  Childebertut  ».  C'est  ce 
qui  s'appelle  reconrir  eu  pure  perte  à  un  moyen  désespéré.  Le  changement 
du  nom  royal  n'amène  pas  l'opposition  requise  par  le  sens.  Celle-ci  fait  tou- 
jours défaut,  s'il  ne  s'est  agi  que  de  retirer  le  corps  de  saint  Germain  de  la 
chapelle  extérieure  où  il  reposait,  pour  le  mettre  dans  la  basilique  même  de 
saint  Vincent. 

4aillot,  le  premier,  comprit  qu'il  était  nécessaire  de  mettre  en  présence  deux 
grandes  églises  *.  Selon  lui,  Saint-Germain  l'Auxerrois  pourrait  bien  être  la 
basilica  nova  dont  a  voulu  parler  l'évèque  Bertchram.  A  cela,  il  n'y  a  qu'un 
mot  à  répoudre.  Saint  Germain  d'Auxerre  n'est  pas  saint  Germain  de  Paris, 
et  c'est  à  saint  Germain  de  Paris  (je  le  démontrerai  dans  un  instant)  que  de- 
vait être  dédiée  l'église  bâtie  par  Chilpéric. 

L'objection  ne  perd  rien  de  sa  force,  parce  qu'il  a  plu  &  Dulaure  d'ériger  en 
ttft  prouvé  la  conjecture  de  Jaillot,  ni  parce  que  le  conseil  municipal  de 
Paris,  sur  la  foi  de  Dulaure,  imposa  le  nom  de  Chilpéric  à  la  petite  rue  qui 
régnait  naguère  sur  le  flanc  septentrional  de  Saint-Germain  l'Auxerrois. 

Aucun  des  systèmes  suggérés  par  la  clause  du  testament  de  Bertchram 
n'est  donc  acceptable.  Il  y  a  lieu,  par  conséquent,  d'en  proposer  un  autre,  et 
la  voie  naturelle  pour  arriver  là  est  de  dégager  bien  nettement  toutes 
les  données  fournie?  par  le  texte. 

Les  mots  qui  sont  en  tète  de  la  clause,  Basilicœ  domni  Gerntani  epiteopi, 
impliquent  tout  d'abord  l'éveutualité  du  legs.  Ils  se  rapportent  à  l'une  comme 
a  l'autre  des  églises  qui  serout  nommées  ensuite  :  d'une  part,  à  Saint-Vincent, 
propriété  du  saint  évéque,  qui,  de  son  vivant,  l'avait  reçue  en  don  du  roi 
Childebert8;  d'autre  part,  à  la  basilique  bâtie  par  Chilpéric,  laquelle  ne  pou- 
vait être  considérée  comme  basilique  de  saint  Germain,  qu'autant  qu'elle 
avait  été  dédiée  à  sa  mémoire.  Une  église  connue,  qui  n'était  pas  sous  le  vo- 

t  Annale»  ordin'n  tanctl  Btnfdicti,  t.  I,  1.  VI,  n.  69. 

*  Ili^tuiro  do  l'Abbaye  rie  Saint-Germain  des  Prés,  p.  P. 
'  Hlstoria  eccleHœ  parlsie*$is,  t  I,  p.  * 29. 

*  Rectieivbrs  sur  Paris,  t.  I,  Quirtur  du  Lonre. 

s  «  Inclittih  ist*î  prineeps  Parinns  basilicara  in  bonore  Sancts  Cmcis  et  donni  Vincent! 
Tel  reliquorum  Sanclornm  in  nnuzn  memhrum  construit....  ac  larçitalis  sue  copiant  per 
ttsUmeuti  soi  paginam  nobh  haher?  dn-revii.  »  MrUeçium  S.  Germsni,  ann.  tr.<i. 


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SA1NT-CEHM.US-I.E-VIFXX 


in' 


cable  de  saint  Germain,  et  une  église  inconnue,  qui  était  nécessairement  sons 
ce  vocable,  sont  donc  englobées  dans  le  terme  général  «  à  la  basilique 
de  mon  seigneur  Germain.  » 

Passons  maintenant  à  la  disposition  qui  termine  la  clause.  Abba  illustrig 
loci  illiut  est  une  invocation  qui  répond  aussi  à  l'éventualité  du  legs;  elle 
s'adresse  au  supérieur,  quel  qu'il  soit,  de  l'une  ou  de  l'autre  église,  de  la 
basilique  Saint-Vincent  ou  de  la  basilique  bâtie  par  Chilpéric.  Le  latin 
met  loci  illiut  au  lieu  de  alterutritu  loci  ;  mais  c'est  du  latin  barbare  auquel 
il  ne  faut  pas  demander  la  précision  des  termes.  Pour  les  gens  du  septième 
siècle,  il  n'y  avait  pas  à  hésiter  sur  le  sens,  attendu  qu'on  n'avait  le  droit  de 
demander  sa  commémoration  qu'à  l'église  à  qui  l'on  avait  donné  quelque 
chose  pour  son  obit  Le  don  de  Bertchram  était  conditionnel  ;  il  devait  ac- 
compagner le  corps  de  saint  Germain,  rester  à  Saint-Vincent  si  le  corps 
y  restait,  passer  à  la  nouvelle  basilique  si  la  translation  avait  lieu;  et, 
comme  un  abbé  est  chargé  dans  les  deux  cas  d'exécuter  la  volonté  du  testa- 
teur, c'est  que  la  basilique  neuve,  aussi  bien  que  la  basilique  Saint-Vincent, 
était  desservie  par  une  communauté  de  moines. 

Ainsi,  il  s'agit  de  trouver  une  église  monastique  placée  sous  l'invocation  de 
saint  Germain  de  Paris,  et  assez  ancienne  pour  qu'on  en  puisse  attribuer  la 
fondation  à  Gbilpéric  1er. 

Saint-Germain  le  Vieux  ne  remplit-il  pas  toutes  ces  conditions?  Son  sur- 
nom est  le  certificat  de  son  antiquité  ;  son  titre  fut  toujours  celui  de  l'évéque 
de  Paris;  le  premier  texte  où  cette  église  soit  mentionnée  de  manière  à  n'être 
pas  confondue  avec  ses  homonymes,  la  représente  comme  une  maison 
d'ascètes,  arcisterium  «,  ce  qui,  dans  le  latin  barbare,  a  été  la  môme  chose 
qa'asceterium  ou  monasterium  *. 

Je  me  hâte  d'ajouter  que  rien  ne  s'explique  mieux  que  la  construction 
d'une  basilique,  accomplie  peu  de  temps  après  la  mort  de  saint  Germain  avec 
l'intention  de  faire  venir  son  corps  dans  la  cité.  L'église  Saint-Vincent  avait 
une  situation  exceptionnelle.  Par  la  richesse  de  sa  dotation,  par  la  magnifi- 
cence de  ses  bâtiments,  par  l'immunité  qu'un  synode  d'évèques  lui  avait 
accordée  en  566,  à  la  demande  de  saint  Germain  lui-même,  elle  éclipsait  déjà 
la  cathédrale  de  Paris.  Posséder  la  sépulture  d'un  prélat  à  qui  la  sainteté 
avait  été  décernée  de  son  vivant  devenait  pour  elle  un  titre  de  plus  à  la  faveur 
du  peuple.  On  conçoit  que  la  cathédrale  se  soit  alarmée;  qu'elle  ait  cherché 
a  tempérer  l'excès  d'une  vogue  préjudiciable  à  ses  droits,  en  revendiquant 
la  dépouille  mortelle  de  son  chef  défunt;  qu'elle  ait  pris  but  son  propre  fonds 
(s'il  est  vrai  que  ce  fut  son  baptistère  même)  l'emplacement  destiné  à  conte- 
nir ce  précieux  gage.  Chilpéric  aura  fourni  l'argent  pour  la  construction  de 
l'église,  et  doté  les  religieux  qui  devaient  la  desservir  sous  la  surveillance  di- 
recte du  pasteur  diocésain.  Enfin,  la  dédicace  put  s'effectuer  sous  l'invocation 
de  saint  Germain,  n'y  ayant  eu  besoin  pour  cela  que  de  déposer  sous  l'autel 
un  objet  qui  eût  été  porté  par  le  bienheureux,  ou  même  qui  eût  touché  seu- 
lement à  ses  reliques. 

>  >  Tout  cornus  beatissiuti  Oermam  tu  artisteiium  quittai»  sancti  ponUlia*,  iu  cmUU 
yrcdicU  «tua»,  ab  ip*is  moaacbis  «lehluiu  fuit.  •  Aimotti  mvnack*  hUtoria,  l.  V,  c»p  41. 
*  Du  Congé.  v«  arcUirrium 


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118  A'OTES  KT  ADDITIONS 

Les  choses,  amenées  jusque-là,  n'allèrent  pas  plus  loiu.  Le  roi  mourut  sans 
que  les  religieux  de  Saiul- Vincent  eussent  consenti  à  se  dessaisir  de  la  sépul- 
ture de  leur  instituteur.  Le  testament  de  Bertrhram  fournit  la  preuve 
que,  trente  ans  après  le  décès  de  Chilpérie,  la  question  était  eucore  pendante. 
Klle  ne  fut  déridée  que  par  le  changement  de  dynastie,  lorsque  l'un  des  abbés 
de  Saint-Vinrcnl,  fuit  de  la  faveur  de  Pépin  le  Bref,  osa  enfin  lever  le  corps 
de  saint  Germain,  pour  le  transporter  île  la  chapelle  où  il  était  resté  jus- 
qu'alors, non  pas  dans  la  basilique  de  la  cité,  mais  dans  riutérieur  de 
sa  propre  basilique  «. 

L'histoire  connue  de  Saint-Germain  le  Vieux  ne  commence  qu'à  une 
époque  où  cette  querelle  était  depuis  longtemps  oubliée.  La  superbe 
abbaye,  sa  rivale,  éprouva  au  neuvième  siècle  des  désastres  sans  nombre. 
Appauvrie  ù  la  fois  par  le  régime  des  iuféodations  et  par  les  ravages  des  Nor- 
mands, elle  ne  figurait  plus,  du  temps  de  Charles  le  Gros,  que  comme  un  bé- 
néfice réuni  à  l'évéché.  L'évoque  était  alors  Gozlin,  l'héroïque  défenseur  do 
Paris  contre  les  Barbares.  Au  premier  signal  du  danger,  il  avait  fait  venir  dans 
la  cité  les  moines  de  Saint- Vincent  avec  la  chasse  de  saint  Germain.  Celle-ci 
fut  déposée  dans  l'église  qui  avait  été  préparée  pour  elle  depuis  trois  siècles  », 
ou  du  moins  dans  un  nouvel  édifice  qui  avait  remplacé  celui-là,  car  toutes 
les  églises  de  Paris  furent  incendiées  eu  856.  La  présence  de  ces  reliques  de- 
vint un  encourageineut  pour  les  Parisiens,  qui,  après  la  retraite  des  Nor- 
mands, attribuèrent  au  saint  le  mérite  de  leur  délivrance.  La  cathédrale  parait 
avoir  payé  la  reconnaissance  des  citoyens  eu  abandonnant  la  possession  de 
Saint-Germain  le  Vieux  à  l'abbaye  de  Saint- Vincent.  Saint-Germain  le  Vieux 
ayant  été  plus  lard  converti  en  paroisse,  Saint  Germain  des  Prés  en  conserva 
le  patronage  jusqu'en  13G8.  Depuis  lors,  le  même  droit  appartint  par  échange 
à  l'Université  de  Paris  \ 

Revenons  à  présent  sur  le  surnom  de  Vieux.  11  n'exprime  pas  seulement 
l'antiquité,  ainsi  que  je  le  faisais  remarquer  tout  à  l'heure,  il  implique  encore 
une  antiquité  relative;  car,  assurément,  ou  n'a  dit  Saint-Germain  le  Vieux 
que  pour  distinguer  l'un  des  Saiu-tGermain  d'un  autre  qui,  à  l'égard 
de  celui-là,  était  le  neuf.  Je  trouve  effectivement  un  saint  Germain  le  Neuf 
mentionné  dans  la  donatiou  que  le  comte  de  Paris,  Ktieune,  fit  en  81! 
à  la  cathédrale,  pour  la  fondation  de  sou  anniversaire.  L'une  des  conditions 
imposées  par  le  donateur  est  que  les  chanoines  de  la  cathédrale  députeront 
tous  les  ans  des  commissaires  pour  aller  faire  célébrer  son  obit  dans  plusieurs 
des  grandes  églises  du  diocèse,  savoir  :  à  Saiut-Denis  et  à  Saint-Germain,  ou 
à  Sainte-Geneviève  ou  à  Saint-. Marcel,  ou  à  Saint-Germain  le  Xevf  ou  à  Saint- 
Clond,  et  encore  à  Gli.  tlcs  ou  à  Saint-Maur  des  Fossés*. 

L'abbé  Le  Beuf  a  entendu  par  Saint-Germain  le  Neuf  Saint-Germain  des 
Prés,  se  fondant  sans  doute  sur  ce  que,  du  temps  de  Charlemagne ,  il 

« 

i  Histori*  irantiaiion  *  nanclt  Germait,  «la us  )<<s  Bollnndibte»,  K  mii. 

*  Ginleesn»,  J).  117.  note  1. 

3  Jaillut,  t<      I,  Quartier  de  ta  Cilti. 

*  Cartulairr  w  .Notre-l»a»e  de  Taris,  t.  I,  p.  200  :  ■  Et  qiundo  qnulrm  auoiYer>arioni 
nostrum  pvMi^rit,  missi  ex  ip.Ms  c^nouicis  pai  t>bui  Sancti  IHonysii  t-\  Sauoti  Orinaui,  vel 
Sanetam  G^nor^fain  et  Sanftnm  MatvMhim,  tH  Sanctum  Germamum  norum,  seu  ad  fcinctutn 
Clodoaldnm  et  ad  Kals  ve!  Fn<>ntU.  rt  pr*  anin-nim  imMt.irmn  commémorai*  ipw* 

c<t)^r«'s:atio!!<'S  fan.n.t 


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SAtNT-GERMAIM-LE- VIEUX 


t  ta 


n'y  avait  pas  longtemps  que  Ton  avait  commencé  à  donner  à  Saint-Vincent  le 
nom  de  Saint-Germain ,  et,  par  l'autre  Saint -Germain  Dommé  en  premier 
lieu,  il  a  compris  Saint-Germain  l'Auxerrois  ».  C'est  tout  le  contraire  qui  doit 
être  fait,  selon  moi.  11  est  évident  que  rémunération  donne  aux  églites 
dénommées  un  ordre  hiérarchique.  Or,  à  quel  autre  Saint-Germain  qu'à 
Saint-Germain  des  Prés  ou  Saint-Vincent,  le  premier  rang  après  Saint-Deuis 
peut-il  avoir  appartenu?  Et  si  le  Saint-Germain  nommé  d'abord  est  le  Saint- 
Germain  des  Prés,  celui  qui  vient  après  est  de  toute  nécessité  Saint-Germain 
l'Auxerrois,  parce  qu'il  n'est  question  ici  que  d'églises  situées  hors  de 
la  Cité.  Les  dénominations  de  Vieux  et  de  Neuf  sont  donc  sorties  du  besoin 
de  distinguer  Saint-Germain  en  la  cité  d'avec  Saint-Germain  hors  de  la  cité, 
en  un  temps  où  l'usage  n'existait  pas  encore  d'établir  la  différence  en  ajou- 
tant au  nom  de  celui-ci  l'adjectif  Auxtrrois. 

L'abbé  Le  Beuf,  après  l'interprétation  qu'il  avait  donnée  de  Saint-Germain 
le  Neuf,  s'est  trouvé  dans  un  si  grand  embarras  au  sujet  de  l'opposition  des 
deux  surnoms,  que,  pour  en  sortir,  il  a  eu  recours  à  la  plus  étrange  conjec- 
ture. Il  a  supposé  qu'il  n'y  avait  jamais  eu  de  Saint-Germain  le  Vieux;  que 
le  surnom  prononcé  de  la  sorte  au  moyen  âge  et  rendu  dans  les  actes  latins  du 
douzième  et  du  treizième  siècle  par  vêtus  et  vetulus  était  une  corruptioa 
d'ërfeitr,  aquosus,  et  que  le  Saint-Germain  de  la  Cité  avait  été  appelé  l'évieux 
à  cause  de  sa  proximité  de  la  rivière,  qui  l'exposait  aux  inondations  *.  C'est 
ici  le  cas  de  dire  quandoque  bonus  dormiial  Hometus.  En  admettant  que  le  mot 
évieux  ait  jamais  existé  (ce  qui  est  bien  peu  probable,  car  aquosus  â  donné 
èveux),  évieux  n'aurait  pas  été  confondu  avec  le  vieux,  qui,  dans  le  plus 
ancien  français,  Be  prononçait  viel  au  cas  oblique,  et  au  cas  direct  viès 
ou  vie*, 

Li  vli»  ou  le  viel  fut  incontestablement  le  surnom  du  Saint-Germain 
voisin  de  Notre-Dame,  témoin  le  Dit  des  Moustiers  de  Paris,  où  il  y  a  ces  deux 
vers  : 

Aidiez-moi  salât  Germain  li  viei; 
Et  saint  Sauveras  qui  Tant  min. 

Et  cela  achève  de  démontrer  combien  l'opinion  de  l'abbé  Le  Beuf  est  peu 
soutenable. 

Je  le  répèle,  il  n'y  a  que  Saint-Germain  l'Auxerrois  qui  a  pu  être  surnommé 
le  Neuf,  du  moment  que  SainUGermain  en  La  Cité  fut  Saint-Germain  le  Vieux, 
et  la  conséquence  est  que  le  premier  était  d'origine  plus  récente  que  l'autre. 
Or,  nous  avons  vu  que  Saint-Germain  le  Vieux  datait,  selon  toute  apparence, 
du  règne  de  Cbilpéric  Ier  ;  la  fondation  de  Saint-Germain  l'Auxerrois  doit  donc 
se  placer  après  ce  règne. 

Mon  hypothèse  est  donc  que  la  fondation  de  Saint-Germain  l'Auxerrois  no 
remonte  pas  plus  haut  que  le  septième  siècle,  et  qu'elle  fut  une  tentative  du 
même  genre  que  la  fondation  de  Saint-Germain  le  Vieux.  L'une  et  l'autre 
auraient  eu  pour  objet  de  retenir  dans  le  giron  de  la  mère-église  de  Paris  la 
peuple  qui  se  portait  eu  foule  à  la  basilique  de  Childebert,  soustraite 
-n  partie  à  l'autorité  épiscopale. 

»  Histoire  de  ta  rille  et  «lu  Dituvs*  P.ins,t.  I,  p.  do  l'a  ne.  cJit.  etp.  76delsnooveU«- 
t  Histoire  <tn  Dmcèsc  de  Paris,  t.  II.  p.  437  d>  fanc>  lit.  ft  l.  III.  p.  15  d*  la  nouvell*. 


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120  NOTES  ET  ADDITIONS 

Je  oe  saurais  mieux  terminer  ces  remarques  qu'en  essayant  de  préciser  au- 
quel des  trois  Saint-Germain  se  rapportent  diverses  mentions  consignées  d'une 
manière  obscure  dans  les  plus  anciens  documents. 

Les  Bénédictins  ont  fait  honneur  à  Saint-Germain  des  Prés  et  l'abbé  Le 
Beuf  à  Saint-Germain  l'Auxerrois  d'une  guérison  miraculeuse  opérée  à  Paris 
par  saint  Éloi  «  dans  la  basilique  de  saint  Germain,  confesseur  »  :  C'est  ainsi 
que  s'exprime  l'auteur  de  la  Vie  de  taint  Éloi  ». 

Les  circonstances  du  miracle  sont  qu'un  boiteux,  tramé  sur  une  charrette, 
ayant  aperçu  le  saint  homme  à  la  porte  de  la  basilique  en  question,  le  sup- 
plia de  lui  venir  en  aide.  Saint  Éloi  ordonna  aux  gens  de  sa  suite  de  prendre 
ce  malheureux  dans  leurs  bras  et  de  le  transporter  dans  l'église  auprès  de  la 
balustrade  de  Saint-Germain,  juxta  canctllos  prœfati  sancti  Germani.  Lui-même 
entra.  Le  boiteux  fut  guéri  par  ses  prières. 

11  est  évident  que  rien  de  ce  qu'il  y  a  dans  ce  récit  ne  peut  s'appliquer  à 
Saint-Germain  des  Prés,  puisque,  du  temps  de  saint  Éloi,  le  corps  du 
bienheureux  évôque  de  Paris  ne  reposait  pas  encore  dans  l'intérieur  de 
la  basilique  à  laquelle  il  a  donné  son  nom.  L'interprétation  des  Bénédictins 
n'est  donc  point  acceptable.  Celle  de  l'abbé  Le  Beuf  l'est-elle  davantage? 
Oui,  dans  l'hypothèse  où  l'origine  de  Saint-Germain  l'Auxerrois  remonterait 
au  sixième  siècle,  et  alors  le  miracle  se  rapporterait  à  saint  Germain,  évôque 
d'Auxerre.  Mais  si  l'église  de  Saint-Germain  l'Auxerrois  a  saint  Landry  pour 
fondateur,  comme  on  vient  d'en  établir  la  probabilité,  il  faut  mettre  Saint- 
Germain  l'Auxerrois  hors  de  cause,  aussi  bien  que  Saint-Germain  des  Prés. 
Saint  Landry  devint  évéque  de  Paris  seulement  en  652,  et  le  miracle  de  saint 
Éloi  se  place  sous  le  règne  de  Dagobert.  C'est  donc  à  Saint-Germain  le  Vieux 
qu'il  se  passa,  et,  dans  la  pensée  de  l'hagiographe,  si  saint  Éloi  en  avait  été 
l'intercesseur,  saint  Germain  de  Paris  en  était  l'auteur. 

C'est  encore,  selon  moi,  pour  Saint-Germain  le  Vieux  que  le  même  saint 
Éloi  fabriqua  le  tombeau  ou  la  chasse  de  saint  Germain*,  énumérée  parmi  les 
ouvrages  d'orfèvrerie  qui  contribuèrent  à  sa  renommée  avant  son  élévation  à 
l'épiscopat,  c'estrà-dire  avant  640.  On  a  toujours  compris  que  cet  ou- 
vrage avait  été  exécuté  pour  l'église  de  Saint-Vincent;  mais  à  Saint-Vincent, 
comme  j'ai  déjà  eu  occasion  de  le  dire  plusieurs  fois,  le  corps  de  saint  Ger- 
main resta  enfoui  jusqu'en  752  sous  le  sol  de  la  chapelle  extérieure  où 
on  l'avait  enterré,  et  le  récit  très-détaillé  que  nous  avons  de  l'exhumation  ne 
mentionne  aucun  monument  d'orfèvrerie  recouvrant  la  sépulture.  On  conçoit, 
au  contraire,  qu'une  chasse  somptueuse,  un  coffre,  en  forme  de  tombeau  ait 
contenu  la  relique  qui  avait  motivé  la  consécration  de  l'autel  principal  de  Saint- 
Germain  le  Vieux.  Moins  cette  relique  avait  de  prix  en  comparaison  du  corps 
que  possédaient  les  moines  de  Saint-Vincent,  plus  on  avait  dù  chercher 
à  éblouir  les  yeux  par  la  magnificence  de  son  enveloppe.  C'est  autour  de  cette 
châsse  et  de  l'autel,  placé  vraisemblablement  au-dessus,  que  régnait  la  ba- 
lustrade mentionnée  dans  le  miracle  du  boiteux  guéri. 

Enfln,  je  vois  une  troisième  mention  de  Saint-Germain  le  Vieux  dans  le  vo- 

i  Gap.  16. 
1  Csp.  32. 


! 


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SAINT-GERMAIN- LE-VIEUX  121 

cable  de  la  cathédrale  de  Paris,  tel  que  l'expriment  deux  chartes  du  temps  de 
Charlemagne. 

Au  début  de  la  donation  du  comte  Étienne,  dont  je  me  suis  servi  tout 
à  l'heure,  on  lit  :  Sacroêanctœ  Maria  ecclesia  Deique  genitricis  et  saneti  Ste- 
phnni  proihomartyru  seu  et  domni  Germani ,  ubi  Inchadus,  parisiaea  vrbi* 
episcopus,  rector  prœeue  videtur,  quœ  est  infra  murum  Parisiï  civitate  con- 
structus. 

Pour  comprendre  ce  passage,  il  faut  se  reporter  an  régime  antique  âous 
l'empire  duquel  la  plupart  des  cathédrales  consistèrent,  non  point  en 
une  seule  église,  mais  en  plusieurs  églises  séparées  souvent  par  de  grande* 
distances.  La  cathédrale  de  Paris  se  trouve  ainsi  dénommée  par  les  trois  sanc- 
tuaires de  Notre-Dame,  de  Saint-Étienne  et  de  Saint-Germain,  tous  les  trois 
formant  un  seul  corps  qui  était  renfermé,  ainsi  que  nous  l'indique  la  formule, 
dans  l'enceinte  des  murs  de  la  Cité.  Dès  lors,  le  Saint-Germain  dont  il  s'agit  ne 
peut  pas  être  un  autre  que  Saint-Germain  le  Vieux;  car  Saint-Germain  des 
Prés  et  SaiutrGermain  l'Auxerrois  étaient  hors  des  murs. 

Le  même  vocable,  plus  développé  dans  un  diplôme  royal  de  795,  est  ainsi 
conçu  :  Ecclesia  Parisiaea,  qua  est  in  honore  sancta  Maria  matris  Domini  nostri 
Je  au  Ckristi  et  saneti  Stephani  prolomartyris,  sancti  Dionysii  et  saneti  Germani 
et  saneti  Marcelli  et  saneti  Chlodoaldi  confessons,  et  cœterorum  dominorum 
quorum  pignora  in  ipsa plèbe  veh  in  ipsa  ecclesia  Parisiaca  adunata  requiescunti. 
Comme  cette  longue  énumération  ne  porte  que  sur  des  membres  de  la  cathé- 
drale, il  fout  tout  de  suite  écarter  la  présence  des  grandes  abbayes  de  Saint- 
Germain  des  Prés  et  de  Saint-Denis,  gratifiées  l'une  et  l'autre  de  l'immunité. 
Le  titre  de  saint  Denis  a  été  fourni  par  Saint-Denis  du  Pas  en  la  Cité,  et 
il  contredit  formellement  l'abbé  Le  Beuf,  qui  a  nié  que  Saint-Denis  dn 
Pas  existât  au  neuvième  siècle,  «  parce  que,  dit-il  par  inadvertance,  dans  les 
chartes  d'alors,  où  sont  spécifiés  les  saints  diocésains,  patrons  plus  particuliers 
de  la  grande  église,  saint  Denis  n'y  est  aucunement  nommé1.  »  Quant  au  titre 
de  SaintrGermain,  à  première  vue,  il  pourrait  être  celui  de  Saint-Germain 
l'Auxerrois  aussi  bien  que  celui  de  Saint-Germain  le  Vieux,  parce  qu'ici  le 
choix  n'est  pas  borné,  comme  dans  l'acte  de  811,  aux  églises  contenues  dans 
l'enceinte  de  Paris;  mais,  en  y  faisant  attention,  on  s'aperçoit  que  tous 
les  saints  nommés  appartiennent  au  diocèse,  que  ce  sont  les  patrons  particu- 
liers de  la  grande  église,  pour  parler  comme  l'abbé  Le  Beuf.  11  devient, 
par  conséquent,  bien  probable  que  c'est  saint  Germain  de  Paris,  patron 
de  Saint-Germain  le  Vieux,  qu'on  a  voulu  désigner. 

Enfin,  Saint-Germain  en  la  Cité,  dont  les  mentions  sont  très-rares,  figure 
avec  son  surnom  de  Vieux  dans  une  bulle  de  1177  »,  et  les  actes  postérieurs 
ne  cessent  plus  de  lui  appliquer  le  même  déterni inauf. 

J'ajouterai  que  cette  église,  fermée  en  1790 ,  fut  vendue  le  12  fructi- 
dor an  iv,  et  abattue  peu  de  temps  après.  On  voyait  encore,  l'année 

i  Ga  notaire  de  Notre-Dame  de  Paris,  t.  I,  p.  240. 
'  Histoire  dn  Diocèse  de  Paris,  1. 1,  p.  tH. 

»  llistmr*  rie  l'Abbaye  Sa.nt -^rmain-  lcs  IVs, ,  prriiTes,  p.  XLÎV. 


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122 


niBuoLnu'iiii: 


dernière,  dans  une  maison  de  la  rue  du  Marché-Neuf,  qui  portail  le 

n°  8,  des  vestiges  de  ce  vieux  monument  religieux. 

Le  27  février  1700,  le  cure,  Claude  Coutault,  avait  déclaré  que  le 
revenu  de  sa  cure  ne  consistait  qu'en  637  livres  de  gros  payé  par  la 
fabrique  et  1 ,200  livres  de  casuel. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Les  Archives  de  l'Empire  ne  possèdent  pas  un  grand  nombre  de  do- 
cuments sur  Saint-Germain  le  Vieux. 

Dans  la  section  historique ,  0  y  a  un  carton  et  treize  registres. 

Le  carlon  coté  L.  650  renferme  des  titres  de  renies  constituées,  un 
registre  d'anciennes  instructions  de  MM.  les  marguillicrs,  un  contrat 
d'échange  dressé  en  1574,  entre  des  particuliers  et  les  marguillei-s  de 
Saint-Germain  le  Vieux,  dans  lequel  le  collège  de  Dainville  se  trouve  in- 
téressé, un  inventaire  delà  sacristie  de  1618  à  1 690,  des  mémoires  d'ou- 
vriers et  de  fournisseurs,  des  quittances,  des  titres  de  rentes  sur  l'Etat. 

Les  sept  premiers  registres  de  la  section  historique  (LL.  733-739) 
renferment  les  délibérations  de  1610  à  1654,  1610  à  1661  ,  1661  à 
1675,  1675  à  1686,  1686  à  1719,  1719  à  1745,  1745  à  1771;  le  mil- 
lième est  un  mairologe  de  1675  (LL.  740);  le  neuvième,  un  registre 
des  revenus  de  la  fabrique,  de  1581  a  1601  (LL.  741);  le  dixième,  un 
registre  des  comptes  de  la  fabrique,  en  1515  (LL.  742);  le  onzième,  un 
registre  de  la  confrairie  de  Saint-Germain  (LL.  743)  ;  les  douzième  et 
treizième,  deux  inventaires  des  titres  en  1581  (LL.  744-745). 

11  y  a  quatre  carions  dans  la  section  administrative,  le  premier  car- 
ton (S.  3355)  contient  des  titres  de  propriété  de  maisons  sises  À  Paris, 
rue  de  fa  Calandre,  la  déclaration  du  27  février  1790;  le  second  (S. 
3356)  d<*s  titres  de  propriété  du  presbytère  et  des  maisons  situées  rues 
de  la  Calandre  et  Saint-Denis  ;  les  troisième  et  quatrième  (S.  3357-3358 1 
un  inventaire  des  titres  en  1527,  des  pièces  concernant  l'ouverture  do 
la  rue  Neuve-Notre-Dame  et  de  celle  qui  va  au  Marché-Neuf,  des  dé- 
clarations censuelles  passées  pour  les  maisons  de  la  fabrique ,  des  quit- 
tances de  rachat  des  boues  et  lanternes  et  des  droits  d'amortissement , 
des  litres  de  rentes  foncières  sur  des  maisons  situées  à  Paris, 

Dans  la  série  H,  on  trouve  sous  la  cote  3770,  des  comptes  de  1457  à 
1 487  et  des  titres  remontant  au  xiv  siècle ,  la  fondation  de  la  chapelle 
Sainte-Catherine,  en  1361,  un  inventaire  descriptif  de  l'argenterie  et 
des  ornements,  en  1767.  Vingt -cinq  registres  de  la  mfrne  série,  cotés 
H.  4363  à  1387,  renferment  les  comptes  de  l'élise  de  1760  à  1786. 


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SA  I  NT  -  G  K 1 1 M  A I S  -  LE  -  Y  |  Bl  X 


123 


IMPRIMÉS 

Les  trois  saints  Germain  de  Paris,  par  J.  Quicherat.  Paris,  1865, 
in-8*. 

Mémoire  pour  le  sieur  Jacques  Angiboust,  marchand  épicier  à  Paris, 
plaignant  et  demandeur,  contre  les  sieurs  curé  et  marguillicrs  en  charge 
de  l'église  paroissiale  de  Saint-Germain  le  Vieil ,  accusés,  défendeurs. 
Paris,  1706,  in-4\ 

District  de  Saint-Se vérin.  Discours  prononcé  dans  l'église  Saint-Ger- 
main le  Vieil,  en  la  Cité,  le  mardi  13  juillet  1790,  anniversaire  de  la  Ré- 
volution, devant  le  bataillon  assemblé  par  Mc  Louis-Fcrd.-Amable  Lam- 
bert, premier  vicaire  de  la  paroisse.  Paris,  8.  d.  (1790),  in-8°. 

Paris,  31  janvier  1791,  MM.,  on  m'a  fait  l'honneur  dans  le  bataillon 
Saint-Severin,  etc.  Paris,  s.  d.,  in-8". 

Note  eo  faveur  de  la  Domination  de  l'abbé  Lambert  ù  la  cure  de  Saint- 
Germain  le  Vieil.  Signé  :  Franquet. 

Martirologe  ou  Mémoire  de  toutes  les  fondations  faites  dans  l'église 
de  Saint-Germain  le  Vieil ,  renouvellé  et  rédigé  par  messieurs  le  curé, 
marguilliers,  etc.  Paris,  s.  d.,  in-40. 


ÉGLISE  SAINT-SULPICE 

,v  Jaillot  a  combattu  l'opinion  de  l'abbé  Lebeuf,  et  M.  Berty,  dans  ses 
Recherches  sur  les  terrains  de  la  Paroisse  Saint-Sulpice,  tout  en  n'ad- 
mettant pas  complètement  ce  que  dit  Jaillot,  seudile  considérer  l'opinion 
de  l'abbé  Lebeuf  comme  difficile  à  admettre.  Ce  qu'il  y  a  de  certain, 
c'est  qu'un  cimetière  du  titre  de  Saint- Pierre,  Alrium  S.  Pétri,  existait 
en  1203,  et  que  des  tombes  oui  été  trouvées,  d'après  Lebeuf,  lors  de  la 
construction  de  la  nouvelle  église  de  Saint-Sulpice.  Lequel  de  ces  deux 
cimetières  était  celui  du  bourg  Saint-Germain,  c'est  ce  qu'il  est  im- 
possible d'éclaircir. 

15  L'abbé  Lebeuf  se  trompe  ici.  il  y  a  une  vue  de  l'ancienne  église 
Saint-Sulpice  dans  le  Topographie  Galliœ,  Amterodami,  1660,  in-4°, 
(orne  I,  p.  298. 

*•  Ce  n'est  pas  en  1570,  mais  le  18  août  1567,  que  la  fondation  de 
François  Audran  a  été  faite. 

17  Lebeuf  aurait  du  dire  les  cimetières,  car  l'église  Saint-Sulpice  a 
eu  plusieurs  cimetières,  le  premier,  rue  Garantie re,  le  second,  rue  des 
Aveugles,  et  un  troisième,  nie  de  Bagncux.  Le  premier  fut  béni  le 
i:;  juin  1631,  le  second,  béni  le  10  juin  mi,  servit  jusqu'en  1782,  ci 
le  troisième,  ouvert  en  17  17,  ne  fui  Terme  qu'au  commencement  de  Tan- 

I  . 


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124 


MOTKS  M    \DI»i  I  lOrsS 


née  1784.  On  y  avait  transporté,  en  1747,  la  terre  et  les  ossements  d'un 
cimetière  appelé  la  Trinité,  situé  au  coin  de  la  rue  de  Sèvres  et  de  la 
rue  du  Bac,  que  la  fabrique  de  Sairit-Sulpice  avait  établi  en  1689,  pour 
recevoir  les  corps  ensevelis  dans  le  cimetière  de  Sainte-Croix,  béni  \o 
14  septembre  1652,  et  vendu,  avec  la  chapelle  qu'on  y  avait  fait  con- 
struire, par  arrêt  du  Conseil  du  12  mars  1686,  pour  aider  à  payer  les 
créanciers  de  la  fabrique.  En  1783,  la  f<it>i  ique  de  Saint-Sulpice  avait 
acheté  un  terrain  donnant  sur  le  chemin  de  Yaugirard  pour  rem- 
placer les  deux  cimetières,  et  elle  y  fit  construire  une  chapelle.  On 
voyait  encore,  dans  ces  derniers  temps,  à  l'angle  occidentale  de  la  rue 
de  Bagneux,  l'inscription  que  voici  :  hic  jace*t  amici  vestri.  orate 
proeis.  1719.  Montesquieu  a  été,  dit-on,  enterré  dans  ce  cimetière,  sur 
l'emplacement  duquel  on  avait  ouvert,  pendant  la  Révolution,  un  bal 
appelé  le  Bal  de*  Zéphirs. 

19  Ajoutons  aux  noms  donnés  par  Lebeuf,  ceux  de  : 

François  Blondel,  seigneur  des  Croisettes  et  de  Ciaillanion,  directeur  de 
l'Académie  d'architecture,  maréchal  des  camps  et  armées  du  roi  (22  janvier 
1686).  Gaetano-Julio  Zumbo ,  gentilhomme  sicilien  (22  décembre  1701). 
Marie-Catherine  Le  Jumel  de  Barneville,  veuve  de  François  de  Lainolhe , 
comte  d'Aulnoy  (janvier  1705).  Élisabetb-Sophie  Chéron,  peintre  (3  septem- 
bre 1711).  Michel  de  Marolles,  abbé  de  Villeloin  (mars  1681).  Louis  d'Oger, 
chevalier,  marquis  de  Cavoye,  grand  maréchal-des-logis  de  la  maison  du 
roi  (3  février  1716);  Louise-Philippe  de  Goetlogon,  sa  femme  (3  mars  1729). 
Allain-Eminanuel,  marq.  de  Coetlogon,  maréchal  et  vice-amiral  de  France,  etc. 
(7  juin  1730).  Vincent  Languet,  comte  de  Gergy,  seigneur  de  La  Grange  Saint- 
Jean  et  autres  lieux,  gentilhomme  ordinaire  de  la  maison  du  roi,  etc.  (17  nov. 
1734).  Philippe  de  Courcillon,  marquis  de  Dangeau  (13  septembre  1720); 
Philippe  Egon,  marquis  de  Courcillon,  sou  fils  (20  sepL  1719).  Jean-Victor 
de  Besenv&l,  barou  de  Bronstad  .  lieutenant-général  dea  armées  du  roi,  etc. 
(11  mars  1736). 

19  L'église  Saint-Sulpice,  beaucoup  trop  moderne  pour  exciter  la 
curiosité  de  l'abbé  Lebeuf,  méritait  cependant  quelques  mots  de  des- 
cription. Ce  monument  religieux  est  le  seul  à  Paris  qui,  par  sa  grandeur 
et  sa  disposition  intérieure,  rappelle  les  églises  d'Italie.  Les  évolutions 
du  clergé  s'y  font  a  l'aise  et  la  largeur  des  nefs  permet  de  donner  une 
grande  majesté  aux  cérémonies  religieuses  qui  s'y  accomplissent. 

Au  moment  de  la  Révolution,  la  paroisse  Saint -Sulpicc  avait  pour 
curé  Antoine-Xavier  Mayneaud  de  Pancemont,  prêtre  du  diocèse  d' Autun. 
11  déclara  à  l'Assemblée  Nationale,  le  24  février  1790,  que  les  revenus  de 
sa  cure  montaient  à  15,814  livres  (1°  loyer  de  maisons  données  par  les 
religieux  de  l'abbaye  de  Sainl-Germer  ejr  échange  de  la  portion  congrue 
qu'ils  devaient,  2,800 1.;  2°  payé  par  la  fabrique,  800  l.;  3«  redevances. 
1001.;  4°  rentesducsparlesparticuliers,  300 1.;  «i"casuel  évalué  1 1,8141. \ 
mais  qu'ils  étaient  très-inférieurs  aux  charges  évaluées  à  -2«,;>7r»  livres. 


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ÉGLISE  SAINT-SLLP1CE  125 

D'après  cette  déclaration,  on  voit  que  les  vicaires  de  Saint-Sulpîce 
vivaient  alors  en  communauté  de  biens  et  de  tables,  qu'ils  étaient  au  nom- 
bre de  trente-six,  et  qu'ils  possédaient,  tant  en  rentes  qu'en  casuel,  un 
revenu  de  42,815  livres.  Ces  revenus  aidaient  la  communauté  à  payer 
les  honoraires  des  vicaires,  des  diacres,  de  deux  sous-diacres,  de  huit 
chantres  et  de  six  enfants  de  chœur,  ainsi  que  les  gages  de  trois 
portiers  de  jour  et  de  nuit,  des  six  domestiques  de  cuisine,  de  réfectoire 
et  d'inGrmerie,  etc.,  etc. 

Un  état  du  19  janvier  1791  permet  de  fixer  les  revenus  des  pauvres 
de  cette  paroisse  à  19,968  livres  19  sous  8  deniers.  La  paroisse  de 
Saint-Sulpice,  qui  a  toujours  été  dirigée  par  des  curés  charitables,  avait 
aussi  pour  les  pauvres  un  hospice.  L'hospice  de  charité  de  Saint- 
Sulpice  avait  été  fondé,  par  Louis  XVI,  en  1778,  sur  la  demande  du 
ministre  Necker  et  de  sa  femme.  Cette  maison  charitable,  qui  ne  possé- 
dait aucun  bien,  occupait  le  couvent  des  Bénédictines  de  Notre-Dame 
de  Liesse.  En  janvier  1791,  M.  de  Mongolfier  en  était  l'économe  sé- 
questre. (Voyez  plus  loin  l'article  consacré  à  l'Hôpital  Necker.) 

La  loi  relative  à  la  circonscription  des  paroisses  de  Paris,  décrétée  le 

4  février  1791 ,  conserva  Saint-Sulpice  au  nombre  des  nouvelles  paroisses 
et  lui  donna  la  circonscription  suivante  : 

Barrière  de  la  rue  du  Mont-Parnasse;  me  du  Mont-Parnasse  à  gauche; 
rue  Notre-Dame  des  Champs  à  gauche,  jusqu'au  cul-de-sac ;  ledit  à  gauche 
en  suivant  le  mur  mitoyen  des  Chartreux  et  du  Luxembourg  jusqu'à  la  rue 
d'Enfer;  ladite  à  gauche;  (relies  des  Francs-Bourgeois,  des  Fossés-Monsieur- 
le-Prince,  des  Fossés-  Saint-Germain ,  de  Bussy,  du  Four ,  de  Grenelle ,  jus- 
qu'aux boule varts;  lesdits  à  gauche,  jusqu'à  la  rue  de  Sèvres;  ladite  à  gau- 
che, jusqu'à  la  barrière,  suivre  les  murs  jusqu'à  la  rue  du  Mont-Parnasse. 

Le  P.  Poiré,  supérieur  de  l'Oratoire  de  Paris,  fut  nommé  à  cette  époque 
curé  de  Saint-Sulpice  à  la  place  de  M.  de  Pancemont,  qui  avait  refusé  de 
prêter  le  serment  de  la  Constitution  civile  du  clergé.  Peu  de  temps 
après,  l'église  fut  fermée,  et  servit  de  magasin  d'approvisionnement 
Elle  ne  rouvrit  ses  portes  que  le  1  i  prairial  an  iv,  et  devint,  sous  l'invo- 
cation de  la  Victoire,  l'un  des  quinze  temples  accordés  au  culte  théo- 
philanthropique; c'est  à  ce  litre  qu'on  y  organisa  un  grand  banquet,  le 

5  novembre  1 799,  en  l'honneur  des  victoires  remportées  par  le  général 
Bonaparte.  Peu  d'années  après,  l'église  était  rendue  au  culte  catholique, 
et  le  pape  Pie  Ml  y  consacrait  les  évèques  nommés  à  la  suite  du  Concor- 
dat de  l'an  ix. 

Saint-Sulpice,  fort  embelU  depuis  la  Révolution,  est  assurément 
l'église  de  Paris  où  les  cérémfpies  religieuses  se  célèbrent  avec  le 
plus  de  pompe  et  d'éclat.  On  y  remarque  surtout  la  chapelle  des 
Saints- Anges,  peinte  par  E.  Delacroix,  et  la  chapelle  de  la  Vierge;  cette 
dernière,  qui  est  très-célèbre,  a  été  restaurée  avant  la  Révolution  aux 


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126 


NOTES  ET  ADDITIONS 


frais  d'un  sulpicien,  Henri-François  Simon  de  Boncourt,  chargé  long- 
temps de  la  direction  des  catéchismes,  et  à  qui  Ton  doit  beaucoup  de 
cantiques.  Ce  prêtre,  fort  riche,  avança  pour  l'embellissement  de  cette 
chapelle  plus  de  600,000  livres,  qui  ne  lui  furent  jamais  remboursés  *. 
La  statue  en  marbre  blanc  de  la  Vierge,  qui  est  éclairée  par  un  jour 
céleste,  est  de  Pigale  et  fait  peu  d'honneur  à  cet  artiste.  Elle  a  remplacé 
une  statue  de  la  Vierge  en  argent  massif,  que  le  curé  Languet  avait 
donnée  et  qui  fut  convertie  en  monnaie  à  la  Révolution.  Cette  Vierge 
était  appelée  Nolrc-Damc-de- Vieille-Vaisselle,  en  souvenir  des  couverts 
d'argent  que  le  curé  Languet  prenait  chez  ses  paroissiens  toutes  les 
fois  qu'il  y  dînait,  et  quiavaient  contribué,  avec  les  offrandes  volontaires 
des  fldeles,  à  l'érection  de  cette  statue.  Ce  procédé,  qui  pourrait  pa- 
raître singulier  à  plus  d'un  lecteur,  et  que  la  moi-ale  condamnerait  en 
tout  autre  circonstance,  était  souvent  employé  par  le  vénérable  abbé 
Languet,  qui  s'estimait  heureux  de  pouvoir,  à  l'aide  de  pieuses  fraudes, 
augmenter  les  ressources  ou  diminuer  les  dettes  de  son  église.  L'auteur 
de  Parit,  Versailles  et  Us  provinces  au  dix-huitième  siècle  (tome  II, 
p.  186),  assure  que  s' étant  présenté  chez  le  prince  de  Condé  pour  le 
prier  de  se  charger  du  paiement  des  serrures  de  son  église,  le  prince 
accueillit  avec  bonté  la  demande  du  curé,  et  voulut  bien,  sur  ses  in- 
stances, lui  donner  un  billet  de  sa  main  pour  ordonner  de  mettre  cet 
objet  sur  ses  comptes.  Le  curé,  en  sortant,  ajouta  un  trait  en  travers  de 
la  première  lettre  du  mot  serrures,  et  en  fit  celui  de  ferrures.  Quoique 
cette  supercherie  grammaticale  formât  un  supplément  de  dépenses  très- 
considérable,  le  prince  ne  fit  qu'en  rire,  et  ordonna  de  solder  les 
mémoires. 

Un  monument  des  plus  intéressants  et  des  plus  inattendus,  car  on  ne 
le  rencontre  pas  ordinairement  dans  une  église,  est  la  méridienne  tracée 
par  Henri  Sully,  mort  en  1728,  et  terminée  en  1713  par  Le  Monnier, 
pour  déterminer  d'une  manière  précise  l'équinoxe  de  mars,  et  par 
suite  le  dimanche  de  Pâques.  La  fenêtre  du  transept  méridional  est 
close  ;  une  ouverture  circulaire,  placée  à  2o  mètres  de  hauteur,  laisse  passer 
au  midi  vrai  un  rayon  solaire  qui  vient  frapper  la  ligne  méridienne.  Cette 
ligne  traverse  l'église  en  s' élevant  verticalement  sur  un  obélisque  de 
marbre  blanc,  haut  de  18  mètres.  Cet  obélisque  est  couvert  d'une  in- 
scription, dont  quelques  lignes  ont  été  grattées  et  qu  il  m'aurait  été  im- 
possible de  rétablir,  malgré  mes  recherches  dans  les  documents  manus- 
crits et  imprimés  relatifs  à  Saint-Sulpice ,  si  M.  l'abbé  A.  Le  Hir  ne 
m'avait  communiqué  un  manuscrit  du  séminaire  de  Saint-Sulpice,  inti- 
tulé :  Le  nouveau  Temple  de  Salomon,  ou  Description  historique  de  P  Eglise 

1  Voyez  dans  le  journal  Y  Intermédiaire  du  10  octobre  1854 ,  p.  254,  une 
note  à  ce  sujet  de  Al.  H.  de  l'Iule,  de  Maubeuge. 


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EGLISE  SAINT-SULPICE 


127 


paroissiale  de  Saint-Sulpice,  par  M.  Simonnet.  Paris,  1771  dans  lequel 
;tome  1,  p.  141)  se  trouve  une  copie  complète  de  cette  inscrip'ion. 

On  a  scellé  dans  le  sol  de  l'église,  du  côté  du  transept  méridional,  une 
plaque  de  cuivre,  sur  laquelle  on  a  gravé  ce  qui  suit  : 

OBL1QCITAS  ECCLIPTICiE  MAllMA 

23*   28'  40" 


FAIT  PAR  CLALDE  LASCLOIS,  1NGEK1EUR 
Ml  GALLKRIES  NI   LOUVRE  A  PARIS. 

MDCCXL1V 

De  cette  plaque  de  cuivre  part  la  ligne  méridienne  dont  j'ai  déjà  parlé , 
et  qui  traverse  l'église ,  en  venant  aboutir  au  fond  du  transept  septen- 
trional, où  se  trouve  un  obélisque,  sur  lequel  on  Ut  l'inscription 
suivante  : 


Gnomon  Astronomicts 
Ad    Certam  Paschalis 
jEquinoctii    Exploration  m. 

Qcob  9.  Martyr  et  Enscopua  Hipmlttts 
Adoasdi   Est.    Qcod   Conçu.  Niokncm 

PaTBJAACE*      ALEXANDRINO  DïMANDAVIT. 

Qcob  Patres  Constantienses  et  Laté- 
rale uses  SoLLICITOS  BaRUIT.  QtfOR  ÏNTER 
ROMANOS      ToNTinCES       CtRlO.RRS  XIII 

Et    Clejcens    xi    Incredibili    Labore  1 

AltHlBlTA  PeRITIÛRI  M  ASTBONOMOBIM  I 
IXDGSTRIA    GONATl    StNT.    HOC  vEMTtl.ATlR 

Istb   Cdm  Scbdccta  Lin.  Meri 
inoctiau  certis 


Quid  miki  est  in  Cœlo?  et  a  te  quid 
volui  super  terrant?  deus  eordis 
tnei  et  pars  tnea  deus  in 


Que  dois-js  chercher  dans  le  ciel? 
et  qu'est-ce  que  je  puis  désirer 
Sur  la  Terre?  *t  non  vous-même, 
Seigneur  ;  vous  entes  le  Dieu  de 
mon  cœur,  et  l'héritage  que  j'espère 
pour  réternitê.  psalm.  lxxu.' 


Opijs  I).  0.  M.  Sal-ri  m  [Hegiis  ausp  cHê Lt 
dovie  XV,  in  ha  ne  Ituilcam  munifici,  fat  or  e 
prœstdioçueft.J.  Fred.  PhilippeauxeomiUsde 
Manrrp**,  Regni  adtninhtri,  tjusdeiu  (empli 
œditui  principe.  i.ec  non  D.  PhHib.  Orri 
Regni  adminislh,regwrnm  Krariimdiftrionm 
prafecti  primarii]  Elaborait  [Régi a) 
Scientiarim  Académie  Nom  ne  et  consi- 
lus  P.  0.  Cl.  le  Monnier  Ejisd.  Acad.  et 
Losdin.  Sonus  Ar  Aqi  inoctio  Actuhnau 

ET    IN    IIlEHALI    SoLSTITIO    ABSOLV1T  ÀN. 
Rep.    SaL.  M.DCC.XLH. 

Ecce    mensuabiles  Posuisli 
Dies    meos    et    substantia  mea 

m  i.m.  xxxviii. 


Cest  ainsi  Seigneur  que  vous 
ai  ex  donné  des  bornes  à  nos 
jours,  et  toute  notre  vie  est  un 
rien   à  vos  yeux. 

(I)  Ici  l'agneau  pascal. 


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128 


NOTES  KT  ADDITIOÎNS 


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ÉGLISE  SAINT-SULPICE  129 
Le  clergé  de  l'église  Saint-Sulpice  se  compose  :  d'un  curé,  de  huit 
vicaires,  de  onze  prêtres  de  la  communauté  de  Saint-Sulpice,  d'un 
prêtre-trésorier,  d'un  diacre  d'office  et  de  quatre  prêtres  habitués.  Les 
revenus  de  la  fabrique  dépassent  100,000  francs. 

Avant  la  loi  du  12  janvier  1856,  cette  paroisse  possédait  une  population 
de  14,323  habitants  et  un  territoire  de  209  hectares  23  ares,  mais 
aujourd'hui  qu'elle  a  cédé  des  paroissiens  à  Saint-Severin,  à  la  nouvelle 
paroisse  Notre-Danie-des-Champs  et  à  Saint-Jacques-du-Haut-Pas,  son 
territoire  est  réduit  à  87  hectares,  dont  les  limites  sont  : 

Rue  du  Regard ,  un  côté  ;  rue  du  Cherche-Midi ,  un  côté  ;  rue  de  Buci,  un 
côté  ;  rue  Saint-André-des-Arta,  un  côté;  rue  de  l'Éperon,  un  côté;  rue  Ser- 
pente, un  côté  ;  rue  Ilautefeuille,  un  côté  ;  rue  de  l'École-de-Médecine ,  un 
côté;  rue  de  La  Harpe,  un  côté;  place  Saint-Michel,  un  côté;  nie  d'Enfer, 
un  côté,  jusqu'à  l'entrée  du  Luxembourg,  vis  à  via  la  rue  Soufflot;  jardin  du 
Luxembourg,  un  côté  de  l'avenue  ,  jusqu'au  carrefour  de  l'Observatoire;  rue 
de  l'ouest,  un  côté;  rue  de  Vaugirard,  un  côté  jusqu'à  la  rue  du  Regard, 
point  de  départ. 

On  trouvera  à  la  suite  de  la  Bibliographie,  l'indication  des  établisse- 
ments religieux,  omis  par  Lebeuf,  et  de  ceux  qui  font  aujourd'hui  partie 
de  la  paroisse  de  Saint-Sulpice. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Les  archives  de  l'Empire  renferment  un  assez  grand  nombre  de  do- 
cuments sur  l'église  Saint-Sulpice.  11  y  a  trois  cartons  et  treize  registres 
dans  la  section  historique,  sept  cartons  et  deux  registres  dans  la  section 
administrative. 

Le  premier  carton  delà  section  historique  (L.  7 10) contient  un  dossier 
de  pièces  relatives  à  la  fondation  faite  par  François  Àudrand ,  abbé  de 
Saint-Fuscien  et  grand  vicaire  de  l'abbaye  de  Saint-Germain  des  Prés, 
en  faveur  de  huit  pauvres  tilles  et  de  quatre  pauvres  garçons  de  la  pa- 
roisse Saint-Sulpice,  le  18  août  1567,  les  quittances  des  sommes  payées 
pour  les  pensions  des  quatre  jeunes  orphelins  de  la  paroisse  de  Saint-Sul- 
pice a  que  l'on  fait  estudier  conformément  à  la  fondation  de  M.  Au- 
drand »  ;  des  titres  d'une  fondation  d'un  vicaire  et  de  deux  sœurs  grises 
en  faveur  de  la  fabrique,  par  Michel  Le  Tellier,  seigneur  de  Chaville,  en 
septembre  1670;  des  quittances  des  gros  de  la  cure  de  SainfrSulpice  de 
1445  à  1608;  des  pièces  concernant  la  charité  de  la  paroisse  Saint-Sul- 
pice et  les  limites  de  la  paroisse;  le  second  (L.  711),  des  contrats 
t.  m.  9 


■ 


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1 


(30  BIBLIOGRAPHIE 

do  constitutions  do  rentes,  des  contrats  .le  foiul.tlions  de  d«ux  lils  aux 
Incurables  H  do  doux  IVôres  do  l'École  chrétienne;  des  litres  de  rentes, 
des  testaments  et  leg*  en  foreur  des  pauvres  do  la  \ croisse  ;  le  troisième 
il.  7t>;,  des  arrêts,  règlements,  bulles  et  titres  de  rente  concernant  la 
confrérie  du  Saint-Sacrement,  un  dossier  de  pièces  relatives  au  projet 
d'union  de  la  cure  do  Saint -Sulpice  au  séminaire,  des  indulgences  en  fa- 
veur dos  membres  de  la  confrérie  de  Sunt-Roch  et  de  ceux  qui  visitent 
les  autels  do  Saint-Sulpice,  dos  sentences,  arrêts  et  autres  pièces  con- 
cernant la  procession  de  Saint-Antoine  et  les  confréries  de  Saint-Antoine, 
Saint-Hoch  et  Saint- Jacques. 

Voici  l'indication  des  treize  registres  de  la  section  historique  :  un  état 
des  rentes  aux  xvi*  et  xvn*  siècles  !♦  i7);  des  comptes  du  xvin*  siècle 
LL.  948),  un  état  des  biens  en  1 078  (IX.  !».J0),  un  registre  des  délibéra- 
tions de  1781  à  1789  (LL.  930',,  deux  tnalrologes  dont  un  de  l.ïo3 
LL.  951),  et  un  second  de  i'.iliH  à  1  Gl 7  (LL  «32;-,  un  nécrologc  de  1499 
à  1741  (LL.  053-934),  des  registre*  de  fondations  au  xvme  siècle 
(LL.  953-956),  un  registre  de  la  confrérie  du  Saint-Sacrement  de  1650 
à  1 7,*;0  (LL.  9.:>7),  un  registre  des  baptêmes  do  lo99a  1004  (LL.  958)  et 
un  inventaire  delà  fabrique  (LL.  9.*>9\ 

Dans  la  môme  section ,  il  y  a  deux  autres  cartons  qui  renferment 
quelques  documents  sur  Saint-Sulpice.  Le  premier  (L.  769)  contient  les 
pièces  d'un  procès  concernant  les  biens  de  la  fabrique,  des  mémoires, 
consultations  et  titres  de  procédure  au  sujet  des  processions  depuis 
la  transaction  de  1668,  des  requêtes  et  mémoires  concernant  l'érection 
de  nouvelles  cures  dans  le  faubourg,  les  titres  de  l'érection  de  la  cure  du 
Gros-Caillou;  le  second  (L.  770),  un  titre  d'acquisition  du  13  août  1692 
d'une  maison  sise  rue  de  Yaugirard  pour  l'hôpital  et  maison  de  charité 
des  pauvres  entants  orphelins  do  la  paroisse  Saint-Sulpice. 

Le  premier  carton  de  la  section  administrative  (S.  3310)  renferme  des 
litre*  de  propriété  de  maisons  sises  à  Paris,  des  titres  de  terrains 
à  Clamart,  Herouville,  dos  titres  de  rentes,  la  déclaration  de  1790 
du  curé  de  Saint-Sulpice,  celle  du  curé  du  Gros-Caillou  pour  les  pauvres 
de  cette  paroisse,  quelques  pièces  relatires  à  l'hospice  de  charité 
de  Saint-Sulpice  ;  le  deuxième  (S.  35 1 1  ),  des  titres  de  propriété  de  mai- 
sons sises  mes  Kérou  et  Samt-Solpice  ;  le  quatrième  (S.  3512),  les  titres 
de  malsons  sises  me  des  Cannettes  et  du  Vieux-Colombier,  rue  Férou, 
(îe^mi  h»  grano  portail  su?  m  place  Nnni-ouipice,  rue  dos  rossoyenr*. 
l'acte  de  donation  faite  par  le  roi  d'une  place  vague  de  «00  toises, 
les  titres  de  propriété  de  terres  sises  au  terroir  de  Sainte-Geneviève,  à 
Vjmves,  nu  lieu  dit  le  Gibet  de  Grenelle;  le  cinquième  (S.  3ÎH3),  les 
lettres  patentes  contïrmativ.s  des  acquisitions  faites  par  la  fabrique  de 
Saint-Sulpice  pour  remplacer  deux  cimetières  supprimés  dans  les  rues 
des  Aveugles  et  «le  Bagneux,  1783.  des  pièces  relatives  à  la  construction 


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ÉGLISE  SALVr-SLLHCK 


ni 


du  presbytère,  des  lettres  patentes  de  lévrier  1760,  qui  permettent  aux 
curé  et  marguillier  d'accepter  la  donation  d'une  maison  sise  rue  Férou, 
pour  en  employer  l'emplacement  à  fustige  d'un  cimetière;  un  dossier 
de  tilres  de  propriété  du  terrain  de  la  rue  de  Ragneux,  qui  a  servi 
<Je  cimetière  jusqu'au  commencement  de  Tannée  1781,  des  tilres 
de  propriété  du  presbytère  et  du  terrain  qui  a  s^rvi  de  cime- 
tière jusqu'en  1782,  des  titres  du  nouveau  cimetière,  au  chemin 
de  Yaugirard  et  de  la  Chapelle  y  construite,  avec  plans  et  dessins;  des 
titres  d'une  maison  sise  rue  Férou;  le  sixième  (S.  IL»  13  fcis),les  titres  de 
propriété  de  maisons  sises  rue  des  Fossoyeurs,  à  côté  de  l'église,  un  acte 
de  cession  faite  par  la  fabrique  à  l'hôtel  des  Invalides  de  deux  pieds  de 
terrain  à  prendre  sur  toute  la  longueur  d'une  ruelle  conduisant 
du  chemin  de  Vaugirard  à  celui  de  Sèvres;  les  septième  et  huitième 
(S.  3514-3515),  un  inventaire  des  déclarations  et  autres'actes  donnant 
des  renseignements  sur  les  biens  et  revenus,  des  titres  de  propriété  d'une 
maison  sise  rue  des  Fossoyeurs,  des  titres  de  propriété  de  la  moitié  d'une 
maison  rue  Carpentier  et  d'une  maison  me  Férou,  aliénée  au  commen- 
cement du  xvn«»  siècle,  appartenant  a  la  confrérie  du  Saint -Sacrement  ; 
le  neuvième  (S.  3515  bis),  les  titres  de  propriété  et  de  procédure,  sans 
importance  pour  la  plupart,  du  temps  de  M.  Languet  de  Gergy. 

Le  premier  registre  (S.  3516)  renferme  les  receptes,  rentes  et  héritage? 
de  la  paroisse  en  1 6i3  ;  le  second  (S.  3517}  a  pour  titre  :  État  général 
des  biens,  fondations  et  revenus  de  l'œuvre  et  fabrique  de  l'église 
paroissiale  de  Saint-Sulpice,  à  Paris,  fait  et  rédigé  par  M.  Bouquet,  an- 
cien contrôleur  des  rentes  de  l'Hôtel-de-Villc,  ancien  marguillier  et 
secrétaire  de  ladite  fabrique,  année  1747.  ln-fol. 

Dans  la  série  H,  on  trouve  sous  les  n°«  3813  et  3814  des  titres  de  1506 
à  1792,  des  comptes  de  la  fabrique  en  1 790,  des  titres  de  rente  de  la  con- 
frérie du  Saint-Sacrement  en  1645  et  des  comptes  de  cette  confrérie  de 
1785  à  4791.  Sous  les  cotes  H.  3285-3280*,  on  trouve  des  comptes  et  des 
titres  de  rente  des  Écoles  chrétiennes  de  Saint-Sulpice,  sises  rue  Notre- 
I  •'•me-des-Champs. 

voyez  aussi  une  liasse  de  pièces  conservées  aux  archives  du  dépar- 
tement de  Seine-et-Oise,  sous  la  cote  A.  1 242. 

A  la  Bibliothèque  impériale,  on  conserve,  au  département  des 
manuscrits,  dans  le  fonds  Baluze,  n°  l0,3952,  un  manuscrit  intitulé  : 
Extrait  du  registre  des  délibérations  de  MM.  les  marguillicrs  et  parois- 
siens de  l'église  de  Saint-Sulpice,  commencé  le  30  octobre  1044  et  finis- 
sant au  14  juillet  1681.  ln-4. 

J'ai  trouvé  dans  un  catalogue  de  vente  la  mention  de  deux  manus- 
crits concernant  Saint-Sulpice  :  le  premier  était  intitulé  :  «  Compte  des 
recettes  et  dépenses  faites  par  M.  Deycux,  en  qualité  de  marguillier 
comptable  de  la  paroisse  Saint-Sulpice  dans  les  années  1780-1790.  2  vol. 


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132 


MHI.IOGJIAI'HII 


iu-fbl.  »  l,e  second  avuit  pour  titre  :  Ordre  de  la  marche  pour  la  pro- 
cession de  la  paroisse  de  Saint-Sulpice  le  jour  de  la  feste  du  Très-Saint- 
Saerement  de  l'Autel.  1721.  In-fol.,  manuscrit. 

L<  s  archives  de  l'église  Saint-Sulpice  ne  sont  pas  considérables,  mais 
elles  sont  bien  classées. 

IMPRIMÉ6 

Remarques  historiques  sur  l'église  et  la  paroisse  de  Saint-Sulpice,  ex- 
traites des  instructions  et  prières  à  l'usage  de  ladite  paroisse.  Paris,  1773. 
ln-12. 

Cos  remarques  sont,  d'après  Barbier,  de  l'abbé  Simon  de  Doncourt. 

Notes  et  observations  critiques  sur  Saint-Sulpice  de  Paris,  par  F.  C.  L. 
Paris,  1782,  in-8. 

Recherches  historiques  et  topographiques  sur  les  terrains  de  la 
paroisse  Saint-Sulpice  qui  étaient  encore  en  culture  au  xvr  siècle. 

Articles  de  M.  Berty,  insérés  dans  la  Revue  arthèotoyique,  t.  XIII,  1856- 
1857,  p.  137-146;  199-217;  416-433  ;  669-676. 

Physionomie  des  paroisses  de  Paris.  —  Saint-Sulpice  et  Saint-Roch. 
Paris,  1840,  in-12. 

Détail  de  la  grande  révolution  arrivée  en  l'église  de  Saint-Sulpice, 
hier,  à  sept  heures  du  soir,  avec  l'explication  de  tout  ce  qui  s'y  passé 
pendant  l'office  divin,  avec  le  nombre  des  scélérats  qui  ont  été  arrêtes 
dans  l'église  et  au  Luxembour  (sic).  Paris,  s.  d.  In-8.  4  p. 

Grand  détail  exact  de  l'événement  malheureux  arrivé  cette  nuit 
à  Saint-Sulpice.  Paris,  s.  d.  In-8. 

I„e  violement  du  sanctuaire,  ou  le  sacrilège  commis  sur  le  Saint- 
Sacrement  de  l'Autel  à  Saint-Sulpice,  avec  la  réparation  d'honneur  qui 
lui  a  été  faite,  et  tout  ce  qui  s'est  passé  en  la  procession  générale  faite  le 
0  d'août  1048.  Paris,  1648,  in-4". 

Histoire  véritable  de  tout  ce  qui  s'est  l'ait  et  passé  à  la  mort  d'un  des 
voleurs  qui  avaient  pris  le  saint  ciboire  dans  l'église  Saint-Sulpice  et  jeté 
les  hosties  par  terre,  lequel  a  été  condamné  à  faire  amende  honorable, 
nu,  en  chemise,  la  torche  au  poing,  derrière  ladite  église,  et  à  être  mené 
au  bas  de  la  rue  de  Tournon,  et  là  à  être  attaché  à  un  poteau  et  étran- 
glé, puis  brûlé,  et  ses  cendres  jetées  au  vent.  Ce  qui  a  été  fait  le  16  juin 
1049.  Paris,  1049,  in-4°. 

Ijl  profanation  du  Saint-Sacrement  réparée  par  les  honneurs  qui  lui 
ont  esté  rendus  en  l'église  Saint-Sulpice.  ln-4°. 

hxtrait  de  la  Gatette  du  Bureau  d'adresse ,  n°  120.  La  pagination  com- 
mence à  1037  et  termine  à  1048. 

Histoire  de  la  première  profanatiou  commise  dans  l'église  de  Saint- 
Sulpice.  Paris,  in- 12. 

Histoire  de  la  seconde  profanation  commise  dans  l'église  de  Saint- 
Sulpice.  Pans,  in-12. 


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ÉGLISE  SAINT-srLPICK 


133 


Relation  (et  pièces  justificatives)  de  la  maladie  et  de  la  guérisoti  mira- 
culeuse opérée  (à  Saint-Sulpice)  par  le  Saint-Sacrement,  le  5  juin  1 760, 
sur  damoiselle  Rose-Généreuse-Marie  Jouot,  veuve  de  François  Mesnard. 
S.n,d.  L,  1760,  in-12. 

A  messieurs  et  mesdames  de  la  paroisse  de  Saint-Sulpice.  S.  n.  d.  I. 
n.  d.,  in-4°,  28  pages. 

Appel  aux  paroissiens  pour  construire  une  nouvelle  église. 

Description  de  l'autel  principal  et  de  la  coupole  dans  laquelle  il  doit 
être  placé  dans  la  nouvelle  église  de  Saint-Sulpice  de  Paris.  Expérience 
singulière  faite  à  celte  occasion  par  M.  P. 

Article  inséré  dans  le  Mercure  de  France  du  mois  de  mare  1725,  p.  473. 

Construction  d'un  obélisque  à  l'extrémité  septentrionale  de  la  méri- 
dienne de  l'église  de  Saint-Sulpice.  ln-t°. 

Mémoires  de  l'Académie  royale  des  Sciences,  année  1743,  p.  361. 

Sur  le  gnomon  et  l'obélisque  de  la  méridienne  de  Saint-Sulpice. 
ln-4«\ 

Histoire  de  l'Académie  royale  des  Sciences,  année  1743,  p.  142.  Une  partie 
de  ce  rapport  a  été  inséré  dans  l'Encyclopédie  de  Diderot. 

Description  de  la  ligne  méridienne  dans  la  nouvelle  église  de  Saint- 
Sulpice. 

Inaéré  dans  le  Mercure  de  France ,  juillet  1728,  p.  1591. 

La  célèbre  cérémonie  faite  à  Saint-Sulpice,  au  fauxbourg  Saint-Ger- 
main pour  réparation  du  sacrilège  commis  contre  le  Saint-Sacrement. 
Paris,  1665.  In-4°. 

Extrait  de  la  Goutte  du  Bureau  d'adresse,  n"  133,  n°  du  13  novembre  1665. 

M.  vous  êtes  prié,  etc.  S.  n.  d.  I.  ».  d.  ln-4°. 

Lettre  d'invitation  à  la  pose  de  la  première  pierre  de  l'église  Saint-Sulpice, 
te  6  avril  1724. 

MM.  les  curés  et  marguilliers,  etc.  Parut,  s.  d.t  in-i°. 
Circulaire  de  souscriptiou  pour  l'érection  d'une  statue  d'argeut  dans  la  «:hu- 
pelle  de  la  Vierge  de  l'église  Saint-Sulpice,  datée  du  B  octobre  1731. 

Grand  portail  de  Saint-Sulpice.  Cérémonie. 
Inséré  dans  le  Mercure  de  France,  juin  1733,  p.  1192. 

Cérémonies  de  la  dédicace  et  consécration  de  l'église  de  Saint-Sulpice. 
Paris,  1745,  in-fol. 

Sentence  arbitrale  rendue  en  l'année  1210  entre  l'évesque  et  le  cha- 
pitre de  Paris  et  le  curé  de  Saint-Séverin,  d'une  part,  et  l'abbé  et  les 
religieux  de  Saint-Germain  des  Prez,  et  le  curé  de  Saint-Sulpice,  d'autre 
part,  au  sujet  du  droit  épiscopal  et  parochial  spirituel  du  territoire  de 
ladite  abbaye.  S.  n.  d.  /.  ».  rf.,  in-fol.  (Arch.  de  l'Empire,  L.  710.) 

Sentence  arbitrale  rendue  entre  Pierre,  évesque  de  Paris,  et  le  curé 
de  Saint-Séverin,  d'une  part,  et  les  religieux  abbé  et  couvent  de  Saint- 


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i;iltlJOGUAl'll!K 


Germain  des  Prez,  et  le  curé  de  Sainl-Sulpice,  d'autre,  en  l'an  1240,  sur 
la  jurisdiction  spirituelle  et  retrait  des  paroisses.  S.  n.  d.  L  ».  rf.,  in-fol. 
(Areh.  de  l'Emp.,  L.  710.) 

Cette  sentence  est  suivie  d'un  «  Mémoire  pour  eervir  au  jugement  du 
procès  pendant  en  la  cour  pour  messire  Ileury  B&uilrand ,  curé  de  Saint - 
Sulpice ,  et  les  rieurs  marguillicrs  de  la  ménie  paroisse,  appelons  de  trois 
sentences  rendues  au  Chàtelet  de  Paris  par  deffaut,  et  par  attentat  à  l'auto- 
rité de  la  cour,  demandeurs  et  défendeurs  contre  messire  Nicolas  Matthieu  . 
curé  de  Saint-André-des-Arce,  et  les  sieurs  marguillicrs  de  la  même  paroisse. , 
intimes,  défendeurs  et  demandeurs.  Dans  un  autre  carton  des  Archives  de 
l'Empire  (L.  771)  ou  trouve  une  autre  édition  de  cette  sentence  intitulée: 
Sentence  arbitrale  rendue  entre  Pierre,  évêque  de  Paris,  et  le  curé  de  Saint- 
Severin,  d'une  part,  et  les  religieux,  abbé  et  couvent  de  Saiut-Gerniain-des- 
Prez,  et  le  curé  de  Sawu-Sulpice,  d'autre.  En  l'an  1210,  sur  la  jurisdiction 
spirituelle ,  et  détroit  des  paroisses.  Tirée  du  trésor  de  Saint-Germain ,  condi- 
tionnée à  l'original ,  parties  présentes.  S.  n.  d.  /.  n.  d.  la-fol 

Ratification  faite  en  l'année  121 1  par  l'évoque  et  le  chapitre  de  Paris, 
de  la  sentence  arbitrale  rendue  en  l'année  1210  entre  ledit  évesque  et  le 
chapitre  de  Paris  et  le  curé  de  Saint-Sévcrin,  d'une  part,  et  l'abbé  et  les 
religieux  de  Saint-Germain  des  Prez,  et  le  curé  de  Saint-Sulpice, 
d'autre,  au  sujet  du  droit  épiscopal  et  parochial  spirituel  du  territoire 
de  ladite  abbaye.  S.  n.  d.  L  n.  d.,  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp.,  L.  710). 

Le  roy  Philippe- Auguste  continue  en  l'année  124 1  la  sentence  arbi- 
trale rendue  en  l'année  1210  entre  l'éveaque  et  le  chapitre  de  Paris,  etc. 
5.  ».  d.  /.  n.  a\,  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp.,  L.  710.) 

Histoire  de  la  translation  des  reliques  de  Saint-Sulpice.  Part*,  s.  d., 
in-12. 

Avis  important  aux  paroissiens  de  Saint-Sulpice.  Paris,  s.  d.,  in- 
fol.  pl. 

Au  sujet  de  la  consécration  de  l'autel  du  Sacré-Cœur,  le  1"  dimanche  de 
septembre  1748. 

Mémoire  sur  l'achèvement  du  grand  portail  de  l'église  de  Saint-Sul- 
pice, par  M.  Patte.  Paris,  s.  d.  (1767),  in- K 

Description  exacte  du  monument  élevé  sur  la  place  de  Saint-Sulpice, 
du  grand  portail  de  cette  paroisse  et  de  l'intérieur  de  l'église  (par  J.-P. 
Cally).  Paris,  1810, 

Con«eil  d'Etat,  section  tic  l'intérieur  et  des  cultes.  Projet  de  circon" 
scription  des  paroisses  de  Paris.  Observations  du  conseil  de  fabrique  de 
Saint-Sulpice  sur  la  circonscription  nouvelle  proposée  pour  cette 
paroisse.  Paris,  U.'i.'j,  in-P*. 

Arrcsl  de  la  cour  du  parlement  portant  deiïeuces  au  curé  de  Sainl- 
Sulpice  de  procéder  a  la  bénédiction  et  célébration  de  mariage  entre 
autres  personnes  que  celles  ipii  sont  demeurante?  en  sa  paroisse.  Paris, 
IbHf»,  iu-lS.  lAich.  de  l'Emp.,  L.  712.' 


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EGLISE  SAIM-SULPICK  135 

Facium  pour  les  curé  et  marguilliers  de  Saint-Sulpice  appellanscomnie 
d'abus  d'un  bref  de  monsieur  l'arche  vesque  de  Farte  du  17  octobre  1616 
et  d'un  jugement  rendu  par  son  officiai  le  22  avril  1617  et  demandeurs 
en  complainte  par  nqueste  du  16  mars  1619,  les  religieux  abbé  et 
couvent  de  Saint-Gerinain  des  Prez,  intervenants,  entre  maistre  Noël 
Bry,  curé  de  Saint-Cosme,  monsieur  l'arebevesque  de  Paris,  inthimez 
deffendeurs  et  opposants.  Les  recteur  et  supposts  de  l'Université.  &  ». 
d.  t.  ».  d.,  in-4°.  (Arch.  de  l'Enip.,  L.  710.) 

Arrest  de  la  cour  de  parlemeut  portant  règlement  pour  les  limites 
d'entre  messieurs  les  curez  et  marguilliers  de  la  paroisse  de  Saint- Sul- 
pice,  avec  messieurs  les  curez  et  marguilliers  de  la  paroisse  de 
S.  Cosme,  du  dix-huitième  janvier  1677.  S.  n.  d.  L  ».  d.,  in-4".  (Arch. 
de  l'Emp.,  L.  710.) 

Arrest  rendu  le  5  mai  1699  entre  les  curé  et  marguilliers  de  Saint- 
Sulpice  He  Paris,  d'une  part,  et  les  curé  et  marguilliers  de  S.  Cosme  et 
S.  Damien,  de  l'autre  part,  réglant  les  bornes  de  leurs  paroisses.  S.  ». 
d  l.  ».  d.,  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp.,  L.  771  et  L.  710.) 

Mémoire  pour  servir  au  jugement  du  procès  pendant  en  la  cour,  pour 
messire  Henry  Baudrand,  curé  de  Saint-Sulpice,  et  les  sieurs  marguil- 
liers de  la  môme  paroisse,  appellans  de  trois  sentences  rendues  nu 
Chastelet  de  Paris  par  deffaut,  et  par  attentat  à  l'autorité  de  la  Cour, 
demandeurs  et  deflendeurs,  contre  messire  Nicolas  Matthieu,  curé  de 
Saint- André  des  Arcs,  et  les  sieurs  marguilliers  de  la  même  paroisse, 
intimés,  défendeurs  et  demandeurs.  S.  ».  d.  /.  n.  d.,  in-fol.  (Arch.  de 
l'Emp.,  L.  771.) 

Arrest  rendu  le  7  aoust  1694  entre  les  curés  et  marguilliers  de 
S.  Sulpice  de  Paris,  d'une  part,  et  les  curés  et  marguilliers  de 
S.  André  des  Arcs,  d'autre  part,  réglant  les  bornes  de  leurs  pa- 
roisses. S.  ».  d.  I.  ».  d.,  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp.,  S.  6305.) 

Réplique  des  sieurs  curé  et  marguilliers  de  Saint- Sulpice,  appcllau?, 
à  la  réponse  des  sieurs  curé  et  marguilliers  de  Saint-André-des-Arrs, 
intimés.  S.  ».  d.  L  ».  d.  (I  juillet  1694),  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp., 
S.  6305.) 

Réponse  au  mémoire  imprimé  de  monsieur  le  curé  et  de  messieurs  les 
marguilliers  de  S.  Sulpice.  S.  n.  d.  I.  ».  d.,  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp., 
S.  6505.) 

Requeste  des  curé  et  marguilliers  de  Saint-André-des-Arcs,  contre 
les  curé  et  marguilliers  de  Saint-Sulpice  S.  n.  d.  /.  ».  d.,  in-fol.  (Arch. 
de  l'Emp.,  S.  650.).) 

Arrest  du  conseil  d'État  du  roy,  concernant  la  paroisse  Saint-Sulpice, 
du  quatrième  rnay  1688 ,  extrait  des  registres  du  conseil  d'Etal.  Pari*  , 
1688,  m-  K  (BihK  Maz.,  n"  13891  3.) 

Concernant  l'arquiltemcut  'les  *I«'Uhs  «le  la  fsihriqne. 


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UIKUOGIUI'HIE 


Arrest  du  conseil  d'Estat  du  roy, Sa  Majesté  y  estant,  pour  le  paye- 
ment des  dettes  de  l'œuvre  de  la  paroisse  Saint-Sulpice ,  du  quatrième 
janvier  1689.  Paris,  1689,  in-4».  (Bibl.  Maz.,  n"  18824  E.) 

Arrest  du  conseil  d'Estat  du  roy,  qui  ordonne  que  dans  huitaine  pour 
tout  délay,  les  cure"  et  marguilliers  en  charge  de  la  parroisse  de  Saint- 
Sulpice  ,  seront  tenus  de  mettre  entre  les  mains  des  directeurs  des 
créanciers  de  la  fabrique  dudit  Saint  Sulpice ,  tous  les  titres,  contrats  et 
pièces  en  vertu  desquels  ladite  fabrique  a  possédé  et  jouy  des  maisons, 
héritages  et  rentes  à  elle  appartenais,  et  dont  la  vente  a  esté  ordonnée 
par  l'arresl  du  conseil  du  quatrième  janvier  1689,  du  vingt-unième 
juillet  1689.  Paris,  1689,  in-4<>.  (Bibl.  Maz.,  n°  13891/.) 

Estât  vérifié  sur  les  pièces  produittes  es  mains  de  messieurs  les  com- 
missaires nommez  par  le  roy,  justificatives  des  abus  et  malversations, 
qui  ont  esté  commises  dans  l'administration  des  biens  de  l'église  et 
fabrique  de  la  parroisse  de  Saint-Sulpice,  des  deniers  des  questes  des- 
tenez au  bastiment  de  l'église,  et  des  fonds  plusque  suffisons  pour  ac- 
quitter les  dettes  de  ladite  fabrique,  et  faire  cesser  la  taxe.S.n.d./.n.  d., 
in-fol.  (Arch.  de  l'Emp.,  S.  6505.) 

Copie  du  mémoire  donné  au  roy  (le  30  aoust  1691),  contenant  1rs 
moyens  pour  faciliter  non  seulement  le  payement  des  légitimes  créan- 
ciers du  bastiment  de  l'église  Saint-Sulpice,  suivant  l'intention  de  sa 
majesté,  mais  encore  pour  parachever  ledit  Itastimcnt.  &  ».  d.  I.  ».  d., 
in-fol.  (Arch.  de  l'Emp.,  S. 6505.) 

Moyens  sommaires  d'opposition  pour  les  propriétaires  des  maisons  et 
héritages  du  fauxbourg  Saint-Germain,  contre  les  arresls  du  conseil 
d'Estat  des  4  janvier  1689  et  27  février  1692,  concernant  les  dettes  de  la 
fabrique  de  la  parroisse  de  Saint-Sulpice.  S.  ».  d.  i.  ».  d.,  in-fol.  (Arch. 
de  l'Emp.,  S.  6505.) 

Réponse  des  créanciers  de  l'œuvre  et  fabrique  de  la  paroisse  de 
Saint-Sulpice,  au  mémoire  imprimé  intitulé  Moyens  sommaires  d'Opposi- 
tion pour  les  propriétaires  des  maisons  et  héritages  du  fauxbourg  Saint- 
Gennain,  contre  les  arrests  du  conseil  d'Etat  des  4  janvier  1689  et 
27  février  169'/,  concernant  les  dettes  de  la  paroisse  de  S.  Sulpice. 
Paris,  s.  d.,  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp.,  S.  6505.) 

Réplique  des  propriétaires  des  maisons  du  fauxbourg  Saint-Germain- 
dcs-Prez,  à  la  réponse  des  prétendus  créanciers  de  la  fabrique  de  Saint- 
Sulpice,  contre  les  moyens  d'opposition  desdits  propriétaires  à  l'exécu- 
tion des  arrests  du  conseil  des  1  janvier  1689  et  19  février  1692,  sur- 
pris par  lesdits  créanciers.  6'.  n.  d.  I.  n.  d.,  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp., 
S.  6505.) 

Instruction  sommaire,  contenant  les  justes  motifs  qui  obligent  les 
sindics  des  propriétaires  des  maisons  du  faubourg  S.  Germain  à 
demander  dVstre  deschargez  de*  sommes  ausquelles  ils  ont  esté  taxez 


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EoLlSK  SAltST-SULI'KE 


137 


sous  prétexte  du  bastimenl  de  l'église  Saint-Sulpice,  et  les  moïens  de 
paier  toutes  ces  prétendues  dettes,  sans  taxe  pour  le  recouvrement 
des  effets  qu'ils  indiquent.  S.  ».  d.  /.  ».  d.,  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp., 
S.  6305.) 

Moyens  d'opposition  pour  l'abbé  et  les  religieux  de  l'abbaye,  les 
communautés  et  les  syndics  des  propriétaires  des  maisons  du  faubourg 
S.  Germain,  contre  l'arresl  du  conseil  d' Estât  du  4  janvier  1689,  concer- 
nant les  dettes  de  la  fabrique  de  la  paroisse  de  S.  Sulpice.  Paris,  s.  d., 
in-fol.  (Arch.  de  l'Emp.,  S.  6505.) 

Sentence  de  monsieur  le  Lieutenant  civil  portant  règlement  pour  la 
nomination  des  marguiliiers  de  la  paroisse  de  Saint-Sulpice,  du  quartier 
Saint-Gennaiu-des-l'rez-lês-Paris.  S  ».  d.  L  n.d.  (1697),  in- 4°.  (Arcli. 
de  l'Emp.,  L.  712.) 

Requeste  des  curJ  et  mir^uilliers  de  S  -uni -An Jré-des-Arcs ,  contre 
les  curé  et  marguiliiers  de  Saint-Sulpice.  S.  ».  d.  I.  ».  d.  In-fol.  de 
23  pag. 

Réplique  des  sieurs  curé  et  marguiliiers  de  Saint-Sulpice  appellans,  à 
la  réponse  des  sieurs  curé  et  marguiliiers  de  Saint- André-des- Arcs, 
intimés.  S.  »  d.  I.  ».  d.  In-fol.  de  8  p.  (Arch.  de  l'Emp.,  L.  771  et 
L.  710.) 

Relatif  a  la  situation  de  l'hôtel  de  Nesle  et  de  l'hôtel  de  Conty. 

Réponse  au  Mémoire  imprimé  de  M.  le  curé  et  de  MM.  les  marguil- 
iiers de  Saint-Sulpice.  In-fol.  de  16  p. 

Arrest  rendu  le  7  août  lft!)t ,  entre  les  curé  et  marguiliiers  de  Saint- 
Sulpice  de  Paris,  d'une  part,  et  les  curé  et  marguiliiers  de  Saint-André- 
des-Arc*,  d'autre  pirt,  r/gant  les  Innies  de  leurs  paroisses.  S.  ».  d.  /. 
».  d.  In-fol.  (Arch.  de  l'Emp.,  L.  710.) 

Mémoire  pour  servir  d  -  défendes  à  messire  J.-B.  Languet,  curé  de 
l'église  et  paroisse  de  Saint-Sulpice ,  au  sujet  des  demandes  qui  lui  sont 
faites  (par  le  cardinal  de  Bissi ,  abbé  de  Saint-Germain)  de  droits  de 
lods  et  ventes  et  d'indemnités.  S.  ».  d.  I.  »  d. ,  in-4-,  31  p. 

MémVire  pour  les  sieurs  curé  et  nurg  lîlliers  de  l'église  paroissiale 
de  Saint  Sulpice ,  outre  les  sieurs  curé  et  marguiliiers  de  l'église  pa- 
Dissiale  et  arehiprjshytérale  de  S  aint-Severin.  P/irw,  1761,  in-4",  177  p. 

Mémoire  très-important  pour  l'étude  des  limites  respectives  de  ces  deux 
paroisses. 

Copie  du  Mémoire  donné  au  roi ,  contenant  les  moyens  pour  faci- 
liter non-seulement  le  payement  de  légitimes  créanciers  du  bâtiment 
«le  l'église  Siiut-Sulpicc,  unis  cuore  pour  parachever  ledit  bâtiment. 
.S.  ».  d.  I.  ».  d.  In- fol. 

Ito  par  le  roi ,  on  fait  savoir  à  tous,  etc.  S.  ».  d.  I.  ».  d.  In-fol. 

Affiche  de  vrnte  aux  enchères  de  rente*  h  prrndre  «*ur  bien?  fonds  appar- 
tenant h  la  fabrique  de  Snint-Sulpirc  d<»  Paris, 


138  BIBLIOGRAPHIE 

Description  du  mausolée  érigé  à  feu  M.  Languel  de  Gergy,  curé  de 
Saint-Sulpice  t  par  les  soins  de  M.  le  curé  et  de  MM.  les  marg  tuiliers  de 
cette  paroisse ,  avec  l'épitaphe  latine  et  la  traduction  française.  Paris , 
1757,  in- 4°. 

Peintures  à  fresque ,  exécutées  à  Saint-Sulpice ,  dans  la  chapelle  de 
Saint-Maurice,  par  Auguste  Vinchon.  Paris  ,  1823.  In-fol. 

Notice  sur  les  peintures  à  fresque  exécutées  à  Saint-Sulpice,  dans  lu 
chapelle  de  Saint-Maurice,  par  Auguste  Vinchon.  Paris,  1822.  !n-8\ 

Chapelle  saint  Paul,  peintures  murales  exécutées  à  la  cire  dans  l'église 
Saint-Sulpice,  par  M.  Drolling.  Paris,  IK.'tf),  in-lfl. 

Article  extrait  du  Daguerréotype  théâtral,  et  signé  Auguste  Galimard. 

Eugène  Delacroix  à  Saint-Sulpice,  par  M.  J.  Louis  Browe. 
Article  inséré  dans  les  Beaux-Arts  du  t,r  déi  embre  1861. 
Les  peintures  de  M.  E.  Delacroix  à  Saint-Sulpice,  par  M.  E.  Galichon. 
Article  inséré  dans  la  Gaielle  des  Beaux-Arts  du  1"  décembre  IHtil.  Le 
texte  est  orué  de  deux  gravures. 

La  chapelle  des  Saints-Anges,  à  Saint-Sulpice,  par  M.  Eugène  Dela- 
croix, par  M.  Vitet. 

Article  inséré  dans  la  Revue  des  Deux-Uondes  de  t8t>2,  t.  XXXVIII.  p.  *0:i. 

Étude  sur  l'orgue  monumental  de  Saint-Sulpice  et  la  facture  d'orgue 
moderne,  par  M.  l'abbé  Lamazon.  Paris,  1803,  in-8". 

Homélie  XXVIH,  pour  le  dimanche  dans  l'octave  du  Saint-Sacrement, 
sur  la  Vieillesse,  par  M.  le  curé  de  Saint-Sulpice  de  Paris.  Paris,  1708, 
in-4\  (Bibl.  Maz.,  n*  10371  K.) 

Bref  de  notre  saint  Père  le  pape  Clément  XI,  à  M.  de  la  Chetardie,  curé 
de  Saint-Sulpice  de  Paris,  du  1er  juillet  1713,  avec  les  lettres  qui  l'ont 
précédé.  S.  ».  d.  /.,  1713,  in-4". 

Second  bref  de  notre  saint  Père  le  pape  Clément  XI,  à  M.  de  la  Che- 
tardie. . .  du  K>  mai  1714,  avec  la  lettre  qui  l'a  accompagné.  S.  n,  d.  i ., 
1711,  in-4". 

Oraison  funèbre  de  très-haut  el  Ires-puissant  seigneur  Louis-Hector, 
duc  de  Villars,  pair  et  maréchal  de  Fiance,  etc.,  prononcée  à  Paris, 
dans  l'église  de  Saint-Sulpice,  sa  paroisse,  le  27  janvier  1733,  par 
l'abbé  Segny.  1733,  in-4*.  (Bibl  Maz.,  n°  10371.) 

Oraison  funèbre  de  très-haut,  très-puissant  et  très-excellent  prince 
Monseigneur  Louis,  dauphin,  prononcée  en  l'église  paroissiale  de  Saint- 
Sulpice,  le  13  mars  17(30,  par  M.  l'abbé  Clément,  prédicateur  du  roi,  etc. 
Paris,  1766,  in-4\ 

Discours  pour  ia  fête  de  l'anniversaire  du  11  juillet,  prononcé  dans 
le  Temple  de  la  Victoire .  le  26  messidor  an  vu ,  par  le  président  de  la 
municipalité  du  1  l'arrondissement  Cauthieri.  Paris,  s.  d.  (I71»1J>,  in-8". 

l 'n nés- verbal  de  l\innivnxihv  de  la  ji^le  punition  du  dernier  de* 


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EGLISE  SAINT-SULPICF.  139 

rois  français,  célébré  à  Paris  dans  le  temple  de  la  Victoire,  le  2  pluviôse 
an  vu.  Paris,  s.  d.  (179{»),  în-V. 

La  dédicace  de  l'église  de  Saint -Sulpicc,  motet  tiré  de  l'Écriture,  et 
paraphrasé.  Paris,  1715,  in-4-.  (Bibl.  Maz.,n*  10918 

Pièce  de  vers  signée  :  Roy,  chevalier  de  Tordre  de  Saint-Michel;  et  pins 
bas  :  la  musique  latine  et  fran<;oise  de  51.  Clérambault,  organiste  de  la  Mai- 
son royale  de  Saint-Louis,  à  Saint-Cyr,  cl  de  Saint-Sulpice. 

Hcglemcns  de  la  communauté  de  MM.  les  prêtres  desservant  la 
paroisse  de  Saint-Sulpice  de  Paris.  S.  n.  d.  L,  1782.  in-8°. 

Ordre  estably  dans  la  permisse  Saint-Sulpice,  jxmr  le  soulagement  des 
pauvres  honteux.  Parit,  1652,  in-18.  (Arch.deTKmp.,  L.  769  et  L.  710 

On  trouve  A  la  fin  de  ce  petit  volume ,  qui  renferme  trois  gravures  de 
Flameo ,  les  «  règlement  pour  ceux  qui  visiteront  le»  petites  eeholles  où 
l'on  envoyé  les  pauvreseufans  de  la  paroisse  Saint-Sulpice,  aux  frais  de 
la  eliarité  »,  et  «  l'ordre  à  tenir  pour  la  visite  des  pauvres  honteux  de  la 
parroisse  Saint-Sulpice ,  par  messieurs  qui  sont  nommez  pour  les  sept  quar- 
tiers du  faux-bourg  Saint-Germain.  >» 

Supplément  à  Tordre  d  administration  établi  pour  le*  soulagement  de* 
pauvres  de  la  paroisse  de  Saint-Sulpice.  S.  ».  d.  I.  n.  d.,  m-\\  (Arch. 
de  TEmp.,  L.  7G1K) 

Règlemens  pour  la  confrairie  de  la  charité  établie  dans  la  parroisse 
Saint-Sulpice,  pour  la  visite  et  soulagement  des  pauvres  malades.  Pari*, 
I6J3,  in-12.  (Arch.  de  T£m,i.,  L.  76».} 

Statuts  et  règlemens  pour  les  congréganistes  de  l'assistance  de  la 
congrégation  établie  en  la  paroisse  de  Saint-Sulpice,  en  Tannée  1768, 
accordés  a  perpétuité  par  N.  S.  V.  le  pape  Clément  XL  Paris,  1773, 
iu-12. 

Ordre  d'administration  pour  le  soulagement  des  pauvres  de  la  pa- 
roisse de  Saint-Sulpice.  Paris,  1771,  in-12. 

Ordre  d'administration  établi,  en  1777,  pour  le  soulagement  des 
pauvres  de  la  paroisse  Saint-Sulpice,  compte  de  dépenses.  Paris,  1781, 
in-12. 

Il  y  a  plu-sieurs  volumes;  je  ne  roniiui*  que  ceux  de  17*9,  1780  et  1781. 

Cantiques,  ou  Opuscules  lyriques,  sur  différents  sujets  de  piété,  avec 
les  airs  notés  ù  l'usage  des  catéchismes  de  Saml-Sulpice.  Paris,  1768, 
in—  1 2. 

Première  édition  des  Cantiques  de  Saint-Sulpiee. 

Opuscules  sacrés  et  lyriques,  ou  Cantiques  sur  différents  sujets  de 
piété,  avec  les  airs  notés,  à  l'usage  de  la  jeunesse  de  Saint-Sulpice,  en 
quatre  parties.  Paris,  1772,  in-8°  cl  in- 12. 

Offices  propres  de  l'église  paroissiale  de  Saint-Sulpice.  Paris,  1774  . 
in-s°. 

Instructions  el  pnciv  pour  remplir  dignement  lesdexoir*  de  la  reli- 


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140 


lUItLIOCHAPHIK 


gion  chrétienne*  à  l'usage  de  la  paroisse  de  Saint-Sulpice.  Paris ,  1774, 
3  vol.  in- 12. 

Prières  et  vêpres  à  l'usage  des  catéchismes  de  la  paroisse  de  Saint- 
Sulpice,  auxquelles  on  a  joint  les  exercices  ordinaires  du  chrétien. 
Paris,  1772,in-12. 

Calendrier  historique  à  l'usage  et  offices  propres  de  la  paroisse  de 
Saint-Sulpice.  Paris,  in-12. 

Calendrier  spirituel  et  historique  à  l'usage  de  la  paroisse  de  Saint- 
Sulpice,  pour  l'année  1777.  Paru.  1777,  in-12. 

Explication  des  cérémonies  de  la  grand'messede  paroisse,  par  M.Olier, 
curé  de  Saint-Sulpice,  fondateur  et  premier  supérieur  de  la  communauté 
des  prêtres  et  du  séminaire.  Paris,  in-12. 

Homélies,  par  Uchetardie,  curé  de  Saint-Sulpice.  Pans,  1707-1710, 
3  vol.  in-4e. 

Nouveau  choix  de  Cantiques  de  Saint-Sulpice ,  avec  tous  les  airs  en 
musique.  Nouvelle  édition,  suivie  d'une  notice  des  principaux  usages 
des  catéchismes  de  cette  paroisse.  Tours,  1848,  in-8°. 

Plan  de  la  paroisse  Saint-Sulpice,  en  1696.  Paris,  chez  Roussel ,  gra- 
veur. 

Voyez  aussi  Jaillot,  Recherches  sur  Paris  (tome  V,  quartier  du  Luxem- 
bourg, p.  49)  ;  Piganiol  de  la  Force ,  Description  de  Paris  (tome  VU , 
p.  310);  Thiéry,  Guide  de  l'Amateur  (tome  II,  p.  429);  Lenoir,  Musée 
des  Monuments  français  (tome  V,  p.  132);  J.-B.  de  Saint-Victor,  Tableau 
de  Paris  (tome  IV,  part.  1,  p.  208);  le  Magasin  pittoresque  (tome  1, 
p.  131;  tome  XVIII,  p.  301):  les  Églises  de  Paris,  p.  63,  article  de 
M.  Edouard  Lasse  ne. 


ÉTABLISSEMENTS  RELIGIEUX  DE  LA  PAROISSE  SAINT-SULPICE 

OMIS  PAR  LEBEIF. 

L'abbé  tabeuf  a  oublié,  dans  la  liste,  très-longue  du  resle,  qu'il 
a  donnée  des  communautés,  hôpitaux,  séminaires  et  collèges  établis  sur 
le  territoire  de  la  paroisse  Saint-Sulpice,  les  établissements  religieux  sui- 
vants :  1°  Annonciades  de  Notre-Dame  de  Grâce;  i°  Filles  de  la  Sainte 
Vierge  ou  de  M"*  de  Saujon;  3°  Communauté  des  Filles  séculières  dites 
de  M,,e  Cossart;  4*  Filles  de  l'instruction  chrétienne  du  faubourg  Saint- 
Germain  ;  I>°  Communauté  de  Saint-Paul  ;  6°  Communauté  des  Gentils- 
hommes; 7°  Hôpital  des  Enfants  teigneux  ;  8°  Hospice  des  Cordelière, 
!»'  Hospice  des  Religieux  hibernais;  10°  Hospitalières  de  Saint-Thomas 
«le  Villeneuve;  II"  Steurs  des  Fioles  ehrétienii's  ot  gratuites  dites  de 
l'Enfaiit-Jésus. 


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COMMUNAUTÉS  OMISES  PAR  LE B KIT 


m 


ANNONCIADES  DE  NOTRE-DAME  DE  GRACE 

Le  couvent  des  Annonciades  des  dix  Vertus  de  Notre-Dame,  autrement 
dit  le  petit  couvent  de  l'Assomption  du  faubourg  Saint-Germain,  connu 
au«si  sous  le  nom  de  Notre-Dame  de  Grâce,  fut  institué  dans  le  diocèse 
de  Troyes  en  1628.  Nous  voyons,  par  une  requête  des  Annonciades  de 
Saint-Nicolas  de  Lorraine,  que  ces  religieuses  étaient  logées  en  1636  dans 
une  maison  du  faubourg  Saint-Germain,  et  qu'il  leur  fut  permis  d'y 
faire  dire  la  messe  le  26  janvier  de  cette  année.  Quelques  mois  plus 
tard,  le  4  septembre,  les  Annonciades  reçurent  de  l'officiil  l'autorisation 
de  s'établir  dans  la  rue  Saint-Père,  et  elles  s'installèrent  provisoirement 
le  23  décembre  1637.  Sur  une  requête  présentée  par  la  mère  Ancelle  de 
l'Annonciade,  il  fut  permis  aux  religieuses,  le  20  juin  1638,  d'être 
transférées  «  de  la  rue  Saint-Père,  où  elles  étaient  comme  en  dépôt  » 
dans  le  couvent  qu'elles  avaient  fait  bâtir  rue  du  Boulou'-Saint-Germain, 
c'est-à-dire  rue  de  Sèvres. 

En  1654,  ces  religieuses  se  dispersèrent,  et  elles  furent  remplacées  par 
les  religieuses  de  Notre-Dame-aux-Bois. 


BIBLIOGRAPHE 

MANUSCRITS 

In  carton  de  la  section  historique,  coté  L.  772,  aux  Archives  de 
l'Empire,  renferme  un  dossier  de  pièces  relatives  aux  Annonciades.  On 
y  trouve  des  procès-verbaux  de  visite,  une  liste  des  pensionnaires,  des 
étals  de  revenus  et  une  correspondance  assez  volumineuse. 


FILLES  DE  LA  SAINTE-VIERGE 

oc 

DE  MADAME  DE  SAUJON 

La  communauté  des  Filles  de  l'Intérieur  de  la  très-sainte  Vierge, 
vulgairement  connue  sous  le  nom  de  communauté  de  Mm*  Saujon,  s'oc- 
cupait du  soin  d'instruire  les  jeunes  Ailes.  Lebcuf  n'en  parle  point,  et 
Jtiillot,  dans  les  quelques  lignes  qu  il  leur  consacre,  est,  contre  son  habi- 
tude, assez  inexact.  11  se  trompe,  en  effet,  en  donnant  la  nie  des  Fos- 
soyeurs comme  demeure  à  cette  communauté,  et  l'année  1663  comme 


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142  NOTES  F.T  ADDITIONS 

dule  de  leur  établissement.  On  voit,  par  les  lettres  de  l'abbé  de  Saint-Ger- 
main des  Prés,  conservées  aux  archives  (L.  170),  que  cette  maison 
existait  rué  Garancière,  et  que  sa  fondation  remonte  au  30  août  1060. 
Quatre  ans  plus  tard,  une  chapelle  fut  construite  et  la  communauté  fut 
autorisée  à  la  faire  bénir  par  l'évèque  d'Evreux,  ou,  à  son  défaut,  par 
M.  de  Breton villiers,  supérieur  du  séminaire  de  Saint-Sulpice.Ce  dernier, 
qui  avait  donné  des  sommes  considérables  pour  rétablissement  de  cette 
maison,  et  qui  en  était  regardé  comme  le  fondateur,  eut  des  démêlés 
avec  la  supérieure,  Mme  de  Saujon,  et,  après  un  procès  évoqué  au  con- 
seil du  roi,  le  couvent  fut  fermé.  Voyez,  au  sujet  de  cette  communauté,  les 
Remarques  historiques  sur  Végltee  et  la  paroisse  de  Saint-Sulpice.  Paris, 
1773,  in-12,  pag.  24l-2.>0. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Le  carton  de  la  section  historique,  coté  L  770,  aux  Archives  de  l'Em- 
pire, renferme  quelques  pièces  sur  les  Filles  de  la  Sainte-Vierge.  Je  m'en 
sius  servi  pour  rédiger  la  note  ci-dessus. 


COMMUNAUTÉ  DES  FILLES  SÉCULIÈRES 

DITES 

DE  MADEMOISELLE  tOSSAHT 

Lebeuf  n'a  point  parlé  de  cette  communauté,  connue  sous  le  nom  de 
Communauté  de  Mu"  Cossart  ou  des  Filles  du  Saint-Esprit,  Sauvai  dit 
qu'elle  fut  établie  en  1640;  mais  je  doute  beaucoup  de  l'exactitude 
de  cette  date,  car  l'acquisition  de  la  maison  n'est  que  du  27  mars  1658, 
le  contrat  de  fondation  de  la  chapelle  dite  <m  Saint-Esprit  du  22  mai  1666, 
et  l'acte  «l'érection  àu  23.  Or,  il  est  plus  que  probable  que  cette  commu- 
nauté ne  se  serait  pas  passée  de  chapelle  pendant  plus  ^c  vingt-cinq 
ans.  Supprimé  en  1670,  cet  établissement  subsista  néanmoins  jusqu'à 
l'arrêt  du  18  janvier  1707,  qui  unit  ses  biens  à  l'hôpital  général.  La 
maison,  vendue  à  Alexandre  Cabeau,  conseiller  au  parlement,  fut  ac- 
quise le  16  octobre  1722  par  les  frères  de  l'Enfant-Jésus,  connus  aussi 
sous  le  nom  de  frères  des  Écoles  chrétiennes  et  de  frères  de  Saint- 
Yon. 


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COMMUNAUTES  ONISKS  PAR  I.KBKLI 


'  143 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Il  y  a  aux  Archives  de  l'Empire,  **nns  un  carton  de  la  section  histo- 
rique, coté  L  770,  quelques  pièces  concernant  la  chapelle  du  Saint- 
Esprit  et  la  communauté  de  M,,a  Cossart. 


FILLES  DE  L'INSTRUCTION  CHRÉTIENNE 
DU  FAUBOURG  SAINT-GERMAIN 

Celle  communauté,  qu'il  ne  faut  pas  confondre  avec  une  autre  qui 
porte  le  même  nom  et  dont  je  parle  plus  loin,  a  été  fondée  au  mois  de 
mai  1651  par  M"*  Le  Bret.  Aucun  historien  de  Paris  n'a  fait  mention  de 
cette  communauté,  qui  paraît  avoir  eu  une  existence  des  plus  éphémères. 
Voy.  aux  Archives  de  l'Empire  le  carton  !..  770.) 


COMMUNAUTÉ  DE  SAINT-PAUL 

La  communauté  de  Saint-Paul  fut  fondée  rue  du  Cherche-Midi,  vis-à- 
vis  le  Bon-Pasteur,  par  François  Traullé,  vers  l'année  1700.  Semblahle 
aux  quatre  communautés  de  jeunes  ecclésiastiques  établis  en  1675,  rue 
Saint-Jacques,  auprès  <1c  la  Visitation,  rue  des  Maçons,  près  -te  la  Sor- . 
bonne,  rue  du  Pot-de-Fer,  près  le  noviciat  des  Jésuites  et  près  le  sémi- 
naire de  Saint-Sulpice,  cette  maison  était  composée  d'une  centaine  d'é- 
tudiants destinés  à  devenir  curés  de  village,  vicaires,  chapelains,  maîtres 
d'école,  etc.,  etc.  Ui  communauté  de  Saint-Paul  et  celles  dont  je 
viens  de  parler  furent  réunies  vers  1715  au  séminaire  du  Saint-Esprit. 


COMMUNAUTÉS  DE  GENTILSHOMMES 

lYois  communautés  de  ce  nom  ont  existé  dans  la  paroisse  Saint-Sul- 
pice, toutes  les  trois  composées  d'anciens  militaires,  de  gens  de  conditions 
et  de  jeunes  gens  de  famille  qui  venaient  de  province.  Les  membres  de 
la  communauté  payaient  pension,  suivaient  un  règlement  particulier, 


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I 


144  NOTES  ET  ADDITIONS 

visitaient  les  hôpitaux,  les  prisons,  pansaient  les  malades  et  cherchaient 
surtout  à  améliorer  le  sort  des  familles  de  pauvres  honteux. 

La  première  de  ces  communautés  fut  établie  vers  1676  par  Brenier, 
directeur  du  séminaire  de  Saint-Sulpice.  Les  membres  donnèrent 
30,000  livres  pour  élever  la  seconde  chapelle  de  l'église  Saint-Sulpice, 
du  côté  de  la  rue  des  Fossoyeurs,  aujourd'hui  rue  Servandoni.  Us 
habitèrent  successivement  une  maison  de  la  rue  du  Pot-de-Fer, 
achetée  par  les  sœurs  de  l'Instruction;  l'hôtel  de  l'Enfant-Jésus  hors  la 
barrière  de  Sèvres,  qui  appartenait  alors  à  un  sieur  Lejeune  de  Fran- 
queville,  puis  la  maison  qu'ils  avaient  déjà  occupée  rue  du  Pot-de-Fer, 
et  qu'ils  abandonnèrent  peu  de  temps  après  en  se  séparant. 

En  1696,  il  y  avait  une  seconde  communauté  du  même  genre  rue  de 
Vaugirard  et  une  troisième  rue  de  Sèvres. 

On  ne  sait  rien  de  plus  sur  ces  communautés. 


HOPITAL  DES  ENFANTS-TEIGNEUX 

Cet  hôpital,  situé  rue  de  la  Chaise,  n'a  pas  été  établi  en  1655,  comme 
le  dit  Sauvai,  puisqu'il  est  marqué  sur  le  plan  de  (tomboust  publié  en  1 652. 
11  y  avait  une  chapelle  bénite  sous  l'invocation  de  sainte  Reine.  Les 
Enfants-Teigneux  ont  été  réunis  aux  Petites-Maisons,  au  coin  des  rues 
de  Sèvres  et  de  la  Chaise. 


HOSPICE  DES  CORDELIERS 

Aucun  historien  de  Paris  n'a  parlé  de  cet  hospice,  créé  le  14  mai  1660 
dans  la  plaine  de  Grenelle,  pour  recevoir  les  religieux  arrivant  de  la 
Terre-Sainte.  Celte  maison,  qui  avait  une  chapelle,  dont  la  première 
pierre  fut  posée  en  1660,  avait  d'abord  été  fondée  à  la  Ville- Lé  vèque, 
comme  on  le  voit  par  ce  passage  d'un  document  inédit  conservé  dans  le 
carton  L.  766  de  la  section  historique  des  Archives  de  l'Empire  : 
«  Michel  Mauduit  de  Picauville,  y  est-il  dit,  religieux  de  l'ordre  de  Saint- 
François,  comnûssaire  général  pour  la  Terre-Sainte  en  France  et  supé- 
rieur de  l'hospice  des  religieux  destinés  au  service  de  ladite  Terre-Sainte, 
lequel  nous  a  représenté  qu'en  exécution  des  lettres  patentes  du  roi  du 
16  septembre  1638,  il  aurait  fait  ci-devant  rétablissement  d'un  hospice  à 
la  Ville  l'évcsqne  pour  les  religieux  de  son  ordre  qui  vont  et  viennent  de 

Paris  à  Hierusalem  et  que  depuis  ayant  remarqué  que  ce  lieu  estoit 

subjet  aux  innondations  et  peu  commode  pour  y  bastir  la  chapelle 


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COMMLNAITKS  OMISES  PAR  LKBEliF 


du  Saint-Sépulchre  comme  elle  est  en  Hierusalem  selon  l'intention 
de  S.  M.  Il  auroit  esté  obligé  d'en  rechercher  un  autre  phis  propre  et 
advantageux  à  l'effet  d'y  construire  un  si  pieux  édifice.  » 

Cet  établissement  charitable  dura  peu,  et  l'hospice  fut  vendu  le 
2  mars  1668  aux  carmes  Billettes  qui  le  transformèrent  en  maisons  par- 
ticulières «  pour  y  loger  des  séculiers  ». 


HOSPICE  DES  RELIGIEUX  HIBERNAIS 

* 

DE 

L'OBSERVANCE  DE  SAINT-FRANÇOIS 

Lebeuf  ne  parle  pas  de  ces  religieux,  quoique  Sautai  assure  qu'ils  ob- 
tinrent en  1653,  de  l'abbé  de  Saint-Germain,  la  permission  d'avoir 
un  hospice  dans  le  faubourg  Samt-Germain  et  qu'ils  l'établirent  rue 
du  Chasse-Midi,  aujourd'hui  rue  du  Cherche-Midi.  Jaillot  avoue  qu'il 
n'a  trouvé  aucune  mention  de  ce  lait.  (Voy.  Recherches  sur  Paris,  quar- 
tier du  Luxembourg,  p.  27.)  Plus  heureux  que  klui,  j'ai  trouvé  dans  un 
carton  des  Archives  de  l'Empire  (L.  766)  une  lettre  du  1"  juin  1658, 
par  laquelle  le  prieur  de  Saint-Gennain  autorise  le  supérieur  des  reli- 
gieux hibernais  à  faire  Toftice  divin  dans  une  chapelle  particulière  que 
ces  religieux  possédaient  dans  le  faubourg.  La  date  de  1653,  donnée 
par  Sauvai  et  rapprochée  de  1658,  permet  de  croire  que  la  chapelle  en 
question  était  la  chapelle  de  l'hospice  dont  parle  cet  auteur. 


HOSPITALIÈRES  DE  ST-THOMAS  DE  VILLENEUVE 

U  est  vraiment  extraordinaire  que  l'abbé  Lebeuf  ait  omis  de  mentionner 
les  Hospitalières  de  Saint-Thomas  de  Villeneuve,  qui,  depuis  le  16  août 
1700,  ont  établi  le  chef-lieu  de  leur  institution  nie  de  Sèvres. 

Au  moment  de  la  Révolution,  la  maison  était  chargée  de  trente  à  qua- 
rante pauvres  que  les  religieuses  pansaient  régulièrement  et  à  qui  elles 
donnaient  la  soupe  et  la  viande.  Elles  soignaient,  comme  elles  le  font 
encore  aujourd'hui,  les  malheureux  qui  se  présentaient,  et  leur  fournis- 
saient les  remèdes,  eniplAtres,  compresses  et  linges  nécessaires. 

Le  27  février  1790,  la  supérieure  générale,  Margucrite-Scholastique- 
Françoise-Olive  Walsh  de  Valois,  déclara  que  le  couvent  comptait  vingt- 
quatre  religieuses,  que  les  revenus  montaient  à  20,589  liv.  5  sous,  et  que 
les  charges  étaient  de  17,14»  liv.  10  sous.  Une  somme  de  4,983  livres 
t.  m.  io 


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I4G 


NOTES  ET  ADDITIONS 


servait  à  payer  les  intérêts  d'un  emprunt  fait  pour  subvenir  au*  danses 
qu'entraînait  la  reconstruction  de  l'hospice. 
La  bibliothèque  n'avait  que  300  volume*. 

En  17&3,  l'établissement  charitable  des  Filles  Saint-Thomas  faillit  subir 
le  sort  réservé  aux  communautés  religieuses.  Le  but  essentiellement 
hospitalier  de  leur  association  détourna  le  coup  fatal,  et  les  religieuses 
ne  quittèrent  pas  un  seul  instant  la  maison  qu'elles  occupent  encore. 

La  chapelle  de  cette  maison  possède  la  célèbre  Vierge  miraculeuse  de 
Saint-Étiennc  des  Grès  dont  j'ai  déjà  parlé  (tome  U,  p.  92),  et  qui 
est  placée  derrière  le  maître-autel.  Une  inscription,  placée  sur  le  premier 
pilier  gauche,  a  été  gravée  en  lettres  d'or  sur  une  plaque  de  marbre  blanc. 
Elle  est  ainsi  conçue  : 


CETTE  CHAPELLE  A  ÉTÉ  CONSTRUITE  EN 
l'honneur  DE  LA  TRÈS  S"  VIERGE  SOUS  LE 
TITRE  W  N.  D.  D8  BONNE  DÉLIVRANCE. 


LE  16  MAI  1791  LA  STATCE  DU  MAITRE 
AUTEL  FUT  SAUVÉE  DES  RUINES  DE  l' ÉGLISE 
DE  ST  ETIENNE  DES  GRES  A  PARIS. 
C'EST  A  SES  PIEDS  QU'A  LAGE  DE  16  ANS  S* 
FRANÇOIS  DE  SALES  FUT  DÉLIVRÉ  D'UNE 
AFFREUSE  TENTATION  DE  DÉSESPOIR. 
CETTE  STATUE  MIRACULEUSE  FUT  DONNÉE 
AUX  RELIGIEUSES  HOSPITALIÈRES  DE  ST 
THOMAS  DE  VILLENEUVE,  ET  APPORTEE  A 
LEUR  COMMUNAUTÉ  RUE  DE  SÈVRES  27 
LE  1"  JUILLET  1806 


Cette  chapelle,  dont  les  parois  sont  couvertes  d'inscriptions  commémo- 
ratives  de  miracles  accomplis  par  la  Vierge  noire,  est  précédée  d'un  ves- 

1  Le  saint  évêque  est  représenté  en  relief,  crossé  et  mitré,  ayant  près  de 
lui  un  jeune  enfant  en  costume  de  notre  temps;  ce  qui  paraît  asseï  singulier, 
saint  Thomas  de  Villeneuve  étant  mort  en  1555. 


< 


16    mai  1863 


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COMMUNAUTÉS  OMISBS  PAR  LE  BEL' F 


117 


libule  où  se  trouve  une  statue  de  saint  Michel,  archange.  Ce  vestibule  est 
également  orné  d'inscriptions  eu  inarbre  blanc.  Ces  inscriptions  rap- 
pellent des  vœux  exaucés  par  le  saint  archange,  qui  paraît  être  dans 
ce  lieu  l'objet  d'un  culte  particulier. 

Un  tableau,  accroché  à  la  droite  de  la  porte  d'entrée,  renferme  cet 
avertissement  au  public  : 

a  Union  de  Prières  contre  Us  Mauvais  Livres. 

«  Chaque  jour,  un  Are  Maria  et  Saint  Michel  archange  défendez  nous 
dans  le  combat,  afin  que  nous  ne  périssions  pas  au  jour  terrible  du  juge- 
ment. En  retour,  vous  aurez  part  à  une  messe  qui  se  dit  à  perpétuité  le 
mercredi  de  chaque  semaine  dans  la  cathédrale  de  Chartres.  En  outre, 
si  vous  faites  inscrire  votre  nom  sur  le  registre  d'association,  chaque 
jour  indulgence  de  100  jours,  et  une  fois  par  mois  indulgence  plénière, 
accordées  par  S.  S.  Pie  IX  le  22  novembre  1832. 

«  Le  registre  se  trouve  à  la  communauté  de  Saint-Paul,  à  Chartres  et  à 
Paris,  chez  les  dames  de  Saint-Thomas  de  Villeneuve ,  rue  de  Sèvres.  » 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

On  trouve  aux  Archives  de  l'Empire,  dans  les  cartons  S.  4760  -4762, 
quelques  documents  sur  les  Hospitalières  de  Saint-Thomas  de  Villeneuve, 
entre  autres  la  déclaration  du  27  février  1790. 

IMPRIMÉS 

Histoire  de  la  statue  miraculeuse  de  Nolre-Dame-de-Bonne-Délivrance, 
vénérée  dans  la  chapelle  des  religieuses  hospitalières  de  Saint -Thomas 
de  Villeneuve  à  Paris...  par  un  prêtre  du  clergé  de  Paris.  Paris,  1844, 
in-18. 


SOEURS  DES  ÉCOLES  CHRÉTIENNES  &  GRATUITES 

MTSS 

DE  L'ENFANT-JÉSUS 

La  première  maison  des  Sœurs  des  Écoles  chrétiennes  a  été  fondée  à 
Rouen  en  1666  par  le  père  Barré.  Vingt  ans  plus  tard,  les  Sœurs  des 
Écoles  chrétiennes  tenaient  à  Paris,  dans  la  paroisse  Saint^Sulpice,  huit 
écoles  :  à  Saint-Joseph,  rue  Saint-Joseph,  rue  Saint-Dominique,  à  la  Gre  - 
nouiilière  et  dans  les  rues  de  Seine  et  Saint-Placide.  Le  chef  de  leur  in- 


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"I 


- 

I 

148  NOTES  ET  AUDITIONS 

stitut  et  leur  mniciat  étaient  établis  rue  Saint-Maur,  où  elles  avaient  une 
chapelle. 

D'après  une  déclaration  de  Marie-Dorothée  Aldebcrt,  supérieure  géné- 
rale de  la  communauté  des  Sœurs  chariUbles  de  l'Enfant-Jésus  (Arcb.  de 
l'Empire,  S.  70.il),  faite  le  26  février  1790,  on  voit  que  les  revenus  de 
cette  communauté  se  montaient  à  8,740  livres  7  s.,  et  que  les  charges 
n'étaient  que  de  5,076  1.  7  s.  Le  9  juillet  1793,  la  supérieure  fit  une  nou- 
velle déclaration,  d'après  laquelle  les  revenus  auraient  été  de  9,342  1.  et 
les  charges  de  1 ,884 1. 19  s.;  qu'enfin  les  dettesactives  étaient  de  14,939 1. 
13  s.  et  les  dettes  passives  de  52  1.  1.»  s.  U  situation  financière  était, 
comme  on  le  voit,  excellente. 


La  paroisse  de  Saint-Sulpice  renferme,  dans  sa  circonscription  ac- 
tuelle, cinq  congrégations  religieuses,  une  chapelle ,  quatre  établisse- 
ments hospitaliers ,  quatre  établissements  d'instruction  publique  et  une 
Société  de  bienfaisance. 


RELIGIEUSES  CARMÉLITES 

Ce  couvent  e»t  situé  rue  de  Yaugirard,  n*  80.  Les  carmélites  s'étaient 
réunies  sous  M"e  de  Soyecourt,  dans  l'ancien  couvent  des  Carmes,  en 
1797;  mais  les  dépenses  qu'entraînait  l'entretien  de  cette  résidence, 
beaucoup  trop  vaste  pour  elles,  les  décida  à  choisir  un  lieu  plus  conve- 
nable. Elles  vendirent  l'ancien  couvent  des  Carmes  à  l'archevêque  de 
Paris,  le  23  juillet  1841,  et  entrèrent  dans  la  maison  qu'elles  occupent 
aujourd'hui,  le  23  avril  1845. 


CONGRÉGATION  DE  LA  RETRAITE 

- 

Cette  congrégation,  située  rue  du  Begard,  n°  15,  a  été  fondée  en  1848, 
à  Paris.  La  maison-mère  était  auparavant  dans  les  montagnes  de  l'Ar- 
dèche  au  pèlerinage  de  Saint-Régis.  Elle  avait  été  établie  dans  ce  lieu 
en  1825.  Le  nombre  des  religieuses  n'est  pas  fixe.  Elle  compte  en  ce  mo- 
ment une  quarantaine  de  personnes  environ.  Elle  a  pour  objet  spécial 
d'ouvrir  des  maisons  de  retraite  spirituelle  aux  femmes  et  d'enseigner 
par  des  catéchismes  les  vérités  de  la  Religion  à  celles  qui  les  ignorent. 


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■ 


ETABLISSEMENTS  RELIGIEUX  DR  LÀ  PAROISSE  SAMTrSULPlCE  i& 

COMPAGNIE  DE  JÉSUS 

La  résidence  du  Père  Provincial  de  la  province  de  France  est  rue  de 
Sèvres,  n°  33.  Une  église  construite  d'après  les  plans  soumis  par  un 
Père  de  la  Compagnie,  nommé  Tournesao,  est  ouverte  au  public  de- 
puis 1857.  La  résidence  de  la  rue  de  Sèvres  est,  dit  M.  Darboy,  dans  sa 
Statistique  religieuse  du  Diocèse  de  Paris,  surtout  destinée  au  ministère 
actif,  et  dès  lors  réservée  aux  ouvriers  apostoliques,  prédicateurs  et 
confesseurs.  Cette  maison,  comme  toutes  celles  de  la  Compagnie,  se 
suffit  à  elle-même,  sous  la  direction  d'un  supérieur  immédiat,  assisté, 
pour  cette  administration  particulière,  d'un  ministre,  d'un  préfet  des 
choses  spirituelles,  d'un  procureur  et  de  consultants.  Le  personnel  est 
de  vingt-cinq  à  trente  Pères ,  tous  employés  dans  le  ministère ,  et  de 
six  frères  pour  le  service  de  la  maison. 


COUVENT  DES  FRÈRES  PRÊCHEURS 

Le  célèbre  Père  Lacordaire  est  le  fondateur  de  cette  communauté 
de  dominicains,  qui  s'installa,  avec  l'autorisation  de  M.  Sibour, 
archevêque  de  Paris,  le  15  octobre  1849,  dans  une  partie  de  l'ancien 
couvent  des  Carmes,  occupée  par  l'école  des  hautes  études  ecclésias- 
tiques, qui  céda  aux  nouveaux  religieux  la.  moitié  du  jardin  du  côté  des 
maisons  de  la  rue  Cassette  et  l'église  tout  entière.  Les  religieux,  qui  sont 
au  nombre  de  douze  ou  quinze  Pères  de  chœur  et  quatre  convers 
novices,  se  livrent  à  la  prédication.  (Voyez  plus  loin  l'article  que  je 
consacre  aux  Carmes  déchaussés.) 


BIBL10GHAPH1E 
Le  père  Lacordaire  et  son  ordre.  Paris,  1865,  brochure  in-8°. 


COMMUNAUTÉ  DES  PRÊTRES  DE  L'ORATOIRE 

Les  oratorieus  sont  établis  rue  du  Kegard,  11"  il,  depuis  I8o3.  Ces  re- 
ligieux s'occupent  spécialement  de  prédications  et  de  renseignement 
•les  sciences  et  des  lettres,  dans  les  diocèses  où  un  veut  bien  les  eni- 


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t&O  NOTES  ET  ADDITIONS 

ployer,  Us  patronnent  l'Œuvre  du  Catholicisme  en  Pologne.  Leur  cha 
pelle ,  construite  récemment  dans  le  genre  roman ,  est  assez  vaste  et 
ouverte  au  public. 


MAISON  DE  NAZARETH 

La  maison  de  la  rue  du  Regard ,  n°  14,  où  cet  établissement  s'était 
installé ,  a  été  abattue  dernièrement. 


•    CHAPELLE  DU  PALAIS  DU  LUXEMBOURG 

Une  chapelle  provisoire  et  incommode  existait,  en  1830,  dans  une 
des  salles  du  rez-de-chaussée  de  l'aile  gauche  du  palais.  Elle  a  été  com- 
plètement refaite  par  M.  de  Gisors  et  ouverte  au  public  à  la  fin  de 
l'année  1844.  Décorée  avec  luxe,  on  y  remarque  des  peintures  de  Gi- 
goux,  Vauchelet,  A.  de  Pujol  et  Carlo  Maratti.  C'est  dans  cette  chapelle 
que  les  fils  ou  les  filles  des  grands  dignitaires  de  la  couronne  reçoivent 
la  bénédiction  nuptiale. 


HOSPICE  DEVILLAS 

Cet  hospice  de  vieillards,  élevé  dans  la  rue  du  Regard,  n°  17,  d'après 
les  dernières  volontés  de  M.  Dcvillas,  exprimées  le  16  octobre  1832,  a 
été  ouvert  le  23  juillet  183;>.  Quinze  hommes  et  quinze  femmes  (24  ca- 
tholiques et  6  protestants),  atteints  d'infirmités  incurables,  et  inscrits  sur  ' 
le  contrôle  des  pauvres,  y  étaient  logés,  nourris  et  soignés  jusqu'à  leur 
mort.  Depuis  dix-huit  mois,  cet  hospice  a  été  transféré  à  Issy,  à  côté  de 
l'hospice  des  ménages.  On  peut  voir  le  plan  de  la  nouvelle  maison,  dans 
le  bel  ouvrage  de  M.  Husson  :  Étude  sur  les  Hôpitaux.  Paris,  1802,  in-4\ 


PETITES-SŒURS  HOSPITALIÈRES 

Les  Petites  Sœurs  hospitalière»  demeuraient  autrefois  rue  du  Re- 
gard, n"  18.  Kilos  sont  installées  aujourd'hui  dans  l'avenue  de  Brelemï. 


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ÉTABLISSEMENTS  DE  LA  PAK01SS6  SAINT-SULPICK  161 


ENFANTS  DE  LA  PROVIDENCE 

Cette  maison,  créée  vers  1809,  par  M»«  Buchère  et  M.  Magnin,  alors 
curé  de  Saint-Germain-l'Auxerrois,  pour  recueillir  des  orphelines,  est 
située  rue  du  Regard,  n°  13.  Neuf  sœurs  du  Bon-Secours  dirigent  les 
enfants,  dont  le  nombre  varie,  selon  les  temps;  la  maison  peut  en  con- 
tenir soixante-quatre  ou  soixante-cinq. 


SOCIÉTÉ  DE  SAINT-FRANÇOIS-RÉGIS 

Le  siège  de  cette  Société  est  rue  Garancière,  n°  6.  On  sait  qu'elle  a  été 
fondée,  il  y  a  bientôt  quarante  ans,  pour  laciliter  le  mariage  des 
pauvres  qui  vivent  dans  le  désordre  et  la  légitimation  de  leurs  enfants 
naturels. 


ÉCOLE  DES  HAUTES  ÉTUDES  ECCLÉSIASTIQUES 

Cette  école,  appelée  aussi  École  des  Cannes,  a  été  ouverte  rue  de 
Vaugirard,  n°  76,  en  1845.  (Voyez  l'article  que  je  consacre  p.  161,  au 
couvent  des  Carmes  déchaussés.)  Un  décret  du  22  mai  1862  porte  qu'à 
l'avenir  le  clergé  de  Sainte-Geneviève  (le  Panthéon)  se  composera  du 
supérieur  de  l'école  des  hautes  études,  qui  prendra  le  Uîre  de  doyen, 
etde  six  chapelains  choisis  parmi  les  élèves  boursiers  dé  l'école.  (Voyei 
le  tome  II,  p.  623  de  cet  ouvrage.) 


ÉCOLE  DE  MÉDECINE 

L'école  de  médecine  a  été  établie  sur  remplacement  du  collège  de 
Bourgogne,  réuni,  en  1763,  à  l'Université.  Ce  monument,  dont  l'exécu- 
tion a  été  confiée  à  Gondoin,  a  été  commencé  en  1769  pour  contenir 
les  écoles  de  chirurgie. 


ÉCOLE  DES  MINES 

L'école  des  mines,  fondée  en  1783,  a  été  transférée  de  la  rue  de 
H  niversité,  oii  elle  était  primitivement,  dans  l'hôlel  Vendôme,  situé 


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IÙ2 


NOTKS  KT  AUDITIONS 


rue  d'Enfer,  n*  34.  Depuis  l'ouverture  du  boulevart  Saint-Michel,  cette 
école  a  été  reconstruite  en  partie  aux  dépens  du  jardin  du  Luxem- 
bourg. 


ÉCOLE  PRÉPARATOIRE  DES  CARMES 

CeUe  école,  fondée  en  1852  par  M.  Cruice,  lorsqu'il  était  directeur  des 
hautes  études  ecclésiastique»,  est  destinée  aux  jeunes  gens  laïques  qui  se 
livrent  spécialement  aux  études  scientifiques.  Elle  est  établie  dans  l'une 
des  dépendances  de  l'ancien  couvent  des  Carmes,  et,  par  conséquent, 
voisine  de  l'école  des  hautes  études  ecclésiastiques  et  du  couvent  des 
I)  i  >i  ninic&ios . 


HOPITAL  DES  PETITES-MAISONS 

AIPARAVANT 

MALADRERIE  ST-GERMAL\\  m«  HOSPICE  DES  MÉNAGES 

,0  C'est  bien  en  1557  que  cet  hôpital  fut  construit  sur  l'emplacement 
de  la  Maladrerie  Saint -Germain.  L'abbé  Lebeuf  n'a  point  parlé  de  cette 
léproserie  appelée  ordinairement  la  Mataderie  Saint-Germain,  mais 
quelquefois  aussi  la  Malaierie  Saint-Thomas. 

L'origine  de  cette  maison  est  obscure  ;  on  mit  seulement  que,  vendue 
on  1554,  elle  fut  reconstruite  pour  recevoir  les  pauvres  du  faubourg 
Saint-Germain.  Achetée  par  la  Ville,  en  1557,  on  y  établit  l'hôpital  des 
Petites-Maisons,  transformé,  par  ordonnance  du  10  octobre  1801,  en 
Hospice  des  Ménages.  Il  y  avait  deux  chapelles,  la  grande,  bénite  le 
6  avril  1615,  et  la  chapelle  de  l'infirmerie,  bénite  le  10  mai  1656.  L'abbé 
de  Saint-Germain  y  installa  un  curé- vicaire,  le  27  août  1665.  La  grande 
chapelle  de  cet  hôpital,  convertie  en  orangerie  pendant  la  Révolution, 
fut  rendue  à  son  ancienne  destination,  par  ordonnance  du  mois  de  mars 
1817.  On  sait  que  depuis  1864  l'Hospice  des  Ménages  a  été  transféré  à 
Issy.  L'administration  de  l'Assistance  publique  va  vendre  prochainement 
cet  immeuble  devenu  vacant,  et  il  est  probable  que  l'on  se  servira  d'une 
partie  du  terrain  pour  prolonger  la  rue  de  Babykme  jusqu'à  la  rue  de 
Sèvres. 

Le  cimetière  de  la  Maladrerie  était  fitué  rue  Taranne,  au  coin  méri- 
dional de  cette  rue  et  de  celle  des  Saints-Pères.  On  l'appelait,  en  1523, 
Cimetière  des  Malades  de  la  Mnladerie,  et,  en  1534,  Cimetière  des  Ma- 
lades de  Lèpre.  On  hAtit  sur  ce  terrain  dès  1330.  Jaillot  a  confondu  re 


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HOPITAL  DE  LA  CMARITF. 


1&3 


cimetière  avec  celui  de  la  chapelle  Saint-Père,  située  un  peu  au-dessous 
de  la  rue  Saint-Guillaume. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Dans  un  carton,  coté  L.  766,  aux  Archives  de  l'Empire,  on  trouve 
quelques  documents  sur  l'Hôpital  des  Ménages,  des  permissions  de  bénir 
les  chapelles,  l'institution  d'un  curé -vicaire  et  des  collations  du  titre  d'ad- 
ministrateur de  la  léproserie  de  Saint-Germain-des-Prés,  en  1525  et 
1529,  Dans  un  autre  carton,  coté  L.  773,  on  conserve  l'autorisation, 
donnée  par  le  prieur  de  Saint-Germain,  de  bénir  la  chapelle  de  la 
Maladrerie. 

Dans  la  section  administrative,  il  y  a  un  carton  coté  F1*.  1631 ,  qui  ren- 
ferme un  Mémoire  sur  cet  hôpital  et  des  instructions  sur  l'établissement 
du  grand  bureau  des  pauvres  et  de  l'hôpital  des  Petites-Maisons. 

IMPRIMÉS 

Addition  aux  anciens  règlemens  cy-devant  faits,  concernant  la  disci- 
pline, charges  et  devoirs  des  ecclésiastiques  habituez  en  l'hospital  des 
Petites-Maisons.  S.  n.  d.  I.  ».  d.  (1649),  in-4°.  (Arch.  de  PEmp., 

L  766.) 

Statuts  et  règlemens  pour  la  confrairie  de  Saint-Roch  et  de  Saint- 
Fiacre,  érigée  dans  l'église  des  Petites-Maisons.  Paru,  1695,  in-12. 

Grand  bureau  des  pauvres.  Hôpital  des  Petites-Maisons,  etc.  1782, 
in-t°,  7  pages. 


HOPITAL  DE  LA  CHARITÉ 

«  L'évêque  de  Paris  autorisa  les  Frères  de  la  Charité  à  s'établir  dans 
la  capitale,  le  13  septembre  1602.  Ces  religieux  s'installèrent  d'abord 
dans  une  maison,  occupée  plus  tard  par  les  Petits- Augustins  ;  puis  ils 
vinrent  se  fixer  rue  Saint-Père,  auprès  de  l'ancienne  chapelle  de  ce 
nom.  Protégés  par  la  reine  Marguerite,  Us  obtinrent  l'autorisation  d'y 
célébrer  le  service  divin.  Les  religieux  de  Saint-Germain-des-Prés  leur 
donnèrent  la  clef  de  cette  chapelle,  après  avoir  reçu  la  lettre  suivante  : 

Je ,  Pierre  Lescalopier,  con"  en  la  court,  ayant  charge  des  affaires  de  la 
royne  Marguerite ,  confesse  que  à  ma  prière ,  et  pour  gratifier  Sa  Majesté , 
mess"  les  religieux,  prieur  et  couvent  de  Saint-Germain.,  m'ont  preste  la 
^happlle  de  Saint-Perr,  et  m'en  <»nt  baillé  la  rlef  pour  en  acromniodor  l*»s» 


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151 


NOTES  ET  AUDITIONS 


uioyue*  de  la  Charité,  à  dire  leur  service  pour  deux  woy*  seuleuwmt ,  eu 
attendant  que  la  royne  de  France,  leur  fondatrice,  leur  fera  baatir  une  auu-e 
chapelle  et  promet*  rendre  lad.  chapelle  et  la  clef  d'icelle  à  mesd.  a"  de 
Saint-Germain  à  leur  première  demande ,  à  peine  de  payer  en  mon  propre 
et  privé  nom  touts  despeus  dommages  et  interestz.  Faict  ce  deuxee**  jour 
d'octobre  mil  six  cens  six.  Lkscalopier. 

Le  délai  de  deux  mois  fut  indéfiniment  prolongé,  et,  par  une  tran- 
saction passée,  le  27  août  1611,  entre  l'église  Saint-Sulpiec  et  les  Reli- 
gieux de  la  Charité,  ces  derniers  furent  autorisés  à  jouir  de  la  chapelle 
et  de  son  cimetière,  à  condition  de  l'entretenir  et  de  payer  un  sol  an- 
nuel de  reconnaissance.  Enfin,  le  30  août  1659,  le  curé  de  Saint-Sulpice 
se  désista,  en  faveur  des  Religieux  de  la  Charité,  de  toutes  ses  préten- 
tions sur  la  chapelle  Saint-Pierre,  qui,  du  reste,  n'existait  plus,  car  elle 
avait  été  abattue  en  1 01 3  et  remplacée  par  une  autre,  qui  fut  consacrée  le 
Il  juillet  1620,  sous  l'invocation  de  saint  Jean-Baptiste,  par  l'archevêque 
d'Embrun.  (Arch.  de  l'Emp.,  L.  773.) 

1-e  cimetière  de  cette  chapelle,  qui  existait  au  coin  de  la  rue  Taranne 
et  de  la  rue  des  Saints-Pères,  vis-à-vis  la  rue  Saint-Dominique,  avait  été 
donné,  par  l'édit  de  Nantes,  aux  huguenots,  qui  s'en  servaient  déjà  de- 
puis quelques  temps,  en  4598,  et  qui  en  furent  dépossédés  par  arrêt  du 
Conseil  de  l'année  1604.  En  pratiquant,  au  mois  de  juillet  1862,  des 
fouilles  rue  Taranne,  à  la  hauteur  du  n*  18,  pour  la  construction  d'un 
four,  les  ouvriers  mirent  à  découvert  une  quantité  considérable  de 
squelettes  humains,  disposés  par  couches  superposées.  Les  ossements 
recueillis  ont  été  transportés  aux  catacombes  ». 

Pendant  la  Révolution,  l'hôpital  de  la  Charité  prit  le  nom  d'Hospice  de 
F  Unité,  qu'il  perdit  sous  le  Consulat,  pour  reprendre  sa  précédente  dé- 
nomination. L'ancienne  chapelle  de  cet  hôpital,  qui  sert  aujourd'hui  de 
salle  de  séances  à  l'Académie  de  médecine,  va  être  démolie,  pour  faire 
place  à  des  constructions  nouvelles  ordonnées  par  l'administration  des 
hospices.  La  chapelle  actuelle  n'est  que  provisoire. 

L'hôpital  de  la  Charité  renferme  aujourd'hui  471  lits,  dont  331  de 
médecine  et  143  de  chirurgie. 

«  Le  cimetière  de  la  chapelle  Saint-Père  possédait  la  tombe  du  trésorier 
général  de  France,  Claude  Arnauld ,  qui  appartenait  a  la  religion  protestante. 
Lorsque  les  huguenots  en  furent  dépossédés,  ou  leur  donna  un  autre  em- 
placement situé  rue  de*  Saints-Pères,  près  la  rue  Saint-tînillaume,  à  l'endroit 
même  qu'occupe  aujourd'hui  la  maison  portant  le  n°  3U.  Voy.,  au  sujet  de  ce 
«•imetière,  un  travail  fort  intéressant  de  M.  Ch.  Head,  intitulé  :  Cimetières  et 
inhumations  de»  huyuenota,  etc.,  qui  a  paru  dans  le  Bulletin  de  la  Société  de 
V notoire  <lu  prntetlantiune  français;  ISO.J,  p.  Xi  el  suiv. 


■ 


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ENFANTS  DE  LA  PHOVIDENCfc  165 

BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Dans  la  section  historique,  aux  Archives  de  l'Empire,  il  y  a  un  carton 
(I*  766),  qui  renferme  un  dossier  de  quelques  pièces  relatives  aux  reli- 
gieux de  la  Charité  et  à  la  chapelle  Saint-Pierre,  la  lettre  du  conseiller 
Lescalopier,  que  nous  avons  reproduite  plus  haut,  la  transaction  du 
27  août  1611,  celle  du  30  août  4650,  une  opposition  du  6  mai  1615  aux 
constructions  faites  par  les  religieux  de  la  Charité,  opposition  formée 
par  les  religieux  de  Saint-Germain,  l'autorisation  d'éîfit>lissement  du 
13  septembre  1602,  les  letlres  patentes  du  mois  d'août  i  628,  qui  éta- 
blissent l'hôpital  de  la  Charité,  etc.,  etc. 

Dans  la  section  administrative,  il  y  a  six  cartons  (S.  6102-6107),  ren- 
fermant des  déclarations  de  biens,  un  état  des  rentes  dues  aux  ci-devant 
maisons  de  l'ordre  de  la  Charité  par  l'Hospice  national  de  l'Unité,  et 
enfin  un  grand  nombre  de  dossiers,  contenant  des  aveux  et  dénombre- 
ments et  autres  pièces  concernant  la  seigneurie  du  Pré-du-But,  Ville- 
nauxe,  Montaiguvon,  les  fiefs  des  Salles  et  de  Ricux,  dans  la  paroisse 
d'Kcardes. 

IMPRIMÉS 

Récit  véritable  do.  tout  ce  qm  s'est  fait  et  passé  dans  l'bospital  de  la 
Charité,  depuis  la  mort  du  H. -P.  Bernard  jusques  à  présent.  Ensemble, 
le  catalogue  d'un  nombre  de  personnes  qui  ont  esté  guéris.  Parti,  1641 , 
in  8°. 

Faclum  pour  les  religieux  de  l'Hospital  de  la  Cliartté  (sciz  ès  faux- 
bourgs  Sainct  Germain  des  Prez),  appelions  comme  d'abus  d'une  part, 
contre  frère  Ainbroise  Perego,  soy  disant  humble  serviteur  général  de 
l'ordre  dudit  hospital,  et  frère  Vincent  Gérard,  estranger,  exerçant 
l'oflicc  de  prieur  en  iceluy  Hospital,  inthimez  d'autre.  S.  ».  d.  I.  s.  d« 
(1601),  in-4".  (Arch.  de  l'Emp.,  L.  766.) 

Factum  pour  les  religieux,  prieur  et  couvent  de  l'hospital  de  la  Cha- 
rité de  cette  ville  de  Paris,  légataires  particuliers  de  delTunt  M.  d'An- 
glurc,  maistre  des  requestes,  deflèndeurs  au  principal,  et  demandeurs 
en  sommation,  contre  les  Pères  jésuites  de  la  maison  professe  de  cette 
ville  de  Paris,  et  ceux  du  collège  de  Chàlons,  légataires  universels  dudit 
feu  sieur  d'Anglure,  défendeurs.  S.  d.,  in-4°  (Arch.  de  l'Emp.,  S.  6102.) 

A  nosseigneurs  des  requêtes  de  l'Hôtel.  S.  d.,  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp., 
S.  6102.) 

Supplique  de*  religieux  de  la  Charité  relative  à  la  uieuie  affaire. 

Factum  pour  les  religieux,  prieur  et  couvent  de  l'hospital  de  la  Cha- 
rgé de  Paris,  deflendeurs.  contre  les  Pères  jésuites  de  la  maison  professe 


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I 


156  BIBLIOGRAPHIE 

de  Paris,  et  du  collège  de  Chaslons,  demandeurs.  S.  ».  4.  I.  ».  d.,  in-fol. 
(Arch.  de  l'Emp.,  S.  6102.) 

Factum  pour  les  religieux,  prieur  et  couvent  de  l'hospital  de  la  Cha- 
rité, intimez,  contre  les  Pères  jésuites  de  la  maison  professe  de  Paris,  e 
les  Pères  jésuites  du  collège  de  Chaslons  en  Champagne,  appelans  de 
la  sentence  rendue  aux  requestesde  l'Hôtel,  le  sixième  septembre  1688- 
S.  n.  d.  /.  ».  4.9  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp.,  S.  6102.) 

Articles  présentez  à  nos  seigneurs  de  la  Cour  du  parlement,  contenans 
un  règlement  perpétuel  pour  l'administration  spirituelle  et  temporelle 
de  l'hospital  de  la  Charité,  siz  ès  fauhbourg  Saint-Germain  lez  ceste 
ville  de  Paris.  Paris,  1620,  in-4%  35  pages. 

Eétat  au  vray  des  revenus  certains  et  de  la  despence  ordinaire  du  cou- 
vent et  hospital  de  la  Charité  de  Paris.  Paris,  1658,  in-4\  (Arch.  de 
l'Emp.,  L.  766.) 

Etat  au  vray  des  biens  et  des  revenus  de  l'hospital  de  la  Charité  de 
Paris.  Paris,  1669,  in-4°. 

Mémoire  pour  les  religieux  du  couvent  et  hospital  de  la  Charité  de 
Paris,  intimez,  défendeurs  et  demandeurs,  contre  les  prévost  et  gardes 
de  la  communauté  des  maistres  chirurwens.  aDoellans.  et  le  sieur 
Mareschal,  premier  chirurgien  du  roy,  intervenant.  Paris,  1718, 
in-foL 

Mémoires  pour  les  religieux  de  la  Cliarité  contre  le  premier  chirur- 
gien du  roi  (par  Me  Doulcet).  1758  et  suiv.,  in-4°. 

Apologie  et  réfutation  du  libelle  diffamatoire  imprimé  sous  le  nom 
d'un  nommé  Ferrand,  soy  disant  prestre  et  procureur  de  THospital  de  la 
Charité.  1621,  in- 8°. 

Placet  présenté  au  roi  par  les  religieux  de  l'hôpital  de  la  Charité,  con- 
cernant un  revenu  annuel  de  deux  mille  cinq  cens  livres.  1630,  in-4°. 

Factum  pour  les  pauvres  malades  de  la  Charité»  1636,  in-4°. 

Les  véritables  particularités  de  la  dévote  procession  que  feront  les  Ré- 
vérends Pères  religieux  de  la  Charité  du  faubourg  Saint-Germain,  pour 
la  translation  des  reliques  du  bienheureux  Jean  de  Dieu,  envoyées  à  la 
reine-mère  par  le  roi  d'Espagne.  Paris,  1660,  in-4°. 

A  MM.  du  grand  bureau  des  pauvres  de  la  ville  et  faubourgs  de  Paris. 
S.  ».  d.  I.  n.  d.  (1680),  in-fol.,  pl. 

Supplique  siguée  F.  Victor  Lefebvre,  des  religieux  de  l'hôpital  de  la  Cha- 
rité ,  au  sujet  du  droit  de  quête. 

Les  choses  plus  mémorables  arrivées  à  la  mère  du  R.-P.  Bernard. 
Paris,  1641,  in-8°. 

Les  prières  du  bienheureux  Jean  de  Dieu,  pour  gaigner  les  pardons  et 
indulgences  octroyées  par  nostre  sainct  père  le  pa|>c  Urbain  VII,  en 
l'église  des  Frères  de  la  Chanté.  Poésies  latines  de  J.  Morel,  avec  tra- 
duction en  vers  françoia,  par  Guill.  Colletet.  Paris,  1631 ,  in-8». 


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Alttl'STlNS  DÉCHAUSSES  167 

AUGUSTINS  DÉCHAUSSÉS 

aujourd'hui 

ÉCOLE  DES  BEAUX-ARTS 

M  Le  couvent,  fondé  le  26  septembre  1609,  par  la  reine  Marguerite, 
première  femme  de  Henri  IV,  pour  les  Augustin»  déchaussés,  fut  occupé 
quatre  ans  après  (12  avril  1613)  par  les  Augustin*  de  la  réforme  de 
Bourges,  les  première  religieux  ayant  déplu  à  cette  capricieuse  prin- 
cesse. Une  grande  église,  dont  la  première  pierre  fut  posée  par  la  reine 
Anne  d'Autriche,  le  15  mai  1617,  et  qui  fut  achevée  et  dédiée,  en  1619, 
à  saint  Nicolas  de  Tolentin,  remplaça  la  chapelle  primitive,  dont  la 
voûte,  en  forme  de  coupole,  avait  excité  la  curiosité  des  Parisiens,  qui 
n'en  avaient  point  encore  vu.  La  nouvelle  église  renfermait  le  cœur  de 
la  reine  Marguerite,  avec  une  épi  ta  plie  de  l'avocat  général  Servin;  le 
peintre  François  Porbus  (19  février  1622),  René  de  l'Age,  chevalier,  sei- 
gneur de  Puy-Laurent,  gentilhomme  ordinaire  de  la  chambre,  Antoine 
de  l'Age,  duc  et  pair  de  Puy-Laurent,  son  fils  (juillet  1635),  César  de 
Rotnilly,  seigneur  de  la  Chesnelaye,  chevalier  (1632),  la  famille  des  le 
Boulanger,  à  laquelle  appartenait  le  célèbre  petit  Père  André;  Renée, 
dame  de  Kergounadech,  femme  du  marquis  deRosmadec  (49  novembre 
1643),  Sébastien  de  Rosmadec,  lieutenant  général  de  Bretagne  (3  no- 
vembre 1699),  Catherine  d'Escorailles,  sœur  de  la  duchesse  de  Fon- 
langes,  le  peintre  Nicolas  Mignard  (1608),  Jean  Pontas,  sous-pénitencier 
de  l'église  de  Paris  (27  avril  1728),  étaient  inhumés  dans  cette  église, 
près  de  laquelle  les  religieux  ne  tardèrent  pas  à  élever  un  cloître  orné 
de  tableaux,  et  oii  l'on  voyait  le  tombeau  de  l'archevêque  de  Tours, 
Mathieu  Isoré  d'Airvaut,  mort  le  9  juillet  1716. 

la  9  février  1790,  François  Roblain,  prieur  des  Pères  Augustins,  dé- 
clara en  leur  nom  que  le  monastère  était  composé  de  22  religieux, 
qu'ils  possédaient  un  revenu  de  43,515  I.  19  s.  9  d.  (location  des  mai- 
sons, 39,125  I.  11  s.;  rentes  :  4,420  1.  8  s.  9  d.},  plus  des  terres  àVau- 
girard  et  à  Saint-Fargeau,  qu'ils  faisaient  valoir  par  eux-mêmes,  et  que 
les  charges  montaient  à  24,570  1.  6  s.  8  d.  (charges  réelles  : 
7,996  1.  18  s.;  charges  éventuelles  :  16,5731.  8  s.  8  d.). 

L'inventaire  des  meubles  du  couvent  fut  fait  le  28  septembre  1790, 
et  l'argenterie,  portée  à  la  Monnaie,  produisit  167  marcs  1  once  4  gros. 

Ou  sait  que  ce  couvent  fut  affecté  à  cette  époque  au  Musée  des  monu- 
ments français.  Voici  ce  qu'Alexandre  Lenoir  dit,  à  ce  sujet,  dans  l'a  van  t- 
propos  de  son  grand  ouvrage  sur  ce  musée  : 

«  L'Assemblée  nationale,  après  avoir  décrété  que  les  biens  du  clergé 


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158 


DIKLIOGIUPHIE 


appartenaient  à  la  chose  publique,  chargea  son  comité  d'aliénation  de 
veiller  à  la  conservation  des  monumens  des  arts  qui  étaient  renfermés 
dans  ces  domaines. 

«  Le  philanthrope  Larochefoucauld,  président  de  ce  comité,  fit  un 
choix  de  savans  et  d'artistes  qu'il  réunit  pour  procéder  au  choix  des 
monumens  et  des  livres  que  ce  comité  voulait  conserver. 

«  La  municipalité  de  Paris,  voulant  remplir  les  intentions  de  l'Assem- 
blée nationale,  et  chargée  de  l'exécution  du  décret,  nomma  aussi  des 
savans  et  des  artistes  d'un  mérite  reconnu,  pour  les  adjoindre  a  ceux 
que  le  comité  d'aliénation  avait  choisis  pour  se  faire  assister  par  eux 
dans  ses  opérations.  Ces  savans,  ainsi  réunis,  formèrent  une  commission, 
nommée  Commission  des  monumens.  Dès  lors,  on  chercha  des  lieux 
convenables  pour  recevoir  les  trésors  (pie  l'on  comptait  préserver  de 
la  destruction.  Le  comité  d'aliénation  affecta  la  maison  des  Petits- Augus- 
tins  pour  les  monuments  de  sculpture  et  les  tableaux;  celles  des  Capu- 
cins, rue  Saint-Honoré,  des  grands  Jésuites,  rue  Saint-Antoine,  et  des 
Cordeliers,  pour  les  livres,  manuscrits,  etc.  La  commission  publia  une 
instruction  savante  sur  les  moyens  de  conserver  les  objets  précieux 
qu'elle  se  proposait  de  recueillir. 

m  Un  des  membres  de  cette  commission,  M.  Doyen,  dont  j'ai  été 
élève  pendant  quinze  ans,  me  présenta  à  la  municipalité  pour  être 
garde  du  dépôt  des  monumens  des  arts,  rue  des  Petits-Augustins.  Je 
fus  accepté  le  4  janvier  1791,  et  c'est  aux  vues  sages  du  président  de 
cette  commission  que  je  dois  la  confirmation  de  l'établissement  et  de 
ma  nomination  à  cette  place,  par  un  décret.  » 

Le  musée  des  Petits-Augustins,  ouvert  pour  la  première  fois  au  pu- 
blic, le  15  fructidor  an  111  (Ier  septembre  i  79Tî).  et  érigé  en  Musée  des 
monuments  français,  le  29  vendémiaire  an  IV  (21  octobre  1*795), 
renfermait  une  collection  de  monuments  classés  par  siècles,  dans  au- 
tant de  salles  décorées  d'une  manière  analogue  aux  siècles  qu'elles 
représentaient.  Le  jardin  du  couvent,  les  cours  renfermaient  les  débris 
de  monuments  détruits,  les  restes  de  Turcune,  de  Molière  et  de  Ufon- 
taine. 

Si  la  justice  exige  que  l'on  rende  hommage  au  dévouement,  à  la  per- 
sévérance et  à  l'intelligente  administration  d'Alexandre  Ixmoir,  elle 
veut  aussi  que  l'on  adresse  les  plus  vifs  reproches  au  gouvernement  da 
la  Restauration,  qui,  voyant  dans  le  Musée  des  monuments  français  une 
origine  révolutionnaire,  s'empressa,  par  une  ordonnance  du  18  dé- 
cembre 1816,  de  fermer  cet  établissement  national  et  de  disperser  les 
monuments  qui  y  avaient  été  réunis. 

Le  Musée  des  monuments  français,  désigné,  par  ordonnance  royale 
du  24  avril  1816,  comme  devant  être  transformé  en  école  des  Beaux- 
Arts,  subit  cette  transformation,  et  le  3  mai  1 820,  le  ministre  de  l'inté- 


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AUGUSTINS  DÈCHAl'SSÉS 


159 


rieur  posa  la  première  pierre  de  (a  nouvelle  école,  commencée  par 
Debret,  et  terminée,  il  y  a  deux  ans  à  peine,  par  M.  Duban. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Les  Archives  de  l'Empire  renferment,  sur  les  Augustins  de  la  Reine 
Marguerite,  des  documents  conservés  dans  les  sections  historique  et  ad- 
ministrative. 

Un  carton  de  ia  section  historique,  coté  L.  760,  contient  des  pièces  et 
mémoires  relatifs  à  l'expulsion  des  petits  Pères  de  leur  maison  du  feu- 
bourg  Saint-Germain,  pour  être  remplacés  par  les  Augustins  de  Bourges, 
de  1613  à  1711,  des  bulles,  mémoires  et  autres  pièces  concernant  les 
Augustins  de  Bourges,  un  dossier  de  documents  relatifs  à  des  différends 
survenus  entre  le  général  et  ses  adhérents,  d'une  part,  et  le  Père  Proust, 
ex-provincial,  de  l'autre  ;  un  autre  carton,  coté  L.  773,  contient  l'acte 
de  consécration  de  l'église  et  du  niaitre-autel  des  petits  Augustins,  le 
24  février  1650. 

Le  premier  carton  de  la  section  administrative  (S.  3641)  renferme  la 
déclaration  de  1790,  des  baux,  quittances  de  la  taxe  des  boues  et  lan- 
ternes, des  renseignements  sur  les  propriétés  du  couvent,  des  procès- 
verbaux  de  visites,  des  titres  d'alignements,  mémoires,  jugements, 
transactions,  des  pièces  relatives  à  legout  qui  passe  sous  le  couvent,  à 
la  concession  de  huit  lignes  d'eau,  etc.  ;  le  second  iS.  3642),  les  titres  de 
propriété  de  biens  de  la  succession  abandonnée  de  Pierre  Auvray,  né 
à  Saint-Fargeau-sur-Seine,  acquis  par  les  religieux,  par  sentence  de  dé- 
cret du  8  juin  1672,  les  titres  de  propriété  de  terres  sises  a  Saint-Far- 
geau,  les  titres  de  propriété  de  biens  sis  à  Yaugirard,  acquisitions, 
échanges,  baux,  arpentages  et  plans  de  lo89  à  1767;  le  troisième 
(S.  3643),  les  copies  des  dons  et  fondations  de  la  Reine  Marguerite,  en 
faveur  des  Augustins,  donnant  des  renseignements,  tant  sur  leur 
établissement  que  sur  leurs  propriétés,  des  états,  mémoires,  etc.,  un 
registre  in-4°,  intitulé  :  «  État  du  temporel  de  ce  couvent  au  dernier 
chapitre  provincial  tenu  à  Angers  le  13  mai  1718,»  un  registre  in-folio 
ayant  pour  titre  :  «  Mémoires  sur  l'égout  qui  traverse  le  couvent  et  sur 
le  procès  avec  MM.  du  bureau  de  la  Ville  de  Paris,  terminé  par  tran- 
saction en  1730,  »  des  baux  à  vie,  emphytéotiques,  à  rentes  et  à  loyer, 
de  maisons  qui  appartenaient  au  couvent,  de  1692  à  1767,  des  titres  de 
rentes  sur  héritages  à  Laimy,  des  titres  de  propriété  de  terrains  situé* 
près  du  couvent. 


■ 


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160 


BlBLIUUtAPHlK 


IMPRIMÉS 

Requête  présentée  au  roi,  séant  en  ses  conseils,  en  faveur  de  la  fonda- 
tion de  l'église  et  couvent  des  Augustins  réformés  du  faubourg  Saint- 
Germain  faite  par  feue  la  reine  Marguerite  de  Valois.  S.  ».  d.  L  ».  d., 
in-4°. 

Observations  sur  l'arrêté  de  la  commune  de  Paris,  qui  supprime  les 
deux  maisons  des  Augustins.  Parti,  1790,  in-8°. 


NOVICIAT  DES  JÉSUITES 

"  Ce  n'est  point  en  1610,  comme  le  dit  Lebeuf,  mais  en  1612,  que 
les  Jésuites  établirent  leur  noviciat  dans  l'hôtel  de  Mézières,  qui  leur  fut 
donné  par  Mne  de  Sainte-Beuve.  Le  brevet  du  roi  est  bien  de  l'année 
1610;  mais  les  Jésuites  ne  mirent  leur  projet  à  exécution  que  deux  ans 
après.  L'acte  de  fondation  faite  en  leur  faveur  n'est  d'ailleurs  que  du 
13  avril  1612.  Dans  un  dossier  conservé  aux  Archives  de  l'Empire  (Sec- 
tion historique,  L.  766),  on  voit  que  l'abbé  de  Saint-Germain  avait  pro- 
posé, cette  même  année  1612,  certaines  conditions  à  l'établissement  de 
ce  noviciat.  On  sait  qu'en  1 630  la  première  pierre  de  l'église  fondée 
par  l'intendant  des  finances,  François  Sublet,  seigneur  dei  Noyers, 
baron  de  Dangu,  secrétaire  d'État,  fut  posée  par  Henri  de  Bourbon,  abbé 
de  Saint-Germain.  Le  fondateur  y  était  inhumé,  ainsi  qu'Hilaire,  mar- 
quis de  Laval  et  de  Lezay,  comte  de  Bigeolière,  du  Régal  et  autres 
lieux,  conseiller  ordinaire  du  roi,  mort  le  12  février  1670.  Cette  église 
avait  été  consacrée  le  17  octobre  1642,  sous  le  titre  de  Saint-François 
Xavier. 

Les  bâtiments  du  Noviciat  des  Jésuites  lurent  vendus  en  quatre  lots, 
comme  propriétés  nationales,  le  21  fructidor  an  v.  Ils  contenaient  une 
superficie  de  3, 192  mètres  46  centimètres.  La  rue  de  Madame,  prolongée 
par  ordonnance  royale  du  6  octobre  1824,  a  été  ouverte  sur  une  partie 
des  terrains  du  Noviciat,  qui  était  compris  entre  les  nies  Mézières,  Cas- 
sette, Honoré-Chevalier  et  Bonaparte. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Un  carton  de  la  section  historique  (L.  766),  conservé  aux  Archives  de 
l'Empire,  renferme  un  dossier  de  pièces  peu  importantes  sur  le  Novi- 
ciat. Ces  documents  sont  relatifs  à  la  juridiction  que  l'abbaye  de  Saint- 


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CARMES  DÉCHAUSSÉS 


Mil 


Germain  avait  le  droit  d'exercer  sur  cette  maison.  Le  carton  L.  773 
renferme  l'acte  de  consécration  de  l'église. 

Sous  le  n°  10988  latin,  le  département  des  manuscrits  de  la  Biblio- 
thèque impériale  conserve  un  registre  du  Noviciat  des  Jésuites,  qui 
est  intitulé  :  Catalogus  rectorum  et  discipulorum  domus  probationis 
parisiensis. —  1760.  La  Bibliothèque  Mazarine  possède  un  manuscrit 
in- 4°  du  xvur3  siècle  (n°  2424),  intitulé  :  Instruction  pour  le  noviciat 
des  Jésuites. 

IMPRIMÉS 

Mémoire  pour  les  héritiers  du  sieur  Tardif  contre  les  Pères  Jésuites  du 
faubourg  Saint-Germain,  à  Paris.  Pari*,  4729,  in-fol.,  28  pages. 

Factum  pour  les  Pères  Jésuites  du  Noviciat  de  Paris,  défendeurs  et 
demandeurs,  contre  les  sieurs  Bocquet,  inspecteur  des  manufactures  de 
la  généralité  de  Caen,  et  Guillaume  Tardif,  marchand  à  Cacn,  héritiers 
du  sieur  Tardif,  bourgeois  de  Paris,  demandeurs  et  défendeurs.  Paris, 
1729,  in-fol.,  18  pages. 

Le  procès  qui  a  donné  lieu  a  ces  deux  facturas ,  et  que  les  jésuites  ont 
perdu ,  avait  été  intenté  à  propos  d'une  collection  de  tableaux  qu'ils  avaient 
pris  chez  le  défunt  Tardif. 


CARMES  DÉCHAUSSÉS 

n  Des  lettres  patentes  du  mois  de  mai  1611,  enregistrées  au  Parle- 
ment le  15  juin  suivant,  autorisaient  les  carmes  déchaussés  à  s'établir  à 
Paris  et  à  Lyon.  Ils  s'installèrent  aussitôt  dans  une  vaste  propriété  qui 
leur  avait  été  donnée  lev  14  mai  1615  par  Nicolas  Vivien,  maître  des 
Comptes.  Quelques  jours  après,  le  20  mai,  ils  demandèrent  à  l'abbé  de 
Saint-Germain  l'autorisation  de  célébrer  l'office  divin  dans  un  lieu 
propre  au  choix  de  l'ordinaire,  en  attendant  que  leur  chapelle  fût  cons- 
truite. Cette  autorisation  leur  fut  accordée.  Ils  improvisèrent  immédia- 
tement une  chapelle,  dans  une  salle  qui  avait  servi  de  prêche  aux  pro- 
testants, et,  deux  jours  après,  le  22  mai,  le  nonce  la  bénit  et  y  dit  la 
messe.  On  ne  tarda  pas  à  construire  une  chapelle;  mais  on  s'aperçut 
bientôt  qu'elle  n'était  pas  encore  assez  spacieuse,  et  on  la  rebâtit,  ainsi 
que  le  couvent.  Terminée  en  1620,  elle  fut  bénite  le  19  mars  de  cette 
année  et  dédiée  solennellement,  le  21  décembre  1625. 

Au  moment  de  la  Révolution ,  les  carmes  étaient  au  nombre  de 
soixante-quatre  religieux,  dont  quarante-deux  prêtres,  dix-sept  converti, 
trois  donnés,  un  choriste  et  un  clerc.  Le  couvent  jouissait  de  magnifiques 
revenus,  je  n'ai  pas  sous  les  yeui  la  déclaration  faile  en  171)0;  mais 

T.  m.  1] 


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162 

j'ai  l'état  des  revenus ,  charges,  dettes  actives  et  passives  du  couvent, 

au  30  avril  1781,  dont  voici  le  résumé  : 

REVENUS  ANNUELS. 

8  maison*  dans  larue  du  Re- 
gard  86,352'  il» 

1  maison  data  la  me  du 

Cberche-MIdi  41,12» 

Loyers  de  (  5  maisons  dans  la  rue  Cas- 
sette  18,418 

t  terrain  au  coin  des  mes 
du  Hagard  et  de  Vav 
girftftL  »...   »  >  < 

68,490'  17* 


Chaises  de  l'église 


.  M00 

.  08,490' 

5* 

6,262 

17 

M 

Total.,..  19,049»  2*  19,049"  * 

Eau  de  Mélisse   20,000  '  » 

Sacristie,  bon  an  mal  an,  durant  ce 

trienne   2,064  «•  10* 

Cbapelle  du  Luxembourg   400  »  » 

Desserte  de  Saint-Mandé   223  »  » 

Gratification  du  roi  sur  six  minots  de 

franc  salé   160  10  6 

Gratification  sur  l'entrée  de  cent  muids 

de  vin  » . . .    2,400  j»  » 

Quête  du  frère  Thomas,  environ   800  »  » 

Total....  26,0,7»  17«  04*     26,047»  IV  4* 


Total  général  des  revenus     113,587'  16g  4- 


14,935  messes  à  10  sous   7,467  »  10  •  » 

Entretien  de  la  sacristie  ,  >   2,146  19  7* 

Rentes  constituées   9,860  18  » 

Rentes  viagères,...   4,146  5  » 

Rentes  des  maisons  de  la  province   3,998  15  » 

Au  clergé  pour  nos  décimes  t   6,334  18  » 

Au  collège  de  Pharmacie   1,000  »»  » 

Pour  la  taxe  des  logements  des  soldats, 

hôtels   1,047  »  » 

....  1,892  »  » 


A  reporte*         37,894»  5'  7* 


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CAfeMES  DÉCHAUSSÉE  163 

titport          37,894»  5»  7* 

Pour  la  pension  de  six  étudiants  et  la 
gratification  aux  lecteurs   1,850    »  » 

Pour  la  pension  du  P.  Dominique,  ma- 
lade, à  Saint-Aubin   350    »  » 

Honoraire  du  médecin  et  du  dûnirgien.      300    »  » 

Pour  la  capitation  des  garçons,  leurs 
gages  et  ceux  de  trois  acolythes   1,210    |0  » 

Pour  l'entretien  de  nos  hôtels,  de  notre 
couvent  et  de  notre  ferme   9,708    4  » 

Total....  51,312'  19»  7* 


Total  général  des  revenus   11 3,589*  16*  4* 

Total  général  des  dépenses   51,312  19  7 

Heste  net   62,276»  16-  9d 


Les  revenus  du  monastère  des  Carmes  déchaussés  produisaient, 
comme  on  le  voit,  de  forts  beaux  résultats.  L'état  de  leurs  dettes  ac- 
tives et  passives  n'était  pas  moins  satisfaisant.  Ils  devaient  11,896  livres 
13  sous  3  deniers  »,  mais  il  leur  était  dû  45,734  livres  17  sous  3  de- 
niers \  ce  qui  établissait  une  différence  en  leur  faveur  de  33,838  livres 
4  sous. 

Les  Carmes  possédaient  aussi  une  assez  belle  bibliothèque,  composée 
de  douze  mille  volumes.  On  y  remarquait  un  fort  précieux  manuscrit 
renfermant  la  chronique  de  Flodoart.  On  voit  par  une  lettre  de  Gilet  de 
Bassonville,  prieur  de  la  maison  de  Réunion  des  Carmes  en  date  du 
31  mai  1792,  qu'on  leur  en  mterdisait  alors  la  jouissance. 

♦ 

*  A  l'architecte,  5,989  1.  11  s.  6  d.;  au  marchand  de  toile,  4261.  12  s.;  au 
marchand  de  drap,  255  1.  2  s.  6  d.  ;  au  peintre,  851  1.  12  s.  3  d.;  an  serra* 
rier,  3,000  L  15  s.;  pour  2,746  messes  à  acquitter,  1,373  livres.  Total  : 
11,896  1.  13  s.  3  4. 

■  Il  leur  était  dû  par  le  duc  de  Cossé,  2,600  1.  ;  le  comte  d'Épinai,  1,950 1.; 
le  chevalier  Rome ,  45  1. }  More ,  500  1.  ;  Trusson ,  4,750  1.  ;  le  comte  de 
Chàlons,  1 ,572 1.  C  s.  ;  M-  de  Chatelus,  450 1.  ;  le  prince  Bobecq,  9,606  1.6  s.; 
le  prince  Croy,  1,825 1.  2  s.  3  d.  ;  le  prince  Ferdinand,  16,488 1.  13  s.  ;  l'ambas- 
sadeur de  Sardaigne,  2,780  1.;  MM.  de  Besance  et  Tombeuf,  2,200 1.;  M.  de 
Verxure,  67  1.  10  s.  ;  la  chapelle  du  Luxembourg,  900  L  Le  total  marqué  dans 
l'état  produit  par  les  carmes  est  de  48,728 1.  4  s.  6  d.,  et  la  différence  est  de 
36,831 1.  J 1  s.  5  d.  Ce  sont  des  erreurs  qu'il  est  aussi  facile  de  commettre  que 
de  corriger. 

*  Le  couvent  des  Carmes  était  appelé  Maison  de  Réunion,  parce  que,  confor- 
mément a  l'article  1 8  de  la  loi  du  8  octobre  1790,  les  Carmes-Billottes  avaient 
été  réunis  aux  Carmes-Déchaussés. 


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164  NOTES  ET  AUDITIONS 

Kntiu,  les  provisions  qu'ils  avaient  amassées  dans  leur  grenier  et  dans 
leur  cave  pouvaient  leur  permettre  d'essuyer  quelques  années  de  mau- 
vaises récoltes.  On  peut  en  juger  par  le  tableau  ci-joint  : 

PROVISIONS  AU  30  AVRIL  1781. 


En  bled  et  farine  :  51  innids  4  septiers,  à  22  livres.. . . 

13,271  « 

6  • 

8  - 

En  vin  •  100  muids  de  1778,  et  156  ninids  de  1780,  h 

39,532 

16 

9 

En  eau-de-vie  :  14  pièces,  dont  deux  de  Coiguac, 

14,000 

>» 

» 

En  luuile  d'olive  :  environ  315  livres,  et  en  chandelles, 

469 

14 

En  cire  façonnée  :  250  livres,  à  48  sous,  et  76  voies 

2,310 

18 

» 

,  Total... 

69,584  1 

15  • 

5  - 

Tel  était  l'état  financier  des  Carmes,  quelques  années  avant  la  Révo  - 
lution. 


Le  17  août  1789,  le  prieur  des  Carmes  omit  une  partie  des  dépen- 
dances du  couvent  au  comité  du  district  pour  y  faire  une  caserne,  que 
l'on  construisit  immédiatement.  Les  rapports  entre  les  membres  de 
l'assemblée  du  district  et  les  religieux  furent  d'abord  convenables; 
mais  des  difficultés  de  toutes  sortes  ne  tardèrent  pas  à  s'élever,  et 
l'église  fut  transformée  en  prison,  en  attendant  qu'elle  devint  un  lieu 
de  supplice.  Dès  le  11  août  1792,  des  prêtres  insermentés  furent  arrêtés 
par  la  section  du  Luxembourg  et  conduits  dans  l'église,  où  cent 
soixante  personnes  ne  tardèrent  pas  à  s'y  trouver  réunies.  Le  2  sep- 
tembre, date  à  jamais  néfaste  dans  les  annales  de  la  dévolution,  cent 
dix-sept  prisonniers  furent  égorgés'par  une  bande  d'assassins,  avides  de 
carnage,  .qui  noyèrent  ce  jour-là  dans  le  sang  la  liberté  qu'ils  avaient 
l'audace  d'invoquer  ! 

Chose  singulière  !  les  carmes,  qui  étaient  restés  dans  le  couvent,  pro- 
fitant de  la  loi  du  17  août  qui  leur  permettait  d'y  demeurer  jusqu'au 
1er  octobre,  ne  furent  nullement  inquiétés;  mais  pendant  l'envahisse- 
ment des  septembriseurs,  les  scènes  douloureuses  dont  ils  avaient  été 
les  tranquilles  spectateurs,  les  engagèrent  à  s'éloigner  d'un  lieu  qui 
pouvait  devenir  le  théâtre  de  nouveaux  crimes.  Ils  quittèrent  le  couvent 

1  J'ai  mis  ici  les  chiffres  donnés  par  les  religieux,  quoiqu'ils  soient  évi- 
demment faux.  En  effet,  100  X  175  -f-  156  X  ***  =  39,964.  Il  faut  donc  lire 
39,964  livres  et  non  pas  39,532  livres  16  sous  9  deniers;  je  ne  peux  expliquer 
celte  différence  de  431  livres  3  sous  3  deniers,  qu'en  supposant  que,  sur  les 
256  muids  déclarés  par  les  carmes,  il  y  en  avait  plusieurs  entamés,  et  que 
les  religieux  ont  établi  leur  évaluation  non  pas  sur  la  quantité  brut,  mais  sur 
les  résultats  obtenus  par  le  jaugeage. 


* 


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CARMES  DECHAUSSKS 


105 


et  six  d'entre  eux  vinrent  devant  la  section  du  Luxembourg  prêter 
serment  et  déclarer  qu'ils  rentraient  dans  la  vie  civile. 

Le  couvent  abandonné  fut  loué,  le  5  mars  1793,  à  un  jardinier, 
moyennant  4,780  livres;  une  partie  du  jardin  encore  humide  du  sang 
des  victimes  fut  converti  en  bal  champêtre  et  devint  le  bal  des  Tilleuls. 
La  joie  ne  pouvait  pas  fréquenter  longtemps  ce  lieu  sinistre,  et,  le  16  dé- 
cembre, le  couvent  fut  IransfonnJ  en  maison  de  détention,  où  Ton  en- 
tassa, en  moins  d'une  année  (16  décembre  1793  à  octobre  1791),  près 
de  huit  cents  personnes,  parmi  lesquelles  on  doit  citer  Joséphine  Beau- 
hamais,  la  duchesse  d'Aiguillon,  le  marquis  de  Soyecourt,  l'amiral  de 
Montbazon-Rohan,  le  général  Hoche,  le  savant  Boucher  d'Argis,  San  - 
terre,  etc.,  etc. 

Après  le  9  thermidor,  l'église  des  Carmes  perdit  ces  prisonniers  et 
elle  reçut  en  échange  les  approvisionnements  que  la  commission  des 
musées  nationaux  emmagasinait  auparavant  dans  l'église  Saint-Sulpice. 
A  celte  époque,  la  caserne  construite  en  1789,  devint  le  siège  de  l'im- 
primerie du  Directoire.  Enfin,  le  8  août  4797  (12  thermidor  an  xi),  l'an- 
cien couvent  fut  vendu,  moyennant  1,041,000  livres  à  un  entrepre- 
neur des  bâtiments,  nommé  Etienne  Foreson,  à  la  condition  d'ouvrir 
deux  rues  sur  remplacement  concédé.  La  rue  d'Assas  fut  ouverte  en 
1798,  l'autre  qui  devait  aboutir  à  la  place  Saint-Sulpice  est  restée  à 
l'état  de  projet,  Quant  à  la  caserne,  devenue  imprimerie,  elle  fut  abat- 
tue et  laissa  son  terrain  à  la  place  d'Assas. 

Par  des  acquisitions  successives,  faites  les  18  fructidor  an  v  (15  août 
1797),  17  brumaire  an  x  (8  novembre  1801),  et  22  août  1807,  M—  de 
Soyecourt,  ancienne  carmélite,  racheta  l'église  et  le  cloître.  Elle  s'ins- 
talla aussitôt  dans  la  cellule  où  son  père  avait  été  détenu  et  qu'il  n'avait 
quittée  que  pour  monter  à  l'écbafaud.  Le  24  août  1797,  l'ancien  curé 
de  Saint-Sulpice,  M.  de  Pancemont,  vint  dire  la  messe  dans  la  cha 
pelle  Saint-Joseph,  et  le  29  du  même  mois,  l'évêquc  de  Saint-Papoul 
procédait  à  la  bénédiction  dé  l'église  des  Carmes.  La  communauté  des 
carmélites,  formée  par  Mœo  de  Soyecourt,  resta  dans  l'ancien  couvent 
des  Carmes  jusqu'au  23  avril  1845,  jour  où  elle  s'établit  dans  une 
nouvelle  demeure,  rue  de  Vaugirard,  n°  8C. 

Le  couvent  avait  été  vendu  le  23  juillet  1841  à  l'archevêque  de  Paris. 
Cette  acquisition,  faite  moyennant  600,000  francs,  fut  approuvée  par 
décret  du  26  avril  1849.  M.  Aflfre  y  créa  une  école  de  hautes  études 
ecclésiastiques  et  une  maison  de  prêtres  auxiliaires,  qui  étaient  appelés 
à  seconder  les  curés  des  diocèses. 

La  maison  des  prêtres  auxiliaires  fut  dissoute  en  1848;  mais  l'école 
des  hautes  études,  ouverte  le  4  novembre  1845,  existe  encore.  Elle  a 
dû  se  restreindre  néanmoins  en  1849,  pour  donner  une  place  aux  do- 
minicains (voyez  plus  haut  p.  147),  qui  desservent  l'église  des  Carmes, 


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I6(î  NOTES  ET  ADDITIONS 

On  lit  aujourd'hui,  au-dessus  du  portail  de  cette  église,  cette  inscrip- 
tion gravée  sur  marbre  : 

CETTE  ÉGLISE  EST  LA  PREMIÈRE  EN  FRANCE 

CONSACREE  A  DIEU 
SOUS  l'lNVOCATION  DE  ST  JOSEPH  EN  1625 
LA  PREMIÈRE  PIERRE  EN  A  ÉTÉ  POSÉE  EN  1613 
PAR  LA  REINE  MARIE  DE  MÉDICIS. 
ELLE    A    ÉTÉ    RESTAURÉE    EN  1801 

EN  1819, 


Lorsqu'on  entre  dans  l'église,  on  remarque  sur  le  pilastre  du  troisième 
pilier  de  gauche,  une  inscription  sur  marbre  blanc,  ainsi  conçue  : 

in 

D.    0.  M. 

HOC  •  SUB  •  TOMULO  •  JACET 
LUDOY1CUS  •  FRANC1SCUS  •  DE  •  BAUSSET 

EPISCOPUS  •  QUONDAM  •  ALESIENSIS 
PH/F.SfcSQ  •  UNIVERSITATI8  •  STUDIO  RU  M 
QfUS  *  E  •  QCADRACINTA  •  VIR1S  •  ACADEMIE  •  GALLIC.fi 
BASIUCJE  •  S  •  DIONVSI1  •  CAMONICUà  •  HONOR1P1CUS 
REGI  •  SANCTIORIRUS  •  A  •  CONSILII8 
ORDIN1S  •  S  •  SPDUTOS  •  COMNENDATOR 
DUX  •  ET  •  PAR  •  FRANCIS 
S  •  R  •  E  •  PRESBITER  •  CARDINAUS 

vir 

pietate  sapientia  morum  lenitate 
sermonuxn  sua  vitale  aeque  commendatua 
religioni  regno  litteris  pariter  accepUis 

QUI 

ROSSUETI  •  ET  •  FENELON1S  •  HJSTORIAS 
ELEGANTIORI  •  STTLO  •  COMSCRIPSIT 
•  DOCTRfN.E  •  V'IRTI  TIS  • 


NATU8  •  PONTICERII  •  XIV  •  DIE  •  DECEMBRE 
ANN  •  M  •  D  •  CC  •  XLV1II 
ORUT  •  LUTETLC  •  XXI  •  DIE  •  JUNn 
ANN  •  M  •  D  ♦  CCC  •  XXIV 


1  Armoiries  du  cardinal  de  Ban  «et 


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CARNES  DÉCHAUSSÉS 


167 


On  a  gravé,  sur  le  pilastre  suivant,  une  inscription  en  l'honneur  du 
cardinal  de  la  Luzerne,  la  voici  : 

l  I  ! 

D.    0.  M. 

HIC  JACET 
CESAR  GU1LLELMUS  DE  LA  LUZERNE , 
AME  REVOLLTIONEM 
EPIS00NJ8  DU1  LmCOFiARUM 
FKAMCLE  PAR 
METROP .  PARISl .  ECCL .  GANONICUS .  HONORIFICL'S, 
POST  RESTAL'RATIONEM , 
SANCT .  BCCL  .ROM.  CARDIN  A  US  6ACERD0S, 

FRANC!.*  DUX  ET  PAR, 
REG .  ORD .  SPIRIT .  SANCT .  COMMENDATOR , 
REGtSl  MINISTER, 
REGI  AB  INTERI0R1BUS  C0NSIUIS1 
NATCS  PARJS1IS  DIE  VII  JUL. 
ANN .  DON .  M.D.CC.  XXXVIII . 
MORTUCS  EST  IN  SENECTUTE  BONA 

PLENUS  pIERUV 
DIE  XXI  JUL.ANN,pOM,M.P.CCCXXI. 

Amplexus  eura,  qui  secundum  doctrinam  est 
fidelem  sennonem,  potens  factus  est  exhortari 
in  doctrina  sana,  et  eos,  qui  contradicunt,  arguere. 

EPIST.  B.  PAULI  APOST.  AD  TU,  CAP,  I.  V.  9. 


De  chaque  côté  de  l'autel,  au  fond  du  transept  gauche,  se  trouve 
une  inscription.  La  preœtère,  celle  de  gauche,  a  été  écrite  en  l'honneur 
de  M.  de  Quélen: 

12] 
D.   0.  M. 

W4î  •  ET  •  DVLCJ  '  MEMQRL* 
1LLV8TR1SS  •  ET  •  REYEREJ1PJSS  •  W  *  CWUST0  •  PATRlg  •  D  •  D  • 
HTAC1NTHJ  *  VVDOVICl  •  PE  «  QUELEN 
ABCWEPUIÇOPI  •  l>ARl*IE>W» 


»  Armoiries  du  cardinal  de  la  Liuenw. 
*  Armoiries  du  prélat. 


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170  NOTES  KT  ADDITIONS 

Sur  le  quatrième  pilier,  près  de  la  chaire,  on  a  gravé  en  lettres  d'or, 
sur  marbre  noir,  l'inscription  suivante  : 

ICI 

REPOSE  LE  CORPS 
DE     H.     RENÉ  MICHEL 

LEGRIS  DUVAL 
Prêtre,  Prédicateur  du  ROI 

NÉ  LE  16  AOUT  1765 
MORT  LE  48  JANVIER  1819 


UT    PLURES    LUCR1  FACEREM. 
JE  ME  SUIS  FAIT  LE  SERVITEUR  DE  TOUS 
AFIN  DE  POUVOIR  LES  GAGNER  TOUS 
A  J.  C 

l.  Cor.  CBAf.  ix.  19. 

Je  dois  parler  maintenant  d'un  monument  beaucoup  moins  grand 
que  l'église  des  Carmes,  mais  tout  aussi  célèbre.  Je  veux  parler  de 
l'ancien  oratoire  des  Carmes,  connu  aujourd'hui  sous  le  nom  de 
chapelle  des  Martyrs,  et  qui  a  son  entrée  place  d'Assas,  n°  76,  au  fond 
de  l'allée  du  jardin  de  l'École  préparatoire. 

Cette  chapelle  où  un  certain  nombre  de  prêtres  ont  été  massacrés  en 
1 792,  conserve  encore  les  empreintes  du  sang  répandu.  M™*  de  Soye- 
court  la  fit  bénir  au  mois  de  mai  1815,  sous  l'invocation  de  saint  Mau- 
rice et  de  ses  compagnons  martyrs,  par  M.  l'abbé  d'Astros,  grand 
vicaire  de  Paris,  et  depuis  archevêque  de  Toulouse. 

Lorsque  M.  l'abbé  Cruice,  aujourd'hui  évèque  de  Marseille,  devint 
directeur  des  hautes  études  ecclésiastiques,  il  songea,  surtout  après 
l'installation  des  dominicains,  auxquels  l'église  des  Carmes  avait  été 
exclusivement  réservée,  à  faire  célébrer  l'office  divin  dans  cette  cha- 
pelle et  à  la  rendre  accessible  aux  élèves  et  aux  fidèles  qui  voudraient  y 
venir  prier. 

«  A  cet  eflet,  dit  M.  A.  Sorel,  dans  son  intéressant  ouvrage 
sur  le  couvent  des  Carmes,  M.  Pabbo  Cruice  fit  construire  un  bâti- 
ment d'environ  15  mètres  de  profondeur  qui  se  relia  à  la  chapelle 
et  dont  l'entrée  rot  ménagée  du  côté  de  l'allée  d'acacias,  où  l'ar- 
chevêque d'Arles  avait  été  massacré;  ce  bâtiment  est  un  peu  plus  large 
et  plus  élevé  de  plafond  que  l'ancien  oratoire,  il  est  éclairé  par  six 
fenêtres  cintrées  garnies  de  vitraux  de  couleur  dont  trois  représentent 
les  armoiries  de  M.  Dulau,  archevèiroc  d'Arles,  et  des  deux  frères  de 


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CARMES  DECHAUSSES 


Larochefoucautd,  évèque  de  Saintes  et  de  Béarnais.  Un  troisième  est 
voué  à  la  mémoire  des  prêtres  tués  aux  Cannes  et  porte  cette  inscrip- 
tion (erronée  quant  au  nombre  des  victimes  qui  n'est  que  de  117  et 
non  pas  de  170): 

CENTUM  SEPTUAGINTA  PRESBYTERI  OCCUBUEBE  PRO  FIDE  DE1 
SECUNDA   SEPTEMBRE  1792 

Les  deux:  derniers  contiennent,  Yun,  l'écusson  de  M.  Affre,  fonda- 
teur de  l'école,  et  l'autre  celui  de  M.  Sibour,  le  continuateur  de  cette 
œuvre.  Au-dessus  de  la  porte  d'entrée  est  suspendu  un  tableau  de  bois, 
sur  lequel  on  lit  : 

A  LA  MÉMOIRE 
DE  REGIS  DE  VALPONS 
CAPITAINE  AD  RÉGIMENT  DE  CHAMPAGNE 
MASSACRÉ  AUX  CARMES  AVEC  SON  CONFESSEUR 
DONT  IL  AVAIT  VOULO  PARTAGER  LA  CAPTIVITÉ 
LE  2  SEPTEMBRE  1792 

Cette  inscription  est  surmontée  d'un  blason  qu'on  a  dessiné  en  l'hon- 
neur de  M,  Valions.  Il  se  compose  d'un  écusson  de  gueules»  à  une 
croix  d'argent  et  une  épée  d'or.  Enfin»  sur  le  mur  de  droite,  on  voit 
cette  autre  inscription  sur  marbre  blanc: 

A  LA  MEMOIRE 
DE  FERNAND  BÉCOURT 
SOUS-LIEUTENANT  AU  7°  BATAILLON 
DK*  CïîASSEURS  A  PIED 


DU  MEXIC 
3   MARS  1864 

RIEZ  POUR  LUI 


Suivie  de  cette  autre  inscription,  également  sur  marbre  blanc  : 

A  LA  MÉMOIRE 
D' ANATOLE  CHESNEAU 

DE  LA  HAUGRENIERE  • 

TUÉ 

A  LA  BATAILLE  DE  SOLFERINO 
1859 

#  PRIEZ  POUR  LUI 

Pieux  hommage  rendu  au  patriotisme  de  deux  jeunes  officiers, 
anciens  élèves  de  l'École  préparatoire. 


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172  NOTES  ET  ADDITIONS 

Cette  nouvelle  enceinte  n'est  séparée  de  l'ancienne  chapelle  que  par 
la  table  de  communion,  et  quand  on  franchit  cette  limite  sacrée,  on 
éprouve  un*  émotion  indéfinissable.  A  chaque  pas  que  Ton  fait,  le 
2  septembre  se  dresse  tout  entier  devant  vous,  et  l'aspect  du  vieil  ora- 
toire remplit  le  cœur  tout  à  la  fois  d'une  indignation  profonde  contre 
ceux  qui  ont  commis  de  tels  forfaits,  et  d'une  sainte  admiration  pour  ceux 
qui  en  ont  été  les  victimes.  Eclairé  par  un  demi-jour,  comme  pour 
mieux  voiler  encore  les  vestiges  terribles  qu'il  récèle,  ce  pieux  sanc- 
tuaire impose  par  son  caractère  et  sa  simplicité. 

Les  murs  sont  recouverts  de  boiseiie  en  chêne  d'un  style  sévère. 

Les  anciens  bancs  circulaires  ont  été  conservés  tels  qu'ils  étaient, 
mais  on  les  a  protégés  par  un  revêtement  en  bois  dont  une  partie  se 
soulève  à  certaine  place  et  permet  ainsi  de  distinguer  des  taches  de  sang 
iniDréené  dans  le  bois.  Les  dalles  ont  été  également  dissimulées  sous  un 
parquet  de  chêne  qui  est  mobile  à  un  endroit  teint  du  sang  des  prêtres. 
L'autel  placé  au  fond  de  la  chapelle,  sous  l'invocation  de  la  Sainte- 
Vierge,  est  en  harmonie  avec  le  reste  du  sanctuaire;  et  des  plaques  de 
verre  ménagées  dans  la  partie  inférieure  laissent  entrevoir,  sur  le  mur  du 
fond,  de  sanglantes  empreintes. 

De  chaque  côté  de  l'autel,  il  existe  deux  plaques  en  marbre  blanc; 
sur  celle  de  droite,  on  a  gravé  l'inscription  suivante  : 

D.  0.  M. 

ILLUSTRISS1M0  ET  REVERENDISSIMO 
J0ANN1  MARIvE  DU  LAU 
ARCHIEP1SC0P0  ARELATENSI 
HIC  PR0  FU>E  CATHOUCA  NECATO 
DIE  SECINDA  SEPTEMBRE 
AN.  MDCCXCll 

Celle  de  gauche  contient  ce  qui  suit  : 

D.  0.  M. 

ILLUSTRISSIM1S  ET  REVERENDISSIM1S 
PETR0-LUD0V1C0  DE  LA  ROCHEFOUCAULD 
EPISC0P0  SANTONEXSI 
ET 

FRANCISCO   JOSEPHO  DE   LA  ROCHEFOUCAULD 
EPISCOPO  BELLOVACENSI 
HIC  PR0  F1DE  CATH0L1CA  NECATIS 
DIE  SECUNDA  SEPTEMBRE 
AN.  MDCCXCll 

Sur  les  parois  latérales  de  la  chapelle  sont  disposés  six  panneaux  qui 


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•ARMES  DÉCHAUSSÉS  173 


renferment  inscrits  en  lettres  d'or  les  noms  et  prénoms  des  prêtres 
massacrés.  Ces  noms  sont  dominés  par  une  large  inscription  : 

Hic,  pro  fide  catbouca  necati  su.nt,  die  seciwda  septembris  M.D.cc.xcn, 
et  de  place  en  place  on  voit  fixé  au  mur  des  palmes  dorées.  Deux  autres 
inscriptions  terminent  l'ornementation  de  ce  sanctuaire.  La  première, 
placée  du  côté  droit,  est  ainsi  conçue  :  ,£stimata  est  affuctio  exitcs 

ILLORUM.  ET  QUOD  A  «OBIS  EST  ITER,  EXTERMIMUM  ;  ILU  AVTEM  SUHT  IN  PAGE. 

(Sap.,  111.) 

La  seconde,  qui  est  située  à  gauche,  en  face  de  la  première,  nous 
remet  sous  les  yeux  ces  versets  du  livre  des  Machabées  qui  semblent 
avoir  été  composés  tout  exprès  pour  les  victimes  du  2  septembre  : 

ElEGERUST  MAGIS  MORI  ET  NOLIERUÎNT  INFRINGBRE  IJîGEM  DE1  SANCTAM,  ET 

TRi'ciDATi  suîct.  (I  Mach.,  I.) 

Plus  loin,  au-dessus  du  cintre  qui  sépare  l'ancienne  chapelle  de  la 
nouvelle,  on  a  tracé  en  gros  caractères  ce  passage  de  l'Évangile  :  Beati 
fstis  cnitx  fndt&dijcc ?  xwt  vo\)i$ i  £t  jjôï stfcut  i  %os  j '  ne  t  itit ^  et  dure kiilî  omti£ 
malum  adversum  vos  mentientes,  propter  me  :  gaudete  et  esullate,  quoniam 
merces  vestra  copiosa  est  in  cœtis;  sic  enim persecuti  sunt  prophète  qui 
fuerunt  ante  vos,  (S.  Matth.,  V.) 

Deux  branches  de  palmiers  naturels  ombragent  cette  inscription. 

A  l'extrémité  gauche  du  sanctuaire  se  retrouve  le  petit  bâtiment  dont 
l'existence  est  signalée  dans  un  cahier  des  charges  cité  par  M.  Sorel. 
Seulement  le  plancher  qui  divisait  le  rez-de-chaussée  et  l'étage  a  été 
démoli,  et  le  tout  ne  forme  plus  aujourd'hui  qu'une  seule  pièce  servant 
de  sacristie.  Enfin,  sur  la  droite,  on  remarque  une  espèce  de  renfonce» 
ment  d'origine  récente  et  dans  lequel  se  place  d'ordinaire  un  fauteuil 
en  tapisserie  de  Beauvais  ayant  appartenu  à  l'évèquc  de  cette  ville. 

Telle  est  la  chapelle  des  Martyrs. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Les  Archives  de  l'Empire  renferment  un  grand  nombre  de  documents 
sur  les  Carmes  déchaussés. 

Un  carton  de  la  section  historique  (L.  766)  renferme  un  dossier  de 
pièces  sur  les  Carmes  déchaussés.  Ou  y  trouve  beaucoup  de  lettres, 
quelques  mémoires,  et  une  requête  pour  être  autorisés  à  dire  la  messe 
dans  un  lieu  choisi  par  l'ordinaire.  Un  autre  carton  (L.  774)  renferme 
quelques  pièces  sur  les  reliques  de  sainte  Thérèse,  conservées  chez  les 
Carmes,  et  l'autorisation  du  sous -prieur  de  marier  aux  Carmes  Antoi- 


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IÎ4 


nette  Patriau,  catholique,  avec  le  sieur  de  Beaulieu,  huguenot,  9  niai  1C56» 
Trois  autres  cartons  de  la  même  section  contiennent  une  biographie 
des  ('Armes  déchaussés,  une  gouache  représentant  la  face  d'autel  des 
Carmes  déchaussés  (pièce  très-précieuse),  des  privilèges,  règlements  et 
autres  pièces  relatives  aux  constitutions  des  Carmes  de  la  place  Haubert 
(L.  932)  ;  des  titres  de  rentes  (L.  933)  et  des  pièces  relatives  aux  Carmes 
de  Charenton  (L.  934). 

Le  premier  carton  de  la  section  administrative  (S.  3728)  renferme 
des  titres  de  propriété  de  maisons,  rue  du  Regard  et  rue  Cassette,  dont 
une  fut  louée  à  Jacques-Auguste  de  Thou,  le  23  août  1695;  le  second 
(S.  3729),  des  titres  de  propriété,  baux  et  renseignements  sur  la  maison 
de  la  rue  du  Regard,  une  déclaration  des  biens  appartenant  aux  Carmes; 
le  troisième  (S.  3730),  des  baux  de  deux  maisons  rue  du  Regard,  des 
pièces  concernant  les  mesurages,  bornages  et  alignements  des  maisons 
des  rues  du  Regard  et  Cassette,  et  un  registre  in-fol.  intitulé  :  Inven- 
taire des  titres  et  contrats  des  acquisitions  des  enclos  du  monastère,  et  des 
contrats  de  fondation  des  chapelles  jusqu'en  1665;  le  quatrième  (S.  3731), 
des  titres  de  propriété  de  la  ferme  de  Brie-Comte-Robert,  des  déclarations 
censuelles  des  terres  dépendant  de  cette  ferme  et  des  états  des  revenus 
des  différentes  maisons  de  Tordre  en  France. 

Le  premier  registre  (S.  3732)  a  pour  titre  :  «  Registre  des  procureurs 
de  ce  couvent  de  Saint-Joseph,  des  Cormes  déchaussés  de  Paris,  contenant 
les  noms  des  prieurs ,  sous-prieurs  et  maîtres ,  des  novices  de  ce 
monastère,  un  état  des  eaux  du  roy,  de  la  ville  et  du  Luxembourg,  les 
fondations  de  messes  faites  en  notre  église,  les  fondations  de  lampes , 
de  saluts,  les  droits  de  chapelle  et  de  sépulture,  les  chapelles  qui 
sont  dans  l'intérieur  de  la  maison etc.,  etc.;  le  tout  rédigé  le  4  sep- 
tembre 1710»;  le  second  (S.  3733)  est  un  registre  à  l'usage  du  R.-P. 
prieur.  11  renferme  à  peu  de  chose  près  les  mêmes  renseignements  que 
le  précédent  ;  seulement  il  va  jusqu'en  4775. 

Dans  la  série  H,  on  conserve  les  titres  d'une  fondation  faite  en  1674, 
par  le  marquis  de  Montcspan,  de  100  livres  de  rente  pour  des  messes,  et 
des  sommiers  de  rentes  et  de  loyers  de  1 574  à  i  723  (H.  3930)  ;  des  titres 
de  rentes  et  des  comptes  de  1732  à  1790  (H.  3924). 

La  bibliothèque  de  l'Arsenal  possède  le  catalogue  des  livres  de  la  bi 
bliotbèque  des  Carmes  déchaussés,  par  le  P.  Sigismond.  10  voL  in-fol., 
et  le  catalogue  des  manuscrits,  1  vol.  in-fol.  (n°  389  in-fol). 

IMPRIMÉS 

Le  couvent  des  Carmes  et  le  séminaire  de  Saint-Sulpice  pendant  la 
Terreur.  —  Massacres  du  2  septembre  1792.  —  Emprisonnements 
en  1793.  -  Liste  des  détenus.  —  Documents  inédits.  -  Plant  et  fac- 
similé,  par  Alexandre  Sorel.  Paris,  1863,  1  vol.  in-8». 


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RELIGIEUSES  DU  CALVAIRE 


175 


Notice  historique  sur  le  couvent  des  Carmes  déchaussés  (nie  de  Vau- 
girard,  76),  depuis  sa  fondation  jusqu'à  nos  jours,  par  l'abbé  J.-P.-A.  La- 
lanne.  Paris,  1836,  in^8<». 

Cérémonies  qui  s'observeront  (à  l'église  des  Carmes  de  la  rue  de 
Vaugirard),  pendant  l'octave  solennelle  de  la  consécration  de  Saint-Jean 
de  la  Croix,  premier  Carme  déchaussé.  Paris,  20-28  avril  1727,  in-4*. 

M.  Vous  êtes  'prié  de  la  part  des  Révérends  Pères  Carmes  déchaussés, 
rue  de  Vaugirard,  etc.  S.  n*  d.  I.  n*  d.9  in-4°. 

Lettre  d'invitation  au  Te  Deum  chanté  le  22  octobre  1731  dans  Téglise  des 
Cannes,  en  action  de  grâces  de  la  promotion  de  l'évôque  d'Arozo  au  cardi- 
nalat. 

Sur  le  massacre  des  prêtres  aux  Carmes,  le  2  septembre  1792.  Discours 
prononcé  dans  l'église  des  Carmes,  le  2  septembre  1828,  par  l'abbé 
J.-C.-Eniile  d'Aulteroche.  Paris,  1828,  in-8*. 

C'est  dans  la  chapelle  dite  des  Martyrs,  etc.  S.  ».  d.  I.  ».  d.,  in-8°. 

Circulaire  de  souscription  pour  la  restauration  de  la  chapelle  des  Martyrs, 
dans  l'ancien  couvent  des  Carmes  de  la  rue  de  Vaugirard,  datée  du 
10  janvier  1850. 

Les  anciennes  bibliothèques  de  Paris.  —  La  bibliothèque  des  Carmes 
de  la  place  Maubert,  par  Alfred  Franklin. 
Article  inséré  dans  le  Bulletin  du  Bibliophile,  année  1865,  p.  18. 

M.  Albert  Lenoir  a  publié,  dans  la  Statistique  monumentale  de  Paris 
les  planches  suivantes,  relatives  aux  Carmes  déchaussés  : 

I.  Carmes  déchaussés.  Chapelle  d'Hinisdal,  arc  doubleau  et  panneau.  2  pl. 

chromoUth. 

II.  Plans  du  couvent  et  de  l'église.  1  pl. 

III.  Façade  de  l'église.  Coupes  transversale  et  longitudinale.  1  pl. 

IV.  Détail  des  chapelles.  1  pl. 

V.  Chapelle  d'Huusdal,  développement  de  la  voûte,  coupes  longitudinale  et 

transversale.  1  pl. 
Voyea  aussi  la  Revue  universelle  des  arts,  1857,  p.  407. 


RELIGIEUSES  DU  CALVAIRE 

M  L'ordre  des  Bénédictines  de  Notre-Dame  du-Calvaire  fut  approuvé 
par  une  bulle  du  21  mars  1621,  et  les  religieuses  entrèrent  dans  le  cou- 
vent qu'elles  devaient  aux  libéralités  de  M.  de  Lauzon  et  de  la  reine  Marie 
de  Médicis,  le  28  juillet  1622.  La  chapelle,  commencée  en  mai  1625,  bé- 
nite en  1631,  et  dédiée  en  1650,  fut  construite  aux  frais  de  la  reine. 
Voici  la  liste  des  personnages  qui  y  étaient  inhumés  : 
La  présidente  Le  Cler,  mère  du  fondateur  (novembre  1633).  Claude  du 


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17ti 


NOTES  ET  ADDITIONS 


Menil,  eu  religion  de  Saint-Paul,  profès  du  calvaire  d'Angers  (31  décembre 
1637).  Renée  de  Baumont,  nièce  du  fondateur  (8  mai  1638).  Joseph  Le  Cler, 
capucin»  fondateur  du  monastère  (18  décembre  1638).  Marguerite  de  Saint- 
Joseph,  une  des  deux  religieuses  qui  accompagnait  l'abbesae  de  Remircmont, 
tante  de  M"'  la  duchesse  d'Orléaus  (8  septembre  1C45).  L'abbesse  de  Remi- 
remont,  déposé  temporairement  (1618).  Marquise  de  Lesco;le  corps  fut  dé- 
terré, le  17  mai  1672,  par  ordre  de  l'archevêque,  et  remis  aux  Bernardines  du 
faubourg  Saint-Germain  (6  décembre  1657).  Aune  du  Pré  (21  octobre  1659). 
Marie  du  Saint-Esprit,  directrice  (23  janvier  1664).  Michelle  Guisky,  flÛe  du 
marquis  Guisky,  pensionnaire  de  ce  monastère  (20  décembre  1677).  La  mère 
de  la  princesse  Marie-Anne  de  Wurtemberg  (10  août  1679).  Jacques-Robert  de 
Lesmeré,  chapelain  (30  juin  1722).  Le  prince  de  Valois,  fils  unique  de 
S.  A.  R.  M.  le  duc  d'Orléans  (18  août  1652),  remporté  par  les  Célestins  le 
30  mai  1656.  M1"  de  Ruraux  (2  juillet  1654).  Jean- Emmanuel  de  Rieux,  mar- 
quis d'Asserac  (28  septembre  1657).  Claude  de  Saux-Tavannes,  comte  de  Ba- 
rault  (30  décembre  1661).  Pierre  de  Patris,  premier  maréchal  des  logis  de 
S.  A.  R.  M.  frère  unique  du  roi  Louis  XIII,  capitaine  et  gouverneur  du  comté 
de  Limours,  etc.  (6  octobre  1671).Compan,  bourgeois  de  Paris  (15  avril  1672). 
Jeanne-Pélagie  de  Rieux,  marquise  d'Asserac  (24  septembre  1693). 

Au  moment  de  la  Révolution,  les  religieuses  étaient  au  nombre  de 
trente-quatre  (25  religieuses  de  chœur  et  9  converses).  D'après  leur 
déclaration  du  27  février  1790,  on  voit  que  l'état  financier  de  cette 
maison  était  assez  prospère.  Leurs  revenus  atteignaient  23,057  L  5  s.; 
(rentes  :  9,943 1.  7  s.  ;  loyers  de  maisons  dans  Paris,  5,963  1.  18  s.  ;  rentes 
foncières  :  1,000  1.;  produit  casuel  des  pensions  ducs  par  les  pension- 
naires, 6,0001.;  loyer  de  chaises,  1501.),  et  les  charges  (décimes,  en- 
tretien des  bâtiments,  réparations,  gages),  ne  dépassaient  pas  7,191  livres 
19  sous.  La  bibliothèque  ne  renfermait  que  774  volumes  (18  vol.  in-fol.; 
81  vol.  in-4°;  150  vol.  in-8";  382  vol.  în-12;  54  vol.  in-16;  58  vol.  de 
formats  non  désignés  et  20  brochures). 

Une  partie  de  ce  couvent,  devenu  propriété  nationale,  fut  vendue  les 
2  décembre  1790  et  28  juillet  1791.  Les  bâtiments  transformés  en  ca- 
serne, d'abord  pour  les  gendarmes  des  chasses,  ensuite  pour  les  vétérans 
de  service  au  Luxembourg,  devinrent,  en  1834,  une  prison  pour  les 
accusés  polititrues  jugés  par  la  Cour  des  Pairs.  Une  partie  de  ces  construc- 
tions a  été  abattue  eu  1840  et  le  reste  en  1852.  L'église,  qui  a  été  démolie 
à  cette  époque,  servît  quelque  temps  d'écurie  à  P.  Barras,  l'un  des  cinq 
directeurs  de  la  République  ;  plus  tard,  divisée  en  deux  parties,  elle  se 
transforma  en  magasin  de  décors  du  théâtre  de  l'Odéon  et  en  cuisines 
du  grand  chancelier.  Le  portail,  qui  ne  manque  pas  d'un  certain  cachet, 
a  été  replacé  derrière  le  cloître  qui  existe  encore  et  qui  fait  partie  des 
dépendances  du  Petit-Luxembourg. 


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RELIGIEUSES  DU  CALVAIRE  177 

BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Les  documents  sur  les  Bénédictines  du  Calvaire  sont  conservés  aux 
Archives  de  l'Empire,  dans  les  sections  historique  et  administrative. 

Dans  la  section  historique,  il  y  a  deux  cartons  et  deux  registres.  Le 
premier  carton  (L.  772)  renferme  les  bulles  et  autres  pièces  relatives  à 
leur  établissement,  et  des  admissions  de  novices;  le  second  (L.  1053), 
des  actes  sans  importance,  tels  que  :  actes  de  naissances,  de  professions 
religieuses,  et  un  registre  intitulé  :  Les  Fondateurs  et  bienfaiteurs  de  ee 
monastère  du  Calvaire  de  la  Compassion.  Ce  volume  est  intéressant 
à  consulter.  11  y  a  aussi  un  registre  de  l'an  1633  des  personnes  reli- 
gieuses et  séculières  enterrées  dans  l'intérieur  du  monastère,  dans 
l'église  du  dehors  du  Calvaire  jusqu'à  l'an  1 69a. 

Le  premier  registre  de  la  section  historique  (LL.  1660}  est  intitulé: 
Actes  capitulaires  de  1647  à  1777  ;  le  second  (LL.  1661)  :  Actes  capitu- 
lâmes de  1780  à  1790. 

Le  carton  de  la  section  administrative,  coté  S.  4649,  renferme  les 
titres  de  propriété  de  la  maison  acquise  à  Jean  Baudouin,  valet  de 
chambre  de  la  reine  Marguerite,  par  les  religieuses  du  Calvaire,  le 
28  septembre  1622,  moyennant  9,000  livres;  les  titres  de  propriété  de 
la  maison  occupée  par  les  religieuses,  et  achetée  à  Michel  Renouard, 
secrétaire  du  roi,  le  H  avril  1622,  pour  48,000  livres,  des  titres  de  pro- 
priété de  maisons,  sises  rue  de  Vaugirard,  des  baux  et  les  titres  de 
la  fondation  du  monastère  en  1621,  par  Marie  de  Médicis,  conte- 
nant donation  de  cinq  arpents  de  terre,  près  du  jardin  du  Luxembourg, 
et  de  1,000  livres  de  rente  sur  le  domaine  de  Dourdan. 

IMPRIMÉS 

Embellissements  de  Paris,  ancien  monastère  des  Filles  du  Calvaire, 
rue  de  Vaugirard,  23. 
Article  de  M.  Troche  inséré  dans  la  Revue  archéologique ,  1. 111 ,  1846-1847, 

p.  520. 

Pétition  au  Corps  législatif.  Paris,  (17  fructidor  an  iv),  in-8°. 
Pétition  au  sujet  de  l'ancien  couvent  des  Filles-du-Calvaire  ;  signé  :  Huet, 
Désoroieaux ,  Tardieu. 


NOVICIAT  DES  JACOBINS  RÉFORMÉS 

aujourd'hui 

SAL\T-TH0MS-D'AQU1N 

"  C  est  bien  en  1 032  que  les  Dominicains  obtinrent  l'autorisation 
d'établir  leur  noviciat  rue  Saint-Dominique  ;  mais,  dès  le  15  août  1631, 
t.  m.  12 


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I7S 


rNOTh.5  ET  AIHHTIUPO 


quatre  religieux  du  couvent  de  la  rue  Saint-Honoré  s'étaient  établis  dans 
la  maison  qu'ils  avaient  acquise  auparavant  d'une  dame  Lefêvre.  La 
chapelle,  qui  fut  construite  et  bénite  en  163*2,  fut  bientôt  trop  étroite  ; 
on  l'abattit,  et,  le  5  mars  1682,  la  duchesse  de  Luvnes,  Anne  de  Rohan- 
Montbazon,  posa  la  première  pierre  de  cette  nouvelle  église,  qui  fut 
achevée  Tannée  suivante.  En  1769,  on  la  restaura  et  on  l'embellit  en- 
core *. 

1  Voici  «  l'état  et  prix  de»  ouvrages  de  sculpture  de  notre  église,  faite  par 
M.  Butteux,  mn  sculpteur  »  Ul  qull  est  v.onservé  dans  un  carton  des  Ar- 
chive» de  l'Empire.  L.  945: 

AC  PORTAIL 

Deux  candélabres  de  flammes  avec  des  gauderon*  sur  le» 


Deux  vases  avec  des  flammes   20 

Le  fronton,  orné  d'une  femme  représentant 

la  Religion   500 

Six  chapiteaux  ioniques   609 

L'ograpbe  de  la  croisée  du  portail   40 

Deux  fleurs  de  lys  sur  les  pyramides.   30 

Pour  dix-neuf  métopes   114 

Pour  la  clef  au-dessus  de  la  grande  porte  de 

l'église   100 

Pour  les  deux  bas-reliefs  de  petites  portes  . .  600 

Pour  vingt- sept  modillons   162 

Pour  vingt-huit  rosettes   112 

Pour  soixante -huit  pieds  d'ornement  sur  un 

talon   102 

Pour  soixante-huit  pieds  de  perle   27 

Pour  quatre  chapitaux  corinthiens   400 

Pour  les  deux  consoles  des  arcades  des  cha- 
pelles   89 

Pour  les  festons  avec  leurs  chutes   240 

Pour  la  sculpture  du  dessous  des  arcades  de 

deux  chapelles   400  3,567 

ORGIE 

Pour  la  sculpture  du  buffet  d'orgue   2,700 

Pour  ornements  ajoutés   120  2,820 


6,387  1. 


J'ay  reçu  des  U.  H.-P.  Jacobins,  la  somme  de  six  mille  sept  cent 
douze  livres  pour  sol  de  conte  de  toutes  les  ouvrages  de  sculpture  en  pier 
et  bois  que  j'ay  faite,  dont  je  les  tien  quite,  à  Paris,  ce  six  octobre  mil  sept 
cent  soisente  et  neul. 

Brmx. 


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NOVICIAT  DES  JACOBINS  RÉFORMÉS  179 
On  y  remarquait  les  sépultures  de  : 

Vivant  Baron,  dominicain  (21  janvier  1674).  François  Romain)  architecte 
du  rot,  dominicain  (7  janvier  1735).  Philippe  de  Montault,  duc  de  Navailles, 
maréchal  de  France  [T,  fév.  1684).  Suzanne  de  Baudéan  de  Ncuillan  de  Para- 
beyre,  sa  femme  (14  fév.  1700).  Charles  de  Lorraine,  duc  d'Elbeuf  (4  mai 
1692);  Françoise  de  Montault,  sa  femme  (10  juin  1717);  Suzanne  de  Lor- 
raine, leur  fille  (10  décembre  1710).  FJéonore  de  Moutault,  comtesse  de 
Rolhelin  (30  août  1696).  Diane  de  Montault,  duchesse  de  Langey  (1  janvier 
1717).  Françoise  Berteau  de  Freauville,  épouse  du  marquis  de  Coetenfao 
(35  juin  1715).  Louis  Le  Gay  (octobre  1732).  Maximilien  de  BeUefourière, 
marquis  de  Soyeconrt  (3  mars  1619).  Hyacinthe  Serroni,  archevêque  d'Albi 
(7  janv.  1687).  Jacques  de  Fieux,  évèque  et  comte  de  Tout  (15  mars  1687). 
Henriette  de  Confians,  marquise  d'Armantières  (14  avril  1712).  François  René 
du  Bec  Crespin  Grimaldi, marquis  de  Vardes,  capitaine-lieutenant  des  Cent- 
Suisses  de  la  garde,  gouverneur  d'Aigueamortes,  etc.  (3  sept.  1688).  Mario 
de  Bcllennve,  dame  d'honneur  de  feu  S.  A.  R.  Madame*  veuve  de  René  de 
GUlier,  marquis  de  Clérembault  (25  sept.  1724).  Marguerite  de  Laigue,  veuve 
de  Charles  Olivier,  marquis  de  Leuville  (1700).  Geoflroi  de  Laigue,  baron 
Je  Laigue  et  de  Cbaudieu  (mai  1674).  Ferdinand,  comte  de  Uelingue,  lieute- 
nant général  des  armées  navales  (7  sept.  1704).  Françoia-Amable  de  Mottes- 
tay,  marquis  de  Chazeron,  lieutenant  des  gardes-du-corps  du  roi,  gouver- 
neur de  Brest,  etc.  (28  déc.  1719).  Artus  Poussin,  docteur  en  théologie  (23 
sept  1735).  Barthélemi  Mascrani,  maître  des  requêtes  au  parlement  de  Paris 
(1698).  Charles  Gigault,  seigneur  de  Bellefond,  maréchal  des  camps  et  armées, 
gouverneur  du  Catelet  (20  novembre  1644). 

Au  moment  de  la  Révolution,  le  couvent  comptait  vingt  et  un  reli- 
gieux. Les  revenus,  d'après  la  déclaration  faite  le  27  février  1790,  par 
Louis  Breymand,  prieur  des  Dominicains,  étaient  de  90,078  livres 
4  sous  !,  et  les  charges  se  montaient  à  44,207  livres  8  sous  *.  La  biblio- 
thèque contenait  douze  à  treize  mille  volumes. 

Le  couvent  fut  fermé  en  1790;  mais  l'église  devint  paroissiale  sous 
le  titré  de  Saint-Tbomas-d'Aquin,  parla  loi  du  4  février  1791.  Les  lé- 
gislateurs donnèrent  à  la  nouvelle  paroisse  la  circonscription  suivante  : 

(Extrémité  méridionale  du  Parc-Royal.)  Rue  du  Bac,  à  droite,  jusqu'à  celle 
de  lTuiversité;  ladite,  à  droite,  jusqu'à  celle  des  Saints-Pères;  ladite,  à 
droite,  jusqu'à  celle  de  Grenelle;  ladite,  à  droite,  jusqu'aux  boulevarts; 
lesdits,  à  droite,  jusqu'à  la  rivière  ;  quais  de  la  Grenouillière,  d'Orçay,  jusqu'à 
la  rue  du  Bac. 

L'église  se  ferma  peu  de  temps  après,  et  elle  ne  se  rouvrit  que  pour 

*  Voici  l'état  détaillé  des  revenus  :  loyers,  83,700 1.  ;  rentes  sur  FHÔtel-de- 
Ville,  1,048  1.  4  sous;  rentes  sur  les  Ktats  de  Languedoc,  1,530  1.  ;  rentes 
sur  la  communauté  de  Saiut-Joseph,  1,000  1.  ;  loyer  des  chaises,  2,800  livres. 

•  Les  charges  consistaient  en  rentes  annuelles  constituées  au  profit  des  Ja- 
cobins d'Arras  :  200  l.  ;  «*n  imposition  des  décimes  :  8,803  livres  8  sous;  en 
taxe  des  logements  militaires  :  1,704  livres;  en  acquit  de  1811  messes: 
3,500  livres;  en  entretien  et  réparation  du  couvent  :  30,000  livres. 


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1*0 


BlBUDGKAI'Min 


devenir  le  Temple  de  la  l*aix.  Elle  avait  élé  donnée  aux  théophilan- 
thropes 1  par  la  loi  du  i  1  prairial  an  m.  Uo  décret  du  9  floréal  an  xi,  la 
rendit  au  culte  catholique. 

Depuis  l'érection  de  l'église  Saintc-Clolilde,  Saint-Thomas-d'Aquin, 
Tune  des  quatre  églises  les  plus  riches  de  Pans,  a  perdu,  non  sans  une 
vive  opposition  de  son  conseil  de  fabrique,  plus  de  neuf  mille  parois- 
siens. 

Le  décret  du  22  janvier  1856  lui  donne  pour  limites  de  sa  circon- 
scription : 

Quai  Voltaire;  rue  du  Bac, côté  impair;  rue  de  Sèvres,  côté  impair;  place 
de  la  Croix-Houge  ;  la  partie  comprise  entre  la  rue  de  Sèvres  et  la  rue  de 
Grenelle-Saint-Germain;  la  rue  de  Grenclle-Samt-Germain,  côté  impair; 
la  rue  des  Saints-Pères,  côté  pair,  jusqu'au  quai  Voltaire,  point  de  départ 

Les  constructions  qui  composaient  le  Cloître  du  Noviciat  furent 
converties  en  Musée  d'artillerie.  Ce  musée  avait  été  formé  d'un  dépôt 
d'armes  existant  à  la  Bastille,  et  transporté  en  1789  aux  Feuillants  de 
la  rue  Saint-Honoré.  On  plaça  dans  le  Noviciat,  non-seulement  ce 
dépôt  des  Feuillants,  mais  les  armes  qui  se  trouvaient  au  Garde- 
Meuble  de  la  Couronne,  dans  le  cabinet  des  armures  du  château  de 
Chantilly  et  ailleurs.  Emballée  et  transportée  en  1814,  au-delà  de  la 
Loire,  cette  magnifique  collection  revint  au  Musée,  pendant  les  Cent- 
Jours,  et  fut  prise  en  1815  par  les  Prussiens.  Malgré  ses  richesses  ac- 
tuelles, ce  Musée  se  ressentira  toujours  de  ce  pillage. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Les  Archives  de  l'Empire  renferment  quelques  documents  sur  le 
Noviciat  des  Jacobins. 

Dans  la  section  administrative,  il  y  a  deux  cartons. 

Le  premier  (S.  4220)  contient  la  déclaration  de  1790,  le  procès- verbal 
de  récollement  du  19  mai  1790,  le  procès- verbal  de  l'apposition  des 
scellés  du  6  décembre  1790,  des  quittances  de  rachat  des  boues  et  lan- 
ternes, des  actes  de  donation,  un  état  de  diverses  maisons  sises  rue 
Saint-Dominique,  un  acte  de  vente  de  plusieurs  terrains,  des  accords 
relatifs  aux  servitudes,  des  ordonnances  d'alignement,  des  baux  de  mai- 

»  C'est  dans  le  tempie  de  la  Paix  que  naquit  le  schisme  des  théophilau- 
thropes,  qui  ne  voulurent  point  reconnaître  la  suprématie  que  paraissaient 
vouloir  s'arroger  les  membres  de  l'association  primitive  de  l'église  Sainte- 
Catherine.  Voyez,  à  ce  sujet,  le  tome  II  de  cet  ouvrage,  p.  432. 


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NOVICIAT  DES  JACOBINS  RKKORMI-.S 


181 


sons  louée*  à  la  maréchale  de  Conflans,  à  d'Agucsscau  de  Fresnes,  au 
marquis  d'Herhouville,  etc, ,  une  liasse  de  pièces  relatives  au  Mont- Va- 
lérien  et  à  Nanterrc  ;  le  second  (S.  1221),  des  baux  et  états  des  lieux  de 
maisons  appartenant  aux  Dominicains,  et  louées  pour  la  plupart  à  la 
grande  noblesse,  des  titres  de  rente,  etc. 

La  série  possède  une  collection  de  registres  de  comptes  des  années 
1671  à  1784.  (H.  3970  et  3976.) 

Un  carton  de  la  section  historique,  coté  L.  94l>,  renferme  des  titres  de 
rentes  sur  l'Etat  pour  fondations,  des  pièces  concernant  rétablissement 
des  Jacobins  au  Mont- Valérien,  près  Paris,  des  pièces  concernant  les 
Jacobins  et  h  rue  Saint-Honoré,  des  pièces  de  procédure,  des  pièces 
concernant  le  legs  fait  par  le  duc  d'Orléans,  le  28  décembre  17 19,  de  sa 
bibliothèque  aux  Jacobins  de  la  rue  du  Bac. 

Dans  la  même  section,  on  conserve  un  registre  (LL.  1537)  des  vètu- 
res,  noviciats  et  professions  de  1736-1778,  in- 4°. 

IMPRIMÉS 

Arrest  du  Conseil  d' Estât  du  roy,  qui  condamne  les  Jacobins  du 
fauxbourg  Saint-Germain,  de  payer  à  Sa  Majesté  les  droits  d'amortis- 
semens  et  de  nouveaux  acquests,  des  maisons  par  eux  nouvellement 
construites,  à  raison  du  denier  vingt-deux  des  loyers  et  revenus 
d'icelles,  etc.  Du  sixième  may  1690.  Paris,  1690,  in-4°.  (Bibl.  Maz., 
n°  43891  «.) 

Mémoire  signifié  pour  les  prieurs  et  religieux  dominiquains  du  fau- 
bourg Saint-Germain  à  Paris,  appcllans  et  demandeurs,  contre  Fran- 
çois Roumier,  maître  sculpteur  à  Paris,  intimé  et  demandeur,  in-  4°. 

Au  sujet  du  devis  des  sculptures  du  chœur,  du  maître-autel  et  de  la  nef 
de  l'église  des  Dominicains. 

Adresse  des  Dominicains  de  la  rue  du  Bacq  à  l'Assemblée  nationale 
(12  novembre).  Paris,  s.  d.  (1789),  in-8°. 

Extrait  du  registre  de  l'Assemblée  électorale  du  district  de  Paris, 
séant  dans  l'église  paroisse  métropolitaine  de  Notre-Dame.  Discours 
prononcé  dans  l'assemblée  électorale  du  district  de  Paris,  le  13  mars 
1791,  par  M.  Minée,  lors  de  sa  proclamation  à  la  cure  de  Saint-Thomas- 
d'Aquin.  Paris,  1791,  in-8°. 

Discours  en  faveur  des  départements  ravagés  par  la  guerre,  prononcé 
à  Paris,  le  22  février  181  u,  dans  l'église  de  Saint-Thomas-d'Aquin,  par 
M.  l'abbé  Le  Gris  Durai.  Paris,  1815,  in-8°. 

Oraison  funèbre  du  Hévérendissime  Père  Autonin  Cloche,  docteur 
théoL,  graud  d'Espagne  et  général  de  tout  l'ordre  des  Frères  Prescheurs 
prononcée  à  Paris,  le  21  juin  1 720,  en  l'église  des  H.  P.  Dominicains  du 


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1*2  NOTES  ET  ADDITIONS 

fauxbourg  Saint- Germain,  par  le  R.  1».  I).  Laplace,  docteur  de  Paris. 
Paru,  1720,  in-4°.  (Bibl.  Maz.,  11°  10370  P.). 

Le  Massacre  des  Innocents,  poème  de  Marini,  trad.  pour  la  première 
fois  par  de  Latour,  curé  deSaint-Thomas-d'Aquin.  Paris,  18 18,  in-8°. 


HOPITAL  DES  INCURABLES 

"  Fondé  par  le  cardinal  de  lArochefoucauld,  en  1634,  et  doté  dès  son 
origine  par  quelques  personnes  charitables,  l'hôpital  des  Incurables 
fut  confirmé  par  lettres  patentes  du  mois  d'avril  1G37.  Sa  chapelle, 
consacrée  le  11  mars  10 10,  sons  le  titre  de  l'Annonciation  de  la 
Sainte-Vierge,  avait  un  chapelain  institué  en  décembre  1 653  par  l'abbé 
de  Saint- Germain  et  nommé  par  lui. 
La  chapelle  des  Incurables  renfermait  autrefois  les  corps  de  : 
Jeau-Baptiste  Lambert,  conseiller  du  roi  (1644).  Jean  Perrot,  sieur  de 
Chénart, conseiller  en  l'Hôtel  de  Ville  de  Paris,  ancien  des  échevins  des  colonels 
d'icelle,  l'un  des  administrateurs  de  l'HAtel-Dieu,  gouverneur  de  l'hôpital 
(S  novembre  1641).  Pierre  Hobineau,  prieur  conunandataire  de  Saint-Biaise 
(1650).  Marie  Huffe,  veuve  de  Guillaume  Henricot  (25  août  1653).  Marguerite 
Rouillé,  veuve  de  Jacques  le  Brest,  doyen  des  conseillers  du  roi  au  Chatelet 
de  Paris  (16  mai  1652).  Mathieu  de  Morgues,  prêtre  (i7  décembre  1670). 
Jacques  Turgot,  chevalier,  seigneur  de  Saint-Clair,  conseiller  du  roi  en  ses 
Conseils  d'état  et  privé,  et  directeur  de  ses  finances  (23  mai  1659).  François 
Martin,  prêtre,  natif  de  Nantes,  chapelain  de  l'hôpital  (1659).  Renée  du  bel, 
veuve  de  Jean-Baptiste  Budes,  comte  de  Guébriant,  maréchal  de  France 
(2  septembre  1659).  J.-B.  de  Budes,  comte  de  Guébriant  (24  novembre  1643, 
le  cœur  seulement).  Le  cardinal  François  de  la  Hochefoucault  (1643).  Jean- 
Pierre  Camus,  évéque  de  Bellay  (5  cal.,  mai  1652).  Pierre  Chandelier,  admi- 
nistrateur de  l'hôpital  (20  décembre  1679). 

Depuis  1802,  cet  hôpital,  qui  compte  six  cent  trente  six  lits,  n'a  plus 
que  des  incurables  du  sexe  féminin. 

Aujourd'hui,  l'église  a  subi  à  l'extérieur  une  complète  restauration  î 
au-dessous  de  la  rose,  on  a  gravé  les  lettres  D.  O.  M.,  et  dans  le  linteau 
de  la  porte,  on  a  encadré  une  plaque  de  marbre  noir,  sur  laquelle  on  lit  . 

Franc,  card.  dk  la  Rochefovcavij> 

Am>  DM  MD.C.XXXIlll. 

L'intérieur  de  l'église  est  dans  un  triste  état  de  délabrement  En 
entrant,  on  voit  un  tableau  qui  apprend  aux  visiteurs  que  le  pape  Gré- 
goire XVI  a  accordé  à  perpétuité,  en  1843,  des  indulgences  piénières  à 
toute*  les  personnes  qui  habitent  cet  établissement. 


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HOPITAL  OIS  INCURABLES  183 

Au  centre  de  l'église,  entre  les  deux  transepts*  il  y  a  une  dalle  eu 
marbre  noir,  sur  laquelle  on  a  gravé  l'inscription  suivante  : 


l).  O.  M. 

JoANM  PETRO  CAMliS 
BELLICENSI  EPISCOPO 
YIRO  USGEN10  MEMORIA  ELOQl'ENTIA 
SCRIPTIS  IINMJMEKIS  PIETATE 
MT.E  INNOCEKTlA  CHARITATE 
ADMIRABILI 
Otl  S1BI  PAIPER 
PAUPERIBl'S  DIVES 

«ter  paupere* 
vivere  mori  et  bu  mari 

voluit 

HUUS  NOS0COM1I  ADMINISTRAMES 
P08UERE  . 
VIAIT 
A.NNIS  L1YIII  OBfIT 
ANNO  SAL.  REP. 
M.   DC.   LV1I.   M.   KAL.  MAI! 


1  «  I 

Près  de  cette  dalle,  il  y  a  quelques  autres  tombes  plates  dont  les 
inscriptions  sont  complètement  eflacées. 

Dans  le  transept  gauche,  on  a  gravé,  sur  un  grand  tableau  de  pierre, 
les  noms  des  bienfaiteurs.  Ce  tableau  est  intitulé  : 

ÉTAT  NOMINATIF  DES  FONDATEURS  DE  LITS 
DANS  LES  HOSPICES  ET  HOPITAUX  DE  PARIS 

Cette  liste,  qui  commence  en  1632,  par  le  cardinal  de  La  Roche- 
foucauld et  qui,  s'arrête  en  1839,  à  M«*»  A.  de  Serent,  duchesse  de 
Narbonnc-Pelet,  ne  compte  pas  moins  de  trois  cent  soixante-neuf  noms , 
parmi  lesquels  nous  avons  remarqué,  au  U  janvier  1756,  celui  de  l'abbé 
Jean  Lebeuf.  Nous  faisons  des  vœux  sincères  pour  que  cette  liste  soit 
coniDlt*tt?e 

Dans  le  transept  droit,  vît-à-vb  l'autel  consacré  à  la  Vierge,  on  s 
(')  Armes  du  prélat. 


i 


L 


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184 


NOTES  ET  ADDITIONS 


dressé  le  mausolée  du  fondateur.  Derrière  et  au-dessus  du  sarcophage, 
on  a  gravé  sur  une  plaque  de  marbre  noir,  l'inscription  suivante  : 

EMINENTISSIMO  S.  R .   E.  CARDINAL! 

FRANCISCO   DE  LAltOCHEFOVCAVLD 

ANTIQVA  ET  PERILLVSTRI  STIRPE  ORIVNDO 
DOCTRINA  PIETATE  ET  OMNI  VIRTVTVM  GESERE  CELEBERRIMO 
PRIMVM  CLAROMO.NTANO  DEINDE  SILVANECTENSl  EP1SCOPO 
ANTIQVA  RELIGIONS  ET  ECCLESIASTIC*  DIGMTAT1S  ACERRIMO  DEPENSORI 
RERVM  ET  CONS1UORVM  PVBLICORVM  IN  (.ALUA  QVONDAM  PR.ESIDI  ET  AUMLMSTRA- 

[TORI  IM'EGERRINO 
SVMMO  GALLIARVM  ELEEMOS1NARIO  ET  OPTIMO  PAVPERVM  PARENTI 

REL1GIOSORVM  ORD1NYM  AMANTISSLMO  PATRONO 

RECVLARIS  CANON1CORVM  SAXCTI  AVGVSTIM  DISCIPLINE  VINDICI  AC  RESTITVTORI 
HV1VS  DOMVS  ABBAT1  RELIGIOSISSLMO 
AC  MVNIF1CENTIS91MO  BENEFACTORI 
BOC  SVPERST1TIS  ET  .CTERNI  AMORIS  AC  OBSERVANTES  MONVMENTVM 
TRISTI  RELIGIGNE  MCERENTES  POSVERYNT 

ABBA8  ET  CANONICI  REGVLARES  HMVS  ECCLESLE 

HIC  TITVLVM  ABBATEE  QVEM  ANTE  IPSV.  SEMO  ISTIVS  DOMVS  CANONICVS  POSSEDER  AT 

HVIC  El  DEM  FAMILLE  RESTITVIT 

OSSA  EIVS  IN  SVBTERRANEO  SPECV  SACEI11  INFERIORIS  JACENT 
OBIIT  ANNO  D.M.  DCXLV.   DIE  FEBRVARII  XVIII  .ETATIS  LXXXV1I. 

REQVIESCAT  IN  PACE. 

On  a  encastré  dans  la  base,  qui  soutient  le  mausolée,  une  plaque  do 
marbre,  sur  laquelle  on  lit  : 

FRANÇOIS  DE  LA  ROCHEFOUCAULD 
MORT  EN  1645. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

On  trouve  dans  le  carton  L.  766,  de  la  section  historique,  aux  Ar- 
chives de  l'Empire,  un  dossier  de  quelques  pièces  sur  l'hôpital  des  In- 
curables, telles  que  :  lettres  patentes,  lettres  d'établissement,  institutions 
de  vicaires,  procès-verbaux  de  visites,  lettres,  etc.,  etc. 

Un  carton  de  la  section  administrative  coté  F  "  1681,  renferme  des 
lettres  patentes,  un  mémoire  contenant  les  noms  des  fondateurs  de  l'hô- 
pital des  Incurables  en  1761,  un  «  extrait  d'un  manuscrit  ayant  pour 


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HOPITAL  DES  INCl'KABI.KS 


IK5 


titre  :  Mémorial  historique  sur  rhô  pilai  des  Incurables  communiqué 
par  M.  Langlard,  conseiller  administrateur  du  département  des  hôpi- 
taux, rédigé  par  M.  Maillet,  receveur  général  et  greffier  de  l'hôpital 
des  Incurables,  »  et  quelques  pièces  imprimées. 

IMPRIMÉS 

lettres  patentes  du  roy  portant  établissement  de  l'hospice  des 
Incurables  de  Paris  (avril  1637).  Paris,  1072,  in-4\  (Arch.  de  l'Emp., 
F,s  1681.) 

Louis,  par  la  grâce  de  Dieu,  roy  de  France  et  de  Navarre,  etc.  S.  ». 
d.  L  ».  d.,  in-4*.  (Arch.  de  l'Emp.,  L.  766.) 

Lettres  patentes  du  roi  pour  l'hôpital  des  Incurables,  avril  1637. 

Instruction  au  public  concernant  l'hospital  des  Incurables,  et  la  qua- 
lité des  malades  qui  y  peuvent  estres  receus.  S.  ».  d.  I.  n.d.t  in -4°. 
(Arch.  de  l'Emp.,  L.  766.) 

Extrait  des  règlemens  et  délibérations  du  bureau  de  l'hospital  des 
Incurables,  sur  l'âge  et  les  qualités  des  pauvres  malades  qui  peuvent 
remplir  les  lits  fondés.  S.  ».  d.  L  ».  d.,  in-4\  (Arch.  de  l'Emp., 
F»  1681.) 

Arrest  concernant  les  créanciers  de  l'hôpital  des  Incurables,  donné 
a  Versailles,  le  17  juin  1690.  Paris,  1690,  in-4°.  (Bibl.  Maz.,  n»  138917.) 

Arrest  du  Conseil  d'État  du  roy,  qui  exempte  et  décharge  l'Hostel- 
Dieu  et  l'hospital  des  Incurables  de  cette  ville  de  Paris,  du  payement  des 
rentes  pour  raison  des  francs-fiefs  et  du  franc-aleu,  du  septième  jour  de 
février  1696.  Paris,  s.  d.,  in-4'.  (Ribl.  Maz.,  n°  138911».) 

Arrest  du  Conseil  d'État  du  roy,  lettres  patentes  et  arrest  du  Par- 
lement, des  25  juin  et  23  juillet  1696,  touchant  les  rentes  viagères  dues 
par  l'hôpital  des  Incurables.  Paris,  s.  d.,in-4°.  (Bibl.  Maz.,  n°  1389118.) 

Oraison  funèbre  de  messire  Jean-Pierre  Camus,  ancien  évesque  de 
Belley,  prononcée  en  l'église  de  l'hôpital  des  Incurables,  le  17e  jour  du 
mois  de  may  1653,  en  présence  des  cardinaux,  arche vesques  et  évesques, 
qui  se  sont  trouvez  à  Paris,  par  messire  Antoine  Godeau,  évesque  de 
Grasse  et  de  Vence.  Paris,  1653,  in-4°.  (Bibl.  Maz.,  n°  10370  I.) 

Sermon  panégyrique  récité  à  l'honneur  du  glorieux  saint  Joseph,  en 
l'église  des  Incurables  à  Paris,  l'an  1665,  la  rcyne  présente,  par  messire 
Matthieu  de  Morgues,  sieur  de  Saint-Germain,  le  plus  ancien  des  prédi- 
cateurs du  roy,  etc.  Paris,  in-4°.  (Bibl.  Maz.,  n°  10370  Z»«.) 


L 


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186 


NOTES  ET  AUDITIONS 


CHANOINESSES  DU  SAINT-SÉPULCRE 


AUGUSTINES  DE  BELLE-CHASSE 

ÎS  C'est  en  1635  que  le  riche  partisan  Barbier  vendit  sa  maison  aux 
Chanoinesses  du  Saint-Sépulcre.  Le  contrat  d'acquisition  du  clos  de 
BeUechasse  est  du  16  juillet  1635;  le  brevet  de  l'abbé  de  Saint-Germain 
qui  autorise  rétablissement  est  du  22  août  de  la  même  année,  et  les 
lettres  patentes  sont  du  mois  de  mai  1 637.  L'église,  dans  laquelle  avait  été 
opéré  un  iniracle,  le  21  septembre  1666,  fut  vendue  à  la  Révolution, 
ainsi  que  le  couvent.  Les  membres  de  la  communauté  étaient  alors  au 
nombre  de  vingt -quatre  religieuses  de  chœur,  de  six  sœurs  converses, 
deux  novices  et  trois  postulantes.  L'état  financier  de  ce  couvent,  fort 
triste  dans  les  premières  années  de  son  développement  s'était  consi- 
dérablement amélioré,  si  l'on  s'en  rapporte  à  la  déclaration  faite  le 
H  mars  1790  à  l'Assemblée  nationale,  par  Jean  Bertrand,  avocat  au 
parlement ,  déclaration  d'après  laquelle  les  revenus  *  montaient  à 
30,393  livres  et  les  charges  à  13,976  livres  7  sous.  Les  religieuses  de- 
vaient, en  outre,  à  différents  fournisseurs  12,317  livres  5  sous;  mais  il 
leur  était  dû  21,528  livres  2  sous.  Leur  actif  l'emportait  donc  de  beau- 
coup sur  leur  passif.  Elles  avaient  offert,  le  21  septembre  1789,  en  don 
patriotique,  plusieurs  pièces  d'argenterie,  qui  furent  acceptées  par 
r Assemblée  nationale. 

Ce  couvent  renfermait  une  bibliothèque  de  860  volumes.  Devenu  pro- 
priété nationale,  il  fut  vendu  en  partie  les  13  thermidor  an  vi  (31  juillet 
1798),  15  brumaire  et  29  prairial  an  xi  (0  novembre  1802  et  18  juin  1803), 
et  3  prairial  an  xn  (23  mai  1801}.  Sur  l'excédant  du  terrain  réservé,  ou 
construisit  un  magasin  de  fourrages  pour  l'année,  qui  subsista  jusqu'en 
1825.  Vendu  alors  par  l'État,  il  fut  racheté  par  la  ville  de  Paris,  et  le 
Conseil  municipal  décida  dans  ses  séances  du  16  février  4827  et  du 
13  mai  1841,  qu'on  en  ferait  une  place  sur  laquelle  on  élèverait  une 
église,  (Voyez  l'article  que  je  consacre  à  l'église  Sainte-Clotilde.)  En 
1829,  on  ouvrit,  sur  une  partie  de  remplacement  do  couvent,  les  rues  de 
BeUechasse,  de  Las-Cases,  Martiguac  et  Casimir-Périer. 


•  Les  revenus  n'étaient  alors  que  de  18,420  livres  1 1  sons  10  deniers,  tan- 
dis que  les  dépenses  montaient  à  26,070  livres  15  sous  1  denier. 

*  Les  revenus  consistaient  en  loyers  des  maisons  :  20,733  liv.  4  sous,  et  en 
rentes  sur  les  aideB  et  gabelle»  :  9,(560  livres. 


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I 


CHANO  INESSES  DU  SAINT- SÉPULCRE  187 

BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Les  documents  relatifs  aux  religieuses  de  Bellechasse  sont  conservés 
aux  Archives  de  l'Empire,  dans  les  sections  historique  et  administrative. 

Un  carton,  coté  L.  1016,  renferme  des  contrats  de  profession  des  re- 
ligieuses de  1637  à  1754  et  des  titres  de  rentes;  un  second  carton, coté 
L.  1017,  un  registre  de  profession  des  religieuses,  de  février  1 736  à  juillet- 
1743,  une  transaction  entre  l'abbé  de  Saint-Gennaiii-dcs-Prés  et  les  reli- 
gieuses de  Bellechasse,  du  18  mars  1671,  par  laquelle  l'abbé  remet  aux 
religieuses  les  droits  d'indemnité  à  lui  dus  pour  raison  de  leur  acquisition 
du  16  juillet  1635,  des  déclarations  des  biens  et  revenus  en  1667,  1729, 
1741,  des  titres  d'alignements  et  autres  pièces  concernant  la  propriété, 
un  contrat  de  fondation  dp  la  duchesse  de  Croy,  du  21  juillet  1636,  de 
20,000  livres  de  rente,  uu  brevet  de  l'abbé  de  Saint-Germaiu  autorisant 
l'établissement,  le  22  août  1635,  des  lettres  patentes  du  mois  de  mai  1637, 
des  lettres  de  surannation  du  26  février  1661,  des  baux  anciens  et  nou- 
veaux; un  troisième  carton,  coté  L.  770,  renferme  les  titres  d'établisse- 
ment du  20  août  1635,  un  procès- verbal  de  vérification  de  reliques, 
une  donation  par  les  religieuses  à  Sainl-Germain-des-Prés  d'un  os  de 
saint  Vincent,  martyr,  le  6  octobre  1665,  des  actes  de  profession  et  de 
vétures  de  1652  à  1660,  des  procès- verbaux  de  miracles  opérés  dans 
l'église,  le  21  septembre  1666,  des  procès- verbaux  de  visites,  des  règle- 
ments de  visite,  des  élections  de  supérieures,  des  mémoires,  etc.,  une 
correspondance  relative  à  la  conduite  de  certaines  religieuses  ;  un  qua- 
trième carton,  coté  L.  776,  renferme  des  déclarations  de  biens  et  d'hé- 
ritages en  1692,  des  pièces  de  procédure,  etc. 

Un  registre  de  la  même  section,  coté  LL.  1596,  contient  les  procès- 
verbaux  de  vêtures  et  professions,  de  1669  à  1732. 

Le  carton  de  la  section  administrative,  coté  S.  4406,  renferme  des  dé- 
clarations de  biens  et  revenus  en  1641,  des  titres  de  rentes,  de  devis 
d'ou\ rages  de  charpenterie,  maçonnerie,  etc.,  les  titres  d'un  emprunt 
fait  par  les  religieuses,  d'anciens  titres  d'acquisition  et  d'échange  anté- 
rieurement au  16  juillet  1635,  un  contrat  d'acquisition  de  l'endos 
de  Beliechasse,  moyennant  90,000  livres,  la  déclaration  de  1790. 

Dans  la  même  section,  on  conserve,  sous  la  cote  H.  3496  à  3502,  les 
comptes  de  ce  couvent,  de  1738  à  1787. 

BERNARDINES  DU  PRÉCIEUX-SANG 

*»  Le  brevet  d'établissement  des  Bernardines  de  la  mission  de  Grenoble, 
connu  d'abord  sous  le  nom  de  Sainte-Cécile,  puis  sous  celui  de  Précieux- 


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188 


NOTES  ET  ADDITIONS 


Sang,  dans  la  rue  du  Pot-de-Fer,  est  du  20  décembre  1635;  mais  les 
Bernardines  ne  s'installèrent  que  le  o  juillet  1636.  Obligées  d'abandonner 
la  maison  qu'elles  occupaient  à  leurs  créanciers,  les  religieuses  louèrent 
d'abord  un  hôtel  rue  du  Bac,  puis,  ayant  trouvé  quelques  protecteurs, 
achetèrent,  en  1 658,  trois  maisons  de  la  rue  de  Vaugirard,  qu'elles  trans- 
formèrent en  couvent.  Leur  état  financier  parait  n'avoir  jamais  été 
prospère,  car,  d'après  la  déclaration  faite,  au  nom  des  religieuses,  le 
4  mai  1790,  par  Valery-Ambroisc-François  Lcfebvre  du  Romerel,  bour- 
geois de  Paris,  on  voit  que  leurs  revenus  n'étaient  pas  assez  élevés  pour 
éteindre  leurs  dettes.  En  effet,  les  ressources  annuelles1  montaient 
à  18,335  livres  12  sous  9  deniers,  et  les  charges  n'étaieut  que  de 
9,862  livres  19  sous  2  deniers,  mais  les  fournisseurs  *  du  monastère  ré- 
clamaient 46,432  livres  3  sous  4  deniers. 

Le  couvent  était  divisé  en  trente-huit  cellules  de  deux  mètres  de  lar- 
geur sur  deux  mètres  cinquante  centimètres  de  longueur.  11  y  avait,  on 
outre,  huit  chambres  d'inflrmeric  o  avec  des  vieux  meubles  du  temps 
du  prophète  Elie  ».  Le  nombre  des  cellules  était  très-supérieur  à  celui 
des  religieuses;  le  16  mai  1792,  elles  n'étaient  que  vingt  (quinze  reli- 
gieuses de  chœur  et  cinq  sœurs  converses),  si  l'on  en  croit  les  commis- 
saires, qui  firent  ce  jour-là  une  visite  domiciliaire  dans  l'établissement. 

Devenu  propriété  nationale,  le  couvent  fut  vendu  en  deux  lots  le 
4  fructidor  an  v  (21  août  1797):  on  prolongea,  en  1824,  sur  son 
emplacement,  la  rue  de  Madame,  qui  s'arrêtait  alors  à  la  rue  de  Vaugi- 
rard. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Les  Archives  possèdent  quelques  documents  t«ur  les  bernardines  du 
Précieux-Sang. 

Dans  la  section  historique,  il  y  a  deux  cartons  et  un  registre. 

Le  premier  carton,  coté  L.  773,  contient  le  brevet  d'établissement,  les  re- 
quêtes, correspondance,  émission  de  nouveaux  vœux  en  août  1661,  etc.; 
un  second  carton,  coté  L.  1072,  renferme  des  contrats  de  fondation  et 
de  donation  et  des  titres  de  rentes  sur  l'État. 

Le  registre  coté  LL.  1 708  contient  une  série  d'actes  capitulaires  de 
1668  à  1791. 

*  Les  revenus  consistaient  :  1°  en  loyers  de  maisons,  1,4 150  liv.;  2°  en  vingt- 
trois  parties  de  rentes  perpétuelles  sur  la  ville,  produisant  3,167  livres  5  s. 
7  deniers;  3°  en  rente  perpétuelle  sur  les  Ktats  de  Bretagne ,  240  livres; 
4°  en  rentes  sur  les  tètes  de  quatre  religieuses,  692  1.7  s.  2  d.;  5"  eu  produit 
du  loyer  des  chaises,  des  tribunes  et  d'indemnité  d'entrée  du  vin,  786  livres. 

*  On  devait  13,840  liv.  an  boucher.  7,2M8  I.  au  boulanger,  i,H0  liv.  au 
marchaïul  île  vin,  et.-. 


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RÉCOLLETTES  DE  L'iMMACULEE-CONCEPTION  189 

Dans  la  section  historique,  il  y  a  deux  cartons.  Le  premier  (S.  4750) 
renferme  les  titres  de  propriété  et  les  baux  de  maisons  achetée?  en  1666 
à  Gilles  de  Montholon,  et  situées  rue  Honoré-Chevalier,  des  titres 
de  rentes  foncières,  des  déclarations  faites  par  les  religieuses  en  1672, 
1676,  1681,  1687  et  1759,  la  déclaration  de  1790;  le  second  (L  4751), 
des  litres  de  propriété,  baux  à  loyer  et  pièces  d'alignement  de 
maisons  sises  rues  Honoré-Chevalier,  des  Cannettes,  Cassette,  Yaugi- 
rard,  etc. 

Dans  la  même  section,  on  trouve  réunis,  sous  la  cote  H.  4210, 
des  titres  de  rentes,  de  1652  à  1746. 


RÉCOLLETTES  DE  L'IMMACULÉE-CONCEPTION 

DE  LA  SAINTE-VIERGE 

50  Les  Récollettes  de  Sainte-Claire  vinrent  pour  la  première  fois  à 
Paria  en  1627,  et,  le  8  septembre  de  la  môme  année,  elles  obtenaient 
l'autorisation  de  construire  un  oratoire  rue  de  Vaugirard;  mais  elles  ne 
réussirent  point  et  s'en  retournèrent  à  Verdun,  d'où  elles  étaient  parties. 
Les  Récollettes  de  Tulle,  par  acte  du  18  août  1638,  assurèrent  aux  sœurs 
qui  s'établirent  à  Paris  la  nourriture  et  l'entretien.  Ces  religieuses 
obtinrent  plus  de  succès  que  les  premières,  et,  grâce  à  la  protection  de 
Marie-Thérèse  d'Autriche,  le  pape  Alexandre  VU  leur  accorda  le  droit 
de  s'appeler  Religieuses  de  T  Immaculée-Conception. 

Ce  couvent,  que  l'esprit  de  charité  ne  semble  pas  avoir  souvent  visité, 
renfermait,  au  moment  de  la  Révolution,  vingt-six  religieuses  de  chœur 
et  six  sœurs  converses.  Les  recettes  dépassaient  de  beaucoup  les  dé- 
penses, puisque  les  revenus1  se  montaient  à  25,730  livres  19  sous  9  de- 
niers, et  que  les  charges  *  n'étaient  que  de  10,460  livres  4  sous.  Cet  état 
prospère  n'empêchait  pas  les  religieuses  de  devoir  à  leurs  fournisseurs  et 
aux  diverses  ouvrières  qu'elles  employaient  une  somme  de  40,116  liv. 
9  sous. 

»  D'après  la  déclaration  faite,  le  12  mars  1190,  par  Amable  Toussaint  De- 
larue,  conseiller  du  roi  et  notaire  au  CUàk-let,  au  nom  des  religieuses,  on 
voit  que  les  revenus  provenaient  :  1°  de  la  location  de  divers  appartements 
dans  1  ultérieur  du  couvent,  6,500  liv.;  2°  de  la  location  de  diverses  maisons, 
12,100  liv.;  :î°  de  rentes  sur  l'Hôtel  de  ville,  6,120  liv.  19  s.  9  den.;  4°  de 
rentes  sur  l'ancien  et  le  nouveau  clergé,  110  liv.  ;  5<>  d'une  gratification 
annuelle  dû  Tré* or  royal ,  600  liv. 

»  Il  y  avait  900  livres  de  rentes  viagères  à  servir;  les  charges  casuelles,  les 
frais  du  culte,  le?  décimes,  la  capitation,  les  traitements  des  médecins  et 
chirurgiens,  les  gages,  etc.,  se  montaient  à  9,560  liv.  4  sous. 


i 


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1H0 


NOTES  ET  ADDITIONS 


Devenu  propriété  nationale,  le  couvent  fut  vendu,  les  21  pluviôse  rl 
25  germinal  an  vi  (9  février  et  14  avril  4798),  et  23  nivôse  an  vin 
(13  janvier  1800).  Les  maisons  67  à  77  de  la  rue  du  Bac  proviennent 
de  cette  communauté,  dont  l'église,  construite  en  4693,  (ut  convertie 
d'abord  en  salle  de  spectacle,  sous  le  nom  de  théâtre  des  Victoires  na- 
tionales, et,  plus  tard,  en  salle  de  bal,  connu  encore  aujourd'hui  sous  le 
nom  de  Salon  de  Mars. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Les  document"  manuscrits  concernant  les  Récollettes  se  trouvent  réunis 
aux  Archives  de  l'Empire,  dans  les  sections  historique  et  administra- 
tive. 

Dans  la  section  historique,  il  y  a  un  carton  coté  L.  4073  qui  renferme 
des  contrats  de  profession  des  religieuses,  des  titres  de  î-entes,  des  pièces 
concernant  les  rentes  viagères  assignées  aux  religieuses  du  prieuré  de 
Notre-Dame  de  Bon-Secours,  rue  de  Charonne,  lors  de  leur  fondation, 
et  les  titres  de  fondation  de  M.  Chefdeville  en  4703.  Un  autre  carton, 
coté  L,  776,  contient  les  règles,  constitutions,  pièces  de  discipline  monas- 
tique, un  procès- verbal  de  visite  en  4653,  des  contrats,  quittances  et 
autres  pièces. 

Dans  la  section  adnûnistrative,  il  y  a  deux  cartons  (S.  4753-4754).  Os 
renferment  la  déclaration  de  4790,  les  titres  de  propriété  d'une  maison 
rue  desCanncttes,  des  quittances  d'amortissement,  des  baux  et  des  titres 
de  propriété  de  maisons  situées  rue  de  Varenncs,  rue  de  la  Planche  et  rue 
de  Grenelle. 

On  trouve  dans  la  série  H,  sous  les  cotes  4464  à  4463,  les  comptes  de 
ce  couvent,  de  4763  à  4790. 


FILLES  DE  ST-J0SEPH  OU  DE  LA  PROVIDENCE 

M  Marie  Delpech  de  TEstang,  fondatrice  de  la  Congrégation  des  Filles- 
de  SainWoseph,  à  Bordeaux,  le  3  mai  4638,  arriva  de  cette  ville  à  Paris 
le  H  février  1639.  Elle  était  avec  une  sœur  delà  maison  de  Bordeaux, 
nommée  Jeanne  Godin.  Les  deux  religieuses  s'installèrent  dès  le  mois 
d'avril  dans  une  maison  de  la  rue  du  Vieux-Colombier,  qu'elles  louaient 
moyennant  1,600  livres  h  Gontier,  conseiller  du  parlement.  Au  bout 
de  six  mois,  elles  vinrent  demeurer  près  le  noviciat  des  Jésuites,  et  le 
nombre  des  filles  était  alors  de  soixante-dix. 

U  première  année,  la  viande  de  boucherie  leur  Ait  refusée  ft  crédit. 


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FILLES  DE  SAINT-JOSEPH  DE  LA  PROVIDENCE 


191 


et,  comme  elles  étaient  fort  pauvres,  elles  se  trouvèrent  réduites  à  se 
servir  des  restes  de  quelques  maisons  particulières  et  «  à  espessir  l'eau 
de  la  marmite  seulement  des  os  descharnez  qui  avoiént  desjà  servy  à  de 
meilleures  cuisines.  »  Cet  état  de  pauvreté  dura  peu,  et,  en  1 640,  elles 
pouvaient  déjà  acheter  pour  12,000  livres  une  maison  de  la  rue  Saint- 
Dominique,  qu'elles  agrandirent  en  1645  et  où  elles  logeaient  six  cent 
quatre-vingt-six  filles.  Les  constructions  qu'avait  nécessité  ce  rapide 
accroissement  coûtaient  alors  110,089  livres  3  sous. 

Quelque  louable  que  fût  l'objet  de  cette  institution  autorisée  par  l'abbé 
de  Saint-Germain  le  5  juin  1641  et  par  lettres  patentes  du  10  mars  1651, 
elle  ne  conserva  pas  longtemps  un  nombre  considérable  de  pension- 
naires. Le  couvent  comptait  à  peine  cinquante  personnes  à  la  Révolution. 
A  cette  époque,  Michel  Prevalon,  homme  d'aftaires,  procureur  de  la 
supérieure  de  la  communauté  des  Fillcs-Saint-Josepb,  déclara,  le  27  fé- 
vrier 1790,  que  le  couvent  des  Filles  de  la  Providence  était  composé  de 
vingt  religieuses,  de  deux  novices  et  une  postulante  ;  que  les  revenus  se 
montaient  à  42,1 78  liv.  1  s.  (1°  loyers  de  la  cour  extérieure 1  30,140  liv.; 
2°  loyer  des  petits  appartements  intérieurs,  2,600  ;  3°  rentes  sur  l'IIotel 
de  Ville,  4,668  liv.  1  s.;  4°  rentes  sur  particuliers,  800  liv.;  5°  pension 
sur  le  trésor  royal,  3,000  liv.;  6°  indemnité  sur  les  entrées  des  vins, 
570  liv.;  7*  pensions  viagères,  400  liv.)  ;  que  les  charges  étaient  de 
20,758  liv.  17  sous  (savoir  8,285  liv.  pour  l'intérêt  de  l'argent  prêté  au 
monastère  pour  la  reconstruction  du  bâtiment  neuf,  1 2,473  liv.  1 7  s.  pour 
les  dépenses  du  culte  divin,  acquit  de  fondations,  décimes,  répara- 
tions, etc.),  et  que  la  somme  de  21,419  liv.  4  sous  qui  restait  à  dépenser 
servait  à  vêtir,  blanchir,  chauffer,  éclairer  et  nourrir  les  religieuses, 
tant  la  communauté  que  les  domestiques,  ouvrières  et  filles  externes, 
c'est-à-dire  au  moins  cinquante  personnes;  qu'en  plus  il  fallait  ajouter 
20,089  livres  de  dettes  exigibles  pour  mémoires  de  différents  ouvriers, 
fournisseurs,  etc. 

L'évacuation  delà  maison  eut  lieu  le  15  septembre  1792,  et,  le  5  no- 
vembre de  la  même  année,  le  ministre  de  l'intérieur  Roland  écrivait  aux 
adnûnistraleurs  du  département  de  Paris  en  laveur  de  ces  religieuses  qui 
étaient  dans  la  position  la  plus  gênante  par  suite  du  retard  qu'éprou- 
vaient lu  li<{iitdatton  et  le  paiement  de  leur  traitemeut. 

Le  couvent  de  Snint-Joieph,  dont  une  partie  avait  été  vendue  le  8  no- 

1  Ces  appartements  de  la  cour  extérieure  donnant  sur  la  me  étaient  loués 
par  la  nubienne.  C'étaient,  au  moment  de  la  Révolution,  le  baron  de  Choiseul, 
M"'  de  Courson,  la  marquise  de  Saiut-Aignan,  l'évoque  de  Troyes ,  la  com- 
tesse de  Breugnon,  le  comte  Wall,  le  commandeur  de  Malte  d'Hautefeuille, 
le  chevalier  de  firave,  le  marquis  de  Montehcnn ,  le  baron  d'Angosse ,  le 
marquis  de  Vibraye,  M""  de  Saint-Sauveur.  Cette  dernière  dame  avait  un 
appartement  qui  fni  payé  par  Madame  Victoire  jusqu'au  8  aoAt  1792. 


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I 


192  NOTES  KT  ADDITIONS 

vembre  1806  à  la  mère  de  l'empereur  Napoléon  Ier,  est  occupé  aujour- 
d'hui par  le  ministère  de  la  guerre. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

l^es  documents  manuscrits  concernant  les  Filles  de  Saint-Joseph  sont 
conservés  aux  Archives  de  l'Empire  dans  les  sections  historique  et  admi- 
nistrative. 

Un  carton,  coté  L.  775,  renferme  des  titres  relatifs  aux  religieuses 
de  Bordeaux,  La  Rochelle  et  Paris,  une  correspondance,  des  pièces  con- 
cernant la  juridiction,  les  statuts,  règles  et  constitutions  ;  un  second  car- 
ton, coté  L.  1061,  contient  des  titres  de  rentes,  des  contrats  de  profes- 
sion, des  testaments  et  donations  en  faveur  du  couvent,  des  documents 
relatifs  à  la  ferme  de  Jean  Grogne;  un  troisième,  coté  L.  1062,  renferme 
la  bulle  d'érection  accordée  par  Innocent  X,  en  1645,  les  titres  d'établisse- 
ment à  Paris,  Bordeaux  et  Saint-Germain,  des  lettres  d'institution  et 
d'établissement  par  l'archevêque  de  Paris,  du  28  janvier  1642  et  des 
lettres  patentes  confirmatives  de  février  1692. 

Le  premier  carton  de  la  section  administrative  (S.  4734),  renferme 
des  titres  de  propriété  de  maisons  et  de  terrains  situés  rue  Saint-Domi- 
nique, la  déclaration  de  1790;  le  second  (S.  4735),  des  pièces  concernant 
des  créances,  des  déclarations  de  revenus,  un  mémoire  touchant  réta- 
blissement de  la  congrégation,  des  procès-verbaux  de  visite,  des  lettres 
patentes,  pièces  de  procédure  et  un  registre  in-4°,  contenant  une  copie 
de  documents  relatifs  au  grand  et  petit  Gengrogne,  en  1771.  Cette  terre 
de  Gfengrognc  était  située  dans  la  paroisse  de  Fontcnay-en-Brie  ;  les 
religieuses  l'appelaient  Saint-Joseph-des-Champs  ;  le  troisième  carton 
(S.  4736)  contenait  des  quittances  des  boues  et  lanternes,  d'anciens  baux 
des  maisons  et  états  de  lieux,  des  titres  de  pièces  concernant  la  ferme  de 
Bouthervillicrs,  près  Etampes,  et  deux  maisons  à  la  Boissière-en-Brie.  Un 
registre,  coté  S.  4737,  renferme  un  inventaire  des  titres. 

Mans  la  même  section,  on  conserve,  sous  la  cote  H.  4120,  un  registre 
intitulé  :  Estât  et  compte  que  rend  Marie  Delpech  de  Lestang,  institutrice 
de  la  congrégation  des  Filles  de  Saint-Joseph,  dites  vulgairement  de  la 
Providence,  de  1629  à  1645  ;  sous  la  cote  H.  4121,  un  état  de  recettes  de 
1719  à  1757  ;  et,  sous  la  cote  H.  4128,  une  «  Recette  générale  des  loyers 
du  bâtiment  neuf  de  1774  à  1785  ».  Les  titres  de  rente  et  les  quittances 
de  1667  à  1792  sont  conservés  sous  la  cote  H.  4213. 

IMPRIMÉS 

Constitutions  pour  la  communauté  des  Filles  de  Saint-Joseph,  dites  de 


■ 


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SÉMINAIRE  DR  SAINT-SULP1CE  193 

la  Providence,  établies  à  Paris,  au  faubourg  Saint-Germain  (par  Dom 
Claude  Bretagne,  religieux  bénédictin).  Paris,  1691,  in-8°. 

Règlemens  de  la  maison  et  hospital  des  Filles  de  la  Providence 
de  Dieu.  Paris,  1657,  in-8\ 

Panégyrique  funèbre  de  très  haute,  très  puissante  et  très  excellente 
princesse  madame  Charlotte-Marguerite  de  Montmorency,  veufve  de 
feu  ....  Henry  de  Bourbon,  prince  de  Condé,  etc.,  prononcé  le  2  janvier 
1651  en  l'église  des  Filles  de  la  Providence,  par  M.  François  Hedelin. 
Paris,  1651,  in-4\  (Bibl.  Maz  ,  n°  10370  Z*7.) 


i 

SÉMINAIRE  DE  SAINT-SULPICE  1 

w  On  ne  peut  être  plus  vague  que  l'abbé  Lebeuf  en  cette  circonstance, 
et  la  liberté  qu'il  laisse  aux  lecteurs  de  choisir  entre  les  années  4642, 
1645  et  1647,  est  une  nouvelle  preuve  de  son  insouciance  à  l'égard  des 
établissements  religieux  de  création  récente.  Les  trois  dates  données 
par  Lebeuf  correspondent,  chacune,  à  un  épisode  important  de  l'his- 
toire de  ce  séminaire.  En  4642,  le  célèbre  abbé  Olier  créa  le  séminaire 
de  Saint-Sulpice  à  Vaugirard;  en  1645,  le  contrat  d'association  entre 
les  abbés  Olier,  Antoine  Raguier  de  Poussay  et  Antoine  Damiens  fut 
signé,  et  le  séminaire  de  Sain^Sulpice  fut  établi  à  Paris,  d'abord  rue  Gui- 
sarde,  puis  rue  du  Vieux-Colombier.  Le  contrat  est  du  6  septembre  1 645  ; 
l'autorisation  de  l'abbé  de  Saint-Germain  est  du  23  octobre  de  la  môme 
année.  Enfin,  le  30  décembre  1647,  la  Chambre  des  comptes  enregistra 
les  lettres  patentes  d'octobre  1645. 

On  voit,  par  la  déclaration  faite  le  5  mars  1 790,  par  Jean-Louis 
Maury,  avocat  au  Parlement,  que  le  séminaire  était  divisé  en  quatre 
corps  de  bâtiment  :  le  premier,  rue  du  Vieux-Colombier,  était  occupé 
par  le  grand  séminaire;  le  second,  rue  Férou,  servait  de  petit  sémi- 
naire; le  troisième,  cul-de-sac  Férou,  était  habité  par  la  commu- 
nauté des  Pauvres-Ecoliers  ;  le  quatrième,  rue  du  Pot-de-Fer,  servait  à 
la  communauté  des  Philosophes. 

Le  séminaire  jouissait,  en  outre,  de  trois  maisons  de  campagne  à 
Vaugirard. 

Les  revenus  consistaient  :  en  rentes,  en  maisons  sises  à  Paris,  dans 
différents  quartiers,  dans  la  ferme  de  Champtourtel,  paroisse  de  la 
Cour-Neuve,  près  Saint-Denis  ;  en  biens  ruraux,  situés  à  Grenelle,  Issy, 
Lagny,  Concy,  Villeneuve,  Reuilly,  etc.,  etc.  Us  atteignaient,  d'après  la 
déclaration  rectificative  du  10  novembre  1790,1e  chiflrede  143,366  li- 
vres, tandis  que  les  charges  ne  dépassaient  pas  74,967  livres.  Le  revenu 
net  était  donc  de  68,399  livres. 

t.  ut.  la 


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191 


SpTKS  ET  ADDITIONS 


La  bibliothèque  de  la  Maisou  de  Paris  contenait  environ  26,000  vo- 
lumes. Les  supérieur*  ijéc  Luerent  /qu'il  n'y  avait  point  de  manuscrit,  a* 
qui  est  contraire  $  ce  que  dit  Leheuf.  Le  grand  séminaire  d'issv  possé- 
dait une  bibliothèque  de  5,000  volumes. 

11  y  avait  dans  le  scnunaire  une  grande  et  deux  petites  basses  cha- 
pelles. On  y  avait  inhumé  les  personnes  suivantes  : 

J.-B»  Gabriel  de  Bar,  arcbid.  die  Sarlat  (2  août  1720).  J.  Philippe  Y  allier» 
(22  janv.  1722)*  Jacques  de  Weritain  d'Arros  (25  juillet  1723).  J.-9.  de  Cliar- 
piu  de  Gennetine  (la  septembre  1721).  François  Guy  ton,  prêtre  de  Langre* 
(26  janvier  1724).  Étienne  Cordier,  licencié  de  la  maison  de  Navarre  (27  août 
1726).  Pierre  Le  Comte  de  la  Martellerie»  d'Alençon  (29  mare  1723).  Pierre 
Roussille,  clerc  de  Limoges  (3  octobre  168G).  Jean-Mathieu  Joly  de  Fleury, 
prêtre  (12  janvier  1687).  Jean  de  Seve,  prêtre  (16  janvier  1674).  Pierre 
d'Espinay  de  CerilLac  (14  juillet  1658).  Jean-Jacques  Rabâche  (  4  juillet 
1719).  Jacques  Coignet,  ancien  curé  de  Saint-Roch  (8  février  1680).  Pierre 
i\l;*»on,  prêtre  (12  mars  1684).  Joseph-Marie  Gallon  (7  sept.  1688).  Natal 
Krivoal,  de  Tréguier  (17  avril  1689).  Gabriel  Souart  (8  mars  1691).  Nicolas 
Camusot  (4  sept.  1681).  Jacques  Gay  (6  février  1670).  Charles  Picolé  (!«  déc. 
1679).  Gabriel  de  Quailu»  (20  ami  1677).  François  Parnuis  (20  avril  1657). 
Claude-Marie  Le  Bel  de  Lesven  (3  déc.  1719).  Marc-Joseph  Payet,  de  Pos- 
nanie  en  Pologne  (25  nov.  1687).  Jean  Hudon  (2  mars  1683).  Joseph  Molin 
(19  janvier  1679).  Remy  Poule  de  Hantgrenier  (2  sept.  1677).  René  Ropars 
(8  février  1726}.  P>  François  Monnier  de  Bois-Foucault  (24  nov.  1724).  Claude 
Martin  de  La  Motte  de  Hennés  (20  octobre  1730).  Jean-François  de  Mont- 
grand  de  Mazade  (15  sept.  1729).  Laurent  de  Ugarde  (28  mars  1722).  An- 
toine-Benoisi  de  Nadrières  (20  oct.  1730).  RenêJean-Bréart  (2  mars  1731). 
Claude  Lasc  (lt  janv.  1663).  Claude  Legril  (25  mai  1666).  Pierre  Moet  de 
Précourt  (31  mars  1670).  Étienne  Le  Blanc  (24  ocL  1670).  Claude  du  Tour 
(30  oct.  1675).  Jean  Blanlo  (4  avril  1657).  Mathurin  Baudeau  (3  mars  1691). 
Jacques  de  Berbisy  (26  déc.  1690).  Denis  Chaliot  (12  sept.  1680).  Josepb- 
Gaspar  de  Rochefort  (18  nov.  1677).  Jean  Daniel  de  Lignières  (24  mars 
1666).  Frère  Jean   18  (mars  1674  ).  Léonard  de  Saint-Priest  (16  octobre 
1657).  Antoine-François  de  Moncbal,  sous-diacre  et  comte  de  Lion  (2  juil- 
let 1656).  Charles  Choenne  (  24  décembre  1658  ).  Jean  Gibly  (28  avril 
1651).  Nicolas  du  Tir  (2  septembre  1659).  François  Taupiol  (2  octobre 
1659).  Jean  Portail  (22  oct.  1660).  Jean  Gardiel  de  Partages  (21  sept  1662). 
Jacques  Becas  (4  avril  1665).  Jacques  Le  Fevre  (24  mars  1666).  Pierre-Alex  an  - 
dre  Hardy  (19  mai  1661).  François  Robert  (29  août  1712).  J.  Joseph  Gevry 
(16  juin  1713).  J.  François  de  Tremolet  de  Montpezat,  bachelier  de  Sorbonue 
(24  mai  1716).  Charles  Guenon  (11  août  1717).  Louis-Joseph  Rieche  (28  avril 
1716).  Antoine  Perrier  (19  déc.  1715).  J.  François  Deshaies  (24  août  1717). 
Ignace  Vogel  (7).  Olivier  Girard  (4  sept  1719).  Michel  Albert  de  la  Marvo- 
lière  (29  mars  1735).  J.  Joseph  Le  Boiteulx  (26  juillet  1740).  Philibert  Parent 
(1"  nov.  1719).  Girard  Louis  Valleau  (29  avril  1716).  Joseph  Darluc  (22  août 
1691).  René  Mace  (8  mai  1691).  Jean-François  Lefèvre  d'Eaubonne  (2  juillet 
1676).  Antoine  Dargnies,  doct  de  Sorbonne  (27  août  1709).  M.  de  Saint-Ger- 
main, abbé  (1659).  De  Bretonvilliers.  maître  des  requêtes  (l"  nov.  1656). 


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SfcHlNAlKE  HE  SAINT-SULPICE 


195 


Charles-René  Le  Vayer  (14  juillet  1718).  Barthélemi  Gaultier  du  Bois  (15 
août  1698).  Le  marquis  de  Fénelon  (8  oct.  1683).  Claude  Bottu  de  la  Barmon 
dière,  ancien  curé  de  Saint-Sulpice(18  sept.  1694).  Antoine  Raguier  de  Poussé, 
ancien  curé  dî  Saint-Sulpice  (8  juillet  1680).  Joachim  Trolti  de  laCbetardia 
ancien  curé  de  Saint-Sulpice  (29  juin  1715).  Joseph-Gaspar  de  Montmorin  de 
Saint-Herem,  évèque  d'Aire  (  7  nov.  1723).  Jean  de  Jasses  Disse  (26  mars 
1743).  Louis  Charles  de  Châtres  (14  nov.  1742).  Claude  Bouheret  (14  nov. 
1742).  R.  F.  Auguste  Malotau  de  Villerode  (5  avril  1743).  Gabriel  Hyvert 
(15  mai  1743).  Alexis  Roger  (2  janv.  1742).  Michel  La  Chèvre  (7  déc.  1741). 
Frédéric  Duplex  (!•'  déc.  1741).  Pierre  Burci  Regnaud  (9  janv.  1744).  Hya- 
cinthe-Anne de  Boisguebenne  (26  avril  1742).  René-Charles  de  Breslay  (4  déc. 
1735).  Thomas  Dervieu  (22  nov.  1731)*  Étienne  Bouast  (9  juiUet  1730).  Fran- 
çois Lelong  (3  mai  1735).  Fr.  Xav.  Y incent  Boisson  de  la  Sale  (21  déc.  1734). 
CL  Denis  Dervieu  (15  sept  1737).  Edme-François  Aubert  (13  avril  1742). 
Elie-Joseph  Catbuê  (16  mai  1743).  Jean  Chenel  (3  oct.  1735).  Jean-B.  Pays 
(15  fév.  1730).  Guillaume-Charles  de  Planques  (9  oct.  1729).  Joseph  Madier 
(29  juillet  1724).  FJzear-Placide  de  Beauvau  (21  nov.  1728).  François  Bidet 
(14  mai  1728).  Michel  LefebVre  (31  mars  1731).  H.  Fr.  Xavier  de  Belsunce 
(27  nov.  1741).  Aug.  Coste  (8  janv.  1740).  Amable  Mesranibaud  (20  juillet 
1732).  Ant  Champeau  (17  août  1728).  J.-B.  Romanet,  bachelier  de  Sorbonne  (7) 
Victor  Le  Court  de  Saint- Aigne,  bachelier  de  Sorbonne  (29  juillet  1724).  Jac- 
ques Corna  ire  de  Jossan  (30  juillet  1724).  Guy  de  Charpin  de  Genetine* 
(22  mai  1730).  Pierre  Boscber,  doct  de  Sorbonne  (18  juillet  1726).  Ch.  Em- 
manuel- Annibal  de  Farcy  de  Cuillé  (27  août  1732).  J.  Jacques  Dupuis  (8  déc. 
1735).  L.  François  de  Paul  des  Galois  de  la  Tour  (  3  sept.  1739).  Jean  Vi- 
vienne  Trepagne  (11  mai  1736).  François  Le  Boiteubc  (21  fév.  1725).  Henri 
de  FUz-Jamee  de  Berwick  (3  juin  1731).  Alexandre  Battel  (19  mars  1727). 
Louis  de  Verntn  (31  mars  1711).  P.  Fr.  Magnon,  licencié  de  Sorbonne  (7  fév. 
1712).  Mathieu  Guerin  (6  juillet  1716).  François  Bertrand  de  la  Perouze  (7 
avril  1714).  Anne  de  Fonfroy  de  Monredon  (20  août  1711).  Alex.  H u vache 
(14  avril  1712).  Alexandre-Charles  Séguier  (28  sept*  1711).  François-Louis 
de  Mouchy  (!9nov.  1723).  François  de  la  Boulie(i"  mai  1714).  Charles-Mau- 
rice Le  Peletier  (7  wpt.  1731).  François  Leechassier  (19  août  1725).  J.  Baltha- 
sard  Dyferand  (5  mai  1715).  Hyacinthe-Charles  Le  Mor  (5  nov.  1746).  Gil- 
bert Repoux  (23  déc.  1716).  Joseph  Benoist,  doct.  de  Sorbonne  (3  juillet 
1719).  Jean  Paranteau  (14  janvier  1744).  P.  Claude  Delaine  (8  nov.  1704). 
André  Aylmer,  Hibernois  (2  mars  1701).  Jul.  Sulpice  Boucher  (27  janv.  1729). 
Charles  de  Longueil  (17  janv.  1706).  Jean  Bidault  (10  juillet  1709).  Isaac  Jas- 
serant(17ocL  1701).  Nicolas  Tisserant  (13  juin  1744).  Antoine  Gallien  de 
Chabon  (16  nov.  1749).  Gr.  Fr.  Martin  de  l'Ostende  (21  avril  1747).  René 
Levesque  (12  juin  1703).  Claude  Lefebvre  (14  mars  1744).  Guillaume  Bour- 
bon (15  nov.  1709).  Louis  Tronson,  supérieur  du  Séminaire  (26  fév.  1700). 
Antoine  Brenier,  licencié  de  Sorbonne  (25  août  1714).  Obvier  Hurard  (4  juin 
1695).  Ant  Ronsard  (16  oct  1695).  Jacques  Picques  (16  août  1697).  François 
Magnien  (11  juin  1744).  Fr.  JosepU  Gugger  (31  déc.  1691).  Pierre  Loison 
(28  déc.  1692).  J.  Jacques  Bavin  [19  mars  1696).  Jean  Thouret  (8  février 
1694).  J.  Bapt.  Baron  (10  juin  1744).  Martin  de  La  Mare  (30  mai  1711).  Pierre 
Morin  (7  oct.  1710).  Eustache  Morin  (11  juUlet  1710).  Jean  Calmine  de  Balade 


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NOTES  ET  AUDITIONS 


(19  février  1104).  P.  Km.  de  Layans  (9  octobre  1709).  J.  Jacques  Sagel  (25 
février  1704). 

En  1790,  le  séminaire  de  Saint-Sulpice  servit  en  partie,  aux  assem- 
blées de  la  section  du  Luxembourg.  A  l'époque  des  sep- 
tembre, M.  Eraery, supérieur  du  séminaire,  congédia  les  séminaristes 
confiés  à  ses  soins  et  ne  tarda  pas  à  être  arrêté.  Le  séminaire  fut  alors 
divisé  en  petits  logements,  qui  furent  donnés  aux  femmes  des  volontaires, 
et  la  chapelle  fut  transformée  en  grange.  En  1803,  M.  Emery  revint  à 
Paris,  et  réunit  les  débris  de  l'ancien  séminaire,  d'abord,  dans  une  mai- 
son de  la  rue  Saint-Jacques,  ensuite  rue  Notre-Dame-des-Champs,  puis 
rue  duPot-de-Fer,  dans  Faner™  couvent  des  Filles  de  l'Instruction  chré- 
tienne. In  décret  du  14  février  1810  rétablit  le  séminaire  diocésain 
dans  les  bâtiments  de  Saint-Nicolas-du-Chardonnet,  mais  à  l'exclusion 
des  sulpiciens.  M.  Emery  dut  encore  quitter  le  séminaire,  et  les  direc- 
teurs ne  tardèrent  pas  à  le  suivre  ;  car,  dans  une  dépêche  datée  dTtrecht, 
le  3  octobre  1811,  l'empereur  Napoléon  1er  insistait  sur  le  départ  des 
sulpiciens.  «  Je  ne  veux  point  de  sulpiciens  dans  le  séminaire  de  Paris; 
«  je  vous  l'ai  dit  cent  fois,  je  vous  le  répète  pour  la  dernière  fois.  Prenei 
«  des  mesures  telles  que  cette  congrégation  soit  dissoute.  >  L'ordre  fut 
exécuté;  niais  une  ordonnance  royale,  du  3  avril  1816,  rendit  à  la  com- 
pagnie des  prêtres  de  Saint-Sulpice  la  direction  du  séminaire,  qui  fut 
reconstruit  en  1820,  sur  une  partie  du  terrain  occupé  par  l'ancien  sémi- 
naire, rasé  en  1803,  pour  former  la  place  Saint-Sulpice.  La  chapelle  ac- 
tuelle, qui  est  assez  vaste,  possède  les  ossements  du  cardinal  de  Bérulle  ; 
au  milieu  de  l'église,  on  Ut  sur  une  plaque  de  cuivre  l'insc ri pt ion  suivante  : 

[1] 

HIC  •  JACET 
S  •  R  .  E  •  CARDINAL!  S  •  BERVLLVS 
ORATORII  •  JESV  •  FVftDATOR 
ORDIÏMS  •  SACERbOTAUS 
EMEÎtDATOR  •  PRjECIPWS 
CLER1CAL1S  ♦  IWENTVT1S  •  INSTITVEKD/E 
IN  •  GAIXIIS  •  AVCTOR 
QV1  •  DIVVM  .  VINCEISnVM  .  A  •  PAVLO 
ET  •  CONDRENVM 
D1SCIPVLOS  •  RABV1T 
IPSOS 

OLERH  •  MAG1STROS  •  PATRE  SQ  • 
POSTREMO 
AD  •  ARAS  •  DVH  •  SACRA  •  FACERET 
PRO  •  IPS1VS  •  VOTO  •  MERITISQ  • 

AiuMAM  •  ErrLAvrr 

DIE  II  OCTOBR1S 
ANNO  •  REP  •  SAL  ♦  M  •  DC  •  XXIX 
vETATIS  LV 
IBSVS 
tUKU 

•  Armes  du  prélat. 


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SÉMINAIRE  DE  SAINT-SULPICE  197 

Le  séminaire  de  Saint-Sulpice  est  aujourd'hui  le  séminaire  diocésain 
ou  grand  séminaire  du  diocèse  de  Paris.  Il  est  divisé  en  deux  sections, 
Tune  destinée  aux  élèves  de  théologie,  qui  compte  quinze  directeurs  et 
professeurs;  l'autre  destinée  aux  élèves  de  philosophie,  qui  compte 
huit  directeurs  et  professeurs. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Les  documents  manuscrits  sur  le  séminaire  de  Saint-Sulpice  sont 
conservés  aux  Archives  de  l'Empire  dans  les  sections  historique  et 
administrative. 

Le  premier  carton  de  la  section  historique  (M.  206)  renferme  le 
contrat  d'association  entre  MM.  Olier,  Antoine  Raguier  de  Poussay  et 
Antoine  Damiens  pour  l'établissement  du  séminaire,  le  6  septembre  1 645, 
la  permission  d'établir  un  séminaire  dans  la  juridiction  de  Saint-Germain, 
le  23  octobre  1645,  des  provisions,  arrêt  du  grand  Conseil,  lettres  pa- 
tentes d'établissement,  du  23  octobre  4645,  lettres  d'évocation,  bulle 
d'union  du  prieuré  de  Reuilly  au  séminaire  de  Saint-Sulpice,  le 
20  août  1697,  lettres  patentes  et  autres  pièces  relatives  à  cette  union, 
pièces  relatives  au  marché  de  Reuilly  et  au  pont  ;  le  second  (M.  207), 
des  titres  de  rentes,  extraits  de  testaments,  fondations  faites  en 
faveur  du  séminaire,  fondations  de  bourses  au  profit  des  pauvres,  le  don 
du  cardinal  de  Bissy  de  3,333  livres  de  rente  pour  l'entretien  de  17  pau- 
vres ecclésiastiques,  le  3  février  1736,  un  recueil  de  copies  de  pièces 
relatives  à  l'union  du  prieuré  de  Reuilly  (dossier  intéressant),  des  déli- 
vrances de  legs,  des  contrats  de  constitution  de  rentes,  des  pièces  rela- 
tives à  la  chapelle  Saint-Jean,  à  la  tribune  et  au  droit  de  sépulture  dans 
l'église  Saint-Sulpice,  dont  une  lettre  de  Languet  de  Gergy,  legs  ponr 
doter  de  pauvres  filles  de  la  paroisse  Saint-Sulpice,  un  ancien  plan  des 
deux  petites  chapelles  basses  du  grand  séminaire  de  Saint-Sulpice,  un 
autre  plan  intitulé  :  Distribution  des  tiroirs  des  morts  qui  sont  dans  la 
grande  chapelle  basse  du  grand  séminaire  de  Saint-Sulpice,  un  plan  de 
la  grande  chapelle  basse  du  grand  séminaire  ;  ces  plans  renferment  les 
noms  des  personnes  enterrées  dans  ces  chapelles. 

On  conserve  dans  la  même  section,  sous  la  cote  MM.  553,  un  registre 
des  fondations,  de  1649  à  1737. 

Le  premier  carton  de  la  section  administrative  (S.  7006)  renferme  la 
déclaration  de  1790,  des  procès-verbaux  relatits  aux  murs  mitoyens  de 
diverses  maisons  du  séminaire,  des  baux  des  échoppes  adossées  au  sémi- 
naire, des  titres  de  propriété  de  maisons  situées  rues  du  Vieux  -Colombier 


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NOTES  KT  AUUTTIO** 


et  du  Pot-de-Fer,  un  plan  du  séminaire  et  du  jardin,  un  inventaire  de  la 
petite  communauté  de  Saint-Sulpfce,  dite  des  Robertins,  à  Vaugirard.  le 
22  juin  1790,  un  mémoire  demandé  par  le  comité  ecclésiastique  an  su- 
périeur général,  des  déclarations  de  biens  de  1728  et  de  1756;  les  deu- 
xième et  suivants  (S.  7007  à  70 1 3), ;les  titres  de  propriété  de  maisons  situées 
me  Gui  sarde,  rue  de  Bcaune,  au  coin  de  la  rue  de  Verneuil  (S.  7007)  ; 
rues  du  Pol-de-Fer,  du  Vieux-Colombier,  du  Bac,  de  Verneuil  (S.  7008); 
rues  du  Pot-de-Fer  et  du  Petit-Bourbon  (S.  7009);  rue  de  Beaune  (S.  7010); 
rues  Sainte-Marguerite  et  des  Ciseaux  (S.  7011);  quai  des  Orfèvres  et 
place  Dauphiuc(S.  7012);  rue  du  Pot-de-Fer  (maison  des  Philosophes), 
rue  Férou  (Petit  Séminaire),  et  cul-de-sac  Férou  (maison  des  Pauvres- 
Ecoliers)  (S.  7013);  le  neuvième  (S.  7014),  des  titres  de  propriété  du 
moulin  Copeau,  situé  sur  la  rivière  de  Bièvre  ;  le  dixième  (S.  7015),  des 
titres  de  propriété  d'une  maison  et  dépendances,  situées  à  Issy,  et  léguées 
par  M.  de  Bretonvilliers,  de  terresauditlieu  ;  le  onzième  (S.  701 6),  des  titres 
de  propriété  de  maisons  à  Vaugirard  ;  les  douzième  et  treizième  (S.  701 7- 
7<H8),  des  titres  de  propriété  de  la  ferme  de  Concy,  paroisse  d'Hyènes  ; 
le  quatorzième  (S.  7019),  des  pièces  relatives  au  moulin  bannal  d'Hyères; 
le  quioiième  (S»  7020),  des  pièces  relatives  à  la  propriété  de  cent  ar- 
pents de  bois  dans  la  forêt  de  Senard;  le  seizième  (S.  7021),  une  liasse 
de  pièces  relatives  à  la  propriété  de  la  ferme  de  Chantourtel,  située 
paroisse  de  la  Cour  Neuve,  près  Saint-Denis;  les  dix-septième  et  sui- 
vante (S.  7022-7025),  des  pièces  relatives  aux  propriétés  de  la  ferme 
de  Saint-Laurent,  situées  à  Lagny,  et  du  dos  delà  Bretelle,  sis  audit 
heu;  le  vingt-unième  (S.  7026),  trois  liasses  relatives  à  la  propriété  de 
maisons,  terres,  prés,  vignes,  sis  à  Lagny -sur- Marne  ;  le  vingt-deuxième 
(&  7027),  des  pièces  relatives  au  moulin  Boursier,  à  maison  Raimbault, 
au  fort  du  Bois  et  à  d'autres  pièces  de  terre,  sises  à  Lagny;  le  vingt- 
IfOtsième  (S.  7028),  des  contrats  de  rente  sur  particuliers,  des  rentes 
foncières  à  Concy,  H  y  ères  et  Crosne;  les  vingt-quatrième  et  suivants  (St 
7029-7030),  les  titres  delà  ferme  de  Yilleneuve-Saint-Georges;  le  vingt- 
sixième  (S.  7031),  une  liasse  de  pièces  relatives  à  l'union  du  prieuré  de 
Reuilly  au  séminaire,  et  des  revenus  de  ce  prieuré  au  village  des  Bois- 
Saiot-Denis;  tes  vingt-septième  et  suivants  (S.  7032-7034),  les  titres  de 
propriété  de  la  terre  de  Neuvy-Paillaux  ;  le  trentième  (S.  7035),  les 
titres  de»  terres  sises  aux  terroirs  de  Villars,  Glan ville  et  Angerville; 
le  trente-unième  (S.  7036),  une  liasse  de  déclarations  de  biens,  terre* 
et  héritages  possédés  par  le  séminaire  et  des  quittances  de  droit  d'in- 
demnité; le  trente-deuxième  (S.  7037),  des  titres  anciens  de  propriété 
à  ViUeneuve-Saint-Georges,  Pierreûtte,  Lagny,  Saint-benia,  la  Cour- 
Neuve,  Couches;  le  trente-troisième  et  dernier  (St.  7*08),  une  liasse  de 
renseignements  sur  différentes  propriétés  appartenant  à  différents  sémi- 
naire^ entre  autres  celui  de  Montréal,  au  Canada. 


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THÈATIN*  199 

Le  premier  registre  (S.  7039)  est  art  inventaire  (kit  par  M.  de  Baluze. 
des  papiers  dn  séminaire;  le  second  (S.  7010)  est  un  copie  dé  l'inven- 
taire précédent  avec  des  fragments  de  l'inventaire  fait  par  M.  Lé  Boi- 
teux; le  troisième  (S.  7041)  contient  l'inventaire  général  des  papiers  du 
séminaire  et  une  déclaration  des  hiens  et  revenus  que  le  séminaire  pos- 
sédait dans  le  diocèse  de  Paris. 

Sous  la  cote  H.  3262  à  3284,  on  a  réuni  des  mémoires  d'entrepreneurs, 
des  quittances,  états  de  recettes  et  de  dépenses,  titres  de  rente,  etc. 

Les  archives  de  Seine-et-Oise,  à  Versailles,  conservent  un  mémoire 
pour  le  séminaire  de  Saint-Sulpice  au  sujet  d'impositions  dans  la  paroisse 
deMontgeron  (A.  1207},  et  un  mémoire  sur  la  ferme  de  Concy  possé- 
dée par  le  séminaire  (A.  1267). 

La  bibliothèque  Mazarine  possède  deux  manuscrits  :  le  premier,  en 
cinq  volumes  in-fol.  (n*  1946  A-D.),  est  intitulé  :  Biblîothec®  Seminarii 
.  duipitu  cataio^us  tiipie\,  maieriarum  online  uispoMius;  le  second 
(n*  2254),  Entretiens  sur  toutes  les  actions  de  la  journée  pratiquées  dans 

IMPRIMÉS 

Lettres  patentes  du  roy,  contentant  évocation  générale  et  attribution 
au  grand  Conseil,  de  tous  les  procès  et  différons  meus  et  à  mouvoir, 
tant  en  demandant  qu'en  deflendant,  concernant  les  affaires  du  sémi- 
naire de  S.  Sulpice  de  Paris  et  de  toutes  les  maisons  et  séminaires  qui 
lui  sont  ou  seront  unis,  établis  ou  à  établir  dans  rétendue  de  ce  royaume, 
pour  y  estre  diffinitivement  jugez  et  terminez;  avee  deffenses  à  tous 
autres  juges  d'en  connoistre.  Données  à  Versailles,  le  10  janvier  1713. 
Enregistrées  au  grand  Conseil,  lé  3  février  suivant.  S.  n.  A.  f.  *.  rf., 
in-fol.  (Arcb.  de  fEmp.,  M.  207.) 

Le  couvent  des  Carmes*  et  le  séminaire  de  Saint-Sulpice  pendant  la 
Terreur,  par  Alexandre  Sorel,  2*"  édition.  Paris,  1864,  in-8°. 

Vie  de  M.  Emery.  Parti,  1862,  2  vol.  in-8°. 


THÉATINS 

n  Ce  Ait  le  cardinal  Mazarin  qui  acquit,  le  (6  mars  1642,  mie  maison 
du  quai  Malaquais,  pour  placer  des  théatins.  Ces  religieux  vinrent  s'y 
fixer  en  1644,  et  l'abbé  de  Saint-Germain  les  reconnut  légalement  par 
ses  lettres  du  i«  août  1 648.  Le  7  du  même  mois,  la  chapelle  fut  bénite 
et  le  roi  plaça  lui-même  la  croix  sur  le  portail  de  la  maison,  qui,  sui- 
vant ses  ordres,  fut  appelée  Sainte-Anne  la-Royale.  La  première  pierre 
de  l'église,  pour  laquelle  Mazarin  donna  300,000  livres,  fut  posée  par 


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1!00 


NOTES  ET  AUDITIONS 


le  prince  de  Couti,  le  28  novembre  1662.  Ses  fondements  avaient 
été  bénis  le  7  septembre  1661.  Cette  église,  commencée  sur  un  plan 
trop  vaste,  interrompue  faute  d'argent,  fut  reprise  en  1714,  et  bénite  le 
20  décembre  1720.  Elle  possédait  parmi  ses  reliques  le  corps  de  saint 
Venant,  qui  fut  vérifié  par  le  vicaire  général  de  l'abbaye  de  Saint-Ger- 
main, le  22  mai  1665. 

Zacharie  Gossard  Duquesnay,  supérieur  des  Théatins,  déclara,  le 
16  février  1790,  que  la  maison  conventuelle  était  composée  de  seize 
religieux  profês,  de  deux  agrégés  et  de  deux  postulants,  que  cinq  d'entre 
eux  étaient  à  Tulle,  où  ils  professaient.  Les  revenus,  qui  n'étaient  en  1735 
que  de  16,524  livres  13  sous  9  deniers,  montaient,  à  la  Révolution,  à 
49,289  livres  8  sous  4  deniers1.  Les  charges  s'étaient  augmentées  propor- 
tionnellement :  au  lieu  de  14,515  livres,  en  1735,  elles  montaient  à 
37,488  livres  1  sou*.  Le  couvent  devait  en  outre  136,500  livres,  mais 
cette  dette  était  en  partie  soldée  par  un  actif  de  120,000  livres. 

Les  théatins  étaient  encore  au  nombre  de  dix,  le  20  avril  1791.  Les 
commissaires  administrateurs  des  biens  nationaux  se  rendirent  au- 
près d'eux,  et  leur  annoncèrent,  qu'aux  termes  de  la  loi  du  26  mars  1 790, 
ils  devaient,  n'étant  pas  en  nombre  suffisant,  abandonner  leur  cou- 
vent et  se  retirer  soit  aux  Chartreux,  maison  qui  leur  était  désignée 
comme  retraite,  soit  dans  d'autres  lieux  qu'ils  jugeraient  à  propos 
de  choisir. 

Le  bibliothécaire  Ameilhon  leva,  le  30  avril  1791,  les  scellés  sur  la 
bibliothèque,  et  fit  transporter  les  livres  dans  la  maison  des  Augustins 
de  la  reine  Marguerite.  La  bibliothèque  servait  alors  au  comité  militaire 
et  aux  assemblées  de  la  section.  Le  catalogue  conservé  aux  Archives 
n'indique  que  7,903  volumes;  mais  il  y  en  avait  environ  10,000,  parmi 
lesquels  on  remarquait  les  œuvres  de  Voltaire,  celles  de  Piron,  deux  édi- 
tions de  Crébillon,  etc.,  etc. 

L'inventaire  parle  d'un  a  grand  pupitre  à  quatre  volants  tiré  de  la  bi- 
bliothèque du  cardinal  Mazarin  ;  »  ce  pupitre  doit  être  celui  qui  se 
trouve  aujourd'hui  à  la  Bibliothèque  de  l'Arsenal. 

L'église  que  M.  de  Pancemont,  curé  de  Saint-Sulpice,  avait  louée  à  la 
municipalité,  le  11  avril  1791,  pour  célébrer  le  service  divin,  ne  renfer- 

1  Voici  le  détail  des  revenue  :  rentes,  2,630  t.  8  s.  4  den.;  loyer  de»  chaises 
et  tribunes,  7,300  liv.;  loyer  des  maisons  de  Paris  et  de  Vaugirard,  39,359  Uv. 
Les  maisons  des  religieux,  situées  eu  partie  sur  le  quai ,  étaient  louées  fort 
cher.  Le  16  octobre  1789,  les  religieux  conclurent  un  bail  de  neuf  ans  avec 
la  célèbre  «  Claire-Joseph  Le  Gris  de  La  Tude  Clairon,  fille  majeure,  pen- 
sionnaire du  roi  »,  pour  une  maison  située  quai  des  Théatius,  et  précédem- 
ment occupée  par  madame  de  Slcmtesson. 

*  Voici  l'état  des  charges  :  rentes  perpétuelles ,  20,284  liv.  19  s.  ;  rentes 
viagères,  2,7201.;  impositions,  réparations,  14,483  1.  2  s. 


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THEATISS 


201 


niait  que  des  tableaux  médiocres.  Elle  possédait  ,  selon  Mouchy,  un  tom- 
beau de  Joseph  Durier,  chevalier  du  Terais,  mort  le  13  juin  1770,  qui 
méritait  les  éloges  de  tous  ceux  qui  se  connaissaient  en  sculpture,  et 
«  une  mauvaise  madone  antique,  sculptée  en  bois,  intéressante,  dit-on, 
parce  qu'elle  (ait  des  miracles  ».  Qu'est  devenue  cette  madone,  empor- 
tée par  le  père  Thibaudier  ? 

Vers  1800,  l'église  fut  transformée  d'abord  en  salle  de  spectacle; 
puis,  en  1815,  en  café,  appelé  le  Café  des  Muses.  Cette  église,  ainsi  que 
les  bâtiments  du  couvent,  furent  vendus  le  19  frimaire  an  m  (9  dé- 
cembre 1797),  et  démolis  en  1822. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Les  documents  concernant  les  théatins  sont  conservés  aux  Archives 
de  l'Empire  dans  les  sections  historique  et  administrative. 

Un  carton  de  la  section  historique,  coté  L.  766,  renferme  quelques 
pièces  sur  les  théatins  :  l'approbation  de  leur  établissement,  l'autorisation 
de  poser  la  première  pierre  de  leur  église,  et  une  vériiication  de. 
reliques.  Deux  autres  cartons  de  la  même  section  :  le  premier  (L.  960) 
renferme  un  état  abrégé  des  fondations,  des  titres  de  fondations  du  duc 
de  Mazarin  en  1661,  de  l'abbé  Berty  en  1662,  de  M.  deBérallcen  1705, 
de  la  marquise  de  Clérambault  en  1728,  de  la  princesse  de  Bouillon  en 
1726,  de  la  marquise  de  Dangeau  en  1724,  de  M.  d'Argenson  en  1720, 
du  duc  de  La  Feuiliade  en  1718,  du  duc  de  Ventadouren  1710,  et 
autres  personnes;  le  second  (L.  961),  des  titres  primordiaux  de  l'éta- 
blissement des  théatins  à  Paris,  les  lettres  patentes  d'août  1648,  la  per- 
mission de  l'abbé  de  Saint-Germain  du  1er  août  1648,  etc.,  etc.,  des 
mémoires  de  serrurerie,  de  peinture,  de  carrelage,  de  pavage,  etc. 

Les  quatre  registres  de  la  section  historique  renferment  les  délibéra- 
tions capitulaires  de  1643  à  1673  (LL.  1586),  1673  à  1697  (IX.  1587), 
1695  à  1740  {LL.  1588),  1741  à  1789  (LL.  1589). 

Le  premier  carton  de  la  section  historique  (S.  4355)  renferme  la  dé- 
claration de  1790,  les  inventaires  dressés  à  cette  époque,  un  inventaire 
de  la  maison  des  Théatins  à  Vaugirard,  dressé  le  1er  juin  1790,  des  baux 
de  maisons  louées  par  les  religieux,  des  litres  de  rente,  quittances  d'a- 
mortissement, déclaration  des  biens  en  1735,  des  quittances  de  rachat 
des  taxes  ae*  boucs  ei  lanternes,  auierents  niemoncs  ue  maçonnene  et 
titres  de  procédure;  le  second  (S.  4356),  des  titres  de  propriété  de  la 
maison  conventuelle,  de  maisons  situées  rue  de  Bourbon,  et  d'une  mai- 
son acquise  à  Vaugirard,  le  5  août  1665,  les  titres  de  la  donation  de 


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Notes  et  additions 


Mazarin,  des  procès-verbaux  de  visite  de  maisons  rue  Saint-Honoré,  et 
un  recueil  de  pièces  concernant  les  Frères-Tailleurs  de  Paris. 

Dans  la  même  section,  on  conserve,  sous  le  cote  H.  4055  à  405fl,  dos 
titres  de  rente  et  quittances  de  1729  à  1790,  et  des  comptes. 

Le  père  Lelong  indique  dans  la  Bibliothèque  historique  de  la  France 
(t  I,  p.  860,  n°*  1 4080  et  suiv.)  des  manuscrits  relatifs  à  l'histoire  des 
théaiins,  et  qui  étaient  conservés  dans  la  bibliothèque  de  cette  maison. 

IMPRIWÉS 

Constilutioncs  clericorum  Regularium.  Parisiisy  1659,  in-lft. 

Fundatio  domus  sanctac  Annœ  regalis  Parisicnsis,  anno  (647. 

Cette  histoire  de  la  fondation  des  théatins  à  Paris  se  trouve  page  292  et  suiv. 
du  tome  111  de  YHutoria  clericorum  regularium  de  Jos.  Silos.  Panormi,  1666, 
in-fol.  On  peut  consulter  aussi  Hélyot,  Hist.  des  ord.  motuut.,t.  TVt  p.  71-99. 


HOPITAL  DES  CONVALESCENTS 

*  La  date  de  1042  est  une  erreur  accréditée  par  Félibien.  Le  contrat 
de  fondation  de  l'hôpital,  par  André  Gervaise,  ancien  chanoine  de  Reims, 
est  du  30  mars  1652,  et  la  prise  de  possession  du  nouvel  établissement, 
ainsi  que  la  bénédiction  de  la  chapelle,  sons  le  titre  de  Notre-Dame  des 
Convalescente,  sont  du  15  août  1652.  Les  lettres  patentes  d'autorisation 
sont  datées  du  mois  d'octobre  1656;  elles  ont  été  enregistrées  au  Parle- 
ment, le  21  février  1670. 

L'hôpital  des  Convalescents  de  la  Charité  de  Paris,  situé  rue  du  Bac, 
était  occupé,  à  la  Révolution,  par  vingt-quatre  malades,  six  religieux, 
deux  aumôniers,  un  jardinier,  un  cuisinier  et  trois  domestiques.  D'après  la 
déclaration  du  20  janvier  1791,  on  voit  que  cet  hôpital  avait  34,310  livres 
10  sous  de  revenu  et  1 ,632  livres  6  sous  8  deniers  de  charges.  Par  une 
singulière  exception,  les  prêtres,  les  soldats  et  les  laquais  ne  pouvaient  êt  re 
soignés  dans  cette  maison,  qui  fut  supprimée  en  1792,  et  louée,  depuis, 
par  l'État,  à  différents  particuliers. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

On  trouve  dans  un  carton  de  la  section  historique,  coté  L.  766,  le 
contrat  de  fondation  et  le  procès-verbal  de  la  bénédiction  du  nouvel 

Dans  la  section  a<hxiinistraUve,  u>  a  six  cartons.  Le  premier  (S.  6i02>, 
contient  la  déclaration  de  1790,  des  mémoires  et  titres  concernant  l'hô- 


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HOPITAL  DKS  CONVALESCENTS 


203 


pital  de  la  Charité-Notre-Dame,  rue  Vieille-du-Temple,  l'église  de  Saint- 
!)enis-du-Port,  un  état  des  rentes  dues  aux  ci-devant  maisons  de  l'ordre 
de  la  Charité  par  l'hospice  national  de  l'Unité,  ci-devant  hospice  de  la 
Charité,  rue  des  Pères,  n.  43,  une  permission  d'abattre  un  mausolée 
dans  l'église  d'Escardes,  un  recueil  de  fois  et  hommages,  aveux  et  dé- 
nombrements du  fief  de  Saint-Dems-du-Port,  de  4420  à  1642,  des  pièces 
concernant  le  Prè-du-But,  Villenauxc,  Montaiguillon,  etc.,  des  actes  de 
foi  et  hommage  des  comtes  de  Brienne;  les  second  et  suivants  (S.  6103- 
f>107)  renferment  des  documents  concernant  la  seigneurie  duPré-du- 
Buf,  les  flefo  et  seigneuries  des  Salles  et  de  Rieui  dans  la  paroisse 
d'Ecardes. 

IMPRIMÉS 

Mémoire  instructif  pour  les  doyen,  chanoines  et  chapitre  de  Paris, 
supérieurs  spirituels  et  temporels  de  l'Hôtel-Dieu,  touchant  l'établisse- 
ment du  nouvel  hôpital  des  Convalescens  au  fauxbourg  S.  Germain.  S.  ». 
d.  I.  ».  d.,  in-8°. 


FILLES  DE  NOTRE-DAME-DE-LÀ-MISÊRICORDE 

u  La  date  de  1 651 ,  donnée  par  Lebeuf,  est  celle  de  l'acquisition  par  la 
mère  Madeleine  Martin  d'une  maison,  rue  du  Vieux-Colombier,  dans 
laquelle  elle  entra  avec  sa  communauté,  le  3  novembre  1651;  mais, 
deux  ans  auparavant,  c'est-à-dire  le  3  novembre  1649,  trois  religieuses 
étaient  venues  d'Aix  avec  la  mère  Madeleine  s'établir  dans  une  maison 
rue  Mézières.  Il  y  avait  au  moment  de  la  Révolution  vingt  religieuses  et 
dix  converses,  si  l'on  en  croit  la  déclaration  faite  le  27  février  1 790,  par 

bâtiment,  avec  cour,  jardin  et  dépendances,  ayant  deux  portes  cochères, 
aoui  tune  servait  a  entrée  au  coûtent.  Les  revenus  montaient  a 
11,387  livres  5  sous,  et  les  charges  à  6,910  livres  15  som.  Cette  posi- 
tion financière,  déjà  fort  précaire,  s'aggravait  encore  par  une  dette  de 
5,313  livre»  ti  sons  3  demers,  et  une  antre  dette  de  13,286  livres 
dues  aux  ouvriers  qui  avaient  travaillé  à  la  construction  de  leurs  mai- 
sons. Le  monastère,  devenu  propriété  nationale,  rat  vendu  ie  S  thermi- 
dor an  iv  (26  juillet  1796). 


BIBLIOGRAPHIE 

tes  Archives  de  l'Empire  conservent,  dans  les  sections  historique  et 


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NOTES  ET  ADDITIONS 


administrative,  les  documents  relatifs  aux  Augustines  de  la  Miséricorde 

Un  carton  coté  L.  4070  renferme  les  lettres  patentes  d'établissement 
de  septembre  1649,  des  titres  et  contrats  de  rentes,  fondations  de  messes. 

Un  autre  carton,  coté  L.  772,  renferme  des  pièces  concernant  l'éta- 
blissement des  religieuses  du  3  novembre  1649,  le  procès-verbal  de 
translation  des  religieuses  rue  Cassette  et  la  bénédiction  de  la  chapelle 
le  3  novembre  1651,  un  acte  par  lequel  les  religieuses  reconnaissent  la 
mère  Magdelaine  delà  Sainte-Trinité  pour  fondatrice, du  18  février  1-668, 
des  procès- verbaux  de  prises  d'habits,  d'élections  de  prieures,  des 
lettres,  vérifications  de  reliques  et  de  miracles,  etc.,  etc.;  le  carton,  coté 
L.  776,  contient  l'acte  de  vente  de  la  maison  de  la  rue  du  Vieux-Colom- 
bier, du  17  juin  1651.  Un  registre  de  la  même  section  (LL.  1706)  con- 
tient les  contrats  et  actes  de  1649  à  1789. 

Le  premier  carton  de  la  section  administrative  (S.  4747)  renferme 
les  titres  de  propriété  des  maisons  situées  rue  de  la  Corne,  autrement 
dite  rue  Neuve-Guillemin  et  rue  du  Vieux-Colombier,  des  baux,  décla- 
rations des  revenus,  la  déclaration  de  1790,  etc.;  le  second  (S.  4748), 
des  titres  de  rente,  des  baux  de  la  ferme  Manessier,  au  Mesnil  en 
France,  des  déclarations  de  revenus,  des  mémoires,  des  quittances  des 
boues  et  lanternes,  etc. 

Dans  la  même  section,  on  conserve,  sous  le  cote  H.  4156-4209,  des 
titres  de  rentes  et  des  comptes  de  1778  à  1790. 

IMPRIMÉS 

Constitutions  des  religieuses  de  la  Miséricorde.  Paris,  1660,  in-4". 

Histoire  des  religieuses  de  Notre-Dame  de  la  Miséricorde,  imprimée  dans  la 
vU  du  P.  Yvan,  de  Gilles  Gondan.  Pari»,  1662,  in4»,  et  dans  Yffiitoire  des 
Ordres  d'Hélyot,  t  IV,  p.  385. 

Mémoire  pour  les  religieuses,  supérieure  et  couvent  de  Notre-Dame 
de  la  Miséricorde,  établies  rue  du  Vieux-Colombier  au  fauxbourg  S.  Ger- 
main, appelantes  de  deux  sentences  des  requestes  du  palais,  des 
27  juillet  1 696  et  26  juin  1714,  intimées,  demanderesses  et  défenderesses, 
contre  Marie  de  Longmont,  veuve  d'Antoine  tiarat  de  Pradines  et  ses  en- 
fants, appelions  de  la  même  sentence  du  26  juin  1714,  au  chef  qui  leur 
t'ait  préjudice,  et  intimez.  Dame  Jeanne-Charlotte  Guyot,  femme  séparée, 
quant  aux  biens,  des  sieurs  Margala  et  Coussons,  héritiers  de  Jean- 
Baptiste  Guyot,  notaire  au  Châtelet  de  Paris,  intimés  et  encore  contre 
messire  Jacques-Joseph  Joli  y  de  Menain  ville,  conseiller  du  roy,  ancien 
maître  ordinaire  en  la  chambre  des  Comptes,  défendeur,  et  Jean  Savoye 
étant  aux  droits  de  Jean  le  Comte,  demandeur.  S.n.  d.  I.  n.  rf.,  in-foL 
(Bibl.  Maz.,  n°33i6B.) 


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ABRAYF.-AIX-ROIS 


ANNONCIADES  DU  COUVENT  DES  DIX-VERTUS 


CISTERCIENNES  DE  L'ABBAYE  DE  N.-D.-AUX-BOIS 

36  L'abbé  Lebeuf  ne  dit  pas  un  mot  du  souvent  des  Dix-Vertus,  fondé 
par  les  annonciades  de  Bourges,  en  1640,  dans  le  lieu  même  que  les  re- 
ligieuses de  l'Abbaye-aux-Bois  achetèrent  le  9  mars  1654.  Ces  annon- 
ciades avaient  fait  construire  une  chapelle  qui  fut  bénite  en  1640.  La 
bénédiction  de  leur  cloître  n'eut  lieu  que  le  31  mai  1643.  Obligées  de  se 
disperser,  les  religieuses  du  couvent  des  Dix- Vertus  vendirent  leur  maison 
aux  cisterciennes  de  l'abbaye  de  Notre-Dame-des-Bois,qui  cherchaient  à 
se  mettre  à  l'abri  des  dévastations  qui  désolaient  alors  le  Soissonnais. 
Elles  étaient  sur  le  point  de  retourner  dans  l'antique  monastère  qu'elles 
occupaient  depuis  1202,  grâce  à  la  libéralité  de  Jean  de  Nesle,  châtelain 
de  Bruges,  lorsqu'un  incendie  dévora  l'église  et  le  cloître.  Elles  se  déci- 
dèrent alors  à  rester  à  Paris,  et  elles  obtinrent  du  pape  la  translation  du 
titre  et  des  biens  de  l'abbaye,  que  le  roi  autorisa  par  lettres  patentes 
d'août  1667. 

Cette  abbaye  jouissait  de  fort  beaux  revenus.  D'après  la  déclaration 
faite,  le  27  février  1790,  par  Jean-Nicolas  Adam,  directeur  del'Abbaye- 
aux-Bois,  au  nom  de  l'abbesse  Marie-Madeleine- Émilie- Victoire  de 
Moreton  Chabrillan,  on  voit  que  les  revenus 1  étaient  de  51,951  livres 
44  sous,  et  que  les  charges*  ne  dépassaient  pas  21,475  livres  7  sous 
i  denier. 

L'abbaye  comptait  vingt-deux  religieuses  de  chœur  et  sept  sœurs  con- 
verses. L'enclos,  y  compris  l'église,  construite  en  1718  et  dédié,  le  24  oc- 
tobre 1720,  contenait  2  arpents  17  perches.  Devenus  propriété  nationale, 
les  bâtiments  du  monastère  furent  vendus  le  5  frimaire  an  vi  (25  no- 
vembre 1797). 

En  1 802,  l'église,  qui  n'avait  pas  été  démolie,  fut  choisie  pour  servir  de 
première  succursale  à  la  paroisse  de  Saint-Thomas  -d'Aquin.  Elle 
conserva  ce  titre  jusqu'au  décret  du  22  janvier  1856,  qui  partagea  son 

1  Ces  revenus  provenaient  principalement  de  la  location  des  appartements 
du  monastère  (7,350 1.),  du  loyer  des  hôtels  et  des  maisons  hors  la  clôture 
(18,033  1.  7  s.  8  den.),  de  rentes  (4,251 1.  13  s.),  du  fermage  des  biens  de 
Picardie  (14,866  1.  13  s.  4  den.),  du  fermage  des  biens  de  Biôvre  (5,450  1.)  etc. 

*  Les  charges  étaient  ainsi  réparties  :  rentes  constituées  (4,671  L  14  s.), 
rentes  viagères  (3,269  1.),  rentes  au  profit  des  religieux  (875  L)t  entretien  et 
charges  de  l'abbaye  (9,209 1.  13  s.  9  den.),  entretien  et  charges  des  biens  de 
Picardie  (2,759  I.  19  s.  4  den.),  charges  des  biens  de  Bièvre  (690  1.). 


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206 


notes  et  additions 


territoire  entre  les  paroisses  de  Saint-Thomas-d'Aquin  et  de  Sainl- 
Sulpice,  et  qui  créa,  aux  dépens  de  cette  dernière  paroisse,  une  paroisse 
nouvelle  sous  le  vocable  de  Notre- Dame-de*-Champt.  (Voyez  plus  loin, 
page  208.) 

Le  18  novembre  1827,  Charles  X  autorisa  rétablissement,  dans  l'an- 
cien couvent  de  l'Abbaye  aux- Bois,  de*  religieuses  de  Notre-Dame,  cha- 
noinesses  de  Saint -Augustin.  La  nouvelle  communauté,  composée  de 
trente-cinq  professes  de  chœur  et  de  sept  postulantes ,  dirige  des  classes 
gratuites  et  un  pensionnat,  qui  compte  plus  de  cinquante  élèves.  Les  re- 
ligieuses ont  établi  dans  cette  église  une  confrérie  duB.  P.  Fourier,  avec 
l'autorisation  de  Tévèque  de  Saint-Dit».  Cette  association  pieuse,  qui 
existe  depuis  le  7  juillet  1859,  a  pour  but  de  soulager  les  âmes  du  pur- 
gatoire, d'assurer  aux  membres  des  prières  et  d'honorer  le  bienheureux 
Pierre  Fourier.  Un  tableau,  placé  à  la  porte  de  l'église,  ajoute  que  l'asso- 
ciation, qui  compte  parmi  ses  membres  «  des  tètes  couronnées,  plusieurs 
princes  de  l'Eglise,  bon  nombre  d'évêques  et  des  milliers  de  fidèles,  a 
l'avantage  d'être  affiliée  à  l'archiconfrérie  de  Notre-Dame-du-Saint- 
Sullrage  de  Rome.  » 

La  statue  de  la  Vierge,  placée  au  fond  de  l'église,  est  honorée  particu- 
culiëreroent  sous  le  titre  de  Notre-Dame-de-Toute-Aide. 

A  n'est  pas  possible  de  parler  de  l'Abbaye-aux-Bois  sans  rappeler  que 
la  célèbre  MM  Récamier  y  demeura  de  1814  au  il  mai  1849.  Le  salon 
de  M**  Récamier  était  un  centre  et  un  foyer  littéraires,  où  se  réunis- 
saient, sous  une  influence  chai  niante,  les  personnages  les  plus  illustres  et 
les  plus  divers  :  Chateaubriand,  Mathieu  de  Montmorency,  Adrien 
et  Henri,  ducs  de  Laval,  Ballanche,  Benjamin  Constant,  Ampère,  le  duc 
de  Noailles,  Sainte-Beuve,  et  toutes  les  célébrités  contemporaines. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Les  documents  relatifs  à  l'Abbaye-aux-Bois  sont  conservés  aux  Ar- 
chives de  l'Empire  dans  les  sections  administrative  et  historique. 
Dans  la  section  administrative,  il  y  a  sept  cartons  et  quatre  registres. 

Le  premier  carton  (S.  4407)  renferme  des  titres  de  rentes  foncières  sur 
des  immeubles  sis  à  Thibau ville,  Ofl'roy ,  faubourg  Saint  Léonard  à  Nesle, 
Lannoy,  Nesle,  Behericourt,  Libermont,  Lan  de  voisin,  Cremery,  Liancourt 
et  Solente  ;  un  inventaire  sommaire  des  titres  trouvés  dans  les  archives 
de  l'Abbaye-aux-Bois  en  17G2,  des  pièces  de  procédure;  le  second 
(S.  4408)  des  titres  de  propriété  des  fermes  de  Giry  et  du  Val-Profond, 
situées  à  Bièvre,  près  Paris;  des  baux  à  loyer  desdites  fermes  et 
des  bois  situés  à  Bièvre-le-Chatel  ;  les  troisième  et  suivants  (S.  4409- 


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ABBAYE-AUX-WM5 


4411),  les  titres  de  propriété  des  biens  situés  on  Picardie,  et  dans  la  mai-  . 
Irise  de  Chauny;  le  dixième  (S.  4412),  cinq  liasses  de  pièces  relatives  à 
la  fondation  de  cette  abbaye  près  Beau  lieu,  au  diocèse  de  Soissons,  à  la 
translation  de  cette  abbaye  à  Paris,  à  la  propriété  de  la  maison  des  An- 
nonciades,  sur  remplacement  de  laquelle  a  été  construite  cette  abbaye, 
à  un  chantier  situé  rue  de  Sèvres,  aux  baux  à  loyer  des  maisons  sises  à 
Paris;  le  septième  {8. 4413),  quatre  liasses  relatives  aux  déclarations  des 
biens  et  revenus  de  ladite  abbaye,  à  des  rentes  constituées  par  cette  ah- 
baye,  à  des  quittances  de  droit  d'amortissement,  des  déclarations  cen- 
suelles  et  une  transaction  passée  entre  l'abbaye  et  le  curé  de  Saint- 
Sulpice,le31  décembre  1770. 

Le  premier  registre  (S.  4414)  contient  un  inventaire  des  titres  dressé 
de  171  i  à  1715;  les  deuxième  et  troisième  (S.  4415-4410)  forment  un 
inventaire  sommaire  des  titres  trouvés  dans  les  archives  de  l'abbaye  en 
l'année  1762;  le  quatrième  et  dernier  registre  (S.  4417)  renferme  une 
copie  des  titres  d'acquisition  de  la  maison  conventuelle  en  mars  1654. 

Sous  la  cote  H.  8836  à  3844,  on  a  réuni  les  titres  de  rentes  et  les 
comptes  de  1763  à  1790. 

La  section  historique  possède  quatre  cartons  et  un  registre. 

Le  premier  carton  (L.  1011)  renferme  une  collection  de  titres  de  1164 
à  4250.  Ces  pièces,  émanées  des  seigneurs  de  Ham,  de  Nesle,  du 
Noyonnais  et  de  la  Picardie,  intéressent  l'histoire  de  l'Abbaye-aux-Bois 
lorsqu'elle  était  encore  établie  près  de  Beaulieu;  le  second  (L.  1012)  con- 
tient des  pièces  de  1251  à  1400,  semblables  aux  précédentes  et  de  même 
provenance,  elles  concernent  surtout  les  dîmes  de  Conchy  ;  le  troisième 
(L.  1013)  renferme  des  documents  relatif  saux  dîmes  de  Monchy-Lagache, 
di  Libermont,  aux  droits  de  pèche  dans  les  viviers  de  Nesle  et  du  Grand- 
Rouy,  aux  dîmes  du  Qucsnoy  et  de  Damery,  aux  privilèges  de  l'ab- 
baye, aux  droits  de  committimus,  de  franc  salé  et  d'exemption,  aux 
droits  d'entrée  pour  le  vin,  des  actes  de  profession  de  sœurs  converses, 
des  mémoires  de  marbrerie,  charpenterie ,  etc.,  vérifiés  par  Ver- 
niquet. 

Un  quatrième  carton,  coté  L.  771,  renferme  quelques  pièces  relatives 
aux  Annonciades  du  couvent  des  Dix- Vertus  et  un  procès-verbal  de  vé- 
rification des  reliques  du  26  juillet  1670. 

Un  registre,  coté  LL.  1594,  con'ient  les  procès-verbaux  des  vètures  et 
professions  du  couvent  de  1722  à  1789. 

IMPRIMÉS 

Loterie  en  faveur  de  l'abbaye  royale  de  Notre-Dame-aux-Bois  de  Paris 
(23  février  1726).  Parti,  s.  d.,  in-fol.  piano. 


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NOTES  ET  ADDITIONS 


Congrégation  de  Notre-Dame,  premier  monastère  de  l'Ordre,  à  Paris, 
fondé  en  4632  (Abbaye-aux-Bois).  Paris,  1855,  in-8*. 

Réponse  de  la  fabrique  de  Notre-Dame-de-T Abbaye-aux-Bois  au  projet 
de  la  limitation  nouvelle  des  paroisses  de  Paris.  Délibération  du  conseil 
de  fabrique  du  9  mai  1854.  Paris,  s.  d.,  in-4°. 

Légende  de  la  statue  miraculeuse  de  Notre-Dame-de-Toute-Aide,  ho- 
norée dans  le  monastère  des  religieuses  chanoinesses  de  S.  Augustin,  de 
la  congrégation  de  Notre-Dame  (Abbaye-aux-Bois),  à  Paris.  Paris,  1853, 
in-18,  et  I859,in-t6. 


PAROISSE  DE  NOTRE-DAME-DES-CHAMPS 

J'ai  dit  plus  haut  (page  206  de  ce  volume),  en  parlant  de  l'abbaye  de 
Notre -Dame-aux-Bois,  que  l'église  de  celte  abbaye,  devenue  paroissiale 
en  1802,  avait  cessé  d'exister  en  cette  qualité  par  suite  du  décret 
du  22  janvier  1856,  et  qu'une  paroisse  nouvelle,  sous  le  vocable 
de  Notre-Dame-des-Champs,  avait  été  instituée  aux  dépens  de  Saint- 
Sulpice,  qui  a  été  privée,  par  cette  création,  d'une  population  de 
12,892  habitants. 

La  nouvelle  paroisse  comprend  112  hectares  20  ares,  ainsi  délimités  : 

Rue  de  Vaugirard,  côté  impair,  à  partir  de  l'ancienne  barrière  de  Vau- 
girard;  rue  du  Cherche-Midi,  coté  impair;  rue  du  Regard,  coté  pair;  rue 
de  Vaugirard ,  côté  impair;  rue  de  l'Ouest,  côté  pair;  avenue  de  l'Obser- 
vatoire, côté  ouest;  rue  d'Enfer,  côté  pair;  de  la  barrière  d'Enfer  à  celle 
de  Vaugirard ,  point  de  départ ,  en  suivant  le  boulevart  extérieur. 

Ce  vaste  territoire,  dont  la  population  est  encore  au-dessous  du  mini- 
mum, n'a  pas  encore  d'église  paroissiale  construite.  Une  simple  chapelle 
provisoire,  située  rue  de  Rennes,  lui  en  tient  lieu.  L'église  paroissiale 
sera  construite  sur  le  boulevart  Montparnasse,  entre  les  rues  Montpar- 
nasse et  Stanislas. 

On  ne  compte  pas  moins  de  28  maisons  religieuses  hospitalières  ou 
d'instruction  publique  dans  sa  circonscription.  En  voici  la  nomenclature  : 

CHAPELLE  DE  NOTRE-DAME-DE-NAZARETH 

Cette  chapelle,  située  au  coin  de  la  rue  Stanislas  et  du  boulevard 
Montparnasse,  a  été  construite  en  1855  par  M.  Le  Prévost,  fondateur 
de  la  Maison  de  Naeareth.  Le  chœur  de  la  chapelle  et  deux  cellules 
avaient  été  construits  pour  les  capucins  qui  sont  aujourd'hui  rue  de  la 
Santé.  C'est  dans  la  Maison  de  Nazareth,  où  demeurent  des  vieillards 
infirmes,  qu'est  l'œuvre  du  Patronage  des  apprentis.  La  chapelle  qui 
est  publique  renferme  les  reliques  de  saint  Tharcisius,  qui  lui  ont  été 


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Paroisse  de  notre-oame-des-chanps  200 

données  à  Naples,  le  23  avril  1858.  Cette  chapelle  n'offre  rien  de  remar- 
quable. 

MARÏANISTES 

Les  marianistes,  ou  membres  de  la  Société  de  Marie,  occupent  une 
maison  de  la  rue  du  Montparnasse,  n°  28,  depuis  1864.  C'est  un  collège 
de  jeunes  gens  laies  dirigé  par  des  pères. 

MAMSTES 

Les  prêtres  maristes,  membres  de  la  Société  de  Marie,  demeurent 
rue  de  Vaugirard,  n*  132.  Us  avaient  occupé  précédemment  la  rue  de 
Fleurus,  sous  la  direction  du  père  Ozanam,  frère  du  célèbre  professeur 
de  la  faculté  des  lettres,  puis  la  rue  Montparnasse,  dans  l'hôtel  de  la 
princesse  de  Lamballe,  aujourd'hui  démoli,  pour  faire  place  à  la  nou- 
velle église  de  Notrc-Darne-dcs-Chainps; 

FRANCISCAINS  DE  LA  TERRE-SAINTE 

Le  couvent  des  franciscains  est  établi  rue  de  Vaugirard,  n°  130. 
L'inauguration  de  la  chapelle  des  pères,  dotée  par  l'impératrice  Eugénie 
d'un  autel  et  de  tous  les  ornements  nécessaires  pour  la  célébration  de 
l'office  divin,  a  été  faite  le  15  novembre  4  836.  Ces  religieux,  qui  entretien- 
nent en  Orient  vingt-trois  couvents  contenant  tous  un  hospice  où  les  pèle- 
rins sont  reçus  gratuitement,  un  hôpital  pour  les  malades,  une  école  pour 
les  enfants,  ont  formé,  à  Paris,  un  commissariat  général  chargé  de  ré- 
gulariser, de  centraliser,  de  diriger  même  les  rapports  de  la  France 
catholique  avec  les  saints  lieux.  Les  franciscains  vont  quitter  prochai- 
nement leur  couvent  de  la  rue  de  Vaugirard  pour  aller  s'établir  rue  des 
Fourneaux,  à  Paris- Vaugirard,  où  l'on  construit  en  ce  moment  une  fort 
grande  église. 

• 

BIBLIOGRAPHIE 

Les  franciscains  de  la  Terre-Sainte,  par  M.  le  marquis  de  Roy?. 
Paris,  1858.  ln-8°. 

Guide  des  pèlerins  en  Terre -Sainte,  par  Ed.  Chaulin.  Pari»,  1857. 
In-18. 

Annales  du  commissariat  général  de  la  Terre-Sainte,  à  Paris,  rue  de 
Vaugirard,  n°  150.  Paris,  1860  et  années  suiv. 

On  trouvera  dans  ces  aunulea  de  très-précieux  renseignement»  &ur>6  ser- 
vice* que  le»  franciscains  rendent  en  Terre-Sainte. 

t.  m.  14 


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210  BOTES  ET  ADDITION» 

RELIGIEUSES  DE  SAINTE-MAKIE-DE-LORETTE 

Ce  couvent,  fondé  en  1823  par  M.  l'abbé  de  Mallet,  nie  du  Regard, 
n°  16,  a  été  transféré  en  1856.  rue  de  Vangirard,  n«  101 .  Ces  religieuses 
offrent  un  asile  aux  jeunes  personnes  pauvres  de  douze  à  dix-huit  ans, 
exposées  à  se  perdre,  fournissent  dit  travail  à  celles  qui  en  manquent  et 
donnent  des  leçons  de  couture  et  de  blanchissage. 

* 

DAMES  BÉNÉDICTINES  DU  CALVAIRE 

Les  religieuses  bénédictines'  de  la  congrégation  de  Notre- Dame-do- 
Calvaire  ont  été  autorisées  à  établir  un  couvent  rue  du  Petit- Vaugirard, 
n°  23,  par  ordonnance  du  roi,  en  date  du  30  septembre  1827.  Elles  sont 
venues  depuis  rue  du  Cherche-Midi,  n*  109.  11  v  a  longtemps  qu'elles 
ont  quitté  celte  maison. 

DAMES  DU  BON-SECOURS 

L'établissement  des  sœurs  dites  du  Bon-Secours,  sous  l'invocation  de 
Notre -Dame-Auxiliatrice,  a  été  autorisé  par  ordonnance  du  17  jan- 
vier 1827.  Les  sœurs  étaient  déjà  réunies  en  communauté  depuis  1823, 
dans  une  maison  de  la  me  Notre-Damc-des-Champs,  qu'elles  quittèrent 
pour  aller  s'établir,  en  1824,  rue  Cassette,  où  l'ordre  reçut  son  organi- 
sation définitive.  Ces  sœurs,  gardes-malades,  sont  établies  aujourd'hui 
rue  Notre-Dame-des-Champs,  n°  20  ,  depuis  1829.  Leur  église ,  cons- 
truite dans  le  genre  gothique ,  est  une  des  chapelles  conventuelles  les 
plus  remarquables  de  Paris.  Elle  a  été  consacrée  en  octobre  1844. 

NOTRE-DAME  DE  SION 

• 

L'origine  de  la  congrégation  de  Notre-Dame  de  Sion  se  rattache  à  la 
conversion  qui  eut  lieu  à  Rome,  le  20  janvier  1842.  M.  de  Ratisbonne 
voulant  propager  la  connaissance  de  la  vérité  parmi  les  Israélites,  quel- 
ques jeunes  enfants  formèrent  le  noyau  d'un  catéchuménat  que  l'on 
établit  provisoirement  à  l'ouvroir  de  la  Providence,  dirigé  par  les  sœurs 
de  Saint-Vinccnt-de-Paul,  et  qui,  l'année  suivante,  tut  mis  sous  le  patro- 
nage de  quelques  femmes  pieuses  ;  celles-ci  achetèrent  en  1845  une  vaste 
maison,  dont  le  régime  intérieur  prit  graduellement  la  forme,  la  règle 
et  les  traditions  de  la  vie  religieuse.  La  congrégation  alors  naissante  de 
Notre-Dame  de  Sion,  encouragée  par  le  regrettable  M.  Aflre  et  par  ses 


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Paroisse  de  notre-dàke-des-champs  211 

successeurs,  MM.  Sibour  et  Morlot,  protégée  par  le  souverain  pontife 
Pie  IX,  qui,  par  un  décret  du  8  septembre  1863,  a  solennellement  ap- 
prouvé ses  règles  et  ses  constitutions,  prit  de  remarquables  dévelop- 
pements, à  dater  de  1855.  Depuis  douze  ans  déjà,  la  maison-mère 
s'était  établie  rue  Notre-Dame-des-Champs,  n°  61  bis. 

Si  le  but  spécial  de  cette  œuvre  est  d'élever  gratuitement  les  jeunes  filles 
Israélites  appelées  à  recevoir  le  baptême,  il  n'est  pas  le  seul  que  désire 
atteindre  la  congrégation  de  Notre-Dame  de  Sion,  légalement  reconnue 
par  un  décret  du  25  juin  1856. 

gieuses,  voilà  ce  que  partout  où  elles  le  peuvent,  les  religieuses  de 
Notre-Dame  de  Sion  cherchent  à  répandre  avec  une  ardeur  et  un  zèle 
vraiment  évangéliques. 

La  maison-mère  est  divisée  en  plusieurs  parties  complètement  isolées 
les  unes  des  autres  :  1°  le  catéchuménat,  où  l'on  admet  gratuitmeent  les 
enfants  de  tous  les  cultes  que  l'on  élève  selon  leurs  capacités  et  la  posi- 
tion qu'ils  sont  appelés  à  occuper  dans  le  monde.  Ces  enfants  ne  sont  ad- 
mis que  munis  du  consentement  écrit  des  parents  ou  tuteurs,  qui 
peuvent  les  visiter  en  tout  temps  et  les  reprendre  le  jour  où  ils  les  ré- 
clament ;  2°  le  pensionnat,  où  Ton  donne  une  instruction  complète  aux 
jeunes  filles  des  classes  élevées,  de  quelque  religion  qu'elles  soient  et  à 
quelque  nation  qu'elles  appartiennent;  3°  un  noviciat,  où  les  jeunes 
filles  qui  se  destinent  à  faire  partie  de  la  communauté  se  préparent  pen- 
dant deux  ans  à  la  vie  humble ,  simple  et  charitable  que  mènent  les 
religieuses  vouées  à  l'enseignement. 

L'extension  rapide  que  prit  la  congrégation  de  Notre-Dame  de  Sion, 
-  lui  permit  d'établir,  en  1850,  dans  le  département  de  Seine-et-Oise,  un 
grand  pensionnat  à  Grand-Bourg,  une  école  et  un  ouvroir  à  Evry. 

Hors  de  France,  la  congrégation  compte  :  à  Jérusalem,  le  monastère 
de  FEcce-Homo,  élevé,  le  20  janvier  1862,  sur  les  ruines  du  prétoire  de 
Ponce-Pilate  ;  en  Judée,  celui  de  Saint-Jean  in  Montana,  où  l'on  recueille 
dans  l'orphelinat  les  jeunes  victimes  des  désastres  de  Syrie  ;  à  Constan- 
tinople,  un  pensionnat  et  une  école  gratuite  pour  les  pauvres  ;  en  Chal- 
cédoinc,  un  pensionnat  et  un  ouvroir  pour  les  pauvres  créés  en  1862; 
enfin,  en  Angleterre,  une  grande  maison  d'instruction  publique  à 
Londres,  et  un  pensionnat,  ainsi  qu'une  école  gratuite  à  Worthing,  dans 
le  Sussex. 

J'avoue  que  je  ne  me  serais  peut-être  pas  bien  expliqué  la  rapide  fortune 
de  cette  congrégation  en  Europe,  et  même  en  France,  si  je  n'avais  vu 
par  moi-même  les  preuves  de  zèle  extrême  que  les  religieuses  de  Sion 
mettent  dans  l'accomplissement  de  leur  tâche,  la  beauté  de  leur  établis- 
sement, l'amour  qu'elles  ont  pour  les  enfants,  leur  inépuisable  charité, 
et,  que  leur  humilité  me  le  pardonne,  leur  haute  intelligence. 


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212 


>OTK>  LT  ADDITIONS 


La  cnapelle  actuelle  ne  tardera  pas  à  être  démolie  et  remplacée  par 
une  grande  église  byzantine,  due  à  M.  Daumey,  architecte.  Cette  église, 
dont  la  construction  est  fort  avancée,  sera  le  àége  de  l'archiconfrérie  de» 
mères  chrétiennes,  qui  enregistre  aujourd'hui  plus  de  quarante  mille 
membres. 

J'ajouterai,  avant  de  terminer  cette  note,  que  la  direction  spirituelle 
des  religieuses  de  Notre-Dame  de  Sion  est  confiée  à  la  communauté  de» 
pères  de  Notre-Dame  de  Sion,  instituée  canoniquement  par  l'autorité 
diocésaine,  et  que  les  femmes  du  monde,  qui  propagent  et  protègent 
l'oeuvre  sont  affiliées  à  la  congrégation,  sous  le  titre  de  Dames  du  tiers- 
ordre  de  Notre-Dame  de  Sion. 

La  maison- mère  et  le  pensionnat  de  Grand -Bourg  comptent  quatre- 
vingt-cinq  sœurs. 

Cette  congrégation  n'a  aucun  rapport  avec  le  couvent  de  religieuses 
anglaises,  chanoinesses  régulières  réformées  de  l'ordre  de  Saint-Au- 
gustin, sous  le  titre  de  Notre-Dame  de  Sion,  dont  j'ai  parlé  dans  mon 
second  volume  (p.  722  et  suiv.). 

BIBLIOGRAPHIE 

IMPRIMÉS 

Notice  sur  la  congrégation  des  religieuses  de  Notre-Dame  de  Sion. 
Paris,  1862,  in-12. 

Annales  de  l'archiconfrérie  des  mères  chrétiennes,  publiées  sous  la 
direction  des  prêtres  de  Notre-Dame  de  Sion.  Part*,  4865,  in-8». 

Le  premier  numéro  de  ce  recueil  a  paru  au  mois  de  mai  1865. 

Sanctuaire  de  Notre-Dame  de  Sion,  siège  de  rarchiconfrérie  des  mères 
chrétiennes. 

Sous  ce  titre,  les  religieuses  ont  publié  chez  M.  Douasse-Lebel,  éditeur,  rue 
Saint-Sulpice,  29,  une  vue  extérieure  de  leur  couvent,  rue  Notre -Dame-des- 
Champs,  et  une  vue  intérieure  de  l'église,  telle  qu'elle  sera  dans  quelques 
années,  lorsqu'elle  aura  été  achevée. 

CONGRÉGATION  DE  SAINTE-MARIE  DE  LYON 

Cette  congrégation,  située  rue  du  Montparnasse,  n*  31,  a  pour 
but  renseignement  et  les  travaux  du  ministère  auxiliaire,  comme 
la  prédication  et  les  confessions*  bille  n'est  dans  le  diocèse  que  depuis 
1 846,  et  l'établissement  qu'elle  possède  à  Paris  n'est  qu'une  simple  rési- 
dence, où  se  trouvent  réuiûs  dix  prêtres  proies,  huit  novices  ou  postu- 
lants. La  Compagnie,  qui  avait  été  fondée  rue  de  Fleurus,  n"  3  W#,  vient 
de  quitter  la  maison  de  la  rue  du  Montparnasse ,  abattue  pour  faire 
place  à  lu  nouvelle  église  de  Notre-Dumcs-des-Champs. 


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rAROlSSE  DE  NOTRE-DAME -DES-CHAMPS 


213 


DAMES  DE  LA  CONSOLATION 

Les  dames  consolatrices  occupent,  au  nombre  de  six,  une  maison  de 
la  rue  de  Bagneux,  n°  10.  Elles  dirigent  l'orphelinat  de  la  paroisse 
Saint-Sulpice,  composé  de  cent  enfants.  Ces  enfants  sont  logés,  nourris, 
vêtus  et  instruits  par  les  religieuses,  qui  subviennent  à  tous  les  besoins 
que  nécessite  cette  œuvre  charitable  au  moyen  des  bénéfices  qu'elles 
retirent  d'une  maison  de  retraite  annexée  à  l'orphelinat,  où  demeurent 
des  femmes  de  la  haute  société,  retirées  du  monde.  La  communauté 
des  Dames  de  la  Consolation,  commencée  le  12  avril  1854,  avait  été, 
dès  son  début,  protégée  par  l'ancien  ministre  de  l'intérieur  BUlault  et 
le  cardinal  Morlot. 

URSULINES 

Les  soeurs,  ou  dames  ursulines,  ont  été  autorisées,  par  ordonnance  du 
10  décembre  1826,  à  se  réunir  en  communauté  rue  de  Vaugirard, 
n°  100.  Ces  religieuses  ont  quitté  cette  demeure  depuis  très-longtemps. 

SOEURS  SAINT-NICOLAS 

Ces  sœurs  étaient  cliargées  de  la  lingerie  et  de  l'infirmerie  dans  l'éta- 
blissement de  Saint-Nicolas.  Elles  ne  servent  plus  dans  cette  institution 
depuis  plusieurs  années. 

DAMES  DE  LA  VISITATION  DE  SAINTE-MARIE 

Ces  dames  occupent,  dans  cette  paroisse,  deux  maisons:  la  première, 
rue  de  Vaugirard,  n°  1 40,  où  elles  dirigent  un  pensionnat  depuis  1 820;  la 
seconde,  rue  d'Enfer,  n°  98,  à  laquelle  est  joint  un  pensionnat  assez 
important  depuis  le  mois  de  septembre  1841.  Ces  religieuses  étaient  au- 
paravant rue  Neuve-Saint-Ëtienne. 

Les  sœurs  de  la  Visitation-Sainte-Marie  avaient  été  autorisées  à 
s'établir  rue  de  Sèvres,  n°  4,  par  ordonnances  des  mois  de  mai  et  juin 
1826. 

RELIGIEUSES  AUGUSTINES  DE  SAINTE-MARIE 

Les  sœurs  de  Sainte-Marie  ont  leur  maison-mère  nie  Carnot,  n°  8 , 
et  rue  Notre-Damc-des-Champs,  n°  93,  depuis  1848.  L'ordre  a  été 


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214  NOTES  ET  AUDITIONS 

fondé  en  1843,  à  l'hôpital  Cochin,  qui,  dans  les  premières  années,  a 
servi  de  maison-mère.  Leur  but  est  l'éducation  de  la  jeunesse,  le  soin 
des  malades  et  les  secours  à  domicile.  Elles  dirigent  quatre  écoles  com- 
munales de  la  ville;  elles  ont  des  écoles  libres  pour  l'instruction  secon- 
daire et  plusieurs  pensionnats  pour  l'instruction  supérieure,  trois  bu- 
reaux de  charité  et  les  infirmeries  de  l'école  polonaise,  du  collège 
Rollin  et  des  jeunes  aveugles.  La  communauté  compte  cent- vingt-deux 
religieuses  professes  et  vingt-cinq  ou  trente  novices. 

SŒURS  AVEUGLES  DB  SAINT-PAUL 

Ces  sceurs  occupent,  depuis  1858,  une  maison  de  la  rue  d'Enfer, 
ii°  M 4.  Quarante  religieuses  administrent  cette  maison,  fondée  pour 
remédier  à  la  triste  position  des  filles  frappées  de  cécité.  La  commu- 
nauté, qui  se  compose  de  sœurs  voyantes  et  de  sœurs  aveugles,  a  été 
fondée  rue  des  Postes  en  1 852  ;  elle  a  quitté  cette  rue  pour  aller  s'éta- 
blir d'abord  à  Vaugirard,  en  1853,  puis  à  Bourg-la-Reine,  en  1855,  et 
enfin  à  Paris ,  où  elles  dirigent  un  pensionnat  et  un  ouvroir  pour  les 
jeunes  filles  aveugles  et  voyantes. 

MAISON  DES  PETITES-SŒURS  DES  PAUVRES 

Fondée  impasse  Royer-Collard,  vers  1854,  et  installée  rue  Notre- 
Dame-des-Champs,  n°  45,  en  1861 ,  cette  maison  reçoit  des  vieillards 
infirmes  des  deux  sexes.  Il  y  a  cinq  maisons  de  ce  genre  dans  Paris, 
dirigées  par  les  petites  sœurs  des  pauvres,  La  maison  de  la  rue  Notre- 
Dame-des-Champs  ne  peut  pas  recevoir  plus  de  deux  cent  cinquante 
infirmes.  C'est  un  magnifique  établissement  de  bienfaisance. 

MAISON  DES  SOEURS  DES  ÉCOLES  CHRÉTIENNES 

DB  LA  MISÉRICORDE 

Cette  communauté,  fondée  rue  Notre-Darae-des-Champs ,  n*  42,  est , 
depuis  1862,  nte  de  Constantine ,  à  Plaisance, 

ASILE  DU  SAINT-COEUR  DE  MARIE 

Cet  asile,  situé  rue  Notre-Daine-des-Champs ,  n°  39,  et  fondée  par 
M™0  de  Saisseval  en  mai  1840,  reçoit  les  jeunes  filles  sans  asile  qui 
sortent  de  l'hôpital.  11  y  a  quarante-cinq  places.  La  chapelle  est  mo- 
derne, mais  antérieure  à  l'établissement  de  l'œuvre  des  convalescentes. 


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PAROISSE  DE  NOTRE-DAME  -DES-  CHAMPS  215 


OEUVRE  DES  ENFANTS  DÉLAISSÉS 

Cette  œuvre  a  été  commencée  en  1803  par  deux  âmes  pleines  de  foi 
et  de  charité.  Mma  la  comtesse  de  Carcado  en  fit  les  réglemente 
encore  suivis  aujourd'hui;  Mme  la  comtesse  de  Saisseval  s'y  dévoua  pen- 
dant quarante-sept  ans;  mais  son  humilité  en  laissa  tout  le  mérite  à 
son  amie  :  l'établissement  ne  porte  qu'un  nom.  La  reconnaissance 
réunit  désormais  les  deux  fondatrices  dans  un  même  souvenir. 

Son  but  est  l'adoption  entièrement  gratuite  de  jeunes  orphelines  de 
mère,  sans  protection  et  sans  appui. 

Cent  jeunes  filles  reçoivent,  dès  l'âge  de  huit  ans,  l'éducation  chré- 
tienne et  modeste  la  plus  convenable  à  leur  condition  :  lire,  écrire, 
compter,  apprendre  à  gagner  honorablement  leur  vie  par  le  travail 
manuel,  que  Ton  diversifie  selon  leur  attrait  et  leurs  dispositions  ; 
voilà  les  ressources  de  leur  avenir. 

Ces  orphelines  trouvent  une  famille  dans  les  Dames  de  l'œuvre,  qui 
ne  les  perdent  jamais  de  vue,  et  qui  continuent  à  s'occuper  d'elles  après 
leur  sortie  de  l'établissement,  qui  a  lieu  à  l'âge  de  vingt  et  un  ans.  A 
cette  époque ,  elles  s'occupent  avec  sollicitude  de  leurs  différents  pla- 
cements, elles  leur  donnent  un  trousseau  et  une  petite  dot  lorsqu'elles 
se  marient. 

La  chapelle  a  été  construite  en  1843. 

PETIT  0CVR0M  DE  SAIOT-YUVCENT-DE-PAUL 

Cet  ouvroir,  fondé  le  t  février  1848,  est  situé  rue  du  Cherche-Midi, 
n°  120.  Depuis  1855,  il  y  a  cent-vingt  enfants,  nourris,  entretenus  et 
soignés  par  des  femmes  laïques.  Les  lazaristes  dirigent  spirituellement 
la  maison  et  viennent  en  aide  à  l'œuvre  ;  il  y  a  une  chapelle. 

SOEURS  DE  LA  CHARITÉ  DE  LA  PRÉSENTATION 

DE  LA  SAINTE-VIERGE  DE  TOURS 

Les  sœurs  de  la  Charité  occupent,  depuis  1861 ,  une  maison  de  la 
rue  de  Vaugirard,  n"  434,  où  était  autrefois  la  communauté  de  la 
petite  œuvre  de  Saint-Sulpice.  Les  religieuses  sont  au  nombre  de  huit, 
eues  dirigent  un  orpnelinat-ouvroir  attenant  a  la  maison.  La  erecoe 
de  Bethléem,  rue  Servandoni,  est  tenue  par  une  religieuse  de  la  Pré- 
sentation. Cest  dans  cette  maison,  fondée  par  Eugénie  Roche,  devenue 
sœur  Saint-Augustin,  qu'est  le  siège  de  l'œuvre  des  demoiselles  de  corn- 


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216 


NOTES  ET  ADDITIONS 


merce.  Grâce  au  dévouement  de  cette  religieuse,  les  demoiselles  de  ma- 
gasin, membres  de  l'œuvre,  viennent  chercher  dans  le  couvent  un  asile 
quand  elles  sont  sans  place  ou  malades,  et  s'y  réunissent  le  dimanche 
pour  se  reposer  des  fatigues  de  la  semaine  :  elles  y  trouvent  un  jardin, 
des  salles  de  jeux  et  de  musique,  un  réfectoire  pour  les  repas  frater- 
nels. L'association  des  demoiselles  employées  dans  le  commerce,  fondée 
le  10  mars  1861,  a  été  reconnue,  comme  société  de  secours  mutuel, 
le  27  février  180*.  Cette  œuvre  de  charité  ne  saurait  être  trop  recom- 
mandée. 

OEUVRE  DES  JEUNES  FILLES  DÉTENUES 

L'œuvre  des  Jeunes-Filles  détenues,  libérées  et  abandonnées,  a  été 
fondé  en  1837  par  M"'  de  Lamartine  et  M™*  de  Lagrange,  née  de 
Caumont-Laforce.  La  maison  de  patronage  est  située  rue  de  Vaugirard, 
n<>  189. 

INFIRMERIE  MARIE-THÉRÈSE 

L'infirmerie  Marie-Thérèse,  située  rue  d'Enfer,  n*  116,  a  été  fondée 
en  1819  par  la  vicomtesse  de  Chàteaubriand ,  pour  les  ecclésiasti  jues 
âgés,  malades  ou  infirmes.  On  peut  porter  à  trente,  en  moyenne,  le 
nombre  des  ecclésiastiques  qui  sont  admis  dans  cet  établissement, 
dirigé  par  les  sœurs  de  Saint- Vincent-de-Paul. 

Derrière  le  maitrc-autel  de  la  chapelle  de  cette  infirmerie  t  on  a  en- 
castré une  plaque  de  marbre  noir,  sur  laquelle  on  a  gravé  l'inscription 
suivante  : 

CI-GIT  DAME  CÉLESTE  BUISSON, 

vicomtesse  de  CHATEAUBRIAND, 

DISTINGUÉE  PAR  ^EXERCICE  DES  BONNES  OEUVRES 

qu'inspire  la  religion, 

ELLE  A  VOULU   FAIRE  A  JAMAIS  BÉNIR  SA  MÉMOIRE 
PAR  SA   PIEUSE  FONDATION 

de  l'infirmerie  de  MARIE-THÉRÈSE. 

FAITE  DE  CONCERT  AVEC  SON  ÉPOUX 

le  vicomte  de  CHATEAU  BRIAN  D . 

DÉCÉDÉE  LE  9  FÉVRIER  1847,  A  L'AGE  DE  73  ANS, 
ELLE   REPOSE  DANS   LE   CAVEAU    DE    CETTE  CHAPELLE, 
SELON  LE  DÉSIR  QUELLE  EN  A  EXPRIMÉ. 

PRIEZ  POUR  LE  REPOS  DE  SON  AME. 


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PAROISSE  DE  NOTRE-DAME'  DES-CHABPS  217 

HOSPICE  DES  ENFANTS  ASSISTÉS 

L'hospice  des  Enfants  est  établi  rue  d'Enfer,  n°  400.  Les  Enfants  de 
la  patrie,  appelés  plus  tard  Enfants  trouvés,  furent  d'abord  soignés  au 
Val-de-Gràce,  puis  à  l'abbaye  du  Port-Royal  et  à  l'ancien  Institut  de 
l'Oratoire.  Cette  dernière  maison  prit,  en  1814,  le  titre  d'Hospice  des 
Enfants  trouvés.  En  1836,  la  réunion  des  orphelins  et  des  enfants  trouvés 
ayant  été  décidée,  on  commença  la  construction  des  bâtiments  destinés 
à  réunir  les  deux  services.  Le  nouvel  établissement,  ouvert  le  15  sep- 
tembre 1838,  constitue  aujourd'hui  l'Hospice  des  Enfants  assistés;  il 
renferme  cinq  cent  vingt-quatre  lits  dont  quatre-vîntgl-cinq  berceaux. 
(Voyez  Husson,  Etudes  sur  les  hôpitaux,  p.  307  et  suiv.) 

ÉCOLE  DE  LA  SAINTE-ENFANCE 

Cette  école,  située  autrefois  rue  de  la  Grande-Chaumière,  n"  4,  et 
rue  Notre-Damc-des-Champs,  n°  72,  est,  depuis  1860,  dans  le  faubourg 
Saint-Antoine. 

i 

ŒUVRE  DE  SAINT-NICOLAS 

L'œuvre  de  Saint-Nicolas,  située  rue  de  Vaugirard,  nA  1 1 2  (ancien  98), 
a  été  fondée  en  1827  par  le  comte  Victor  de  Noailles  et  l'abbé  de  Ber- 
vanger,  prélat  romain,  pour  recueillir  les  jeunes  garçons  de  la  classe 
ouvrière  et  leur  donner,  avec  une  éducation  religieuse,  une  instruction 
primaire  et  professionnelle.  Cette  œuvre  a  été  reconnue  d'utilité  publi- 
que par  décret  du  22  avril  1862. 

On  commença  par  réunir  quelques  enfants  pauvres  dans  une  man- 
sarde du  faubourg  Saint-Marceau,  et,  à  la  (in  de  l'année  1827,  on 
installa  l'établissement  naissant  dans  la  maison  n°  6,  de  la  Grande-Rue, 
à  Vaugirard.  Ce  ne  fut  qu'en  i  33  que  cet  établissement  fut  transféré  à 
Paris,  dans  le  vaste  local  qu'il  occupe  encore  aujourd'hui.  On  y  a  orga- 
nisé dix  ateliers.  L'n  grand  nombre  de  métiers  y  sont  enseignés  aux 
élèves  qui  veulent  les  apprendre,  et  qui  en  sortent  ayant  un  état  Avec 
la  succursale  située  à  Issy  et  l'école  de  jardinage  et  d'arboriculture  à 
lgny,  près  Plaisance,  la  maison  reçoit  plus  de  seize  cents  enfants.  Elle 
est  dirigée,  depuis  le  12  février  1850,  par  les  frères  des  Ecoles  chré- 
tiennes au  nombre  de  cent  six  :  deux  directeurs,  deux  sous-directeurs, 
six  chefs  de  division,  cinquante-huit  professeurs,  trois  professeurs  de 
dessin,  un  directeur  des  archives  de  Paris,  un  frère  jardinier  à  lssy, 
trente  frères  attachés  à  divers  services,  trois  frères  veilleurs  de  nuit, 
un  directeur  d'Igny,  et  quelques  frères  jardiniers. 


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218  NOTES  ET  ADDITIONS 

BIBLIOGRAPHIE 

IMPRIMÉS 

Notice  sur  rétablissement  de  Saint-Nicolas.  Paris,  1835;  broch.  in-8», 
3  pages. 

Il  y  en  a  une  autre  publiée  en  1837. 

Règle  et  constitutions  de  l'association  des  Frères  et  de  rétablissement 
de  Saint-Nicolas.  Paris,  1 836  ;  in-8°. 
Cette  brochure  est  signée  :  l'abbé  de  Bervanger,  le  comte  Victor  de 

Œuvre  de  Saint-Nicolas  pour  l'éducation  des  jeunes  garçons  de  la 
classe  ouvrière.  —  Etablissements  à  Paris,  à  Issy  (près  Paris),  et  à  Igny 
(Seine-et-Oisc).  —  Séance  générale  du  .liuianchc  30  avril  1865.  Rapport 
sur  la  situation  morale  et  financière  de  l'œuvre  (par  M.  Housset).  Paris, 
1865;  in-8". 

Le  premier  rapport  a  été  publié  en  1861  par  le  comte  A.  de  Madré  ;  le 
second,  eu  1862,  par  M.  de  Kaynal,  avocat  général  à  la  Cour  de  cassation  ; 
le  troisième,  en  1863,  parle  comte  de  Mortemart;  le  quatrième,  en  1864,  par 
M.  Goffin. 

Notice  sur  M.  te  comte  Victor  de  Noaillcs  et  sur  la  part  qu'il  a  prise 
à  la  fondation  de  l'établissement  de  Saint-Nicolas.  Paris,  1865  ;  in-8°. 

Instruction  sur  les  devoirs  de  l'enfance,  avec  des  prières  et  pensées 
à  l'usage  des  écoles  chrétiennes,  et  dédiées  aux  enfants  de  l'établisse- 
ment de  Saint- Nicolas,  par  M.  le  comte  Victor  de  Noailles.  Paru,  1828  : 
in-8°. 

PETIT-SÉMINAIRE 

Le  petit  séminaire  occupe  une  maison  de  la  rue  Notre-Dame-des- 
Champs,  n*  21 ,  et  est  dirigé  par  treiie  prêtres  C'est  dans  les  deux  écoles 
secondaires  ecclésiastiques  1  de  Paris  que  se  recrutent  les  sujets  du 
grand  séminaire  diocésain,  autrement  dit  séminaire  de  Saint-Sulpice. 

COLLÈGE  STANISLAS 

L'institution  de  M.  liautard  fut  érigée  en  collège  le  13  février  1822, 
dans  le  magnifique  hôtel  élevé  par  l'abbé  Terray,  ministre  des  finances 
de  Louis  XV  et  qui  fut  abattu  en  1849  pour  faire  place  à  la  rue  Sta- 
nislas. Le  collège  Stanislas,  situé  maintenant  rue  Notre-Dame-des- 
Champs,  est  doté  d'une  chapelle  nouvellement  construite,  et  qui  a  été 
bénite  le  jeudi  27  octobre  1862,  par  le  cardinal  Morlot. 

La  chapelle,  du  style  roman,  a  été  construite  aux  fiais  de  la  Société  de 
Marie,  sur  les  plans  de  M.  Breton,  architecte. 

1  L'autre  petit  séminaire  est  situé  rue  de  Pontoise,  ir  30. 


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RELIGIEUSES  1)1   SAIM- SACREMENT 


219 


MAISON  DE  SAINT-PIERRE 

COMMUNAUTÉ  DES  PRÊTRES  MISSIONNAIRES  DE 
NOTRE-DAME-DE-SION . 

Cette  Société  ecclésiastique,  dont  le  siège  est  rue  Duguay-Ttouin,  n°  3, 
est  particulièrement  vouée  aux  bonnes  œuvres  et  aux  missions  d'Orient. 
Elle  dirige  un  petit  pensionnat  à  Paris,  et  un  orphelinat  de  pauvres 
petits  garçons  à  Grandbourg  (Seine-et- Oise). Les  Israélites  qui  demandent 
l'instruction  chrétienne  sont  adressés  habituellement  à  cette  commu- 
nauté qui  en  est  chargée. 


RELIGIEUSES  DU  SAINT-SACREMENT 

"  Us  fuies  du  Saint-Sacrement  s'établirent  à  Paris  le  14  août  1652, 
mais  elles  ne  reçurent  le  consentement  de  l'abbé  de  Saint-Germain  que 
le  19  mars  1653,  et  les  lettres  patentes,  accordées  le  mois  suivant,  ne 
furent  enregistrées  (pic  le  17  juillet  1654.  Placées  dans  une  maison  de  la 
rue  Férou,  le  12  mars  1634,  les  religieuses  n'occupèrent  leur  couvent  de 
la  rue  Cassette  que  le  21  mars  1659.  Le  chœur  et  les  lieux  ré- 
guliers avaient  été  bénis  le  1 1  mars  de  la  même  année,  et  la  chapelle 
fut  bénite  le  25  par  l'évèquc  de  Paris.  Les  religieuses  du  Saint-Sacrement 
provenaient  du  couvent  des  bénédictines  de  la  Conception  de  Notrc- 
Itame  de  Rambervilliers.  Forcées  par  les  guerres  qui  désolaient  alors  la 
Lorraine,  elles  cherchèrent  d'abord  un  refuge  à  Saint-Mihcl,  puis  dans 
l'abbaye  de  Montmartre,  et  enfin  dans  un  hospice  qu'on  leur  avait  pro- 
curé, en  1643,  à  Saint-Maur.  Des  circonstances  fâcheuses  les  mirent  dans 
la  nécessité  d'abandonner  cet  asile,  et  elles  vinrent,  en  1650,  occuper 
une  petite  maison  de  la  rue  du  Bac  C'est  là  que  sous  la  direction 
de  Catherine  de  Bar1,  elles  négocièrent  leur  établissement  définitif 
à  Paris,  et  dressèrent  leur  constitution,  approuvée  en  1676  par  Inno- 
cent XI,  et,  en  1705,  par  Clément  XI. 

D'après  la  déclaration  faite  le  27  février  1790  par  Claude-Charles 
Pointard,  avocat  au  parlement,  au  nom  de  Marie  de  Saint-Joseph, 
prieur  du  monastère  du  Saint -Sacrement,  on  voit  que  la  communauté 

1  Elle  était  inhumée  dans  la  chapelle  de  ce  couvent,  sous  le  nom  de 
R.  M.  Mectilde  du  Saint- Sacrement,  première  supérieure  et  institutrice  de 
l'Adoration  perpétuelle  du  Trés-Saint-Sacrcment  Elle  mourut  le  6  avril 
1698. 


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220 


NOTES  ET  AMimOïlR 


était  alors  composée  de  vingt-cinq  daines  de  choeur,  de  dix  sœurs 
converses,  de  deux  novices,  d'une  postulante  de  chœur,  de  deux  tou- 
rières,  d'un  commissionnaire,  d'un  chapelain  à  demeure,  de  deux  cha- 
pelains externes,  de  deux  sacristains  et  de  deux  jardiniers.  Les  revenus 
qui  se  montaient  à  33,970  livres  2  sous  10  deniers,  tandis  que  les 
charges  n'étaient  que  de  13,071  livres,  semblaient  garantir  la  prospérité 
du  monastère.  Malheureusement,  il  n'en  était  pas  ainsi;  les  religieuses 
devaient  à  leurs  fournisseurs  33, 128  livres,  et  aux  maçons,  charpentiers 
et  autres  entrepreneurs  qu'elles  faisaient  travailler,  72,400  livres;  ce  qui 
formait  un  total  de  103,828  livres  de  dettes. 

Devenu  propriété  nationale,  le  monastère,  qui  possédait  une  biblio- 
thèque de  325  volumes,  fut  vendu  en  grande  partie  le  27  prairial  an  iv 
(la  juin  1700),  puis  démoli.  Des  maisons  particulières  occupent  aujour- 
d'hui l'emplacement  de  ce  couvent 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Les  Archives  de  l'Empire  conservent,  dans  les  sections  administrative 
et  historique,  les  documents  relatifs  aux  Filles  du  Saint-Sacrement. 

Un  carton  de  la  section  administrative  (S.  475.'))  renferme  la  déclaration 
de  1790,  les  titres  de  propriété  de  la  ferme  de  Hully,  près  Neufchàtel,  le 
bail  d'un  marais  situé  me  Cassette  à  Lord  StafTord,  pair  d'Angleterre, 
des  titres  de  propriété,  etc. 

In  registre  in-folio,  coté  S.  4750,  contient  les  copies  des  contrats 
et  autres  pièces  concernant  le  monastère  du  Saint-Sacrement. 

On  a  réuni,  sous  la  cote  H.  4142  à  4147  et  4212,  des  titres  de  rentes 
et  des  comptes  de  10(H  à  1790. 

I  n  carton  de  la  section  historique,  coté  L.  770,  renferme  les  constitu- 
tions du  couvent,  la  correspondance,  les  règlements  et  les  procès- 
verbaux  d'élection.  Un  autre  carton,  coté  L  777,  renferme  un  dossier  de 
cent-trenlc-quatre  pièces,  des  observations  sur  les  constitutions  de  ce 
couvent,  la  correspondance  des  Etats  du  temporel  adressés  au  prieur 
de  Saint-Germain-des-Prés ,  un  état  des  biens  en  1 098,  des  procès- 
verbaux  de  profession. 

Un  carton,  coté  L.  1075,  contient  des  mémoires  et  papiers  concer- 
nant le  voyage  des  filles  du  Saint-Sacrement  à  Rome  eu  1702  pour  réta- 
blissement d'un  monastère  de  leur  ordre  dans  cette  ville,  des  remarques 

1  Voici  le  détail  des  revenus  :  loyers  de  neuf  maisons  sises  rues  Cassette 
et  du  Cherche-Midi,  25,550  livres;  ferme  à  Busy,  en  Normandie,  1,000  liv.; 
rentes  perpétuelles,  3,820  1.  2  s.  10  deuier*;  loyer  des  appartements  inté- 
rieurs de  la  •  ommunauté,  3,600  livres. 


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COI.I.KCK  MAZARIN  221 

du  cardinal  Gabriel  sur  les  constitutions  des  dames  religieuses  bénédic- 
tines de  l'Adoration  perpétuelle  du  Saint-Sacrement,  une  correspondance, 
des  bulles  et  actes  de  professions  religieuses.  Le  carton,  coté  L  1076, 
renferme  des  titres  de  rentes. 

Le  premier  registre  (LL.  1709)  renferme  les  récépissés  de  1654 
à  1679  ;  le  second  registre  (LL.  1710)  est  un  registre  de  la  temporalité  en 
1670. 

IMPRIMÉS 

Testament  de  feuë  dame  Anne  Courtin,  marquise  de  Boves.  S.  d. 
(6  juin  1653),  in-4°.  (Arch.  de  l'Emp.,L.  777.) 

Ce  testament  est  en  partie  en  faveur  des  filles  du  Saint-Sacrement. 

Rcqueste  à  Son  Emmenée,  en  date  du  23  sept.  1705,  parles  religieuses 
bénédictines  du  premier  monastère  de  l'Adoration  perpétuelle  du  Très- 
Saint-Sacrement,  rue  Cassette.  Une  feuille  in-fol.  (Bibl.  Mai.,  n°33l8  E.) 

Factum  pour  la  communauté  des  religieuses  du  Saint-Sacrement  du 
faux  bourg  Saint-Germain ,  appellantcs  comme  d'abus  contre  sœur  Ja  - 
queline  Galoys,  religieuse  de  la  même  communauté,  intimée,  et  mon- 
sieur le  cardinal  de  Noailles,  intervenant.  Paris,  in-fol.,  *.  d.  (Bibl.  Max., 
n'3318Z.) 

11  s'agissait  de  savoir  si  les  religieuses  avaient  le  droit  d'élire  leur  supé- 
rieure, ou  si  ce  droit  incombait  aux  archevêques  de  Paris. 


COLLÈGE  MAZARIN 

aujourd'hui 

PALAIS  DE  L'INSTITUT  <fc  BIBLIOTHÈQUE  MAZARINE 

M  Le  collège  Mazarin,  qui  devait  s'appeler  le  collège  des  Conquêtes, 
et  qui  fut  connu  jusqu'à  la  Révolution  sous  le  nom  de  collège  des 
Quatre-Nations,  a  été  construit  en  1661  par  l'architecte  Levau,  sur 
le  domaine  de  Nesle.  Devenu  collège  de  l'Unité,  du  nom  donné  à  la  sec- 
tion de  Paris,  dans  laquelle  il  était  situé,  le  palais  des  Quatre-Nations  fut 
transformé  en  maison  d'arrêt,  et  le  Comité  central  de  salut  public  y  tint 
ses  séances1.  Lorsque  la  loi  du  29  frimaire  an  u  proclama  la  liberté  de 

*  J'ai  vu  dans  un  manuscrit  intéressant,  intitulé  Heures  sauvée*,  que  j'ai  con- 
sulté à  Fontenay-sous-Bois,  chez  mon  excellent  ami,  M.  Adolphe  Dufay,  à  qui 
j'en  dots  la  communication,  cette  singulière  affirmation  :  a  On  n'a  pas  cessé, 
«  pendant  la  Révolution,  dit  l'auteur,  de  céléhrer  la  messe  dans  une  chambre 
«  située  au-dessus  de  la  salle  des  séances  du  Comité  révolutionnaire ,  dont 
«  te  nom  seul  fesait  peur.  Peu  dn  personne?  avaient  ronnoissnnre  rie  cette 


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tîlBUOr.IlAl'HlE 


l'enseignement,  l'ancien  collège  Mazarin  devint  une  des  quatre  écoles 
centrales  supérieures  établies  à  Paris;  mais,  bientôt  après,  un  décret  du 
11  octobre  1801  affecta  le  palais  aux  écoles  des  Beaux-Arts.  Cette  nou- 
velle attribution  n'eut  qu'une  courte  durée,  car  un  autre  décret  du 
10  ventôse  an  xm  (28  février  1805)  ordonna  la  translation  de  l'Ins- 
titut ,  installé  au  Louvre,  par  la  loi  du  3  brumaire  an  iv,  dans  les  bâti- 
ments de  l'ancien  collège  Mazarin,  qui  furent  appropriés  par  Vaudoyer 
a  leur  nouvelle  destination.  L'église ,  dans  laquelle  reposaient  jadis  les 
cendres  de  Mazarin,  transformée  en  salle  des  séances  publiques,  fut 
inaugurée  le  4  octobre  1806. 

Quant  à  la  Bibliothèque  Mazarine,  elle  n'a  pas  changé  de  destination. 
Kl  le  s'est  seulement  fort  augmentée  et  fort  embellie.  C'est  à  mes  yeux  la 
seule  bibliothèque  de  Paris  qui  rappelle  le  grand  siècle  dans  ce 
qu'il  avait  de  noble  et  de  véritablement  grandiose.  Je  lui  sais  gré  d'avoir 
su  conserver  le  cachet  de  son  aristocratique  origine.  Moins  fréquentée 
que  quelques-unes  de  ses  pareilles ,  elle  a  cherché  à  rendre  dans  sa 
sphère  les  services  qu'on  est  en  droit  d'en  attendre.  Elle  n'offre  pas  les 
avantages  d'une  halle  aux  livres  ou  d'un  chauflbir  public,  mais  elle  n'en 
a  pas  les  inconvénients.  Quant  à  moi  qui  l'ai  aimée  dans  ma  jeunesse, 
n'étant  encore  que  simple  lecteur,  qui,  depuis  quinze  ans,  m'honore  de 
lui  appartenir,  je  continuerai  à  la  considérer  comme  le  modèle  des  bi- 
bliothèques, et  à  soutenir,  en  toutes  circonstances,  son  rang  et  sa  répu- 
tation. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Les  Archives  de  l'Empire  renferment,  dans  les  sections  historique  et 
administrative,  un  grand  nombre  de  documents  sur  le  collège  Mazarin. 

Le  premier  carton  (M.  174)  renferme  un  inventaire  des  titres  du  col- 
lège, les  titres  concernant  l'acquisition  des  places  du  collège,  une  décla- 
ration des  biens  et  revenus,  une  copie  du  bref  d'Urbain  VIII,  du  22  avril 
1643,  plusieurs  brefs  du  même  pape,  brevet  du  don  de  l'abbaye  de 
Saint-Michel  en  nierai  ;  copies  de  lettres  patentes,  etc.,  dçs  pièces  de 
procédure,  correspondance  ministérielle,  lettres  du  roi  relatives  auv 
professeurs  du  collège ,  un  mémoire  du  bibliothécaire  et  professeur 
du  collège;  le  second  (M.  175)  une  liste  des  imprimés  qui  sont  dans  les 
archives  du  collège,  des  arrêts  du  parlement,  et  autres  pièces  de  procé- 
dure imprimées;  le  troisième  (M.  176),  des  plans,  des  dessins  origi- 
naux du  portail  et  autres  documents  graphiques  de  la  même  impor- 

«  église  (L  III,  p.  12).  »  J'ai  cru  devoir  rapporter  ce  fait  singulier,  que  je  con- 
sidérerais comme  complètement  faux ,  si  le  manuscrit  où  je  l'ai  puisé  ne  me 
paraissait  pas  écrit  avec  beaucoup  d'honnêteté  et  de  bonhomie. 


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f.OLI.KGE  MAZAR1N 


223 


tance,  une  vue  de  l'hôtel  de  Nesle  avant  sa  destruction.  Ce  carton  est 
excessivement  précieux. 

Dans  la  même  section,  on  conserve  cinq  registres  (MM.  460-464)  ;  le 
premier  est  un  inventaire  des  titres  (MM.  460)  ;  les  second  et  suivants 
renferment  les  délibérations  de  1661  à  1667  (MM.  461),  1661  à  1668 
(MM.  462),  1713  à  1738  (MM.  463),  1739  à  4791  (MM.  464). 

Dans  la  section  administrative,  il  y  a  sept  cartons  et  un  registre. 

Les  deux  première  cartons  (S.  6499-6500)  renferment  la  déclaration 
des  biens  et  revenus  en  1776  (107,887  livres  19  sous),  le  testament  du 
cardinal,  des  lettres  patentes,  arrêts  du  conseil,  les  titres  d'acquisition  et 
les  quittances  des  maisons  vendues  par  rétablissement  du  collège  Ma- 
zarin;  le  troisième  (S.  6501),  des  contrats  de  vente,  procès-verbaux  de 
visite  et  d'estimation,  requêtes,  mémoires,  délibérations,  arrêts  et  autres 
pièces  relatives  aux  liquidations  du  prix  de  divers  terrains  dépendant  de 
l'hôtel  de  Nesle  et  des  anciens  remparts  de  la  ville.  —  Expéditions  colla- 
tion nées  d'anciens  titres  de  1210  à  1691  établissant  les  droits  de  censive 
sur  cet  hôtel,  comme  sur  les  anciens  murs  et  remparts  ;  les  quatrième 
et  suivants  (S.  6502-6504),  des  baux  des  maisons,  appartements  et  bouti- 
que» dépendants  du  collège  Mazarin  situés  tant  sur  la  place  depuis  l'é- 
glise que  composant  le  pavillon  de  la  Bibliothèque,  ainsi  que  des  maisons 
sises  rues  Mazarinc,  Guénègaud  ;  les  septième  et  huitième  (S.  6605-6506), 
des  titres  et  renseignements  sur  plusieurs  rentes  dues  au  collège,  des 
mémoires  imprimés,  requêtes,  sentences  et  arrêts  concernant  l'imposi- 
tion assise  sur  les  maisons  du  faubourg  Saint-Germain  pour  acquitter  les 
frais  de  la  construction  de  l'église  Saint-Sulpiee,  et  un  dossier  de 
dépenses  faites  par  le  bibliothécaire  de  la  bibliothèque  Mazarine  pour 
achat  de  livres,  reliures,  etc. 

Dans  la  même  série,  on  a  réuni  les  pièces  de  comptabilité  et  d'admi- 
nistration jusqu'à  l'an  n,  sous  la  cote  Jl.  2549  ;  les  papiers  relatifs  au  bâti- 
ment de  l'an  ix  à  l'an  xii,  sous  les  cotes  H.  2554  et  2555  ;  enfin  les 
comptes  de  1751  à  1765,  sous  la  cote  H.  2733;  vingt  registres  et  une 
liasse  de  comptes  de  l'administration  du  collège  jusqu'en  1793  sous  les 
cotes  H.  2822  à  2842  et  2562;  les  devis  des  constructions  du  collège  sous 
la  cote  H.  2845  ;  enfin,  les  comptes  d'ouvriers  et  les  pièces  relatives  à  la 
Bibliothèque  Mazarinc  de  1764  à  1777  sous  la  cote  H.  4253. 

On  conserve  à  la  Bibliothèque  impériale,  sous  le  n°  791»,  supplément,, 
un  recueil  de  pièces  relatives  à  la  fondation  du  collège  Mazarin. 

IMPRIMÉS 

Les  origines  du  palais  de  l'Institut.  -  Recherches  historiques  sur  le 
collège  des  Quatre-.Nations,  d'après  des  documents  entièrement  inédits, 
par  Alfred  Franklin,  de  la  Bibliothèque  Mazarine.  Paris,  1862,  in-8. 


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221 


UlULluGHAPIJlK 


Actes  de  la  fondation  du  collège  de  Mazarin,  à  Paris,  en  1661,  et 
lettres  patente»  de  166."».  In-K 

La  fondation  du  collège  Mazarini  (6  mars  1661).  S.  ».  d.  /.  ».  d..  in-4* 
(Arch.  de  l'Emp.  M.  175). 

La  fondation  du  collège  Mazarin.  Par»  (1689),  in-fol. 

lettres  patentes  portant  commission  pour  la  construction  des  nou- 
veaux bâtiments  ordonné  par  Sa  Majesté,  estre  faits  vis  à  vis  le  chasteau 
du  Louvre»  entre  la  porte  de  Nesle  et  la  rue  de  Seine.  S.  ».  d.  l.  ».  d. 
(1602),  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp  ,  M.  175). 

Contract  fait  entre  messeigiicure  les  exécuteurs  de  la  fondation  du 
collège  Mazarini  et  messieurs  de  la  maison  et  société  de  Sorbonne  pour 
l'acceptation  de  la  direction  du  collège  Mazarini.  S.  d.,  in-fol. 

Concordat  fait  entre  messcigneure  les  exécuteurs  de  la  fondation  du 
collège  faite  par  monseigneur  le  cardinal  Mazarini ,  et  les  religieux  de 
la  congrégation  de  Saint-Maur  pour  l'union  de  l'abbaye  de  Saint-Michel 
en  l'ilenn.  S.  ».  d.  /.  n.  d.  (1600),  in-fol.  (Arch.  de  i'Emp.,M.  1""»). 

Bulla  unionis  mensa?  abbatialis  Sancti  Micaelis  in  Eremo,  collegio  Ma- 
zarino.  S.  ».  d.  I.  ».  d.  (3  août  1671),  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp.,  M.  173.) 

Voy.  aussi  Gallia  chri$tiana,\.  Il,  col.  412,  et  Mémoires  du  clergé,  p.  1931. 

Sentence  de  l'ofiicial  de  Luçon  ,  portant  fulmination  des  bulles  d'u- 
nion de  l'abbaye  de  Saint-Michel  en  l'fterm,  au  collège  Mazarini. 
S.  ».  d.  /.  ».  d.*(l67l),  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp.,  M.  175.) 

Arrest  du  conseil  d'État  du  roi,  concernant  le  prieuré  conventuel  de 
Saint-Etienne  d'Are,  en  Pislc  de  Rhé  ,  dépendant  de  l'abbaye  de  Saint- 
Michel  en  l'Herm,  au  collège  des  Quatre-Nations ,  dont  la  disposition 
appartient  au  roi,  du  9  juillet  1677.  S.  n.  d.  I.  ».  d.,  in-l°.  (Arch.  de 
l'Emp.,  M.  17.ri.) 

Il  y  a  dans  le  même  carton  un  arrêt  du  8  octobre  1677,  concernant  le 
prieuré  de  Saint-Pierre  de  Mortagnc ,  un  autre  du  26  novembre  1677,  con- 
cernant le  prieuré  de  Saint-Nicolas  de  Grue ,  un  troisième  du  8  décembre 
1687,  concernant  le  prieuré  de  Saint-Pierre  de  Langon,  tous  dépendants  de 
l'abbaye  de  Saint-Michel  en  l'Herm. 

Rcqueste  présentée  par  les  grand  maistre,  principal  et  professeurs  du 
collège  Mazarin  à  monseigneur  l'archevescjue  de  Paris.  5.  d.,  in-fol. 
(Arch.  de  l'Emp.,  M.  175.) 

Si  les  principaux  régents  du  collège  Mazarin  doivent  avoir  part  au  revenu 
des  messageries. 

Mémoire  pour  les  grand  maistre  principal  et  professeurs  du  collège 
Mazarin,  fondé  en  l'Université  de  Parts,  pour  servir  de  réponse  au  mé- 
moire des  principaux  et  professeurs  des  autres  collèges,  fondez  en 
la  même  université.  S.  d.,  in-fol. 

Au  sujet  des  droits  au  revenu  des  messageries. 

Mémoire  pour  les  principaux  et  regens  des  neuf  anciens  collèges  de  la 
Faculté  des  arts  de  l'université  de  Paris,  contre  les  principal  et  regens  du 


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COLLÈGE  MAZARIN  225 

collège  Mazarin,  présenté  à  monseigneur  l'archevesque  de  Paris,  nommé 
par  le  roy  pour  terminer  leurs  contestations.  S.  d.,  in-fol. 

Consultation  sur  la  contestation  entre  les  neuf  anciens  collèges  et  le 
collège  Mazarin,  touchant  le  droit  de  participer  aux  revenus  des  Messa- 
geries. Consultation  de  monsieur  Chardon.  5.  d.,  in-fol. 

Arrest  du  conseil  d'Etat  du  neuvième  jour  de  décembre  1699,  qui 
ordonne ,  suivant  l'avis  de  monseigneur  l'archevêque  de  Paris,  que  les 
grand-maistre,  principal  et  professeurs  du  collège  Mazarin,  jouiront 
des  revenus  des  messageries ,  ainsi  que  les  principaux  et  régents  des 
autres  collèges  de  l'Université,  de  plein  exercice.  6'.  n.  d.  I.  ».  d,, in-fol. 
(Arch.  de  l'Emp.,  M.  175.) 

Requeste  présentée  au  roy  le  31  mars  1672  par  les  docteurs  de  la 
Faculté  de  théologie  en  l'université  de  Paris.  Paris,  5  avril  1672, 
in-fol. 

De  l'usage  où  est  la  Faculté  de  théologie  de  ne  point  souffrir  qu'on  fasse- 
de  tentative  en  carême. 

Lettres  patentes  du  mois  de  mars  1688  portant  rcglemcns  pour 
le  collège  Mazarin.  S.  ».  d.  I.  n.  rf.,  in-fol.  (Bibl.  Maz.,  n°  3316  D.) 

Mémoire  pour  le  collège  Mazarin,  touchant  la  déduction  à  faire  de 
ce  qui  a  esté  donné  par  ledit  collège  en  rues  et  places  pour  la  commo- 
dité du  public  (31  juillet  1693).  S,  ».  d.  I.  ».  d  ,  in-fol.  (Archives  de 
l'Emp.,  M.  175.) 

Sommaire  des  titres  et  des  raisons  qui  prouvent  que  les  murs  et  les 
fossez  sur  lesquels  est  basty  le  collège  Mazarin  n'estoient  point  des 
murs  et  des  fossez  de  la  ville  de  Paris,  mais  les  murs  et  les  fossez  de 
l'hostel  de  Nesle,  lesquels  appartenoient  en  toute  propriété  aux  sei- 
gneurs dudit  hostel  de  Nesle.  S.  ».  d.  I.  ».  d.,  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp., 
M.  175.) 

Mémoire  pour  les  inspecteurs,  grand-maître  et  procureur  du  collège 
Mazarin,  contre  M<  Henri  de  Lautrec,  avocat  au  parlement.  Paris, 
«733,  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp.,  M.  175.) 

Réponses  à  deux  mémoires  imprimez  pour  le  collège  Mazarin,  contre 
le  sieur  de  Lautrec.  Paris,  1733,  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp.,  M.  175.) 

Mémoire  pour  monstrer  que  le  collège  Mazarin  ne  doit  point  payer 
par  provision  à  l'abbaye  de  Sainl-Germain-des-Prcz ,  les  lods  et  ventes 
et  l'indemnité  de  certaines  maisons  que  le  contrôleur  du  domaini- 
prouve  maintenant  clairement,  estre  de  la  censive  du  roy.  S.  ».  d.  I. 
».  d.,  in-4°.  (Arch.  de  l'Emp.,  M.  175.) 

Mémoire  sommaire  pour  les  grand-maistre  et  procureur  du  collège 
Mazarin ,  touchant  la  prétention  de  M.  le  duc  Mazarin  d'avoir  un  loge- 
ment de  droit  perpétuel  dans  ledit  collège.  5.  n.  d.  I.  ».  d. ,  in-fol. 
(Arch.  de  l'Emp.,  M.  175.) 

Mémoire  pour  montrer  que  le  collège  Mazarin  ne  doit  point  être 
t.  m.  13 


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226 


sujet  à  la  taxe  commune  des  amortissements.  S.  A.  d.  i.  n,  d. ,  in-ful. 
(Arch.  de  l'Emp.,  M.  175.) 

Mémoire  pour  les  inspecteurs,  grand  maigtre  et  procureur  du  collège 
Muzarin,  auquel  est  unie  la  mense  abbatiale  de  l'abbaye  de  Saint-Michel 
en  l'Herm,  demandeurs  en  partage  judiciaire,  contre  les  prieur  et  reli- 
gieux de  la  même  abbaye  de  la  congrégation  de  S.  Maur,  deûeodeurs. 
Paris,  4757.  In-fol.  (Bibl.  Maï.,  n»  3318  J.) 

Exercices  au  collège  des  Suaire-Nations. 

Inséré  dans  le  Mercure  de  France,  n"  d'octobre  1738,  p.  2127. 

Instruction  pour  être  admis  élève  au  collège  Mazarin.  Peuit,  1789, 
in-f.  (Arch.  de  l'Emp.,  M.  174.) 

Fête  de  S.  Charlemagne,  roi  de  France,  célébrée  au  collège  des  Quatre- 
Nations. 

Yoy.  let  Révolution»  de  Parie  de  Prudhoinme,  n»  186  (26  jaovier-2  février 
1793)  p.  173. 

Voici  une  série  de  plaquettes  rares  que  j'ai  trouvées  dans  différents 
recueils  de  la  Bibliothèque  Mazarine,  et  qui  sont  ici  réunies  pour  la 
première  fois  : 

Ad  coUegii  Mazariuœi  professores  sub  muaarum  nouiine  invitatorium  car-  • 
men.  Parisiis,  1688,  in-fol.  (Bibl.  Maz.,  n»  274,  A») 

PU  ce  sigtié  :  Feua  nient  in  coll»g.o  Maxarina?o  Rbetorum  aller. 

Thèses  mathematicœ  de  geometria  elementari  tam  speculativa  quasu  prae- 
tica.  Propugoabuotur  aPetro  Rivière,  Lemovice,  die  Jovis2t  julii,  anno  1689, 
u  tertia  ad  resperam.  Arbiter  erit  l'etrus  Varignon,  e  regia  scieotiarum  acu- 
demia  et  collegii  Ma/ariu«ei  Matheseoe  profesaor.  In  colle gio  &a%arinœo , 
1689,  in-4*.  (Bibl.  Maz.,  n*  18824  Z*). 

Éloge  du  rov,  par  l'Ange  protecteur  de  la  France  et  l'Ange  défenseur  de 
la  religion,  pour  servir  de  prologue  a  la  tragédie  du  collège  Mazarin,  1689. 
L'Ange  de  la  France  à  l'Ange  de  la  religion.  Paris,  28  juillet  1689 ,  in-fol. 
(Bibl.  Maz.,  n»  274  A10.) 

Pièce  biguée  :  Feo  ArJeut.  profejsenr  de  rhéthoriqne  an  collège  Matàrio. 

Thèses  mathematic»  de  architecture  militari.  Propugnabuntur  a  Claudio 
Josepho  Prévost,  Parisino,  die  dominica  VI  auguati  M.DC.XC  a  tertia  ad 
vesperam.  Arbiter  erit  Petrus  Variguon ,  e  regia  acientiarum  academia,  et 
inatheseos  profesaor.  In  collegio  Maiarinœo,  1690 ,  in-4°.  (BibUot.  Mazarine, 
n-  18824  Z») 

Illustrissiiuo  prcefecto,  ac  nobilissûnis  sedilibus  urbis,  cum  eorum  auspiciis 
propugnarentur  in  collegio  Mazarinœo ,  thèses  mathematicœ  de  arte  oppa- 
gnandi  et  muuiendi,  die  VI  augusti  M.DCXC.  Ode.  S.  n.  d.  I.  n,  d.,  in-4«. 
(Bibl.  Maz.,  n»  10877  B.) 

Pièce  signée  :  J.  Le  Comte. 

Illustrissimo  abbati  Camillo  Le  Tellier  de  Louvois,  regiœ  bibliothec»  prœ- 
posito,  in  tabulam  ab  eo  régi  dedicataui,  cum  thèses  pbUosophicas  iu  colle- 
gio Mazariuœo  tueretur,  auno  MDC.XCI1.  IX  cal.  septemb.5.  n.  d  l.  n.  d., 
iu-K  (»ibl.  Maz.,  u°  10S79  1.) 

Pièce  signée  :  C.  Kollin,  ivgiu*  eloqueutia»  prof«$or.  Dan*  na  antre  roluroe  de  la  Bi- 
Hiotli^ine,  cote"  tostfl  Nt,  H  y  a  une  traduction  de  cette  pieté  algnee  Bosquillon. 


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rOI.LEf.E  MAZ\ftlN 


227 


De  librorum  et  scientianim  optimo  usu  parœnetiea  oratio  ad  literatos  ut 
publicam  Mazarinœam  bibliothecam  fréquentais  invisant  ob  ejusdem  bi- 
bliothecœ  pnBfeclo,  cum  ad  banc  recens  accessiaset,  habita  XVI  kal.  jan. 
en.  M.DC.XCVI.  ParisiU,  1696,  in-4«.  (Bibl.  Maz.,  n«  10307  A.) 

Serenissimo  principi  Carolo  Ludovico  de  la  Tremoille,  principi  Tarentino, 
cum  ejus  anspîciis  in  collegio  Mazarinœo  thèse?  mathematicœ  de  viribus 
machumnim  propugnarentur,  ann.  M.DC.XCIX.  Ode.  S.  n.  d.  I.  n.  e\,  in-4». 
(Bibl.Mai. ,  n°  10877  B.) 

Ad  justitiain,  cum  ob  delatam  Philippo  duci  Andcgavensi  Ludovic!  Majmi 
oepoti,  Hispaoicorum  regnorum  hereditatem ,  M.Baltazar  Gibert,  rhetorum 
alter,  utrique  régi  oratione  public*  gratularetur  in  collegio  Mazarinœo,  die 
oltima  decembris,  ann.  1700.  Ode.  S.  n.  d.  I.  n.  d.,  in-4«.  (Biblioth.  Maz., 
n«  10796  A.) 

Pièc*  signée  î  J.  Le  Comté,  hnman.  lit.  professor  in  collegio  Mazarinaso,  1700. 

Nobilissirao  abbati  Nicolao  de  Saulx  de  Tavannes ,  cum  thèses  de  uni* 
versa  philosophie  pro  laurea  artium  tueretur  in  collegio  Mazarinœo  die  do- 
minica  vigesima  quarta  mensis  junii,  ann.  M.DCC.V1II.  Carmen.  S.  n.  d.  I. 
n.  d.,  in-4«.  (Bibl.  Maz.,  n*  10898.) 

Pièce  signée  :  J.  Dupais,  Ut.  prof,  in  teit.  schola  collegii  Mazar. 

Prœrlara  institutio.  Ode.  Cum  nobilissimus  abbas  Nicolaus  de  Saulx  de 
Tavanes,  thèses  de  universa  philosophie  propugnaret  pro  laurea  artium  in 
collegio  Mazarinœo  octavo  calendes  julias.  MDCCVIII.  S.  n.  d.  L  n.  d.,  in-4' 
(BibLMaz.,  n*  10898.) 

Pièce  signée  :  Ant.  HennegraTe,  e  collegio  Mazarinso. 

Illustrissimo  abbati  Nicolao  de  Saulx  de  Tavannes,  cum  thèses  philoso- 
phicas  propugnaret  pro  laurea  artium  in  collegio  Mazarinœo,  8  kal.  julii  ann. 
Dom.  M.DCC.Vllî.  Ode.  5.  n.  d.  I.  rr.  d.y  in-4*  (Bibl.  Maz.,n«  10898). 

Pièce  signée  :  Francisco»  Bidault,  hamanitatis  prof,  in  Mazarinxo. 

Nobilissimo  abbati  Nicolao  de  Saulx  de  Tavanes,  cum  thèses  de  universa 
philosophie  pro  laurea  artium  in  collegio  Mazarinax»  propugnaret  VIII  kal. 
Jun.  ann.  M.DCC.  VIII.  Ode.  S.  n.  rf.  /.  n.  d.,  in-4*.  (Bibl.  Maz.,  n-  10898.) 

Pièce  signée:  M.  Brochant,  e  collegio  Maaarinoo. 

Oratio  habita  calendis  octobris  anno  1736  Am.  Bal  th.  Gibert,  celeherr.  rhe- 
toricœ  professore  ampliss. ,  etc.,  ad  scholarum  instaurationem  in  collegio 
Mazarinœo.  Paritii»,  1736,  m-4».  (Bibl.  Maz.,  n°  10371  A.) 

In  pacis  reditum  cum  V.  C.  magister  Petrus  Fromentin  in  Mazarinœo  elo~ 
quentiœ  professor,  publicam  de  pace  orationem,  uuiversitatis  nomine,  haberet, 
die  23  julii  1739.  Ecloga.  S.  n.  d.  I.  ».  dM  in-4*.  (BibL  Maz.,  n*  10817  A.) 

Pièce  signée  :  Gbristianiu  Le  Roy,  e  collegio  Mazarinxo. 

In  pacem,  cum  de  ea  Petrus  Fromentin,  rhetorum  aller  in  Mazarinœo 
universitatis  jussu  et  nomine  publicam  orationem  haberet,  die  julii  23,  1739. 
Carmen.  S.  I.  n.  d.  in-4°.  (Bibl.  Maz.,  n°  10817  A.) 

Pi<Ve  signée  :  Ladc-rieu»  Petit,  hnmanitatis  professor  in  Mazarinxo. 

Ludovico  XV  victore  pacifico,  cum  V.  C.  M.  Petrus  Fromentin,  eloquentia- 
in  Mazarinœo  professor,  publicam  de  pace  orationem,  universitatis  nomine  , 
haberet,  die  23  julii  1739.  Hendecasyllabi.  S.  n.  d.  I.  n.  d.,  in- 4».  (BiM 
Maz.,  n-  10817  A.) 


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228  BIBLIOGRAPHIE 

Pifect  wjrnée  :  Jicob.  Nicolans  Moreau,  magitter  in  artibos,  e  collegio  Dormano- 
ÎW-Ilnvac^». 

Sercnisaiuio  principi  Anuando  de  Rohan-Ventadour,  parisiensis  universi- 
tatis  amplissimo  rectori,  cuni  V.  C.  magister  Petrus  Fromentin,  eloquenti» 
professor  in  Mazarinœo  publicatn  Uc  pace  orationem  haberet  jussu  et  Domine 
universitaUs.  In  pace  m.  Ode.  S.  n.  d.  I  n.  d.,  in-4*.  (Bibl.  Maz.,  n*  10817  A.) 

Pièce  signée  :  Offerebat  observantiss.  et  addictiss.  in  collegio  Sorbona*  Hessaeo  huma- 
in u  lis  professor  Francisco*  Nicolans  Guérin,  173». 

Serenisaimi  prineipis  D.  I).  PhUippi  Hispaniamm  iniantis  et  serenissimie 
principia  Ludoviea-Eiisabetb  Ludovici  XV,  régis  cbristianissimi  filiae.  Epi- 
Ibalamium.  S.  n.  d.  I.  n.  d.,  in -4°.  (Bibl.  Maz.,  u°  10817  A.) 

Pièce  signée  :  Gbristiauus  Leroy,  e  collegio  Mazarinxo,  1739. 

Ludovico  victori  et  redivivo,  cum  vir  clariasimus  M.  Carolus  Le  Beau,  elo- 
quentiœ  professor  in  G  rassit  lœo,  uuiversitalis  parisiensis  jussu  et  nomine,res- 
titutam  régi  valetudinem  publica  oratioue  gratularetur.  Carmen.  5.  n.  d.  I. 
n.  d.,  (1744),  iu-4°.  (Bibl.  Maz.,      10817  A.) 

Pièce  signée  :  Francisais  M  ina  Coger,  e  collegio  Majwrinato. 

Hcgi  ob  restitulam  valetudinem.  Ode.  S.  n.  d.  I.  n.  d.  (1741),  in-4°.  (Bibl. 
Maz.,  n»  10817  A.) 
Pièce  signée  :  Ludovicus  Petit,  hnwmitatU  professor,  in  collegio  Mauriuxo. 

Oratio  de  iia  quai  ad  eloquentiam  timi  aacri,  tum  prufani  codices  confe- 
runt  prce.sidiis,  babita a  Ludov.  Petit,  buinaiiitatis  professor,  etc.,  die  Martia 
vigesiiua  qutnta  menais  maii,  aun.  Domini  1745,  in  aida  Mazarimea.  Pari- 
siis,  1745,  in-4«.  Bibl.  Maz.,  n»  10371  A.) 

lu  auapicntissimaa  aerenissimi  Delpbini  uupuas.  Carmen.  5.  n.  d.  /.  n.  d. 
(1745),  in-4".  (Bibl.  Maz..  u»  10817  A.) 

PièiM  fci^ué<*  :  Francisai*  Maria  Goper,  e  collegio  Matirinxo. 

lUuàlrissiino  ecclesûe  principi  D.  Dv  Jacobo  Bouae  Gigault  de  Bellefont, 
cumad  ecelesiti»  parisiensis  regimeu  accederet.  Carmen.  1746,  in-4°.  (Bibl. 
Maz.,  n-18817  A.) 

Pièce  signée  :  offert-bat  Franciscus  Maria  Coger,  parisien>is,  e  collegio  Maiarinao. 

A  Sumuio  collegii  Mazarinœi  moderatore  convù  tores,  rbetores,  aream 
hido  pilori  commodiorem  postulant  Paris,  1747,  pet.  in-fol.  (Bibl.  Maz., 
u«  274  AlM 

Piéc*  signées  Cum  ptriuissa.  Die  duodecima  menais  augusti,  anno  Domini  1717. 
Berner. 

In  soleinueui  prœmioruin  académie»  parisiensis  diatribuuonem.  Ode.  S.  n. 
d.  I.  n.  d.  (1747),  in-l*.  (Bibl.  Maz.  u»  10817  A.) 
Pièce  signée  :  Franc iscus  Maria  Coger,  e  collegio  Mazarinîeo. 

De  pace  oratio  gratulatoria  babita  à  Ludovico  Petit,  tiumanitatis  professore 
iu  collegio  Mazariiueo,  die  sabbali  22*  menais  martii,  anno  Domini  1749,  in 
aula  Mazorïnœa.  Purisiis,  1749,  in-l°.  (Bibl.  Maz.,  u"  10370  E.) 

Musœad  supremum  scnatuiu,  cum  fieret  solcinnis  prœmiorum  academiœ 
parisiensis  distributio ,  die  qtiarta  mensia  augusti ,  anno  Domini  millesimo 
aeptingentesimo  quadragesimo  nono.  S.  n.  d.  L  n.  d.  (1749),  in-4°.  (Bibl  Maz., 
n°  10817  A.) 

l'icc  sigi»;f  :  An'cmius  Vicaire,  e  collegio  Maxariuso  U  y  a  dans  le  même  volnme  une 
pièce  de  ?ers  du  même  antenr.  intitulée  :  Rcgi  pacifleo,  c»im  gratulatoriam  de  pace  ora- 
Jiouem,  nniversitalU  nniaine  et  jnssn,  babrret,  V.  C.  tiarolns  Le  Beau,  in  pjtiitlem  nni- 


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COLLÈGR  MAZAMN 


229 


verslitU  collegio  Grassinaso  rbetorice»  profeMor,  die  Jovù  Î7«  menai»  febrnaxii,  aumo 
Domini  1719. 

Ludovico  victori  paeifico  cum  V.  C.  Ludovicus  Petit,  in  collegio  Maza- 
rinœo,  humanitatis  professor,  ibi  gratulatoriam  de  pace  oratiouem  haberet, 
«lie  sabbati  22*  martii,  anuo  Dom.  1749.  Ode.  S.  «.  d.  I.  n.  d.,  in-4\  (Bibl. 
Maz.,n'  10817  A.) 

Discours  en  vers,  sur  l'éducation  des  princes,  à  Monseigneur  le  Dauphin, 
par  M.  Guérin,  ex-recteur  de  l'Université,  et  l'un  des  professeurs  de  rhéto- 
rique au  collège  Mazarin.  Paris,  1753,  in-4°.  (Bibl.  Maz.,  n°  10817  A.) 

Reginœ  post  inortein  Iriuinphus,  carmen  in  instauratione  scbolarum  col- 

legii  Mazarinœi  recitatum  a  Franc.  Maria  Coger          die  tertia  octobris 

1708,  in-4». 

Ludovico  vii-tori  pacifico,  etc.  Ode.  (Bibl.  Maz.,  n°  10.170  B.) 

Pièc«  de  ve;rs  signée  :  Francisons  Maria  Cogcr,  e  colb-gïo  Matartnxo. 

Illustrissimo  viro  DD.  Henrico  Balthazari  de  Fourcy,  abbati  Sancti  Severi, 
baccalaureo  Sorbonico  et  philosophiez  professori;  cnru  absoluto  cursu  sederet 
public»  disputationis  arbiter  in  Mazarinreo.  Ode.  &  ».  d.  /.  n.  d.,  in-fol. 
(Bibl.  Maz.,  n»  274  A10.) 

Pièce  signé*  :  B.  S.  Gibert. 

Ludovici  decimi  quinti  de  morte  trîumphu*.  S.  n.  d.  I.  n.  d.,  in-4».  (Bibl. 
Maz.,  u°  10817  A.) 
Pièce  signé»;  :  Christianitt  l.?  R»»7,  c  roilegiit  Maori  u<eo. 

Serenissimo  principi  Aruiando  de  Ilohan-Yentadonr .  abbali  et  principi 
Murbacensi,  universitatis  parisiensis  ex-reotori,  Sorbona»  priori,  et  gravissimo 
morbo  convaleacenU ,  musa  Mazariuœa,  iu-4-.  (Bibl.  Maz.,n«  10817  A.) 

Pièce  signée  :  Obsenrantis-imus  atque  addictissimns  Baàlion  Caronge,  e  collegio  Ma- 
ri rineo. 

Ulustrissimo  viro  D.  D.  duci  de  Niveruois ,  post  obitam  apud  Anglos  de 
pace  legationem,  cum  sub  ejus  auspiciis  nobilis  adolescens  Moleon  de  Caus- 
sans  in  collegio  Mazarinœo,  convictor  de  litteris  publiée  respouderet.  Paris , 
in-4'.  S.  d,  (Bibl.  Maz.,  n»  10370  F.) 

Piëc«  eu  vers  signée  :  Aatonius  Giivot,  quarli  ordinid  profr&tor  iii  collegio  Maaariuxo. 
L«  même  recueil  renferme  une  pi.'-ce  de  vers  du  im'mp  anteur,  întitul****  :  Nobilissimo  ado- 
leacenti  Lndo*ico-Adelaîdi-Ann*-Josepho  de  MoMmortnci-Laral,  cum  de  laUois  literis 
respouderet  in  Mazarinaeo. 

Oraison  funèbre  de  tics-haut,  très-puissant  et  très-excellent  prince 
Louis  XV,  roi  de  France  et  de  Navarre,  surnommé  le  Bieo-Airaé  ,  pronon- 
cée le  3  octobre  1774,  au  collège  Mazarin ,  par  M.  l'abbé  Coger,  profes- 
seur émérite  d'éloquence  au  même  collège.  Paris,  1774,  in-4».  (Bibl.  Maz., 
u»  10371  A*.) 

David,  tragédie,  qui  sera  représentée  au  collège  Mazarin,  pour  la  distribu- 
ion  des  prix,  le  7*  jour  d'aoust  1690,  à  une  heure  après  inidy.  A  Paris, 
1690,  in-4*.  (Bibl.  Maz.,  n»  10870  1.) 

L«  même  recueil  possède  une  autre  édition  de  c«Uc  tragédie,  jouée  une  seconde  foi*  le 
août  1693. 

Œdipe ,  tragédie,  accompagnée  de  musique,  sera  représentée  au  collège 
Mazarin ,  partie  latine,  partie  française,  pour  la  distribution  des  prix ,  mer- 
credy  quatrième  jour  d'aoust  1694  ,  à  une  heure  précise.  On  n'entrera  pas 
sans  billet.  A  Paris,  1694.  (Bibl.  Maz..  n«  18824  Z*>.) 

Saul,  ou  la  Fausse  clémence,  tragédie,  i|ui  sera  représentée  au  <ullé»e 


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BIBLIOGRAPHIE 


Mazarin,  pour  la  distribution  des  prix,  le  l*f  jour  d'aoust  1091,  &  une  heure 
après  midy.  A  Paris,  1696,  in-4°.  (Bibl.  Maz. ,  n*  18824  Zn). 

Astyanax,  tragédie,  qui  sera  représentée  en  latin  et  en  françois,  au  collège 
Mazarin,  pour  la  distribution  des  prix,  jeudy  deuxième  jour  d'aoust  1696,  s 
une  heure  précise  après  midy.  Paris,  1696,  in-4°.  (Bibl.  Maz.,  n»  18824  Z*3.) 

Sedecias,  tragédie,  sera  représentée  sur  le  théâtre  du  collège  Mazarin,  pour 
la  distribution  des  prix,  le  cinquième  jour  daoust,  à  une  heure  après  midy. 
A  Paris,  1697,  in-4«.  (Bibl.  Maz  ,  n«  10883  A.) 

La  Mort  d  Hector,  tragédie,  sera  représentée  sur  le  théâtre  du  collège 
Mazarin,  pour  la  distribution  des  prix,  le  Uuidy  quatrième  jour  d  aoust ,  à 
une  heure  précise  après  midy.  A  Paris,  1704,  ù>i°.  (Bibl.  Maz.,  n°  10883  A.) 

Les  Allarmes  d'Or  este  ^  tragédie,  sera  représentée  sur  le  théâtre  du  collège 
Mazarin,  pour  la  distribution  des  prix,  le  lundy  deuxième  jour  d'aoust  1706, 
à  une  heure  après  midy.  A  Paris,  1706,  in-4*.  (Bibl.  Maz.,  n'  10898.) 

pour  la  distribution  des  prix  ,  le  lundy  onzième  jour  d'aoust,  à  une  heure 
après  midy.  A  Paris,  1721,  in-4».  (BibL  Maz.,  n°  18824  Z») 

Jaddns,  grand  prtstre  des  Juifs,  ou  A lexandre-le-Grand  devant  Jérusalem, 
tragédie,  qui  sera  représentée  sur  le  théâtre  du  collège  Mazarin,  pour  la  dis- 
tribution des  prix ,  le  lundy  onzième  jour  d'aoust  1727,  à  une  heure  précise 
après  midy.  A  Paris,  1727,  in-4".  (BibL  Maz.,  n»  10371  P.) 

Ajoutons  à  cette  liste  l'indication  des  ouvrages  suivants,  relatifs  à  la 
Bibliothèque  Mazarine  : 

«arde  national,  et  l'un  des  gardes  de°ia  Bibliothèque  Mazarine,  179l' 
in-4\ 

Histoire  de  la  Bibliothèque  Mazarine,  depuis  sa  fondation  jusqu'à  nos 
jours,  par  Alfred  Franklin,  attaché  à  la  Bibliothèque  Mazarine.  Paris,  1860, 
in-8°. 

Becherches  sur  les  uiouumenU  cyclopéens  et  description  de  la  collection 
des  modèles  en  relief  composant  la  galerie  pélasgique  de  la  Bibliothèque 
Mazarine,  par  Petit-Hadel.  Paru,  1841,  gr.  in.8<>,  flg. 


PRÉMONTRÉS  RÉFORMÉS  DE  LA  CROIX-ROUGE 

*•  Les  membres  do  la  congrégation  de  la  Réforme  de  Saint-Norbert 
acquirent,  le  16  octobre  1*361,  de  Marie  Le  Noir,  veuve  de  René  Char- 
lier,  médecin  du  roi,  un  lorrain  situé  place  de  la  Croix-Rouge,  à  l'angle 
formé  par  les  rues  de  Sèvres  et  de  Cherche-Midi.  Protégés  par  Anne 
d'Autriche,  ils  obliurenl  des  lettres  patentes  du  mois  d'octobre  1662, 
enregistrées  au  Parlement  le  10  mars  1671.  Les  chanoines  réguliers  de 
ia  Réforme  de  l' Etroite-Observance  de  l'ordre  des  Prémontrés,  comme 
ils  s'appelaient,  s'installèrent  dans  leur  couvent  le  1  octobre  1662,  et, 
b  lendemain,  la  reine  Anne  d'Autriche  posa  la  première  pierre  de  leur 


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PRËMONTRÉS  RÉFORMES  DE  LA  CROIX-ROUGE  231 

église,  qui,  achevée  et  bénite  le  30  octobre  1663,  fut,  à  cause  de  son 
exiguïté,  reconstruite  en  1719,  et  dédiée  le  17  novembre  1720.  On  y  avait 
inhumé  :  Henriette  Martinet,  native  de  Rueil  (10  septembre  1671  ).  Pierre 
Robinet  (6  août  1671).  Jacques  Chevillard,  marchand  épicier  (30  octo- 
bre 1673).  L'abbé  de  Samt-Germain-des-Prés  approuva,  le  5  mars  1664, 
rétablissement  d'une  confrérie  en  l'honneur  de  Jésus,  Marie,  Joseph, 
Joachim  et  Anne,  connue  sous  le  nom  de  Confrérie  de  la  Sainte-Famille 
de  Jésus. 

Le  3  mars  1 790,  Jérôme-François  Beuzelin  du  Hameau,  prieur  de  la 
communauté  des  chanoines  réguliers  Prémontrés  de  la  Croix-Rouge, 
déclara  que  la  communauté  occupait  un  terrain  d'environ  2  arpents, 
y  compris  onze  maisons  bâties  autour,  et  louées  35,117  livres  10  sous, 
qu'ils  jouissaient  de  22,498  livres  4  sous  de  rentes  sur  les  aides  et  ga- 
belles, sur  le  nouveau  et  l'ancien  clergé  ;  que  le  produit  de  la  location 
.des  chaises  de  l'église  est  de  4,600  livres,  ce  qui  fait  pour  les  revenus  un 
total  de  42,315  livres  14  sous. 

Les  charges  de  la  communauté  consistaient  :  I*  en  265  livres  4  sous 
pour  indemnité  due  au  roi  ;  2°  en  2,491  livres  de  rentes  viagères;  3°  en 
une  obligation  de  10,400  tivres,  portant  intérêt;  4*  en  une  autre  obli- 
gation de  7,500  livres,  portant  intérêt  ;  5°  en  8,384  livres  dues  à  diffé- 
rents ouvriers  et  fournisseurs. 

Devenu  propriété  nationale,  le  couvent  des  Prémontrés  (ut  vendu  le 
l«r  prairial  an  v(20  mai  1797),  puis  démoli. 


BIBLIOGRAPHE 

MANUSCRITS 

Dans  la  section  historique,  il  y  a  un  carton  (L.  766)  qui  renferme  le 
procès- verbal  d'établissement  desPrémonlrés,le  12  octobre  1662,  les  ar- 
ticles de  soumission  envers  Saint-Germain  souscrits  par  les  Prémontrés, 
le  3  juillet  1663,  l'approbation  de  la  confrérie  de  la  Sainte-FamiUe  de 
Jésus.  Un  autre  carton,  coté  L.  776,  contient  Tacte  d'acquisition  de  la 
maison  des  Thuilleries,  au  carrefour  de  la  Crôix-Rouge,  le  16  octo- 
bre 1661. 

Un  autre  carton,  coté  L.  958,  renferme  des  pièces  relatives  à  l'ordre 
des  Prémontrés,  des  contrats  de  rente  sur  l'Etat  et  des  mémoires  de 
peintures  exécutées  en  1785. 

Les  deux  cartons  de  la  section  administrative  (S.  4340-4341)  renfer- 
ment des  titres  de  propriété  des  Prémontrés  ;  ceux  d'une  maison  à  Pa- 
laiseau,  une  déclaration  des  biens  et  revenus  en  1740,  des  baux,  des  ti- 
tres de  la  maison  conventuelle,  des  pièces  relatives  à  la  succession  de 
frère  Charles  Millet,  religieux  de  ladite  maison  ,  décédé  curé  de  Nantouil- 
let,  près  Dammartin,  des  baux  de  plusieurs  maisons  appartenant  aux 


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Prémontrés,  des  quittances  d'amortissement,  des  titres  de  propriété  de 
maisons  situées  rues  de  Sèvres  et  de  Cherche-Midi,  la  déclaration 
de  1790. 

Dans  la  même  section,  on  conserve,  sous  la  cote  H.  4060-4063,  des 
états  de  revenus,  des  comptes  et  des  titres  de  rentes,  de  1689  à  1760. 

IMPRIMÉS 

Discours  sur  la  libellé,  prononcé  en  l'église  de  MM.  les  chanoines 
réguliers  Prémonlrés,  à  la  Croix-Rouge,  le  26  septembre  1789,  à  la 
bénédiction  des  drapeaux,  par  un  soldat  de  la  quatrième  compagnie, 
l'un  des  membres  du  Comité  permanent  de  ce  district.  Par»,  1789, 
in-8B. 


COMMUNAUTÉ  DES  FILLES  DE  L'INSTKUCTION  CHRÉTIENNE 

w  l>es  Filles  de  l'Instruction  chrétienne,  appelées  quelquefois  Filles  de 
la  Très-Sainte-Vierge,  furent  autorisées  à  se  réunir  par  lettres  patentes 
du  mois  de  septembre  1 657.  La  date  de  1 662  donnée  par  Lebcuf  est 
celle  de  l'enregistrement  de  ces  lettres  au  parlement.  Cette  maison,  fon- 
dée par  Marie  de  Gournai,  morte  en  odeur  de  sainteté,  le  4  août  1688, 
s'établit  d'abord  rue  du  Gindre  et  fut  transférée  en  1738  rue  du  Pol-de- 
Fer.  Je  ne  serais  pas  éloigné  de  croire  que  la  fondation  de  Marie  de 
(iournai  se  rattache  à  celle  de  Me  Lebrel,  qui  n'a  eu  qu'une  existence 
éphémère  (voy.  p.  1 13),  niais  je  n'ai  rien  trouvé  dans  les  documents  que 
j'ai  eus  sous  les  veux  qui  put  donner  quelque  apparence  de  vérité  à 
mon  sentiment 

A  l'époque  de  la  Révolution,  les  religieuses  étaient  au  nombre  de 
vingt-six  :  dix-neuf  de  communauté  et  sept  sœurs  converses.  Le 
27  février  1790,  Claude-Charles  Pointard,  avocat  au  parlement,  déclara, 
au  nom  de  la  supérieure,  que  les  revenus  montaient  à  18,295  1.  1  s.,  et 
les  charges  à  9,539  1.  12  s.  8  d.  *.  Les  recettes  diminuèrent  peu  en  1791 
(17,484  I.  15  s.);  mais,  en  1792,  les  élèves  ayant  quitté  la  communauté, 
les  religieuses  n'eurent  plus  que  ce  que  leurs  loyers  leur  rapportaient, 
c'est-à-dire  11,19(5 1.  2  s.  Files  touchèrent  encore  les  loyers  du  mois  de 
janvier  1793  (1,531  1.  5  s.),  puis  elles  se  dispersèrent.  I,a  maison  de 
l'instruction  chrétienne  ne  tarda  pas  a  être  démolie,  et  remplacement 
qu'elle  occupait  fait  aujourd'hui  partie  des  dépendances  du  séminaire 
de  Saint-Sulpice. 

»  Les  revenus  s'étaient  cousidérablemeut  augmenté*;  car,  en  1732,  il**  n'é- 
taient que  de  3,158  1.  16  a.  8  don.,  e\  les  rharge*  moulaient  ator*  à  466  1.  2  s. 


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COMMUNAUTE  DES  FILLES  DE  L'INSTRUCTION  CHRETIENNE  233 

BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Ijes  documents  relatifs  aux  Filles  de  l'Instruction  chrétienne,  conservés 
aux  Archives  de  l'Empire,  sont  très-mêlés. 

Dans  la  section  administrative,  il  y  a  trois  cartons.  Les  deux  premiers 
(S.  4645-4646)  renferment  une  déclaration  des  biens  en  1732;  le  troi- 
sième (S.  7046)  contient  la  déclaration  de  1  790,  des  pièces  relatives  à  la 
maison  du  Gindre  et  à  la  maison  de  la  rue  du  Vieux-Colombier,  et  les 
titres  de  propriété  de  la  maison  de  la  rue  du  Pot-de-Fer. 

Dans  la  série  H,  il  y  a  des  comptes  des  années  1763  à  1793,  des  états 
de  recettes,  de  pensions,  etc.,  de  1691-1696  (H.  3701-3703). 

Dans  la  section  historique,  il  y  a  trois  registres  des  déclarations  des 
années  1683  à  1793  (MM.  559),  1745  à  1789  (MM.  560),  et  1783  à  1789 
MM.  561). 


BÉNÉDICTINES  DE  NOTRE-DAME  DE  LIESSE 

aujobed'bot 

HOPITAL  NECKER 

*'  Ces  religieuses,  chassées  par  les  gens  de  guerre,  de  Rhétcl,  où  elles 
étaient  établies  depuis  1631,  revinrent  à  Paris  en  1636,  et  s'installèrent 
provisoirement  rue  du  Vieux-Colombier;  le  6  septembre  4644,  elles  de- 
vinrent locataires  d'une  maison  de  la  rue  de  Sèvres,  située  au  lieu  dit 
le  Jardin  d'Olivet,  et  dans  laquelle  se  trouvait  un  établissement  chari- 
table fondé  en  1626,  par  Marie  Brissonnet.  Cet  établissement,  aussi  dé- 
pourvu de  revenus  que  de  protecteurs,  car,  malgré  son  utilité,  il 
n'avait  pas  obtenu  de  lettres  patentes,  fut  acheté  par  les  Bénédictines, 
l'année  suivante,  le  2  septembre  1643.  La  date  de  1663  donnée  par  Le- 
beuf  est  une  erreur.  Le  savant  abbé  aura  pris  par  mégarde  la  date  de 
l'érection  de  la  chapelle  de  cette  communauté  pour  celle  de  l'acquisition 
de  leur  immeuble.  D'après  les  documents  que  j'ai  pu  compulser,  il  m'a 
semblé  que  l'établissement  des  Bénédictines  de  Notrc-Dame-de-Liesse 
n'avait  jamais  été  très-prospère.  Supprimé  en  1778,  le  couvent  avait  été 
converti  en  hospice,  grâce  à  Louis  XVI,  qui  avait  accordé,  en  1776, 
une  somme  de  42,000  livres  pour  faire  l'essai  d'un  hôpital  de  cent  vingt 
lits.  La  maison  portait  alors  le  titre  d'Hospice  des  paroisses  de  Saint - 
Sulpice  et  du  Gros-Caillou,  sous  la  direction  de  madame  Neckcr,  femme 
du  contrôleur  général.  Aussi  lit-on  dans  la  déclaration  faite  en  1 790  par 
les  sœurs  de  l'ancien  couvent  qui  s'étaient  retirées  que  «  la  maison  for- 
mant jadis  le  monastère  était  occuper  par  l'hospice  Saint-Sulpico  et  louée 


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uu  curé  3,4001.  »  Une  rente  de  2,363 1.  46  s.  sur  l'Hotel-de-Ville  com- 
plétait ce  revenu,  qui  ne  dépassait  pas  5,963  livres  46  sous  et  qui  était 
grevé  de  2,994 livres  (décimes,  69  livres;  fondations,  75  livres;  pensions 
viagères,  2,600  livres;  réparations,  250  livres)  de  charges.  Devenu  hos- 
pice de  l'Ouest  pendant  la  Révolution,  l'ancien  hospice  de  Saint  Sulpicc 
prit  plus  tard  le  titre  d'Hôpital  Necker.  11  compte  aujourd'hui  386  lits, 
dont  234  de  médecine,  89  de  chirurgie,  28  de  nourrices  et  au  besoin 
d'accouchement,  30  berceaux  et  5  lits  de  reposantes. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

11  y  a  fort  peu  de  documents  aux  Archives  de  l'Empire  sur  cette  mai- 
son religieuse. 

Dans  la  section  historique,  il  y  a  un  carton  coté  L.  774,  qui  contient 
la  donation  par  messire  Brissonnet  de  deux  arpents  et  demi  de  terre 
pour  former  une  communauté  de  tilles,  le  10  juillet  4626,  des  procès- 
verbaux  de  visite  de  4639  à  4684,  des  lettres  patentes,  procès-verbaux 
d'établissement,  étals  et  comptes  du  temporel,  pensions  hypothécaires, 
correspondance,  statuts  et  règlements. 

Un  carton  de  la  section  administrative,  coté  S.  4643-4644,  contient 
l'état  des  revenus  en  4790. 

Un  manuscrit  de  la  Bibliothèque  impériale  (n°  4246  anc  fonds)  est 
intitulé  :  Actes  des  religieuses  de  Notre-Dame-de-Liesse  à  Paris,  touchant 
la  signature  du  formulaire,  du  24  avril  4680. 

IMPRIMÉS 

Mémoire  (historique)  au  sujet  des  Dames  de  Liesse,  établies  (à  Paris), 
rue  de  Seine,  fauxbourg  Saint-Germain  (depuis  4645  jusqu'en  1730). 

Ce  mémoire  se  trouve  à  la  fin  du  tome  II!  des  Vie*  fatéressantes,  etc., 
des  Religieuses  de  Port-Royal.  4750,  in-12. 

Factum  pour  les  religieuses  bénédictines  du  monastère  de  N.-D. -de- 
Liesse,  contre  la  sœur  Marguerite  de  Saint-Benoit.  In-4°. 


SÉMINAIRE  DES  MISSIONS-ÉTRANGÈRES 

**  Le  séminaire  des  Missions-Étrangères  a  d'abord  eu  une  chapelle  bé- 
nite sous  le  nom  de  Famille  de  Notre-Seigneur.  Elle  servit  jusqu'en  4683, 
année  où  l'on  commença  à  construire  celle  que  nous  voyons  aujour- 
d'hui. 

Le  séminaire  jouissait  de  fort  beaux  revenus.  Il  était  composé,  au  mo- 


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SEMINAIRE  ftES  MISSIONS-ETRANGERES  235 


ment  de  la  Révolution,  de  dix  prêtres  directeurs  et  de  quarante  mis- 
sionnaires, dont  six  évêques. 

Les  revenus  attachés  à  ce  séminaire  se  montaient,  si  l'on  en  croit  la 
déclaration  faite  le  5  mars  1790,  par  Martin  Hody,  supérieur,  à  la  somme 
de  1 17,787  livres  11  sous  11  deniers,  savoir  :  !•  33,510  livres  pour  le 
loyer  des  maisons  situées  dans  Paris  ;  2°  48,057  livres  6  deniers  pour  les 
rentes  sur  le  roi  et  les  particuliers;  3°  19,117  livres  4  sous  3  deniers 
pour  le  fermage  des  biens  dépendants  du  prieuré  de  Celle;  4°  6,817  li- 
vres pour  le  fermage  des  biens  situés  en  Brie  ;  5#  9,986  livres  1  sou 
2  deniers  pour  le  fermage  des  biens  et  revenus  de  la  prévôté  de  Saint  - 
Benoit-du-Sault,  diocèse  et  généralité  de  Bourges. 

Les  charges  se  montaient  à  53,718  livres  6  sous  4  deniers,  savoir  : 
!•  32,397  livres  16  sous,  pour  les  charges  des  biens  de  Paris  et  de 
l'intérieur  du  séminaire;  2*  14.732  livres  3  sous  4  deniers,  pour  les 
biens  de  la  Celle  et  de  Brie  ;  3°  6,568  livres  7  sous,  pour  les  charges  an- 
nuelles de  la  prévôté  de  Saint-Benoil-du-SaulL  Le  revenu  net  était  donc 
de  64,069  livres  5  sous  7  deniers. 

La  bibliothèque,  dans  laquelle  on  remarquait  l'Encyclopédie ,  quelques 
manuscrits  du  célèbre  Dupin  en  particulier  sur  les  fiefs,  quelques  livres 
chinois  et  malabares,  renfermait  à  peu  près  5,000  volumes.  La  Biblio- 
thèque Mazarine  possède  une  grande  partie  de  ce  fonds,  elle  n'a  mal- 
heureusement pas  les  manuscrits  de  Dupîn. 

Supprimé  le  5  avril  1792,  le  séminaire  fut  vendu  comme  propriété  na- 
tionale le  25  vendémiaire  an  x  (1 6  octobre  i  796);  mais  un  décret  du  2  ger- 
nûnal  an  xiii  (23  mars  1805)  rétablit  ce  séminaire  et  autorisa  son  supé- 
rieur, M.  de  BiUière,  à  accepter  des  tiers  acquéreurs  la  donation  de 
l'édifice  autrefois  consacré  à  ce  séminaire,  ainsi  que  les  revenus  et  bois 
cpii  y  étaient  attachés. 

Par  suite  du  Concordat,  l'église  devint  la  seconde  succursale  de 
Saint-Thomas  d'Àquin.  Considérée  comme  insuffisante  et  mal  située,  la 
Ville  de  Paris  décida  qu'elle  serait  abandonnée,  et  qu'on  lui  substituerait 
une  église  nouvelle,  sous  le  vocable  de  Saint-François- Xavier. 

Malgré  les  plus  énergiques  réclamations  du  Conseil  de  fabrique,  sur 
les  changements  nécessités  par  le  création  de  nouvelles  paroisses,  la  pa- 
roisse de  Saint-Prançois-Xnvier  n'obtint  rien  de  ce  qu'elle  demandait 
et  sa  circonscription  fut  ainsi  arrêtée  par  décret  du  27  janvier  1856: 

Bue  de  Varennes,  côté  impair,  à  partir  de  l'angle  du  boulevart  des  Inva- 
lides; rue  du  Bac,  côté  pair;  rue  Sainte-Placide,  côté  pair;  rue  du  Cherche- 
Midi,  côté  pair;  rue  de  Yaugirard,  côté  pair;  de  la  barrière  de  Vaugirard 
a  la  barrière  de  l' École-Militaire;  avenue  de  Lowendal,  un  côté;  place 
Vanban,  côté  sud  ;  boulevart  des  Invalides,  côté  est ,  jusqu'à  la  rue  de  Va- 
rennes,  point  de  départ. 

L'église  des  Missions,  louée  par  la  ville  de  Paris,  sert  toujours  d'é- 
glise paroissiale,  mais  elle  va  bientôt  cesser  d'êlrc  ouverte  au  culte 


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public,les  frères  de  la  Mission  ayant  manifesté  l'intention  formelle  de  ne 
pas  consentir  à  une  prolongation  de  bail  et  de  le  reprendre.  Quant  à 
l'église  nouvelle,  elle  est  placée  sur  le  boulevard  des  Invalides,  près  la 
rue  de  Babylone.  Les  travaux,  commencés  il  y  a  deux  ou  trois  ans,  ont 
été  tout  à  coup  suspendus  et  sont  restés  dans  cet  état  jusqu'au  mois 
dernier.  Il  paraîtrait  que  cet  édifice  menaçait  de  se  trouver  dans  de 
mauvaises  conditions  de  construction  et  d'alignement.  Ce  qu'il  y  a  de 
certain,  c'est  qu'on  vient  de  démolir  toute  la  partie  qui  était  édifiée 
et  qu'on  va,  sur  le  même  emplacement,  construire  une  autre  église  sur 
les  plans  de  M.  Huillard,  architecte  de  la  ville.  Par  suite  de  l'expiration 
prochaine  du  bail  de  l'église  des  Missions-Étrangères,  les  travaux  pa- 
raissent devoir  être  poussés  avec  une  certaine  activité. 

Après  ma  notice  bibliographique,  je  donnerai  la  nomenclature  des 
communautés  religieuses  établies  dans  la  circonscription  de  la  paroisse 
de  Saint-François-Xavier. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Les  archives  conservent  de  nombreux  documents  relatifs  au  sémi- 
naire des  Missions-Ktrangères. 

La  section  administrative  renferme  neuf  cartons  et  cent  cinq  registres. 

Le  premier  carton  (S.  6866)  renferme  la  déclaration  de  1790,  les  ti- 
tres des  droits  d'amortissement  payés  par  le  séminaire  pour  raison  des 
acquisitions  ou  des  reconstructions  des  maisons  situées  rue  du  Bac; 
une  déclaration  des  biens  et  revenus  en  1728  (15,808  livres;  charges  : 
13,759  livres  10  sous  6  deniers)  ;  un  état  des  titres  de  fondations  et  dona- 
tions faites  au  séminaire  ;  un  registre  intitulé  :  Inventaire  fait  après  le  dé- 
cès de  Mgr  l'évèque  de  Babilone,  Bernard  de  Sainte-Thérèse,  fondateur  du 
séminaire,  mort  le  1 0  avril  i  G49  ;  des  pièces  concernant  les  droits  ci-devant 
payés  par  le  séminaire  à  l'abbaye  de  Saint-Germain-des-Prés,  pour  rai- 
son des  acquisitions  par  lui  faites  de  maisons  et  terrains  dans  la  censive 
de  cette  abbaye;  un  mémoire  concernant  le  séminaire  des  Missions- 
Étrangères;  des  quittances  de  rachat  des  impositions  ;  le  second  (S.  6867), 
les  baux  des  maisons  situées  rue  des  Vieilles-Thuilleries,  de  1716  à  1787, 
de  la  rue  de  Babylone,  des  rues  des  Grands-Degrés,  de  Grenelleet  du  Bac, 
et  des  états  de  plusieurs  de  ces  maisons  de  171 1  à  1787;  le  troisième 
(S.  6868),  les  titres  d'acquisition  de  diverses  terres  sur  le  territoire  de  la 
Celle  que  Jean  Tremblay  a  léguées  au  séminaire,  des  déclarations  an- 
nuelles et  baux,  des  baux  généraux  de  revenus  du  couvent  de  1628  à 
1693,  des  pièces  concernant  le  retrait  de  la  ferme  de  Houssoy,  les  titres 
de  propriété  de  la  ferme  de  Coudra  y  et  du  domaine  de  Flamant,  de  la 
ferme  de  Saint-Blandin  et  du  domaine  de  Bassin,  sis  en  la  paroisse  de 


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SÉMINAIRE  DES  MISSIONS- ÉTRANGÈRES  237 

Bally-en  Bric;  le  quatrième  (S.  6869),  les  titres  de  propriété,  baux  et 
déclarations  de  la  ferme  d'Ormeau,  sise  à  la  Celle,  des  bois  à  la  Celle  ; 
le  cinquième  (S.  6870),  des  titres  de  la  ferme  des  Bouleaux,  de  la  ferme 
du  Chemin  et  de  Lessart,  en  la  paroisse  de  la  Celle,  des  fois  et  hom- 
mages du  domaine  de  la  Grande-Bouille,  sise  aux  Loges,  paroisse  de 
Bailly,  des  pièces  relatives  au  legs  de  M.  Tremblay,  des  pièces  concer- 
nant les  terres  de  Saint-Btandin,  du  moulin  à  Courtalin,  de  Farmoutier, 
de  la  Celle  et  de  Tonquin;  le  sixième  (S.  6871),  les  pièces  relatives  à 
l'union  de  la  prévôté  de  Saint-Benoit -du-Sault,  dépendant  de  l'abbaye 
de  Saint-Benoit-sur-Loire  et  ses  revenus  au  séminaire  ;  le  septième 
(S.  6872),  les  pièces  concernant  le  prieuré  de  Saint-Martin-du-Crécy 
dont  était  pourvu  le  sieur  de  Qucrelay,  missionnaire,  de  qui  le  sémi- 
naire a  été  légataire  ;  le  huitième  (S.  6873),  des  titres  et  pièces  concer- 
nant l'abbaye  de  Saint-Barthélemy  de  Noyon;  le  neuvième  (S.  6874), 
des  renseignements  sur  l'établissement,  l'administration  et  les  propriétés 
du  séminaire. 

Le  premier  registre  (S.  6875)  contient  un  mémoire  sur  l'établissement 
du  séminaire,  la  construction  de  sa  chapelle,  etc.;  les  second  et  suivants 
(S.  6876-7878)  renferment  les  titres  relatifs  aux  donations  faites  par  Hen- 
ri-Jean Tremblay,  directeur  du  î-éminairc;  les  cinquième  et  suivants 
(S.  6879-6881),  les  titres  de  la  succession  de  Louis  Tiberge;  le  huitième 
(S.  6882)  est  un  recueil  de  titres  relatifs  à  la  seigneurie  de  la  Chapclle- 
Yger;  le  neuvième  (S.  6883)  est  un  inventaire  des  titres  de  propriété 
des  maisons  du  séminaire;  le  dixième  (S.  6884)  renferme  les  déclara- 
tions aux,  greffes  des  gens  de  main-morte  et  au  bureau  du  clergé  ;  les 
onzième  et  douzième  (S.  6885-6886),  les  titres  des  donations  et  acquisi  • 
lions  des  maisons  rues  du  Bac  et  de  Babylone;  les  treizième  et  quator- 
zième (S.  6887-6888),  les  titres  relatifs  à  une  pièce  de  terre  et  à  une 
maison  rue  du  Bac,  vendues  par  les  héritiers  Courault;  le  quinzième 
(S.  6889),  les  titres  relatifs  à  la  vente  d'une  pièce  de  terre  en  friche, 
sise  rue  du  Bac;  le  seizième  (S.  6890),  les  titres  relatifs  à  l'acquisition 
faite  par  le  séminaire  d'un  marais  situé  rue  de  Babylone;  le  dix-sep- 
tième (S.  6891),  les  pièces  relatives  à  l'alignement  d'un  mur  de  clôture 
entre  la  maison  du  séminaire  et  les  Incurables;  le  dix-huitième  (S.  6892), 
les  titres  concernant  les  maisons  et  marais,  situés  rues  du  Bac  et  de  Ba- 
bylone; les  dix-neuvième  et  vingtième  (S.  6893-6894),  les  titres  de 
propriété  d'une  maison  située  me  de  Grenelle;  les  vingt-unième  et 
vingt-deuxième  (S.  6895-6896),  les  titres  d'une  maison  située  rue  Per- 
due ou  des  Grands-Degrés  ;  le  vingt-troisième  (S.  6897),  les  titres  d'un 
jardin,  situé  près  la  rue  de  Varennes;  le  vingt-quatrième  (S.  6898),  les 
titres  des  rentes  dues  sur  héritages,  sis  à  Argenteuil  et  à  Cormeilles; 
les  vingt-cinquième  et  suivants  (S.  6899-6911)  concernent  le  prieuré  ou 
prévôté  de  Saînt-Benolt-du-Sault,  dan*  le  département  de  l'Indre.  Ils 


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BIBLIOGRAPHIE 


renferment  les  actes  concernant  l'union  de  ce  prieuré  au  séminaire,  l'in- 
troduction des  bénédictines  de  Saint-Maur  dans  le  prieuré,  l'inventaire 
des  titres,  les  dénombrements,  foi  et  hommage  de  la  seigneurie  de 
Montgarnoult,  les  baux  à  rente  de  la  vigne  de  Saint -Civran,  les  actes 
de  la  seigneurie  de  la  Chaise  et  du  bois  des  Esprains,  des  mémoires  sur 
la  métairie  du  Terrier,  le  terrage  du  Palis  et  du  moulin  Brenebault,  la 
forêt  de  Saint-Benoit  et  le  bois  des  Éprains  ;  les  trente-huitième  et  sui- 
vants (S.  6912-6959)  contiennent  les  titres  du  prieuré  de  la  Celle,  dans 
le  département  de  Seine-et-Marne,  concernant  l'union  de  ce  prieuré  au 
séminaire  en  1703,  les  procès- verbaux  du  partage  des  biens,  les  procès- 
verbaux  de  visite,  l'introduction  des  bénédictines  anglaises,  les  déclara- 
tions, aveux  et  dénombrements  des  lieux  de  Pizarches,  Toncquin,  les 
Loges,  les  baux  du  moulin  de  la  Celle,  les  contrats  d'acquisition  de  la 
ferme  de  la  Barrière,  un  état  des  terres  du  fief  du  Bassin,  des  pièces 
concernant  les  fermes  de  Lureau  et  de  Saint-Blandin,  la  Chapelle  Yger, 
la  ferme  du  Coudray ,  la  ferme  d'Ormeau,  le  fief  de  la  Roche,  relevant 
de  la  seigneurie  de  la  Malmaison,  la  seigneurie  du  Roussoy,  celle  de 
Villiers-Templon  ;  les  quatre  vingt-sixième  et  suivants  (S.  6960-6974)  ren- 
ferment les  titres  du  prieuré  de  Saint-Antoine  de  Fontmoron,  tels  que 
baux,  reconnaissances,  procès-verbaux  de  visite,  procès- verbaux  d'hé- 
ritages, baux  à  ferme ,  rentes ,  comptes  et  contrats  divers ,  insinuations 
de  contrats  d'acquêts  et  d'échange,  baillettes,  arpentements,  plans, aveux 
et  dénombrements,  titres  de  procédure;  les  cent-unième  et  suivant 
(S.  6975-6970)  forment  un  inventaire  des  titres  de  l'abbaye  de  Saint- 
Barthélemi  de  Noyon  ;  les  eent-troisième  et  suivant  (S.  6977-6978)  sont 
des  terriers  de  la  Celle-en-Brie  des  années  1500  et  1647;  le  cent-cin- 
quième et  dernier  (S.  6979)  est  un  terrier  de  la  prévôté  de  Fontmoron 
en  1717. 

Dans  la  section  historique,  il  y  a  quatre  cartons  et  vingt-six  registres. 
Un  carton,  coté  L.  766,  renferme  des  documents  relatifs  à  la  congréga- 
tion et  à  la  confrérie  de  la  Propagation  de  la  Foi,  les  lettres  de  fondation 
et  d'établissement  du  séminaire  en  1663,  une  requête  par  M.  de  Raconis, 
évêquc  de  Lavaur  et  directeur  de  la  Propagation  de  la  Foi,  comme 
grand  vicaire,  aux  fins  de  pouvoir  faire  exécuter  publiquement  le  mi- 
nistère de  cet  institut,  le  12  octobre  1637,  le  procès- verbal  d'établisse- 
ment d'une  confrérie  des  Saints-Apôtres  pour  la  Propagation  de  la  Foi 
dans  le  séminaire  des  Missions-Étrangères,  le  20  mai  1665. 

Le  premier  carton  de  la  série  M,  coté  203,  renferme  des  bulles, 
lettres  patentes,  un  registre  contenant  les  principales  choses  du  sémi- 
naire des  Missions-Étrangères,  un  règlement  du  séminaire,  des  projets 
de  règlements,  des  documents  et  une  correspondance  relatifs  à  l'admi- 
nistration du  séminaire  et  aux  missions  dans  l'Inde;  le  second  (M.  264), 
un  abrégé  des  établissements  des  Missions-Étrangères  à  Paris,  Siam, 


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SEMIPfAIflh  DES  MISSIONS- ETRANGERES  239 


Tonquin,  Cochinchine ,  Chine,  Perse,  (Canada  et  Mississipi;  des  projets 
de  règlements,  des  règlements,  une  correspondance  y  relative;  ditle- 
rents  mémoires,  des  pièces  concernant  les  missions  d'Asie  (il  y  a  des 
pièces  intéressantes  pour  l'histoire  de  ces  missions  en  Orient),  un  dos- 
sier considérable  de  pièces  relatives  à  l'action  politique  de  la  France  au 
Canada  (documents  très-précieux);  le  troisième  (M.  205),  plusieurs  pièces 
imprimées,  titres  de  fondation  de  places  dans  le  séminaire,  et  des  fonda- 
tions de  bourses. 

Les  registres  de  la  section  historique  contiennent  des  pièces  relatives 
au  séminaire  de  1657  à  1700  (MM.  501),  «658  à  169g  (MM.  502),  1670  à 
1779  (MM.  503),  des  procurations,  testaments,  etc.,  etc.,  de  1660  à  1698 
(MM.  504),  1661  à  1681  (MM.  505),  1663  à  1676  (MM.  506)  1667  à  1776 
(MM.  507),  1669  à  1698  (MM.  508),  1669  à  1745  (MM.  509),  1673  à  1679 
(MM.  510),  1674  à  1710  (MM.  541),  1677  à  1680  (MM.  512),  1700  à  1762 
(MM.  513),  1739  (MM.  514),  des  exécutions  de  fondations  (MM.  515), 
des  contrats  (MM  -  51 6),  un  inventaire  des  titres  de  la  fondation  Rracquet, 
de  1720  à  1767  (MM.  517),  des  délibérations  des  supérieurs,  de  1746  à 
1767  (MM.  518) ,  des  catalogues  des  prêtres  (MM.  519  et  540),  confir- 
mations des  supérieurs,  de  1663  à  1726  (MM.  526),  bourses  (MM.  521), 
procurations  (MM.  522),  les  comptes  du  séminaire  (MM.  523),  des  con- 
sultations et  mémoires  de  1673  à  1787  et  de  1754  à  1781  (MM.  524-525). 
mémoires  divers  (MM.  526). 

Sous  les  cotes  H.  3309  à  3322,  on  a  réuni  des  titres  de  rente  et  des 
comptes  du  séminaire  ainsi  que  des  prieurés  en  dépendant,  de  1687 
à  1786. 

On  conserve  aux  archives  du  département  de  Seine-et-Marne  a  Melun, 
des  registres  de  mouvance  censuelle  (G.  141-146)  en  1740,  1780,  1781 
et  1782,  des  plans  de  censives  (G.  144)  et  un  recueil  de  pièces  (G.  145- 
146)  relatives  aux  domaines  du  séminaire  dans  ce  département. 

IMPRIMÉS 

Lettres  patentes  concernant  les  Missions  étrangères.  5.  ».  d.  L  ».  d. 
(1775),  in-4*.  (Arch.  de  l'Emp.,  M.  205.) 

Par  devant  les  conseillers  du  roi,  etc.  S.  ».  d,  L  ».  d.,  in- fol. 

Fondation  de  rentes  par  l'abbé  Pierre  de  Pons,  pour  l'entretien  de  cinq 
prêtres  aux  Missions  étrangères,  datée  du  23  janvier  1677. 

Mémoire  signifié  et  actes  primitifs,  concernant  l'établissement  du  sé- 
minaire des  Missions  étrangères,  sa  constitution  et  la  forme  de  son  gou- 
vernement, contre  les  prétentions  nouvelles  de  M.  l'évèque  d'Ecrinée. 
Paris,  1750,  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp.,  M.  205.) 

Actes  primitib  concernant  rétablissement  du  séminaire  des  Missions- 
Étrangères,  la  constitution  et  la  forme  de  son  gouvernement  contre  les 
prétentions  nouvelles  de  M.  Le  Martilliat,  évèque  d'Écrinée.  Paris,  s.  d. 
<!750),  in-fol.  (Bibl.  Ma*.,  n*  3318  C) 


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Bini  iogr  \  nui  r 

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Le  séminaire  des  Muions  étrangères,  esl-il  dit  dans  ce  mémoire,  a  été 
établi  eu  1663,  au  moyen  d'une  donatiou  faite  à  cet  effet  par  le  R.P.  Bernard 
de  Sainte-Thérèse,  carme  déchaussé,  évèque  de  Babylone.  Ce  prélat  fit  dona-  * 
lion,  le  16  mars  1663,  de  quelques  niaisous  et  emplacements  qu'il  avait  dans 
la  rue  du  Bacq  et  dans  la  rue  de  la  Frenaye ,  appelée  à  présent  rue  de  Ba- 
bylone, etc. 

Ce  mémoire  est  suivi  de  pièces  justificatives  intéressantes. 

Réponses  du  sieur  Saviard  à  la  réflexion  particulière,  insérée  dans 
les  observations  non  signifiées  de  la  part  des  supérieur  et  directeurs 
du  séminaire  des  Missions-Etrangères  sous  le  nom  du  sieur  Delollière, 
missionnaire  aux  Indes.  Paris,  1735,  in-fol.  (Bibl.  Maz.,  n°  3318  E.) 

Mémoire  pour  les  évêques  français,  vicaires-apostoliques  dans  les 
royaumes  de  Siam,  Tonquin,  Cochinchine,  etc.,  leurs  co  adjuteurs,  et 
missionnaires  français  en  ces  royaumes  contre  les  directeurs  du  sémi- 
naire des  Missions  étrangères,  établi  à  Paris,  rue  du  Bacq,  fauxhourg 
Saint-Germain.  S.  ».  d.  I.  ».  d.  ("1750),  in-4<\  (Arch.  de  l'Emp.,  M.  205.) 

Ce  volumineux  mémoire  est  couvert  d'annotations  manuscrites. 

Consultation  de  MM.  de  Héricourt  et  le  Merre,  touchant  les  prétentions 
des  évèques  français,  vicaires-apostoliques  dans  les  Indes  orientales,  et 
leurs  missionnaires,  sur  le  séminaire  des  Missions  étrangères,  établi  à 
Paris.  S.  ».  d.  /.  ».  d.  (1751),  in-4°.  (Arch.  de  l'Emp.,  M.  205.) 

Jugement  de  MM.  les  commissaires  généraux  nommés  par  arrêt  du 
conseil  d'État  du  roi,  du  2  aoûl  1751,  rendu  entre  les  évèques,  vicaires 
apostoliques  français  et  leurs  missionnaires  des  royaumes  de  Chine, 
Tonquin,  Cochinchine  et  Siam,  et  les  supérieurs  et  directeurs  du  sémi- 
naire des  Missions  étrangères,  établi  à  Paris,  concernant  les  droits  des 
parties  à  l'égard  dudit  séminaire.  S.  ».  d.  /.  ».  d.  (1751),  in-4°.  (Arch.  de 
l'Emp.,  M.  205.) 

Mémoire  à  consulter  et  consultation  pour  les  missionnaires  des  Indes 
occidentales  [du  séminaire  des  Missions  étrangères  de  Paris].  Paris,  1763, 
in-4».  (Arch.  de  l'Emp.,  M.  205.) 

Précis  pour  les  supérieur  et  directeurs  du  séminaire  des  Missions 
étrangères,  entre  les  sieurs  Girard,  Manach  et  les  intervenants.  Paris, 
1704,  in-4°.  (Arch.  de  l'Emp.,  M.  205.) 

Mémoire  pour  les  supérieur  et  directeurs  du  séminaire  des  Mission- 
étrangères,  intimés  :  contre  les  sieurs  Girard  et  Manach,  appellants 
comme  d'abus  ;  et  les  sieurs  Leloutre  et  Davoust,  intervenants.  5.  ».  d. 
/.  n  d.,  in-4°.  (Arch.  de  PEnip.,  M.  205.) 

Arrêt  du  parlement  qui  déboute  M.  l'archevêque  de  Paris  de  son  oppo- 
sition à  l'arrêt  d'enregistrement  des  lettres  patentes  du  mois  de  mai  1775, 
concernant  les  Missions  étrangères.  Paris,  1776,  in-4°.  (Arch.  de  l'Emp., 
M.  205.) 

Pièces  relatives  au  procès,  intenté  par  M.  l'archevêque  de  Paris,  aux 
évêques.  missionnaires  et  directeurs  du  séminaire  de  Missions  étran- 


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SÉMINAlftg  DES  îi  1SS10NS- ÉTRANGÈRES  241 

gères,  en  opposition  à  l'arrêt  d'enregistrement  de  leurs  lettres  patentes, 
concernant  leurs  missions.  Pari*,  1776,  in-fol.  (Arch.  de  l'Emp., 
M.  205.) 

Précis  pour  MM.  les  évêques,  missionnaires  français,  et  directeurs  du 
séminaire  des  Missions  étrangères,  contre  M.  rarcbevêque  de  Paris. 
Paris,  1776,  in-4°.  (Arch.  de  l'Enip.,  M.  205.) 

Mémoire  pour  MM.  les  évêques,  missionnaires  et  directeurs  du  sémi- 
naire des  Missions  étrangères,  contre  M.  l'archevêque  de  Paris.  Paris, 
1776,  in-4°.  (Arch.  de  TEmp.,  M.  205.) 

État  précis  de  la  question  à  décider  entre  M.  l'archevêque  de  Paris  et 
les  évêques  et  missionnaires  répandus  dans  les  Indes,  et  les  directeurs 
du  séminaire  des  Missions  étrangères  joints  à  eux.  Paris,  1776,  in-4*. 
(Arch.  de  l'Emp.,  M.  205.) 

Arrêt  du  parlement  qui  déboute  M.  l'archevêque  de  Paris  de  son  oppo- 
sition à  l'arrêt  d'enregistrement  des  lettres  patentes  du  mois  de  mai  1 775, 
concernant  les  Missions  étrangères.  Paris,  1776,  in-4°.  (Arch.  de' 
l'Emp.,  M.  205.) 

Consultation  pour  le  séminaire  des  Missions  étrangères,  contre  les- 
sieurs  Blandin  et  Chaumont,  se  prétendant  députés,  l'un  par  la  Mission 
de  Tonquin,  l'autre  par  la  Mission  de  Chine,  pour  remplir  les  fonctions 
de  directeurs  dans  ledit  séminaire.  Paris,  1786,  in-4\  (Arch.  de  l'Emp., 
M.  205.) 

Discours  funèbre  pour  madame  la  duchesse  d'Aiguillon,  prononcé  à 
Paris  dans  la  chapelle  du  séminaire  des  Missions-Étrangères,  par  M.  de 
Ltrisacier,  prieur  commend.  de  S.  Pierre  de  Neuvilliers,  cons.  et  prédica- 
teur ord™  de  la  Reyne,  le  13  mars  1675,  3«  édit.  Paris,  1675,  in-4°. 
(Bibl.  Maz.,  n°  10370  U.) 

Les  justes  devoirs  rendus  à  la  mémoire  de  très-haute,  très-puissante 
et  très- vertueuse  princesse  Louise-Charlotte  de  la  Tour-d' Auvergne 
dans  la  chapelle  du  séminaire  des  Missions-Estrangères  pour  l'anniver 
saire  de  sa  mort,  le  26  avril  1684.  Paris,  1684,  in-4°.  (Bibl.  Ma&. 
n°  10370  P.) 

A  M.  l'archidiacre  de  Sainte-Geneviève.  Belleville,  1859,  in-4*. 
Réclamations  du  premier  vicaire  des  Missions  au  sujet  des  tarifs. 


La  paroisse  de  Saint-François-Xavier,  autrement  dite  des  Missions- 
Étrangères,  renferme  dans  sa  circonscription  un  grand  nombre  de  con- 
grégations religieuses  et  d'hôpitaux. 

On  ne  compte  pas  moins  de  six  couvents  d'hommes,  de  douze  cou  - 
vents de  femmes,  de  trois  hôpitaux.  En  voici  la  nomenclature  : 
t,  m.  16 


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242 


NOTES  ET  AtilMTIONS 


FILLES  DE  S  A  ÏNT-  V INCENT-DE-P  AUL 

ta  maison -mère  des  sœurs  de  Charité,  appelée  le  Séminaire,  est 
établie  rue  du  Bac,  n.  140.  Elle  compte  deux  cent  trente  sœurs 
revêtues  de  l'habit  religieux  et  trois  cent  soixante-dix  sœurs  dîtes  du 
Séminaire.  Les  soixanterhuit  établissements  de  Paris  confiés  à  leur 
sollicitude  se  divisent  en  treize  hôpitaux  ou  hospices,  et  cinquante- 
cinq  maisons  de  charité,  dites  Miséricordes,  disséminées  dans  tout  Paris,  et 
qui  exigent  le  dévouement  de  cinq  cent  quatre-vingt-dix-sept  sœurs.  On 
sait  que  la  mission  des  sœurs  de  Saint -Vincent-de-Paul  est  de  soigner 
les  malades,  de  distribuer  des  secours  aux  malheureux,  de  tenir  des 
écoles  de  ûllcs,  des  asiles,  d'élever  des  orphelins.  On  ne  saurait  trop 
louer  le  zèle  et  l'abnégation  des  sœurs  de  Saint-Vincent-de-Paul  qui, 
au  nombre  de  plus  de  dix  mille  sœurs,  soulagent,  dans  les  deux  mondes, 
les  maux  de  leurs  semblables.  1 


DAMES  DU  SACRÉ-COEUR 

Les  dames  du  Sacré-Cœur  dirigent,  rue  de  Varennes,  n«  41,  uu 
pensionnat  de  jeunes  filles,  qui  est  devenu  célèbre.  Les  religieuses  de 
chœur  ou  sœurs  coadjutrices  sont  au  nombre  de  quatre-vingt-dix. 


MONASTÈRE  DE  SAINTE -THÉRÈSE 

Lorsque  les  carmélites  de  la  rue  de  Grenelle  furent  invitées  à  aban- 
donner leur  couvent,  le  14  septembre  1792,  plusieurs  d'entre  elles  se 
réunirent  dans  une  maison  de  la  rue  Mouflctard,  où  elles  continuèrent 
à  suivre  leur  règle  jusqu'au  moment  de  la  Terreur.  Les  religieuses 
furent  alors  enfermées  à  Sainte-Pélagie;  la  sœur  Camille,  de  l'Enfant- 
Jésus,  fille  du  marquis  de  Soyecourt,  en  faisait  partie.  Elle  ne  fut  pas 
longtemps  retenue  prisonnière,  et,  après  des  vicissitudes  sans  nombre, 
elle  finit  par  louer  une  maison  de  la  rue  Saint-Jacques,  dite  la  Vache- 
Noire,  où  elle  réunit  ses  compagnes  dispersées.  Elle  ne  quitta  cette 
modeste  demeure  que  pour  aller,  en  4797,  au  couvent  des  Carmes, 
qu'elle  habita  jusqu'au  23  avril  1845.  (Voyez  plus  haut,  p.  163.)  A  cette 
époque,  elle  changea  de  résidence,  et  le  couvent  des  Carmélites  fut 
installé  rue  de  Vaugirard,  n°  80;  c'est  là  qu'elle  mourut,  le  9  mai  1849. 
Quatre  ans  plus  tard,  les  religieuses  furent  obligées  d'abandonner  leur 


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PAROISSE  SAINT-FRANÇOIS-XAVIKR  243 

couvent ,  exproprié  par  cause  d'utilité  publique ,  et  de  se  retirer  à 
Issy,  dans  une  maison  que  voulurent  bien  leur  prêter  les  chanoinesses 
de  la  Congrégation  Notre-Dame,  aux  Oiseaux,  où  elles  restèrent  pendant 
seize  mois.  Au  bout  de  ce  temps,  le  21  août  1855,  elles  entrèrent  dans 
le  superbe  couvent  qu'elles  faisaient  construire,  avenue  de  Saxe,  n"  24. 
La  première  pierre  de  l'église  avait  été  posée  par  M.  Riant,  bienfaiteur 
du  monastère,  le  16  mai  1854.  Cette  église,  construite  dans  le  style  du 
xui*  siècle,  renferme  de  fort  précieuses  reliques. 

Le  couvent  des  Carmélites  de  l'avenue  de  Saxe  compte  en  ce  moment 
vingt-cinq  religieuses  de  chœur  et  cinq  converses  ou  novices. 


BIBLIOGRAPHIE 

IMPRIMÉS 

Vie  de  Madame  de  Soyecourt,  carmélite,  et  notice  sur  le  monastère 
dit  de  Grenelle,  fondation  royale  de  Marie-Thérèse  (1664),  par  l'auteur 
du  mois  du  Sacré-Cœur.  Paris,  1851  ;  in-12. 

Abrégé  de  la  vie  de  notre  révérende  mère  Thérèse-Françoise-CaroiHe 
de  r  Entant-Jésus,  carmélite  professe  de  l'ancienne  communauté  de  la 
rue  de  Grenelle,  décédee  le  9  mai  1849,  dans  notre  monastère  de  Sainte- 
Thérèse,  sous  la  protection  de  notre  père  saint  Joseph  des  Carmélites, 
rue  de  Vaugirard,  à  Paris.  Paris,  1849  ;  in-8. 


CONGRÉGATION  DES  FILLES-DE-LA-CROÏX 

MTKS 

SOEURS  DE  SAINT-ANDRÉ 

Le  couvent  est  situé  rue  de  Sèvres,  n°  90  (ancien  108).  Les  sœurs 
y  dirigent,  depuis  1818,  un  établissement  d'instruction  primaire,  et  une 
école  gratuite  pour  les  pauvres. 


DAMES  CBANOINESSES  DE  LA  CONGRÉGATION  DE  N.-D. 

Ces  religieuses  sont  établies  depuis  1818  dans  l'hétel  des  Oiseaux,  situé 
rue  de  Sèvres,  n°  106.  Cet  hôtel  avait  précédemment  servi  de  prison 
et  on  y  avait  installé  provisoirement  l'école  polytechnique.  La  maison 
compte  cent  professes,  tant  religieuses  de  chœur  que  sœurs  converses, 
et  dix  novices  et  postulantes.  11  y  a  un  pensionnat,  un  orphelinat  et  des 


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24  4  NOTES  ET  ADDITIONS 

classes  gratuites.  Avant  d'habiter  la  nie  de  Sèvres,  les  religieuses  avaient 
été,  en  4807,  au  cloître  Saint-Benoit,  et,  en  1812,  dans  l'hôtel  Torpane, 
rue  des  Bernardins. 


BIBLIOGRAPHIE 

L'église  des  Oiseaux.  Paris,  1839,  in-8°. 

Vie  de  la  révérende  mère  Marie -Anpe-Maria  de  la  Fruglaye,  reli- 
gieuse de  la  Congrégation  de  Notre-Dame,  clianoincsse  régulière  de 
Saint- Augustin  au  second  monastère  de  Paris,  dit  des  Oiseaux.  Paru, 
4803;  t  vol.  in-8. 


DAMES  DU  SA1NT-ENFANT-JÉSIS 

MTF-S 

SŒURS  DE  SAINT-MAUR 

ta  maison-mère  est  établie  rue  Saint-Maur-Saint-Germain,  n°  8,  de- 
puis 1806.  Elle  se  compose  de  quarante  professes  et  de  soixante-douze 
novices  ou  postulantes.  Un  pensionnat  et  une  école  d'enfants  pauvres  sont 
annexés  à  ce  couvent,  et  dirigés  par  des  sœurs  de  cette  congrégation, 
qui  compte  trente-huit  établissements  en  France  et  trois  dans  la  mis- 
sion de  Malaisie.  Sineanoor.  PoloDinan  et  Malaiea. 


BÉNÉDICTINES  DU  SAINT-SACREMENT,  dites  DU  TEMPLE 

Les  bénédictines  du  Saint-Sacrement,  établies  en  181 4  dans  l'enclos 
du  Temple  (voyez  Hisi.  du  Diocèse  de  Pari*,  t.  Il,  p.  471  «),  sont  venues 
habiter  la  maison  de  la  nie  de  Monsieur,  n°  20,  en  1848.  Elles  comptent 
vingt-deux  religieuses  de  chœur,  douze  converses,  cinq  novices  et  di- 
rigent un  pensionnat  de  jeunes  filles. 


DAMES  AUXILIATRICES  DES  AMES  DU  PURGATOIRE 

Ce  couvent,  situé  rue  de  la  Barrouillère,  ne  1 6,  a  été  fondé  le  19  jan- 
vier 1856.  Les  religieuses  sont  au  nombre  de  quarante-huit,  elles 
soignent  les  pauvres  à  domicile. 

»  A  «e  propos,  je  crois  devoir  signaler  une  erreur  que  j'ai  commise  en 
cet  endroit.  Ce  n'est  point  Religifi*e*  Augustin**,  qu'il  faut  lire,  mais  bien 
lUUqleuMt  tii*èdictin<i. 


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PAROISSE  SAIHT-FRANÇ01S-XAVIER  245 

DAMES  DE  LA  CHARITÉ  N.-D.  DU  BON-PASTEUR  DANGERS 

Cette  maison  religieuse  était  autrefois  située  rue  Oudinot,  n°  33. 
La  maison  mère  est  à  Angers.  Les  dames  du  Bon-Pasteur  dirigent  un 
pensionnat  à  Conflans,  depuis  1853. 


INSTITUT  DES  FRÈRÉS  DES  ÉCOLES  CHRÉTIENNES 

Après  la  Révolution,  les  frères  de  la  Doctrine  chrétienne  se  réunirent 
à  Lyon,  vers  1803.  Le  cardinal  Fesch  en  amena  de  Rome>  en  1805,  et 
plaça  provisoirement  un  frère  à  la  tête  de  la  congrégation  renaissante. 

En  1810,  le  frère  Gerbaut  fut  nommé  régulièrement  supérieur  général 
par  le  chapitre  de  l'ordre  tenu  à  Lyon,  et  qui  était  composé  de  tous 
les  anciens  frères  que  l'on  avait  pu  réunir  pour  cette  solennité. 

Lyon  resta  le  chef-lieu  de  l'Institut,  jusqu'en  1819.  Le  ministre  des 
cultes,  conjointement  avec  le  préfet  de  la  Seine,  proposèrent  alors  au 
frère  Gerbaut  de  venir  s'établir  à  Paris,  et  lui  ofl rirent  une  maison  de 
la  rue  du  Faubourg-Saint-Martin.  A  dater  de  cette  époque,  le  siège  de 
l'Institut,  qui  ne  compte  pas  moins  de  dix  mille  membres,  est  resté  éta- 
bli à  Paris. 

En  1847,  la  maison  de  la  rue  du  Faubourg-Saint-Maitin  ayant  été  ex- 
propriée, les  frères  s'établirent  dans  une  vaste  maison  delà  rue  Plumet, 
n°  27,  aujourd'hui  rue  Oudinot. 

Cette  maison,  où  réside  le  supérieur  général  et  son  conseil,  le  procu- 
reur, le  secrétaire,  le  noviciat,  l'infirmerie,  etc.,  est  excessivement 
vaste,  trois  cent  cinquante  membres  y  habitent.  Toutes  les  autres 
maisons  de  l'institut  en  dépendent,  et  c'est  de  là  que  partent  les  ordres 
pour  toutes  les  contrées  de  l'Europe,  de  l'Asie  et  de  l'Amérique  oii  se 
trouvent  des  frères  de  la  Doctrine. 

Dans  la  chapelle,  on  conserve  plusieurs  reliques,  parmi  lesquelles  on 
remarque  des  fragments  de  la  vraie  croix,  du  manteau  de  saint  Joseph, 
du  voile  de  la  Vierge.  La  plus  considérable  est  le  corps  de  Saint  Exupe- 
rans.  Il  est  couché  sur  des  coussins,  en  costume  de  chevalier  romain. 
Le  corps,  admirablement  modelé  en  cire,  renferme  les  parties  conservées, 
telles  que  les  dents,  l'os  de  l'avant-bras,  plusieurs  côtes,  etc.,  etc.  Il  est 
regrettable  seulement  que  l'inscription  antique  qui  donne  les  noms  et  la 
date  du  martyre,  ait  été  placée  dans  l'autel,  derrière  le  corps  du  saint,  de 
façon  à  ce  qu'elle  est  presque  complètement  cachée. 

Je  ne  veux  pas  terminer  cette  note  sans  dire  que  toutes  les  indications 
qu'elle  contient  m'ont  été  fournies,  avec  le  plus  aimable  empressement, 
par  le  père  Philippe,  supérieur  général. 


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246 


NOTES  ET  ADDITIONS 


BIBLIOGRAPHIE 


IMPRIMÉS 


Constitutiones  Congregationis  Doctriiue  Christian®,  recegnits,  approb . 
et  receplœ.  Paris,  1782,  in-12. 


DAMES  DE  L'INSTRUCTION  CHRÉTIENNE 

Les  dames  de  l'Instruction  chrétienne  ont  occupé  pendant  quelque 
temps  une  maison  de  la  rue  de  Monsieur,  n°  13. 


SUEURS  DES  ÉCOLES  CHRÉTIENNES  DE  LA  MISÉRICORDE 

Cette  communauté  religieuse  avait  son  siège  à  Paris,  rue  Ehlë,  n°  4. 
Elle  habite  aujourd'hui  une  maison  de  la  rue  de  Sèvres,  n»  77. 


n°  5,  par  M.  Dufriche-Desgenettes,  alors  curé  des  Missions-Etrangères, 
appartient  à  la  congrégation  des  Filles  de  la  Charité  de  Saint-Vincent- 
de-Paul,  par  le  don  que  lui  en  a  fait  le  fondateur.  11  a  pour  but  d'élever 
chrétiennement  les  pauvres  filles  délaissées  ou  misérables  ;  on  les  reçoit 
des  l'âge  le  plus  tendre,  et  elles  n'en  sortent  qu'à  leur  majorité.  11  y  a 
en  ce  moment  deux  cent  trente  jeunes  filles. 

L'église  a  été  construite  en  1842,  aux  frais  de  M.  l'abbé  Ratisbonne, 
qui  a  donné  à  cette  chapelle  les  reliques  de  sainte  Constance.  Ces  reliques 
se  trouvent  placées  dans  le  maitre-autel.  Une  jeune  enfant  modelée  en 
cire  et  recouverte  d'une  simple  tunique  représente  cette  sainte.  A  ses 
pieds,  on  a  déposé  le  reliquaire  qui  renferme  ses  restes.  Ces  reliques 
avaient  été  données  à  M.  Ratisbonne  par  le  pape.  L'acte  authentique  de 
cette  donation,  qu'a  bien  voulu  me  communiquer  la  supérieure,  est 
signé  par  le  cardinal  Patrizzi,  en  date  du  il  mai  1842.  On  y  lit:  Val. 
Thcod.  Ratisbonne,  presbytero  gallo,  corpus  S.  Constantiœ  puellœ  mar- 
tyr, txtracta  per  nos  de  mandato  SS.  D.  S. pape  ex  cemelerio  S.  Agnetœ 
in  via  Nomentana  die  24  februarii  1842,  cum  vasculo  sanguine  iincln 
et  cum  inscription  in  tabula  marmorea,  sic  : 


BENF.  MFft. 


QVE  VHIT 
AS*OS  V  ET 


ia    PACE  )^ 


M  EN  SES  VI 


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PAROISSE  8AIWT-PRANÇ0IS-XAVIKB  247 


Le  tableau  du  maître-autel  représente  la  Vierge  telle  qu'elle  est  apparue 
à  M.  Ratisbonne,  avant  sa  conversion. 

A  gauche  de  l'église,  on  a  plaeé  dans  la  muraille  une  plaque  de  marbre 
noir,  sur  laquelle  on  a  gravé  en  lettres  d'or  l'inscription  suivante  : 

ici 

EST  DÉPOSE  LE  CCEUR 
DE  M8SSIRE  CHARLES  ÉLÉOKOR 
DLTRICHE-DESGENETTES 
FONDATEUR  DE  L'ARCmCOUFRÉRlE 
DE  fl.  D.  DES  VICTOIRES 
CURÉ  DE  CETTE  PAROISSE 
ANCIEN  CURÉ  DE  S.  FRANÇOIS  XAVIER 
DES  MISSIONS  ÉTRANGÈRES 
FONDATEUR 
DE  LA  MAISON  DE  LA  PROVIDENCE 
DÉCÉDÉ  A  PARIS  LE  23  AVRIL  1860 
DANS  SA  82e  ANNÉE 
R.     I.  P. 

On  doit  poser  de  l'autre  côté  de  l'église,  et  en  face  de  cette  inscrip- 
tion, une  autre  plaque  de  marbre,  en  l'honneur  de  la  sœur  Madeleine 
Vigneux,  cofondatrice  de  l'œuvre,  et  morte  au  mois  de  novembre  1864, 
aorès  être  restée  uendant  auuninte-seDt  ans  supérieure  de  la  maison. 


CONGRÉGATION  DES  PRETRES  DE  LA  MISSION 

BITS 

LAZARISTES 

Le  siège  de  cette  congrégation  est  établi  rue  de  Sèvres,  n.  95.  La 
maison  se  compose  de  deux  cent  quinze  membres  :  cinquante  prêtres, 
cent  trente  étudiants  séminaristes  et  cinquante  frères  servants.  Le  but 
que  se  propose  l'Institut  est  d'instruire  le  peuple  par  les  missions  faites 
au  sein  des  campagnes,  d'instruire  la  jeunesse  dans  les  missions  étran- 
gères et  de  former  des  clercs  aux  vertus  sacerdotales. 

L'église  a  été  construite  en  1828.  Les  reliques  de  saint  Vincent  de 
Paul  y  ont  été  transportées  en  1830;  dans  le  bas-côté  de  gauche,  on 
Ut,  sur  un  marbre  pkcé  horifontalement,  l'inscriptien  suivante  : 

ICI 
REPOSE 

LE 
CORPS 
DV  V1" 
JEAN  GABRIEL 
PERBOTRE 


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248 


Le  corps  du  père  Perboyre  a  été  rapporté  en  i  859  de  Chine,  où  il 
avait  été  martyrisé. 

L'église  Saint-Vincent-de-Paul  est  une  des  chapelles  les  plus  fré- 
quentées du  faubourg  Saint-Germain. 


BIBLIOGRAPHIE 

Vie  de  S.  Vincent  de  Paul,  par  Menard.  Parti,  1860,  4  vol.  in-8*. 
On  trouve  dans  cet  ouvrage  l'histoire  de  la  Congrégation  des  prêtres  de 
la  Mission  de  SainUVincent-de-Paul. 


CONGRÉGATION  DES  CLERCS  RÉGULIERS  DE  SAINT^PAUL 

ou 

BARNABITES 

Les  barnabites  occupaient ,  il  y  a  un  an,  une  maison  de  la  rue  de 
Monsieur,  n.  4,  depuis  1 857.  Us  étaient  au  nombre  de  dix  :  quatre  prêtres, 
trois  scholastiques  et  trois  frères.  Cette  maison  d'études  religieuses,  où 
l'on  formait  des  missionnaires  pour  la  Suède  et  la  Norvège,  avait  une 
chapelle  publique,  dont  l'entrée  est  rue  de  Babylone.  Cette  chapelle, 
qui  existait  bien  avant  l'occupation  de  la  maison  par  les  barnabites, 
a  été  fondée  par  les  prêtres  polonais ,  à  qui  avaient  succédé  les  reli- 
gieuses de  Notre-Dame-Réparatrice,  aujourd'hui  rue  Blanche. 


FRÈRES  HOSPITALIERS  DE  LA  CHARITÉ 

DITS 

DE  SAINT-JEAN-DE-DIEU 

La  maison  de  santé  des  frères  hospitaliers  de  Saint-Jean-de-lheu,  pour 
le  traitement  des  maladies  corporelles,  est  située  rue  Oudinot,  n.  19,  de- 
puis 1841.  Elle  compte  quarante  malades. 

En  1858,  l'Institut  a  fondé  rue  de  Sèvres,  à  Paris-Vaugirard,  un  asUc 
pour  des  jeunes  garçons  incurables  et  indigents.  La  chapelle  de  la 
maison  de  santé  de  la  rue  Oudinot  est  provisoire.  On  y  conserve  des  re- 
liques de  saint  Jean-de-Dieu  et  de  saint  Flavîen,  martyrs. 


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PAROISSE  SAINT-FRASÇOIS-XAVIEI»  249 


BÉNÉDICTINS  DE  L'ABBAYE  DE  SOLESMES 

Les  bénédictins  de  Solesmes  avaient  autrefois  une  résidence  à  Paris, 
rue  de  Monsieur,  n°  13  bis. 


SOCIÉTÉ  DES  PRÊTRES  DE  LA  MISÉRICORDE 

• 

Us  prêtres  de  la  Miséricorde  occupent  une  maison  de  la  rue  de 
Varenne,  depuis  1834.  La  société  compte  cinq  établissements,  dont  trois 
en  France  et  deux  en  Amérique.  La  maison  à  Paris. compte  douze  mem- 
bres, qui  se  livrent  aux  missions  à  l'intérieur,  aux  retraites  pastorales, 
aux  catéchismes,  à  l'éducation  de  la  jeunesse  dans  les  petits  séminaires, . 
aux  missions  étrangères. 


ÉCOLE  DES  MEKHITARISTES 

00 

COLLÈGE  ARMÉNIEN  DE  SAMUEL  MEGUERDITCH  MOORAT 

Le  collège  arménien,  dirigé  par  les  pères  mekbitaristes  de  Venise,  a 
été  fondée,  grâce  à  la  libéralité  patriotique  de  Samuel  Mcguerditch 
Moorat,  en  1834,  à  Padoue  (Italie),  et  transféré  en  1846  à  Paris,  rue  de 
Monsieur,  n°  12.  Ce  collège  ne  reçoit  que  les  Arméniens;  les  riches,  au 
moyen  d'une  rétribution  convenable  ;  les  pauvres  gratuitement.  11  y  a 
une  chapelle  desservie  par  les  pères  mekhitaristes  selon  le  rite  arménien. 


BIBLIOGRAPHIE 

IMPRIMÉS 

Programme  du  collège  arménien  de  Samuel  Mcguerditch  Moorat, 
Paris,  rue  de  Monsieur,  12.  Venise,  1864,  in-8. 


HOSPICE  DES  ENFANTS  MALADES 

Cet  hospice,  situé  rue  de  Sèvres,  n»  151,  a  été  installé  en  1802  dans 
l'ancienne  maison  de  l'Eufant-Jésus.  (Voyez  plus  loin  l'article  que  je 
consacre  à  la  maison  de  FEnfant-Jésus,  p.  270). 


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250 


^OTKS  LT  ADDm0>> 


HOPITAL  NECKElt 

Cet  hôpital,  situé  rue  de  Sèvres,  n*  151,  a  été  fondé  en  1779,  par 
Louis  XVI,  dans  l'ancien  couvent  de  Notre-Dame-dé- Liesse.  (Voy.  l'ar- 
ticle que  j'ai  consacré  à  ce  monastère,  p.  233  de  ce  volume.) 


INSTITUTION  DES  JEUNES  AVEUGLES 

L'institution  des  Jeunes- Aveugles  est  située  boulevard  des  Inva- 
lides, n°  56,  depuis  1844.  Elle  avait  été  fondée  par  Haûy,  en  1785,  et 
avait  occupé  successivement,  les  Tuileries,  en  1786,  la  rue  Notre- 
Damc-des-Victoires,  en  1790,  les  Quinze- Vingt  s,  en  1801,  et  l'ancien 
collège  des  Bons-Enfants,  rue  Saint-Victor,  en  1815. 

Les  bâtiments  actuels  construits  sur  les  plans  de  M.  Philippon,  et 
ornés  d'un  fronton,  sculpté  par  iouflroy,  sont  occupés  par  l'adminis- 
tration, les  ateliers  et  les  élèves  qui  sont  au  nombre  de  deux  cent-deux. 


BIBLIOGRAPHIE 

IMPRIMÉS 

Peinture  murale.  Décoration  générale  de  la  chapelle  des  Jeunes- 
Aveugles,  par  Henri  Lehmann.  Paris,  1852,  in- 16. 

Compte-rendu  signé  par  Auguste  Galimard,  extrait  de  la  Hevue  dis 
Beaux-Arts. 

Ministère  de  l'intérieur.  Institution  des  Jeunes- Aveugles.  Inauguration 
du  buste  de  Louis  Braille,  exécuté  par  JoufTroy,  le  mercredi  25  mai  1853, 
programme.  Parié,  «.  d.,  in-8°. 

Voy.  aussi  le  Magasin  pittoresque,  L  V,  p.  147. 


PRIEURÉ 

DSS 

BÉNÉDICTINES  DE  LA  CONSOLATION  DU  CHASSE-MIDI 

48  La  date  de  1669  donnée  par  I^ebeuf  est  inexacte.  Les  augustines  de 
Laon  vinrent  s'établir  à  Paris  en  1633.  Elles  achetèrent,  le  13  mai 
1634,  remplacement  sur  lequel  s'éleva  leur  monastère.  L'état  financier 
de  cette  maison  étant  des  plus  compromis,  un  nrret  du  3  mars  1663  or- 


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HOTEL  DES  INVALIDES 


251 


donna  la  vente  du  monastère  par  décret  »  et  les  religieuses  auraient 
été  obligées  de  se  disperser,  si  elles  n'avaient  intéressé  eu  leur  faveur 
Marie-Eléonore  de  Hohan ,  abbesse  de  Mal  noué ,  qui  racheta  leur  cou- 
vent, à  condition  que  les  religieuses  embrasseraient  la  règle  de  Saint- 
Benoit  et  se  soumettraient  à  sa  direction.  Au  mois  de  septembre  1669, 
des  lettres  patentes  autorisèrent  ce  changement.  Ce  sont  ces  lettres 
patentes  que  Lebeuf  a  prises  pour  les  lettres  de  fondation. 

En  1789,  les  revenus 1  de  cette  maison  se  montaient  à  29,830  livres 
0  sous  6  deniers.  Parmi  les  revenus,  on  remarque  le  produit  d'un  sirop 
balsamique  composé  par  ces  religieuses,  qui  paraissent  s'être  dispersées 
vers  la  fin  de  Tannée  1790.  Le  couvent  fut  vendu  comme  propriété  na- 
tionale les  9  fructidor  an  îv  (27  juillet  1796),  15  brumaire  an  v  (5  no- 
vembre 1796),  24  vendéuuaire ,  25  pluviôse,  6  germinal  et  29  prairial 
an  vi  (15  octobre  1797,  13  février,  26  mars  et  17  juin  1798),  et  8  fruc- 
tidor an  vui  (26  août  1800). 

C'est  sur  une  partie  des  terrains  dépendant  de  l'ancien  prieuré  des 
bénédictines  de  Notre-Dame  de  Consolation  qu'on  a  ouvert  la  rue 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Les  Archives  de  l'Empire  renferment  fort  peu  de  documents  sur  le 
prieuré  des  bénédictines  de  Notre-Dame  de  Consolation. 

Dans  la  série  H.  on  conserve  des  registres  de  recettes  et  dépenses 
(H.  3950-3952)  des  années  1731  à  1790. 

IMPRIMÉS 

Oraison  funèbre  de  très-illustre  et  très-vertueuse  princesse  madame 
Marie-Eléonor  de  Rohan,  abbesse  de  Malnouë ,  prononcée  à  Paris  l'on- 
zième jour  d'avril  1682,  en  l'église  des  religieuses  bénédictines  du 
prieuré  de  Cbasse-Midy,  où  elle  est  enterrée,  par  monsieur  l'abbé  An- 
selme. Paris,  1682,  in-4*.  (BibL  Mas.,  n*  10371  N.) 


HOTEL  DES  INVALIDES 

w  La  première  pierre  des  Invalides  fut  posée  le  30  novembre  1670. 
On  sait  que  cet  hôtel,  destiné  à  recevoir  les  officiers  et  soldats  invalides, 

1  Voici  le  détail  de  ce»  revenus  :  loyers  de  chambres  et  appartements, 
1 2,09 1  Uv.  ;  hôtel  d'Ams,  6, 1 00  liv.  ;  recettes  de  1* H  Atel  de  ville,  739  liv.  6  s.  6  den.  ; 
revenus  casuels  des  pensionnaires,  5,400  liv.;  rente?  viagères,  5,200  liv.; 


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niDLlOùHAPIHE 


possède  une  fort  belle  église,  commencée  en  1675,  dans  laquelle  sont 
enterrés  les  maréchaux  et  amiraux  de  France.  Le  corps  de  Napoléon  r>r 
ramené  de  Sainte-Hélène,  le  15  décembre  1840,  parle  prince  de  Join- 
vUle,  a  été  placé  dans  une  crypte  située  sous  le  dôme. 

L'Hôtel  des  Invalides  est  en  dehors  des  circonscriptions  paroissiales 
qui  l'entourent.  Il  touche  par  ses  extrémités  aux  limites  de  la  paroisse 
du  Gros-Caillou,  de  celle  de  Saint-François-Xavier  et  de  celle  de  Sainte- 
Ciotilde,  mais  il  n'appartient  à  aucune  d'elles. 


BIBLIOGRAPHIE 

I M  P  R  i  M  É.S 

Arrêt  du  conseil  d'État  donné  en  présence  du  roi  et  de  la  reine- 
régente,  concernant  la  nourriture  et  l'entretien  des  pauvres  gentils- 
hommes, capitaines  et  soldats  estropiés,  à  prendre  sur  les  deniers  des 
places  des  religieux  lays  du  royaume  de  France.  Paris,  1611,  in-8*. 

Extrait  du  procès-verbal  de  la  prisée  et  estimation  des  terres  contenues 
dans  le  dessin  de  l'Hôtel  royal,  que  Sa  Majesté  fait  bâtir  dans  la  plaine 
de  Grenelle,  pour  les  officiers,  soldats  invalides  et  estropiés  à  son  ser- 
vice, fait  par  les  experts  nommés  par  MM.  les  commissaires  députés  par 
Sa  Majesté,  par  son  arrêt  du  conseil  d'Etat  du  2  octobre  1671  (23  mai 
1676).  S.  n.  d.  L  n.  d.,  in-fol. 

Règlement  pour  l'Hôtel  royal  des  Invalides,  arrêté  au  conseil  dudit 
Hôtel,  par  M.  de  Chamillart,  le  30  mai  1704,  in -4°. 

Edits,  déclarations,  ordonnances,  arrests  et  règlcmcns  concernant 
l'Hôtel  royal  des  Invalides.  Paris,  1728,  in-4°. 

Recueil  des  déclarations  et  arrests  du  conseil  rendus  au  sujet  des  pen- 
sions des  oblats  ou  places  de  religieux  lays,  attribuées  à  l'Hôtel  royal 
des  Invalides.  Paris,  1728,  in-4°. 

Recueil  des  édits,  déclarations,  ordonnances,  arrêts  et  règlements 
concernant  l'Hôtel  royal  des  Invalides.  Parte,  1781,  2  vol.  in-4°. 

Histoire  de  l'Hôtel  royal  des  Invalides,  où  l'on  verra  les  secours  que 
nos  rois  ont  procurés  dans  tous  les  temps  aux  officiers  et  soldats  hors 
d'état  de  servir;  par  M.  Jean-Joseph  Granet,  enrichie  d'estampes  re- 
présentant les  plans,  coupes  et  élévations  géométrales  de  ce  grand  édi- 
fice, avec  les  excellentes  peintures  et  sculptures  de  l'église,  dessinées 
et  gravées  par  le  sieur  Cochin.  Paris,  1736,  in-fol. 

Histoire  de  l'Hôtel  royal  des  Invalides,  depuis  sa  fondation  jusqu'à  nos 
jours,  par  Auguste  Solard,  secrétaire  intime  du  maréchal  Oudinot.  Blois, 
1845,2  vol  in-8». 

De  l'institution  et  de  l'Hôtel  des  Invalides,  leur  origine,  leur  histoire. 
Description  du  tombeau  de  l'Empereur  et  de  l'intérieur  de  l'Hôtel  des 
Invalides,  par  G.  de  Chainberct.  Paris,  1854,  in-8». 


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HÔTJ3I.  DES  INVALIDES  253 

Histoire  des  Invalides,  par  J.  M.  Cayla.  Paris,  1852  et  1858,  in-4«. 

tes  Invalides.  Grandes  Ephémérides  de  l'Hôtel  impérial  des  Invalides 
depuis  sa  fondation  jusqu'à  nos  jours.  Description  du  monument  et  du 
tombeau  de  Napoléon  I«,  par  le  colonel  Gérard,  ouvrage  orné  de  gra- 
vures. Paris,  1862,in-8<>. 

L'Hôtel  des  Invalides,  souvenirs  intimes  du  temps  de  l'Empire,  par 
Emile  Marco  de  Saint-Hilaire.  Paris,  2  vol  in-8*. 

Fragments  historiques  et  médicaux  sur  l'Hôtel  national  des  Invalides, 
par  M.  F.  Hutin.  Paris,  1851,  in-8». 

Description  générale  de  l'Hostel  Royal  des  Invalides,  établi  par  Louis 
le  Grand  dans  la  plaine  de  Grenelle,  près  Paris,  avec  les  plans,  profils, 
élévations,  coupes  et  appartenances  (par  de  La  Porte,  publié  par  Le 
Jeune  de  Boulleneuve).  Paris,  Y  Auteur,  1683 ,  gr.  in-foL,  18  pl.  grav. 
par  J.  Marot. 

Description  historique  de  l'Hôtel  royal  des  Invalides,  par  M.  l'abbé 
Pérau;  avec  les  plans,  coupes,  élévations  géométrales  de  cet  édifice,  et 
les  peintures  et  sculptures  de  l'église,  dessinées  et  gravées  par  le  sieur 
Cochin.  Paris,  1756,  in- fol. 

Description  de  l'Hôtel  royal  des  Invalides,  précédée  de  quelques  ré- 
flexions historiques  sur  ce  monument ,  depuis  sa  fondation  jusqu'à  nos 
jours,  et  ornée  de  trois  gravures.  Publiée  avec  l'autorisation  de  S.  Exc. 
le  ministre  de  la  guerre.  Paris,  1823,  in-8°. 

La  troisième  édition  de  cet  ouvrage,  parue  eu  1841,  est  suivie  de  quel- 
ques détails  sur  la  translation  des  cendres  et  le  tombeau  de  Napoléon. 
Paris,  1841,  in-12. 

Description  de  l'Hôtel  royal  des  Invalides.  Paris,  1846,  in-12. 

Hôtel  impérial  des  Invalides.  Salle  du  Conseil.  Portraits  des  maré- 
chaux de  France  et  des  gouverneurs  de  l'Hôtel,  ornant  la  salle.  Paris, 
1855,  in-16. 

Devis  des  ouvrages  de  maçonnerie  qu'il  convient  de  faire  à  neuf,  à 
l'Hôtel  royal  des  Invalides ,  pour  construire  et  élever  la  grande  église 
que  l'on  désire  faire  bâtir  audit  Hôtel,  suivant  le  présent  devis,  depuis 
le  dessus  des  fondations  que  l'on  fait  présentement  jusques  après  le 
dessus  de  la  première  grande  corniche  du  devant  de  ladite  église,  sur 
laquelle  les  arcs  et  voûtes  d'icclle  église  prendront  leurs  naissances  et 
premières  retombées.  S.  ».  d.  I.  n.  d.,  in-fol. 

Avis  au  public.  Statues  en  plâtre  qui  ont  décoré  les  chapelles  du 
dôme  de  l'Hôtel  royal  des  Invalides,  à  vendre.  Paris,  1788,  in-4°. 

L'Eglise  royale  des  Invalides,  recueil  d'estampes  dessinées  et  gravées 
d'après  les  tableaux  originaux  peints  à  fresque  au  dôme  et  aux  cha- 
pelles de  cette  église,  avec  les  ornements  qui  les  accompagnent,  et  une 
explication  de  chaque  tableau.  Paris,  s.  d.,  gr.  in-fol. 

Recueil  factice  conservé  à  la  réserve  de  la  Bibliothèque  impériale. 


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254 


Description  de  la  nouvelle  église  de  l'Hôtel  royal  des  Invalides ,  avec 
un  plan  général  de  l'ancienne  et  de  la  nouvelle  église,  par  M.  Félibien 
des  Avaux.  Paris,  1706,  2  vol.  in-12. 

Description  de  l'Eglise  royale  des  Invalides,  par  J.  Fr.  FéUbiem  Paris, 
1702,  in-fol.  et  2  vol.  in-12. 

Description  du  Dôme  des  Invalide»,  parle  même.  Paris,  1706,  in-fol. 
Notice  sur  l'église  Saint-Louis-des-tovalides,  par  Charles  de  Riancey. 
Paris,  1843,  ta-*. 
Extrait  des  «  Églises  de  Paris  ». 

Description  de  l'intérieur  de  l'Hôtel  des  Invalides  et  du  tombeau  de 
Napoléon.  Paris,  1853,  in-16. 

Description  de  l'Hôtel  impérial  des  Invalides  et  do  tombeau  de 
l'empereur  Napoléon  Ie'  (par  le  colonel  Gérard),  pubhee  avec  l'autori- 
sation spéciale  du  ministre  de  la  guerre.  Paris,  183.3,  in-12,  1855  et 
1863,  in- 18. 

Description  du  tombeau  de  l'Empereur,  précédée  d'une  notice  sur 
l'Hôtel  des  Invalides  ;  par  J.  Chaulard  et  Th.  Lejeunc.  Paritt  1853  et  1855, 
in-18. 

Il  eiiate  un  ertrait  de  cette  brochure  publiée  en  1854,  in-8*. 
Description  des  lnvabdes  et  du  tombeau  de  Napoléon.  Paris,  1855, 
in-8». 

Description  of  the  impérial  Hôtel  for  Invallds  an  tue  tomb  of  Napo- 
léon the  first;  by  colonel  Gérard.  Paris,  1855  et  1856,  in-18. 
Chapelle  Saint-Jérôme  aux  Invalides;  par  Ed\  Aubert.  Paris,  1841 , 

in-8». 

Chapelle  Saint-Jérôme  aux  Invalides.  Paris,  s.  d.,  in-12. 
Description  de  la  chapelle  Saint- Jérôme  aux  Invalides.  Paris,  1841, 
in-12. 

Les  Drapeaux  des  Invalides  (Souvenirs  de  1814),  par  Auguste  Lallr- 
mand,  archiviste  honoraire  aux  Archives  de  l'Empire.  Paris,  1864, 
in-12. 

Chapelle  Saint-Jérôme  aux  Invalides,  où  est  exposé  le  Tombeau  de 
Napoléon.  Paris,  1841,  in-12. 

Le  Tombeau  de  l'empereur  Napoléon  Ier,  érigé  dans  l'église  des  Inva- 
lides, a  donné  lieu  à  un  nombre  considérable  de  descriptions  plus  ou 
moins  complètes ,  je  les  indique  ici  dans  Tordre  chronologique  de  leur 
publication  : 

Description  du  Tombeau  de  Napoléon  le  Grand,  déposé  dans  la  chapelle 
ardente  de  Saint-Jérôme,  à  l'Hôtel  royal  des  Invalides.  Paris,  1841,  in-12. 

Notice  sur  le  tombeau  de  Napoléon,  par  R*.  Isabelle.  Paris,  1841,  in-f  . 

Description  du  tombeau  de  Napoléon-te-Grand.  Paru,  1841,  in-12. 

Le  Tombeau  de  l'empereur  Napoléon  I",  description  raisonné*  pt  détaillée. 
Paris,  1853,  in-18. 


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HÔTEL  DES  INVALIDES  255 

Description  en  courant  du  tombeau  «le  l'empereur  Napoléon  l*.  Paris, 
1833,  in-16. 

Tombeau  de  Napoléon  Ie %  érigé  dans  le  dôme  des  Invalides,  par  M.  Vis- 
couti.  Paris,  1853,  in-18. 

Le  Tombeau  de  l'Empereur,  précédé  de  Napoléon  à  Sainte-Hélène  (par 
L.  de  Chaumont).  Paria,  1853,  in-4*. 

A  partir  de  la  cinquième  édition,  cftonvrage  porte  le  titre  entrant  :  la  Description  do 
tombean  de  l'Empereur,  précédée  de  Napoléon  à  Sainte-Hélène.  Paris,  1833,  in-8». 

Précis  historique  du  tombeau  de  l'Empereur ,  dans  l'église  des  Invalides. 
Paris,  1833,  in-32. 

U Description  du  tombeau  de  l'Empereur ,  suivie  de  fragments  hietori- 
ques  (par  L.  de  Chaumont).  Paris,  1854,  in4». 

Tombeau  de  Napoléon-le-Grand  dans  le  chœur  de  la  chapelle  des  Inva- 
lides. Paris,  1855,  in-fol.  pl. 
Das  Grabmal  Kaiser  Napoleon's  I,  etc.  Paris,  1853,  in-16. 
Description  of  the  Emperor's  tomb  and  of  the  Hôtel  des  Invalides. 
Paris,  1855,  in-12. 

Description  of  the  tomb  of  Napoléon,  of  Uie  chapel  and  interior  of  Uie 
hospilal  of  Invalides.  Paris,  1855,  in-8*. 

Le  Dôme  des  Invalides,  ou  Guide  du  Voyageur  au  tombeau  de  S.  M.  l'em- 
pereur Napoléon  l",  par  Noël  Saotiai  et  par  J.-B.  M.  (Mesoard).  Pari*; 
1855,  in-12. 

Le  Tombeau  de  Napoléon  l*r,  notice  par  M.  Albert  Lenoir,  orné  de  43 
gravures  sur  bois.  Paris,  1855,  in4°. 

Notice  descriptive  sur  le  tombeau  de  l'Empereur,  avec  détails  historiques 
sur  l'Hôtel  des  Invalidés  (par  Léon  de  Chaumont).  Parti,  1855,  in-8°. 

Hôtel  impérial  des  Invalides.  Description  du  tombeau  de  Napoléon  l",  par 
le  colonel  Gérard.  Paris,  1855-1856,  in-18. 

Description  du  tombeau  de  l'Empereur,  de  l'Hôtel  et  de  l'église  des  Inva- 
ides,  par  Noël  Santmi.  Paria,  1816,  in-16. 

Le  Tombeau  de  Napoléon  Ie'  et  son  gardien,  Noél  Santint,  suivi  de 
quelques  aperçus  sur  la  restauration  de  l'Empire  français  et  sur  la  nais* 
sauce  du  prince  impérial.  Paris,  1856  et  1857,  in-12. 

Arrivée  des  cendres  du  comte  maréchal  Bertrand,  pour  être  déposées 
aux  Invalides.  Parti,  1847,  in-foL  pl. 

Translation  et  arrivée  des  cendres  du  comte  maréchal  Bertrand. 
Paru,  1847,  in-12. 

Translation  des  restes  mortels  du  général  comte  Bertrand.  Paris , 
1847,  in-fol.,  pl. 

Oraison  funèbre  de  très-haut  puissant  seigneur,  messire  Michel  Le 
TeUier,  chevalier,  chancelier  de  France,  prononcée  dans  l'église  de 
l'Hôtel  royal  des  Invalides ,  le  22°  jour  de  mars  1686.  parFléchier, 
abbé  de  Saint-Severin.  Paris,  1686,  in-  t°. 

Oraison  funèbre  de  très-haut,  très-puissant  seigneur,  Charles-Louis- 
Auguste  Fouquet  de  Belle-lsle,  duc  de  Gisors ,  pair  et  maréchal  de 
France,  etc.,  etc.,  etc.;  prononcée  dans  l'église  de  l'Hôtel  royal  d*a 


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256  BIBLIOGRAPHIE 

Invalides,  le  10  avril  1761,  par  le  R.  P.  de  Neuville,  de  la  Compagnie 
de  Jésus.  Paris,  1761,  in-4°.  (Bibl.  Ma?..,  n°  10371  Q.) 

Péroraison  du  sermon  prêché  par  l'abbé  de  Petity,  en  l'église  de 
l'Hôtel  royal  des  Invalides,  le  mercredi  des  Cendres,  23  février  1757. 
S.  n.  d.  I.  r.  d.t  in-4°. 

L'Adoration  perpétuelle  du  Très-Saint  Sacrement  de  l'autel  établie 
en  l'église  de  l'Hôtel  des  Invalides.  Parti,  1729,  in-16,  fig. 

L'Eglise  des  Invalides,  poème  de  Beloc,  valet  de  chambre  ordinaire 
du  roi.  Paris,  1702,  in-fol. 

Voyez  le  Magasin  pittoresque,  tome  !,  p.  11;  tome  V,  p.  287;  tome  VI,  p.  33 
etsuiv.jtome  X,  p.  62. 


COUVENT  DES  AUGUST1NES  DU  VERBE  INCARNÉ 

MTU1S 

ABBAYE  DES  BERNARDINES  DE  PANTHEMONT 

u  Les  religieuses  du  Verbe  incarné  et  du  Très- Saint-Sacrement  s'éta- 
blirent à  Paris,  dans  une  maison  dépendante  de  l'Hôpital  général.  Elles 
se  destinaient  à  l'éducation  des  jeunes  tilles.  En  1613,  elles  obtinrent 
des  lettres  patentes  et  le  prieur  de  Saint-Germain-des-Prés  bénit  leur 
chapelle  et  les  introduisit  dans  leur  monastère  le  4  janvier  1644.  Sup- 
primées à  cause  de  l'insuffisance  de  leurs  revenus,  les  religieuses  du 
Verbe  incarné  furent  transférées  à  la  place  du  Puits-l'Ermite,  dans  une 
maison  dite  la  Crèche.  Leur  maison  retourna  à  l'Hôpital  général,  qui 
la  rétrocéda,  en  août  1672,  aux  religieuses  de  Panlhemont,  dont  l'ab- 
baye, située  près  de  Beauvais,  avait  été  presque  détruite  par  les  inon- 

Le  15  février  1790,  Jacques-François  Frenelet,  proviseur  du  collège 
de  Saint-Bernard  et  directeur  de  l'abbaye  royale  de  Panthemont,  dé- 
clara au  nom  du  couvent  que  le  monastère  était  composé  de  dix-sept 
religieuses  de  chœur  et  de  dix  sœurs  converses ,  que  les  revenus  de 
ladite  abbaye  se  montaient  à  57,821  livres  1  sou  (1°  biens-fonds  de  terre, 
7,919  I.;  2"  cens  et  rentes  seigneuriales,  500  1.;  rentes,  12,370  livres, 
1  sou  ;  rentes  sur  particuliers,  1,840 1.  ;  loyer  des  appartements,  6,200 1.; 
loyer  des  tribunes  et  des  chaises,  1,170  livres;  loyer  des  appartements 
de  l'intérieur  de  la  clôture,  15,822 1.;  pension  accordée  par  Louis  XV, 
12,000  liv.),  tandis  que  les  charges  n'étaient  que  de  29,459  liv.  6  s.  8  den. 

Devenu  propriété  nationale,  le  couvent  lut  vendu  en  partie  les  29 
prairial  an  xi  (18  juin  1803)  et  25  frimaire  an  xii  (17  décembre  1803), 
à  la  charge  par  les  acquéreurs  de  fournir  les  terrains  nécessaires  à 
l'ouverture  d'une  rue.  La  portion  de  la  rue  de  Bellechasse ,  comprise 


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COUVENT  DES  AUGUST1NES  DL  VERBE  INCARNÉ  257 

entre  les  mes  Saint-Dominique  et  de  Grenelle ,  fut  en  effet  ouverte 
vers  1805,  sur  remplacement  des  terrains  provenant  de  l'abbaye  de 
Panthemont  et  du  couvent  de  Bellechasse. 

Le  surplus  du  domaine  invendu  fut  conservé  par  l'Etat,  et  transformé 
en  caserne,  qu'occupèrent  successivement  la  garde  impériale,  les  gardes 
du  corps,  la  cavalerie  de  ligne,  et  enfin  les  cent-gardes.  Après  avoir 
longtemps  servi  de  magasin  et  de  dépôt  de  fournitures  militaires , 
réglisc,  qui  avait  été  reconstruite  en  1755,  a  été  affectée  au  culte  pro- 
testant. 

La  paroisse  protestante  de  Panthemont  comprend  toute  la  portion  de 
l'ancien  Paris  sur  la  rive  gauche,  jusqu'aux  boulevarts  extérieurs. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Les  documents  relatifs  aux  couvents  du  Verbe-Incarné  et  de  Panthe- 
mont sont  conservés  aux  archives  de  l'Empire  dans  les  sections  histori- 
que et  administrative» 
Dans  la  section  administrative,  il  y  a  huit  cartons  et  cinq  registres. 
Le  premier  carton  (S.  4499)  renferme  des  pièces  concernantes  biens, 
cens  et  rentes  que  l'abbaye  de  Panthemont  possédait  àOudeuil,  B  icourt 
et  Pisseleux,  près  Beau  vais,  aux  environs  de  Beau  vais,  dans  la  prairie 
de  Frocourt,  aux  baux  généraux  et  particulier»  des  biens  de  l'abbaye; 
le  second  (S.  4500)  des  documents  relatifs  au  droit  de  censive  de  l'abbaye 
sur  le  terroir  et  fief  de  la  chapelle  Saint-Pierre;  le  troisième  (S.  4501) 
les  titres  des  fief  et  seigneurie  de  Blincourt,  les  documents  relatifs  à  la 
translation  de  l'abbaye  de  Panthemont  à  Paris,  les  titres  de  l'immeu- 
ble de  la  rue  de  Grenelle  où  les  religieuses  s'établirent  ;  le  quatrième 
(S.  4502)  les  titres  de  rentes  faites  par  l'abbaye  de  maisons  situées  à 
Tleauvais,  et  de  pièces  de  terre  situées  dans  les  environs,  à  Marissel , 
au  Champ  du  TiÛé ,  à  Saint-Remy-en-l'Eau,  Saint-Symphorien ,  Trois- 
sereux,  Moysmont ,  Goincourt ,  Lavcrsines,  la  rivière  d'Avalon ,  la  forêt 
de  Bray  ;  le  cinquième  (S.  4503)  des  titres  de  rentes  foncièrei  sur  la  terre 
de  Lihu,  sur  le*  vignei  du  Larris  de  Saint-Jean,  près  Bcauvais;  sur 
Fleuquières,  entre  Hara  et  Saint-Quentin;  sur  le  moulin  de  Milly,  près 
Clermont  en  Beauvoisis  ;  à  Incourt,  près  U  Rocheguyon  ;  au  terroii 
d'Argenbeu,  près  Clermont  ;  à  Troussancourt,  Savegnies,  Montgom- 
inery  ;  le  sixième  (S.  4504)  des  documents  relatifs  à  l'établissement  d'un 
couvent  de  religieuses  de  Saint-Bernard  à  Argenteuil,  l'union  du  prieuré 
de<  bénédictines  d' Argenteuil  à  l'abbaye  de  Panthemont,  en  1745;  le 
septième  (S.  4505)  des  déclarations  et  états  des  biens  de  l'abbaye  de 
Panthemont,  des  pièces  relatives  aux  constructions  laites  dans  cette 
abbaye  en  1783,  des  mémoires  d'ouvriers,  de  fournisseurs,  des  quittances 
T.  m.  17 


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258 


NOTES  ET  ADDITIONS 


des  rentre  constituées  ;  le  huitième  (S.  4506)  des  pièces  de  comptabilité 
et  actes  administratifs  faits  par  le  département  de  Paris  depuis  la  suppres- 
sion des  maisons  religieuses. 

Le  premier  registre  (S.  4507)  est  un  recueil  de  titre?,  papier*  et  autres 
renseignement  concernant  le  temporel  de  l'abbaye,  dressé  en  1736; 
le  second  (S.  4508)  est  un  inventaire  général  des  titres  de  l'abbaye ,  en 
1754;  le  troisième  (S.  4509)  est  un  cueilloir  des  fiefs  et  seigneuries 
fritués  à  Oudeuil,  Blicourt,  Pisselcux,  en  1750;  le  quatrième  (S.  4510) 
est  un  terrier  de  la  seigneurie  de  la  Chapelle  Saint-Pierre  fait  en  1787; 
le  cinquième  {S.  4511)  un  terrier  démonstratif  de  ladite  terre  et  sei- 
gneurie. 

Sous  la  cote  H.  4036-4038 ,  on  a  réuni  dans  un  carton  et  deux  re- 
gistres des  titres  de  rentes,  des  comptes,  etc..  etc. 

Un  carton  coté  L.  773  renferme  quelques  pièces  relatives  aux  reli- 
gieuses du  Verbe  incarné. 

Un  registre  côté  LL.  1638  contient  l'inventaire  des  titres  des  augus- 
tines  du  Verbe  incarné  de  la  rue  de  Grenelle,  de  1631  à  1669. 

Un  carton  coté  L.  1032  renferme  :  des  pièces  relatives  à  l'union  du 
prieuré  des  bénédictines  d'Argentcuil  à  l'abbaye  de  Panthemont,  en 
1745  ;  des  pièces  concernant  la  translation  de  l'abbaye,  de  Panthemont 
à  Paris  ;  des  pièces  de  procédure  relatives  à  un  procès  mu  entre  cette 
abbaye  et  les  habitants  de  Sainte-Geneviève,  près  Bcauvais  ;  un  recueil 
de  Chartres  des  xnr>  et  xiv*  siècle  concernant  les  dîmes  d'Auvillers,  Bel- 
lencourt,  Moymont,  Sainte-Geneviève,  ViUers,  près  Soisy. 

Un  registre  coté  LL.  1607  renferme  les  délibérations  capitulaires  de 
l'abbaye  de  Panthemont,  de  1745  à  1746. 

IMPRIMÉS 

Mémoire  instinctif,  louchant  les  violences  qui  ont  esté  faites  aux  reli- 
gieuses du  monastère  du  Verbe  incarné ,  étably  rue  de  Grenelle ,  au 
fauxbourg  Saint-Germain-des-Prez  de  cette  ville  de  Paris.  S.  m.  d.  L  ». 
d.  (1672),  in-4°.  (Arch.  de  l'Erap.,  L.  773.) 

Recueil  curieux  et  édilianl  sur  les  cloches  de  l'église,  avec  les  céré- 
monies de  leur  bénédiction,  à  l'occasion  de  celle  qui  fut  faite  à  Paris, 
le  jeudi  3  juin  1 756,  à  l'abbaye  de  Panthemont,  elle  mardi  1 4  septembre 
suivant,  à  l'Abbaye  aux  Bois  (par  DomRemi  Carré).  Cologne,  1757,  in- 12. 


RELIGIEUSES  DE  LA  VISITATION 

"  Ce  couvent  des  visitandines  fut  fondé  en  1660,  nie  Montorgueil, 
grâce  aux  libéralités  du  comte  d'Enfreville-Cizei ,  président  à  mortier  au 
parlement  de  Normandie,  et  de  sa  femme.  Les  religieuses  achetèrent, 
en  1673,  une  autre  maison  me  du  Bac,  où  elles  se  transportèrent.  Elles 


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RELIGIEUSES  DE  LA  VISITATION 


250 


revendirent  leur  ancienne  demeure  de  la  rue  Montorgueil  le  8  mars 
1720,  et  en  1775,  elles  élevèrent  une  nouvelle  église,  dont  Marie-Antoi- 
nette posa  la  première  pierre.  Au  moment  de  la  Révolution  elles  étaient 
au  nombre  de  cinquante  deux  :  trente-cinq  sœurs  vocales,  quatre  sœurs 
tourières,  et  treize  autres  sœurs.  A  cette  époque  les  charges  (43,810  li- 
vres) dépassaient  les  revenus  (43,636  liv.)  de  174  livres,  d'après  la  dé- 
claration faite  au  nom  de  la  communauté,  le  13  février  1790,  par 
Jacques-François  de  Machy,  maître  en  pharmacie. 

Devenu  propriété  nationale,  le  couvent  fut  vendu  le  5  thermidor 
an  iv  (23  juillet  1796),  à  la  charge  par  l'acquéreur  d'ouvrir  sur  l'em- 
placement deux  rues,  dont  Tune  devait  aller  de  la  rue  du  Bac  à  la  rue 
de  Bellechasse,  et  l'autre  de  la  rue  de  Grenelle  à  la  rue  Saint-Domini- 
que. L'adjudicataire  ne  remplit  qu'à  moitié  les  conditions  qui  lui  étaient 
imposées,  il  ne  fit  ouvrir  la  première  (me  des  Dames-de^la-Visitation- 
Sainte-Marie)  que  du  côté  de  la  rue  de  Grenelle,  et  la  seconde  (passage 
Sainte-Marie-Saint-Germain)  que  du  côté  de  la  rue  du  Bac, 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Les  documents  conservés  aux  Archives  de  l'Empire ,  sur  les  Dames 
de  la  Visitation  sont  peu  nombreux. 

Il  y  a  un  carton  dans  la  section  historique ,  et  trois  cartons  dans  la 
section  administrative. 

Le  carton  de  la  section  historique  (L.  1079)  ne  renferme  que  des  titres 
de  rentes  sur  l'Etat  et  des  documents  sur  les  religieuses  annonciades 
de  Paris. 

Le  premier  carton  de  la  section  administrative  (S.  4785)  contient  la 
déclaration  de  1790,  les  titres  de  fondation  du  monastère  rue  Montor- 
gueil ,  les  titres  d'acquisition  et  de  propriété  de  la  maison  conventuelle 
de  la  rue  du  Bac ,  l'acte  de  vente  de  la  maison  de  la  rue  Montorgueil , 
les  titres  de  la  concession  d'eau  ;  le  second  (S.  4786),  des  baux  d'appar- 
tements dans  l'intérieur  du  monastère,  des  baux  de  maisons  situées  rues 
Saint-Dominique,  du  Bac,  des  quittances  de  boues  et  lanternes,  des 
titres  de  rentes,  des  pièces  relatives  a  la  mitoyenneté  des  murs  des 
maisons  appartenant  à  ce  monastère,  des  déclarations  de  biens  et  reve- 
nus ;  le  troisième  (S.  4787),  des  pièces  de  procédure,  les  titres  de 
pnjpriélé  de  la  maison  située  rue  de  Grenelle  où  demeuraient  les 

Dans  la  série  H,  sous  les  cotes  H.  4193  à  4197,  on  a  réuni  cinq  re- 
gistres des  comptes  des  années  1740  à  1790,  et  sous  la  cote  H.  4214, 
des  titres  de  rentes  de  1736  à  1775. 


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NOTES  ET  ADDITIONS 


COMMUNAUTÉ  DES  FILLES  ORPHELINES 

47  Ce  n'est  pas  en  1680,  comme  le  dit  Lcbeuf,  mais  en  1648,  que 
l'abbé  Olier  commença  à  réunir  les  orphelines  de  sa  paroisse.  Les  filles 
furent  placées  d'abord  dans  une  maison  de  la  rue  de  Grenelle,  donnée 
au  mois  de  novembre  1656,  par  M.  de  Baussancourt,  et  ensuite  dans  une 
maison  de  la  rue  du  Petit-Bourbon,  donnée  par  M*  de  Lesturgeon.  Enfin, 
en  1678,  M.  Raguier  de  Poussé  réunit  les  entants  dans  une  maison  de 
la  rue  du  Vieux-Colombier,  qui  prit  le  titre  de  :  Maison  de  la  Mère  de 
Dieu,  pour  les  pauvres  enfants  orphelins  de  la  paroisse  SaintSulpke. 
Cet  établissement,  qui  fut  confirmé  par  lettres  patentes  du  mois  de 
mai  1678,  enregistrées  au  parlement,  le  24  mars  1679,  avait  une 
chapelle  sous  le  titre  de  V Annonciation. 

Supprimée  en  1790,  la  Maison  de  la  Mère  de  Dieu  fut  occupée  dans 
la  suite  par  des  sœurs  de  charité,  et  transformée  depuis  1813  en  une 
caserne  de  pompiers. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

On  trouve  dans  un  carton  de  la  section  administrative  (S.  7049),  aux 
Archives  de  l'Empire,  huit  dossiers  de  procédure,  à  la  requête  des 
administrateurs  des  orphelins  de  la  paroisse  Saint- Sulpice,  au  nom  et 
eomme  tuteurs  de  trois  enfants  mineurs. 

Un  carton  de  la  section  historique  (L.  770)  renferme  quelques  pièces 
relatives  à  deux  maisons  de  la  rue  de  Grenelle,  données  aux  orphelins 
par  M.  de  Baussancourt. 


COLLÈGE  DU  MANS 

*  Ce  collège,  dont  j'ai  déjà  parlé  dans  le  tome  11  de  cette  Histoire, 
p.  39  et  suiv.,  a  été  transféré  rue  d'Enfer,  en  1683,  et  non  en  1662.  U 
a  été  réuni  à  l'Université  en  1764.  Je  renvoie  au  tome  II,  en  ajoutant 
que,  dans  la  série  H.  aux  Archives  de  l'Empire,  on  conserve  sous  la 
cote  H.  2546,  2560,  2889  et  2894,  des  titres  de  rentes,  bourses, 
comptes,  etc.,  de  1764  à  1793,  relatifs  au  collège  du  Mans.  Les 
documents  ne.  m'ayant  point  été  signalés,  alors  que  je  m'occupais  de 
cet  établissement,  j'ai  cru  devoir  les  mentionner  ici. 


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COMMUNAUTÉ  DU  BON -PASTEUR 


2<U 


COMMUNAUTÉ  DU  BON-PASTEUR 

Cette  communauté  de  Filles  Pénitentes  a  été  fondée  par  le  sulpicien 
François  Traullé  et  une  protestante  qui  avait  abjuré,  Marie-Madeleine 
de  Ciz ,  dame  de  Combé.  L'origine  est  antérieure  à  l'année  citée  par 
Lebeuf,  mais  ce  n'est  que  le  15  mars  1688,  que  le  roi  Louis  XIV  con- 
tribua à  cet  établissement,  en  lui  donnant  une  maison  confisquée  sur  un 
protestant,  retiré  à  Genève.  Des  acquisitions  successives  conclues  le 
28  avril  1689,  le  15  mars  1697,  le  14  janvier  1713  et  la  donation  laite 
par  Traullé,  d'une  autre  maison  contiguë  aux  immeubles  achetés  pré- 
cédemment, permirent  à  la  communauté  de  s'agrandir,  et  lorsqu'elle 
reçut  les  lettres  patentes  de  confirmation,  au  mois  de  juin  1698,  elle 
renfermait  déjà  deux  cents  filles  repenties. 

Le  27  février  1790,  Claude-Charles  Pointard,  avocat  au  parlement, 
déclara,  au  nom  de  Rose-Marie  Perrines  de  Gènes  de  Volambère,  supé- 
rieure de  la  communauté  des  Filles  du  Bon-Pasteur,  que  les  revenus 
montaient  à  24,983  liv.  7  s.  10  den.,  et  que  les  charges  étaient 
de  10,165  livres  17  sous. 

L'actif  l'emportait  donc  sur  le  passif  de  44,817  liv.  10  s.  10  den. 

Devenus  propriété  nationale,  les  bâtiments  de  cette  communauté 
servirent  longtemps  de  dépôt  au  service  de  la  manutention  des  vivres 
de  la  guerre.  Ils  ont  été  démolis,  et  on  a  élevé  sur  leur  emplacement  une 
prison,  qui  porte  aujourd'hui  le  n*  38  de  la  rue. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Les  documents  sur  la  communauté  du  Bon-Pasteur,  conservés  aux 
Archives  de  l'Empire,  sont  en  très-petit  nombre. 

Haas  la  section  administrative,  il  y  a  deux  cartons  (S.  4645-4646)  dans 
lesquels  on  a  réuni  les  baux  de  maisons  appartenant  à  la  commu- 
nauté, des  titres  de  propriété  et  contrats  d'acquisition,  1»  déclaration 
de  t790.v 

Sous  la  cote  H.  4210,  on  à  réuni  les  titres  de  rentes  et  des  quittances 
de  1714  à  1792. 


COUVENT  DES  CARMÉLITES 

50  Les  carmélites  de  Sainte-Thérèse  de  Jésus  avaient  établi  en  1656, 
rue  du  Bouloi,  une  maison  de  retraite,  qui  ne  devait  servir  qu'aux  re- 
ligieuses du  couvent  de  Notre-Damc-des-Champs  et  dans  laquelle  on  ne 


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2dZ 


ET  ADDITIONS 


recevait  ni  professes  ni  novices.  Des  lettres  patentes  du  mois  de  dé- 
cembre 1663  érigèrent  cette  maison  de  refuge  en  couvent  de  Carmélites 
indépendantes  du  monastère  de  Notre-Dame-des-Champs,  et  la  reine,  qui 
avait  favorisé  cette  nouvelle  érection,  posa  la  première  pierre  de  l'église 
le  20  janvier  1664.  Le  peu  d'étendue  de  ce  couvent  engagea  les  reli- 
gieuses à  choisir  une  demeure  plus  vaste.  Elles  achetèrent  en  1687  une 
maison  sise  rue  de  Grenelle,  et  vinrent  l'habiter  immédiatement.  Elles 
étaient  au  nombre  de  quarante  (trente-deux  de  chœur  et  huit  converses). 
Leurs  revenus  étaient  asses  considérables  ».  D'après  la  déclaration  faite  le 
22  février  1790,  par  leur  fondé  de  pouvoir,  Jean-Louis  Maury,  avocat 
au  parlement,  on  voit  que  leurs  receltes  montaient  à  62,235  liv.  3  s. 
6  den.,  et  que  leurs  dépenses  étaient  de  18,764  liv.  4  s. 

Les  carmélites  avaient  envoyé  à  la  Monnaie  la  plus  grande  partie  de 
leur  argenterie,  qui  pesait  81  marcs  3  onces  6  deniers. 

Le  14  septembre  1792,  deux  commissaires  vinrent  signifier  aux  reli- 
gieuses le  décret  d'expulsion.  La  supérieure  divisa  la  communauté  en 
six  résidences  composées  chacune  de  cinq  ou  six  personnes,  mettant  à 
la  tête  de  chaque  groupe  une  présidente  qui  devait  correspondre  avec 
elle.  Mais  la  peur,  l'exil,  l'émigration,  l'arrestation  et  même  la  mort  de 
plusieurs  des  religieuses,  rompirent  cette  association  secrète.  C'est  dans 
le  groupe  de  la  rue  Moufletard  que  se  trouvait  la  sœur  Thérèse-Fran- 
çoise-CamUle  de  l'Enfant- Jésus,  plus  connue  sous  le  nom  de  M**  de 
Soyecourt,  qui  rétablit  le  couvent  des  carmélites  après  la  Révolution, 
(Voyez  plus  haut  p.  242.) 

Devenu  propriété  nationale,  le  couvent  de  Bellechasse  servit  de  caserne 
à  la  garde  des  Consuls  et  de  dépôt  de  fourrages.  Sur  les  terrains  vendus 
les  3,  4  et  0  juin  1828,  on  a  ouvert  la  rue  de  Martignac. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

J'ai  déjà  indiqué  dans  le  courant  de  cet  ouvrage  les  documents  re- 
latifs aux  carmélites  (tome  11,  page  164).  Je  ne  parlerai  ici  que  des 
pièces  concernant  les  carmélites  de  la  rue  de  Grenelle,  elles  se  trouvent 
dans  deux  cartons  de  la  section  administrative. 

Le  premier  carton  (S.  4652)  renferme  des  titres  de  propriété  de  niai- 
sons,  sises  rues  du  Bouloi,  CoquilUère,  et  du  monastère  de  la  rue  de  Gre- 
nelle, des  lettres  d'amortissement,  des  procès-verbaux  d'alignements,  des 
legs  et  donations,  des  titres  nouvels,  les  déclarations  de  revenus  en  1 732 

«  Voici  le  détail  de?  recettes  :  biens- fonds  dans  Paris,  47,0S2  liv.;  biens  à 
Saînt-Ouen,  240  liv.;  rentes,  8,301  liv.  8  s.  C  den.;  gratification  accordée  par  le 
roi,e,000  Uv.;payéT^urlê»fnu8denïédkameiit8,  100  liv.;  rademoité  de 
l'aflraneWMement  du  vin,  512  liv. 


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PRIEURÉ  DES  BÉNÉDICTINES  DE  KOTRE-DAME-DES-PRÉS  263 

et  en  1790;  le  second  (S.  4653),  les  baux  de  (rois  maisons,  sises  rue  du 
Bouloi,  et  qui  ont  été  abattues  pour  former  les  bâtiments  des  fermiers 
des  messageries  en  1777,  appartenant  aux  carmélites  de  la  rue  de  Gre- 
nelle, les  titres  de  plusieurs  maisons  de  la  rue  de  Grenelle,  de  la 
rue  Croix-des-Petits-Champs,  des  baux,  des  quittances  de  droits  d'amor- 
tissement, des  états  de  dépenses  et  de  revenus,  des  devis  et  marchés, 
des  quittances  de  boues  et  lanternes. 

On  a  réuni  dans  la  série  H.,  sous  les  cotes  H.  4203-4204,  des  comptes 
de  l'année  1667  à  1777. 

IMPRIMÉS 

Vie  de  Madame  de  Soyccourt,  carmélite,  et  notice  sur  le  monastère 
dit  de  Grenelle,  fondation  royale  de  Marie-Thérèse  (1664),  par  l'auteur 
des  Mois  du  Sacré-Cœur.  Parit,  1851,  in-12. 

Panégyrique  de  Sainte-Thérèse,  prononcé  devant  la  reine,  en  l'église 
des  carmélites  de  la  rue  du  Boulloy.  Paris,  1678,  in-4».  (Bibl.  Max., 
n*  10370  Zie.) 

Oraison  funèbre  de  Marie-Térèso  d'Austriche,  infante  d'Espagne, 
reyne  de  France  et  de  Navarre,  prononcée  dans  l'église  des  carmélites 
delà  rue  du  Bouloy,  le  20  décembre  1683,  par  M.  des  AUeuis,  abbé 
de  la  Beau.,  etc.  Paris,  1684,  in-4°.  (Bibl.  Maz.,  n°  10370 T.) 


PRIEURÉ  DES  BÉNÉDICTINES  DE  NOTRE-DAME-DES-PRÉS 

11  La  date  de  1689  donnée  par  Lebeuf  n'est  pas  exacte.  Fondé  à 
Mouzon,en  Champagne,  le  couvent  fut,  à  cause  des  guerres,  transféré  en 
1638  à  Pic  pus.  Retournées  en  1640  à  Mouzon,  les  religieuses  y  restèrent  ' 
jusqu'au  moment  où  les  fortifications  de  cette  ville  furent  démantelées. 
Grâce  à  une  seconde  permission,  elles  s'établirent  en  1675,  rue  du  Bac. 
En  1685,  elles  étaient  rue  du  Champ-de-l'Alouette,  où  on  leur  bénit 
une  chapelle,  et  le  28  mai  1689,  elles  acquirent  une  maison  de  la  rue  de 
Vaugirard,  qu'elles  furent  obligées,  un  demi-siècle  après,  d'abandonner, 
à  cause  de  leur  pauvreté.  Les  dix  religieuses  qui  restaient  furent  trans- 
férées en  1739,  dans  d'autres  monastères.  Le  18  avril  1741,  l'archevêque 
décréta  la  suppression  du  monastère,  et  les  corps  des  religieuses  qu'on 
y  avait  enterrés  furent  transportées,  au  mois  d'août  suivant,  dans  un 
caveau  de  la  croisée  méridionale  de  l'église  Saint-Sulpice. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Le  carton  de  la  section  historique,  cote  L.  772,  aux  Archives  de 
l'Empire,  contient  un  dossier  relatif  au  prieuré  de  Notre-dame-des- 
Prés.  Ce  dossier  renferme  des  procès- verbaux  de  visites,  des  exa- 
mens de  reliques  et  une  correspondance. 


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264 


NOTES  ET  ADDITIONS 


SÉMINAIRE  DE  SAINT-PIERRE  &  SAINT-LOUIS 

51  l  a  date  donnée  par  Lebeuf  est  fausse.  Ce  n'est  pas  en  1696,  mais 
bien  en  1687,  que  le  séminaire  de  Saint-Louis  fut  établi  rue  d'Enfer.  11 
avait  été  auparavant  installé  rue  du  Pot-de-Fer,  dans  une  maison  qui 
appartenait  à  François  Pingré,  sieur  de  Farinvilliers.  Les  lettres  patentes 
de  confirmation  sont  du  mois  de  décembre  1696.  La  première  pierre 
de  la  chapelle  fut  posée  par  le  cardinal  de  Noailles  en  1703.  Les  mem-  \ 
bres  de  ce  séminaire,  fondé  par  François  de  Gbansiergues,  jouissaient 
d'une  maison  de  campagne  à  Gentil li,  qui  leur  avait  été  donnée  par  le 
curé  de  Saint-Jacques-la-Boucherie,  M.  de  Marillac. 

Le  26  février  1790,  Pierre  Poursat,  prêtre  du  diocèse  de  Limoges, 
procureur,  et  l'un  des  directeurs  du  séminaire  de  Saint-Pierre  et  Saint- 
Louis,  établi  rue  d'Enfer,  déclara  que  les  revenus 1  consistaient  en  une 
somme  de  10,405  liv.  6  s.  6den.,  et  que  les  charges  se  montaient  à 
1 7,520  liv.  2  s.  1  den.  Les  dettes  actives  étaient  considérables;  on  de- 
vait au  séminaire  37,151  liv.  6  s.  1 1  den.,  et  Une  devait  que  10,655 bv. 
17  s.  10  den. 

La  bibliothèque  du  séminaire  fut  remise  à  Ameilhon,  le  3  sep- 
tembre 1791. 

Le  séminaire,  devenu  propriété  nationale,  fut  affecté  d'abord  à  la 
première  usine  d'éclairage  au  gaz  qu'ait  eu  Paris,  puis  à  une  caserne 
d'infanterie.  Il  a  été  démoli  en  1853. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Il  y  a  peu  de  documents  manuscrits  sur  ce  séminaire.  • 
Aux  Archives  de  l'Empire,  il  y  a  un  carton  dans  la  section  adminis- 
trative (S.  6853)  qui  renferme  la  déclaration  de  1 790,  des  titres  de  rente, 
des  titres  de  propriété  d'une  maison  rue  d'Enfer,  acquise  en  1783,  les 
titres  de  la  maison  de  campagne  de  Gentilli,  des  quittances  et  les  docu- 
ments relatifs  au  terrain  sur  lequel  a  été  élevé  le  séminaire,  deux  re- 
gistres de  comptes  de  1720  à  1790  (H.  3290-3291),  et  quatre  registres 
dans  la  section  historique  qui  renferment  les  noms  des  séminaristes  de 
1727  à  1790  (MM.  495),  les  noms  des  pensionnaires  de  1784  à  1788 
(MM.  496),  les  avances  faites  à  divers  de  1719  à  1789  (MM.  497),  un  état 
des  débiteurs  de  1713  à  1783  (MM.  498). 

Un  manuscrit  de  la  bibliothèque  de  l'Arsenal  (n'  11  \  jurisp.  in-8°), 
intitulé  :  Règlements  observés  dans  le  séminaire  de  la  Providence,  est 
autrement  Saint-Louis,  institués  par  feu  M.  François Chansiergue,  avec 
la  vie  de  l'instituteur. 

1  Fermage  iW  terres  labourables  à  Chevreu^  50  liv.  10  s.  ;  rentes  sur  mai- 
son aqdit  lieu.  50  liv.;  rentes  diverses,  10,001  liv.  16  s.  6  d. 


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COMMUNAUTÉ  DES  FILLF.S  I>E  SAINTE-THÈCLE  265 
IMPRIMÉS 

Mémoire  instructif  pour  servir  dans  la  cause  de  Charles-Antoine 
Arnould,  ecclésiastique,  cy-devant  procureur  et  économe  du  séminaire 
S.  Louis  à  Paris,  et  demandeur,  contre  messieurs  Antoine  de  Lanzy, 
docteur  en  théologie,  curé  de  S.  Jacques-de-la-Boucheric,  à  Paris,  supé- 
rieur en  chef  dudit  séminaire  S.  Louis,  et  Jean  de  Layrac,  docteur  en 
théologie,  licencier  en  droit,  aussi  directeur  du  même  séminaire, 
deffendeur.  S.  ».  d.  L  n.  d.f  in-4°.  Paris.  (Bibl.  Maz.,  n*  10918  «•».) 


COMMUNAUTÉ  DES  FILLES  DE  SAINTE-THÈCLE 

»  Les  Filles  de  Sainte-Thècle,  qui  s'appelaient  d'abord  Filles  de  Saint- 
Sulpice,  instruisaient  les  jeunes  filles,  recevaient  les  servantes  sans 
place  et  tenaient  quatre  écoles  gratuites  pour  la  paroisse.  La  date 
donnée  par  Lebeuf  est  fousse.  Ces  religieuses  demeuraient  déjà  rue  de 
Vaugirard  en  1678,  et  l'année  1700,  indiquée  par  Lebeuf,  est  celle  de 
l'acquisition  d'une  autre  maison  de  la  même  rue,  dans  laquelle  ces  reli- 
gieuses entrèrent  à  la  place  des  Filles  de  la  Mort,  que  le  sulpicien  de  Mony 
y  avait  installées  vers  1660,  et  qui  ne  tardèrent  pas  à  être  supprimées. 

Les  Filles  de  Sainte-Thècle  furent  elles-mêmes  contraintes  de  vendre 
leur  maison,  pour  payer  les  dettes  qu'elles  avaient  contractées.  Le  curé 
de  Saint-Sulpicc,  Languet,  acheta  leur  maison,  le  18  juin  1720,  dans 
l'intention  d'y  placer  les  orphelins  de  sa  paroisse  ;  mais  il  changea  de 
projet,  et  l'ancienne  demeure  des  Filles  de  Sainte-Thècle  (ut  louée  au 
profit  de  ces  orphelins  à  différents  particuliers. 


COMMUNAUTÉ  DES  FILLES  PÉNITENTES 

DE 

SAINTE-VALÈRE 

u  Cette  communauté,  due  au  dominicain  Daure,  s'installa  en  1706 
dans  une  maison  construite  à  cet  effet  sur  un  teriain  acheté  le  30  avril 
1704.  L'établissement,  qui  renfermait  cinquante-quatre  personnes  en- 
viron, avait  été  confirmé  par  lettres  patentes  du  3  septembre  1717. 

A  la  Révolution,  Joseph  Brochier,  maître  en  chirurgie,  déclara,  le  26 
février  1790,  au  nom  de  Thérèse  Beaulieii,  religieuse  hospitalière 
de  Saint-Thomas  de  Villeneuve  et  supérieure  de  la  communauté  de 


- 


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266 


NOTES  ET  ADDITIONS 


Sainte-Valère.  que  les  revenus  de  cette  maison  religieuse  étaient  de 
13,337  liv.  18  s.  «,  et  les  charges  de  1,964  Ut.  10  sous. 

Devenu  propriété  nationale,  le  couvent  fut  vendu  les  3  et  S  floréal 
an  m  (22  et  27  avril  1795).  L'église,  qui  n'avait  pas  été  abattue,  devint, 
en  1802,1a  troisième  succursale  de  Saint-Thomas  d'Aquin.  En  1837,  on 
la  démolit,  et  on  transféra  le  titre  parrochi.il  dans  une  maison  de  la  rue 
de  Bourgogne,  dont  le  rez-de-chaussée  fut  transformé  en  chapelle. 
Cette  église  n'a  été  fermée  qu'en  1857,  au  moment  de  l'ouverture 
de  l'église  Sainte-Glotilde. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Il  y  a  très-peu  de  documente,  aux  Archives  de  l'Empire,  sur  les  filles 
de  Sainte- Valère. 

Un  carton  de  la  section  administrative  (S.  4775)  renferme  la  déclara- 
tion de  1790,  des  titres  de  propriété  et  des  baux  à  loyer.  Dans  la 
série  H,  on  a  conservé,  sous  la  cote  4178  et  4179,  deux  registres 
de  comptes  des  années  1 777  à  1 792. 

Dans  la  section  historique,  on  trouve  des  contrats  de  rente  dans  un 
carton  coté  L.  776. 

IMPRIMÉS 

Souvenirs  de  conférences,  par  Landrieux,  curé  de  S.  Valère.  Parit, 
1844,  2  vol.  in-12. 


ÉGLISE  DE  SAINTE-CLOTILDE 

En  parlant  du  couvent  des  chanoinesses  du  Saint-Sépulcre,  j'ai  dit  que 
c'était  sur  une  partie  de  l'emplacement  occupé  jadis  par  cette  commu- 
nauté qu'on  a  construit  l'église  de  Sainte-Clotilde. 

Le  faubourg  Sainl-Germain,  que  l'on  peut  considérer  à  juste  titre 
comme  le  quartier  le  plus  religieux  de  Paris,  était  précisément  celui  où 
les  églises  se  faisaient  remarquer  par  l'exiguïté  de  leur  étendue  et 
la  petitesse  de  leur  dimension.  Sainte- Valère,  succursale  de  la  paroisse 

1  Le  total  des  recettes  donné  par  le  mandataire  du  couvent  est  de 
13,292  liv.  18  s.,  mais  c'est  une  erreur.  Les  rentes  sur  la  ville,  3,138  liv.  18*., 
le  loyer  d'une  maison,  4,400  liv.,  la  location  des  tribunes,  720  liv.,  des  rentes 
sur  particuliers,  3,034  liv.,  et  une  action  de  la  Compagnie  des  Indes,  45  liv., 
donnent  bien  un  total  de  13,337  liv.  18  ».  Il  est  probable  que  le  mandataire 
des  religieuses  aura  omis  dans  son  compte  les  43  liv.  de  l'action  de  la  Compagnie 
des  Indes. 


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EGLISE  DE  SAI?ttE-CLOTILDE 


de  Saint-Thomas  d'Aquin,  était  la  plus  petite  chapelle  de  Paris,  et 
indigne,  à  tous  les  points  de  vue,  du  titre  d'église  paroissiale  qui 
lui  était  donné.  La  nécessité  de  remplacer  cet  oratoire  par  un  monu- 
ment plus  en  harmonie  avec  la  majesté  du  culte  et  les  besoins  de  la  po- 
pulation, décida,  en  1825,  l'administration  municipale  à  élever  un  temple 
sur  la  place  Bellechasse.  En  1827,  il  fut  arrêté  que  l'église  serait  placée 
sous  l'invocation  de  saint  Charles,  patron  du  roi,  et  que  l'on  commen- 
cerait les  travaux.  Ce  projet,  inexécuté,  fut  repris  par  M.  de  Ram- 
buteau,  qui  en  confia  l'exécution,  en  4839,  à  M.  Gau,  connu  par 
son  Voyage  tn  Nubie  et  sa  restauration  de  Saint-Julien-le-Pauvre.  Cet 
architecte  soumit  alors  un  plan,  qui  fut  adopté  malgré  l'opposition 
du  conseil  des  bâtiments  civils.  Une  somme  de  quatre  millions  fut  votée 
par  le  conseil  municipal  pour  la  construction  de  cette  église,  et  l'adju- 
dication des  travaux  eut  lieu  à  l'Hôtel  de  ville,  le  17  août  1846. 

Cette  église  devait  être  appelée  alors  Sainte-Amélie,  en  l'honneur  de 
la  reine  des  Français,  mais  cette  vertueuse  princesse  préféra  que  le  titre 
de  Sainte-Clotilde  lui  fût  donné. 

Construit  en  pierre  dure  tirée  des  carrières  de  Chatillon-sur-Seine, 
en  Bourgogne,  l'édifice  présente,  d'après  M.  Gilbert,  les  proportions 


suivantes  : 

■ètrw 

Longueur  dans  œuvre   95 . 00 

Largeur  totale  entre  les  murs  latéraux  des  bas-côtés. ...     27 .00 

Largeur  de  la  nef  et  du  chœur  d'un  mur  à  l'autre   10.20 

Longueur  de  la  croisée  ou  transept   34.40 

Hauteur  des  voûtes  des  bas-côtés   12.25 

Hauteur  des  grandes  voûtes  de  la  nef  et  du  chœur   26.00 

Hauteur  des  tours  avec  leurs  flèches ,  depuis  le  sol  de  la 

place  jusqu'à  leur  extrémité   75.00 

largeur  de  la  façade  principale   29 . 70 

Superficie  intérieure  de  l'église   2082.00 


Dans  son  ensemble,  cet  édifice  se  compose  d'une  façade  principale 
percée  de  trois  grandes  portes  ou  poilails  donnant  entrée  à  un  vestibule 
ou  porche,  qui  sert  de  pronaos  à  l'Eglise,  à  laquelle  on  monte  par  un 
perron  composé  de  neuf  marches.  Cette  façade  présente  au-dessus  des 
portes  latérales,  au  bas  de  chacune  des  tours,  deux  fenêtres  gémi- 
nées et  le  portail  du  milieu  une  grande  rose  à  compartiments  trilobés. 
Deux  tours  surmontées  de  flèches  en  pierre  et  percées  sur  chacune  de 
leurs  faces  de  fenêtres  géminées,  s'élèvent  au-dessus  des  portiques  laté- 
raux et  complètent  d'une  manière  satisfaisante  cette  grande  façade  déjà 
élevée  jusqu'à  la  naissance  des  flèches.  Sur  les  faces  latérales  de  cet  édi- 
fice, disposé  en  forme  de  croix  latine,  se  répèle  le  même  système 
de  fenêtres  géminées  pour  éclairer  les  bas-côtés,  et  d'un  autre  rang  de 


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2G8  NOTES  ET  ADDITIONS 

grandes  fenêtres  également  géminées,  disposées  dans  la  partie  supé- 
rieure de  l'édifice  pour  jeter  de  la  lumière  dans  la  nef  et  le  chœur. 

L'intérieur  de  cette  église  présente  une  vaste  nef,  accompagnée 
de  chaque  côté  d'une  nef  latérale  plus  étroite,  éclairée  de  fenêtres  gé- 
minées trilobées  qui  sont  vitrées  en  verre  peint.  La  nef  n'a  d'autres 
chapelles  que  celles  des  fonts  baptismaux  et  des  morts,  situées  à  l'entrée 
de  droite  et  de  gauche.  Les  extrémités  du  transept  n'oflrent  aucune 
grande  issue,  ni  porches  à  l'extérieur,  et  sont  closes  d'un  mur  percé 
d'une  fenêtre  géminée,  au-dessus  de  laquelle  s'ouvre  une  grande  rose  à 
compartiments  en  pierre  qui  est  ornée  de  vitraux  peints  ;  ces  deux  par- 
ties du  transept  sont  destinées  à  recevoir  des  chapelles  appliquées 
au  mur  oriental  ;  en  face  sont  placés  des  confessionnaux. 

Le  chœur,  dont  l'abside  est  de  forme  pentagonale,  offre  un  vaste  es- 
pace pour  la  célébration  des  offices.  Il  est  entouré  d'un  bas-côté  et 
d'un  rang  de  cinq  chapelles  demi-circulaires  et  rayonnant  dans  son 
pourtour,  ainsi  qu'à  Saint-Germain-des-Prés ,  qui  a  servi  en  quelque 
sorte  de  type  pour  la  disposition  du  plan.  De  grands  espaces  ont  été  ré- 
servés de  chaque  côté  des  nefs  latérales  du  chœur  pour  y  établir 
la  sacristie,  le  revestiaire  des  chantres,  et  autres  dépendances,  telles 
qu'une  salle  pour  les  catéchismes,  une  autre  pour  les  assemblées  de  fa- 
brique et  une  pour  les  mariages. 

Avouons,  en  terminant,  qu'il  faut  oublier  les  beaux  modèles  que  nous 
a  légués  le  moyen  âge,  pour  admirer  cette  église,  qui  n'est  qu'une  triste 
contrefaçon  des  monuments  auquels  on  a  voulu  qu'elle  ressemblât. 

L'église  Sainte-Clotilde  a  été  consacrée  par  le  cardinal  Morlot,  le 
30  novembre  1857.  La  circonscription  a  été  réglée  ainsi  qu'il  suit,  par 
décret  du  22  janvier  1856  : 

Qoai  d'Orsay;  rue  du  Bac,  côté  pair;  rue  de  Varennes,  côté  pair;  boute  vart 
des  Invahdes,  côté  est;  rue  d'Iéua,  côté  est,  jusqu'au  quai  d'Orsay,  point 
de  départ. 


BIBLIOGRAPHIE 

IMPRIMÉS 

Eglise  de  Sainte-Clotilde  sur  le  terrain  de  Bellechasse,  par  A.-P.-M. 
GUbcrt.  In-8°. 

Extrait  de  la  Revue  archéologique,  tome  VII,  1850-1851,  p.  637. 
Eglise  Sainte-Clotilde  de  Paris,  par  Auguste  Bfenchot.  Paris,  1857, 
in-8°. 

Description  de  l'église  Sainte -Clotilde.  Paris,  1857,  in-18. 

N°  2.  Album  des  Beaux-Arts.  Les  verrières  de  Sainte-Clotilde  ;  rap- 
port de  SI.  Gendre,  lu  à  la  Société  libre  des  Beaux-Arts,  le  21  jan- 
vier 1857.  Paris,  s.  rf.,  in-8°. 


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FRÈRES  DE  SAINT-TON  269 

Vin -aux  de  l'élise  Sain  te-Clo  tilde,  à  Paris,  photographiés  }>ar  E.  Uul- 
dus,  d'après  les  cartons  originaux  de  M.  Auguste  Galimard....  Compte- 
rendu  extrait  des  journaux  (par  Ch.  Desoline).  Paris,  4854,  in-18. 

Panégyrique  de  sainte  Clotilde,  prononcé  dans  l'église  de  Sainte- 
Clotilde,  à  Paris,  le  20  mai  1860,  par  M.  l'abbé  Henri  Perreyve.  Paris, 
1860,  in-8°. 


FRÈRES  DE  SAINT-TON 

u  rai  dit,  page  1 42,  en  parlant  de  la  communauté  des  filles  séculières 
de  M,,c  Cossart,  que  les  frères  de  Saint-Yon  avaient  acheté  leur  maison 
le  16  octobre  1722.  Cette  maison  était  située  rue  Notre-Dame-des- 
Champs,  et  non  rue  du  Regard,  comme  le  dit  Lcbeuf.  Le  transport  de 
l'acquisition  du  1 6  octobre  1722  fut  fait  aux  frères  de  Saint-Yon  de  Rouen 
le  14  août  1725.  Les  frères  des  Ecoles  chrétiennes,  autrement  dits 
de  I'Enfant-Jésus,  firent  de  leur  nouvelle  demeure  le  chef-lieu  de  leur 
institut  et  y  établirent  une  école. 

Le  8  février  1790,  Charles-André-Joseph  Lépine,  dit  frère  Bertier, 
déclara,  au  nom  du  régime  général  de  l'Institut  des  frères  des  Ecoles 
chrétiennes,  que  l'Institut  avait  26,223  livres  19  sous  9  deniers  de  re- 
venus, et  jouissait  d'une  bibliothèque  de  1,200  volumes.  Quelques  jours 
plus  tard,  le  27  février,  le  même  frère  déclara  que  la  maison  de  la  rue 
Notre-Dame-des-Champs  était  occupée  par  quatorze  frères,  que  les  re- 
venus montaient  à  2,524  livres  13  sous  (loyer  d'appartements  dans 
la  maison,  1,440  Hvres;  rentes,  1084  livres  13  sous)  et  les  charges 
à  2,500  livres. 

Devenu  propriété  nationale,  l'établissement  des  Ecoles  chrétiennes  de 
Saint-Sulpice  fut  transformé  en  maison  particulière,  puis  démoli. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Les  documents  relatifs  aux  frères  de  Saint-Yon  et  conservés  aux 
Archives  de  l'Empire  sont  réunis  dans  un  seul  carton  de  la  section  admi- 
nistrative, coté  S.  7046.  Il  renferme  les  titres  de  propriété  d'une  maison 
située  rue  Neuve-Notre-Dame,  moyennant  6,000  livres,  par  les  frères 
des  Ecoles  chrétiennes  de  la  maison  de  Saint-Yon,  à  Rouen,  d'anciens 
titres  des  créances  déléguées  sur  le  prix  de  la  vente"  de  la  maison 
du  Saint-Esprit,  faite  à  la  demoiselle  Cossart  par  la  veuve  de  Charles  Le 
Fevre,  par  contrat  du  1"  avril  1658  ;  des  baux  d'appartements  dans  la 
maison  des  Écoles  en  1766;  un  contrat  de  la  donation  faite  le  30  septem- 


- 


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270 


ROTES  ET  ADDITIONS 


bre  1731,  par  Mario-Charlotte  Dagarat,  à  l'Institut  des  frères  des  Ecoles 
chrétiennes  de  Saint- Y  on,  à  Rouen,  de  la  portion  qui  restait  disponible 
du  jardin  de  sa  maison,  rue  de  Vaugirard,  qu'elle  avait  donnée  avec  le 
surplus  dudit  jardin  à  l'hôpital  des  pauvres  enfants  orphelins  de  la  pa- 
roisse Saint-Sulpice,  établi  à  Paris,  rue  du  Vieux-Colombier,  des  titres 
de  propriétés  sises  à  Paris,  Saint-Denis  et  Rouen,  des  actes  et  renseigne- 
nicnts  sur  ui\etses  loiuiauons  <l  bcotes  enreuennes,  ci  particulièrement 
sur  celles  de  la  paroisse  Saint-Sulpice  par  Mgr  le  cardinal  de  Bissy  et 
M.  Dulau  d'Allemant;  des  déclaraUons  des  biens  et  revenus  des  Ecoles 
chrétiennes  de  Saint-Sulpice  et  de  la  Madeleine,  de  la  VMe-l'Évéque,  de 
Fresnes  et  de  Rungis ,  et  autres  actes  administraUfs  de  1790  et  1791,  des 
bulles  et  pièces  imprimées. 


COMMUNAUTÉ  DE  L'ENFANT-JÉSUS 

aujochb'bdi 

HOSPICE  DES  ENFANTS  MALADES 

M  La  maison  royale  de  l'Enfant-Jésus  avait  été  fondée  par  Languet  de 
Gergy  en  1718,  et  confirmée  par  lettres  patentes  du  mois  de  dé- 
cembre 1751,  enregistrées  le  24  juillet  1752.  On  y  élevait  des  jeunes 
filles  de  la  même  manière  qu'à  Saint-Cyr.  Le  premier  dessein  qu'avait 
eu  le  fondateur  de  réunir  les  pauvres  femmes  et  les  filles  malades  de  la 
paroisse  dans  cette  maison,  et  de  leur  procurer  de  4a  nourriture  et  de 
l'ouvrage,  fut  également  exécuté. 

D'après  la  déclaration  faite  le  27  février  1790  par  la  supérieure, 
Marguerite  des  Molières,  on  voit  que  la  communauté  était  composée 
alors  de  dix  dames,  dont  deux  novices  et  huit  sœurs  converses:  que  les 
revenus  attachés  à  cette  maison  se  montaient  à  la  somme  de  24,130  liv. 
14  sous,  et  que  les  charges  n'étaient  que  de  8,758  livres  3  sous  4  de- 
niers. 

Un  rapport  du  6  brumaire  an  m  (27  octobre  1794),  écrit  d'une  ma- 
nière assez  brutale,  nous  apprend  que  la  maison  de  l'Enfant-Jésus  était 
alors  fermée. 

«  Cette  maison  ne  pouvait  subsister,  elle  a  été  détruite  par  le  fait.  Les 
ex-religieuses  ont  été  mises  en  arrestation,  ainsi  que  le  citoyen  Bro,  le 
seul  administrateur  qui  était  resté  ;  les  filles  nobles  ont  disparu. 

«  Le  curé  de  Saint-Sulpice  avait  fait  joindre  à  son  nouvel  institut,  par 
forme  de  bienfaisance,  une  espèce  d'atelier  de  filature  destiné  à  recevoir 
fies  filles  et  femmes  pauvres  auxquelles  on  donnait  la  soupe,  une  livre  et 
demie  de  pain  et  3  sous  par  jour.  Celte  mesquine  aumône  a  cesse 


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SAINT-PIERRE  DU  GROS-CAILLOU  271 

par  défaut  de  matière  première  et  de  fonds.  Dans  cet  état  de  choses,  le 
comité  révolutionnaire  de  la  section  du  Bonnet- Bouge  a  fait  apposer  les 
scellés  sur  la  lingerie  et  la  sacristie.  » 

Devenue,  après  la  Révolution,  propriété  de  l'administration  de  l'assis- 
tance publique,  cette  maison  prit  le  nom  d'Hôpital  de  l'Enfant-Jésus,  et 
fut  affectée  spécialement  au  traitement  des  enfants  des  deux  sexes  de  deux 
à  quinze  ans. 

Grâce  au  legs  considérable  de  M.  Bilgrain,  l'hospice  des  Enfants- 
Malades  s'est  considérablement  agrandi.  11  y  a  aujourd'hui  six  cent  quatre- 
vingt-dix-huit  lits  :  six  cents  pour  la  médecine  et  quatre-vingt-dix-huit 
pour  la  chirurgie. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

11  y  a  fort  peu  de  documents  manuscrits  sur  l'hospice  des  Enfants- 
Malades. 

On  trouve  aux  Archives  un  carton  coté  Fu  269,  dans  lequel  on 
conserve  un  dossier  de  pièces  de  l'époque  de  la  Révolution,  relatives  à 
cet  établissement  hospitalier,  et  le  rapport  du  6  brumaire  an  in,  dont  je 
viens  de  donner  un  extrait. 

Le  carton  coté  S.  7051  renferme  la  déclaration  des  biens  en  1790,  les 
lettres  patentes  d'établissement,  etc. 

IMPRIMÉS 

Lettres  patentes  portant  confirmation  de  l'établissement  de  la  maison 
de  l'Enfant-Jésus,  à  Paris.  Paris,  1752,  in-foL  de  8  pag.  (Arch.  de 
l'Emp.,S.  7051  et  F1*  269.) 


SAINT-PIERRE  DU  GROS-CAILLOU 

"  L'étendue  considérable  de  la  paroisse  Saint-Sulpice  détermina 
l'abbé  Olier  à  établir  une  succursale  dans  la  partie  la  plus  pauvre1  et  la 
plus  éloignée  de  1! église.  Il  en  éleva  d'abord  une  dans  le  quartier  de  la 
Grenouillère ,  mais  elle  ne  subsista  pas  longtemps  ,  faute  de  revenus 
suffisants  pour  l'entretenir;  U  eut  ensuite  le  dessein  d'en  construire  une 
autre  sous  l'invocation  de  Notre-Dame  de  Bon-Secours,  entre  les  rues 
de  Grenelle  et  de  Varennes.  Son  successeur,  M.  de  Bretonvilliers,  s'y 

1  D'après  la  déclaration  faite  par  Bernardin  Garât,  curé  du  Gros-Caillou,  le 
27  février  1790,  on  voit  qne  les  revenus  des  pauvres  de  la  paroisse  se  mon- 
taient à  4,761  liv.  18  s.,  mais  que  les  charges  étaient  de  6,954  1.  (Arch.  de 
l'Erap.,  S.  3510.) 


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272 


XOTES  ET  ADDITIONS 


rendit  processionnellement,  le  U  septembre  1652,  planta  une  croix  au 
milieu  du  terrain  et  en  bénit  une  partie,  destinée  à  devenir  un  cimetière 
sous  le  nom  de  Sainte-Croix.  Une  chapelle  fut  érigée,  et  Ton  y  dit  une 
messe  basse  tous  les  jours;  mais  la  fabrique  de  Saint-Sulpice  ayant  été 
forcée  de  payer  ses  créanciers,  la  chapelle  et  le  terrain  furent  vendus 
par  arrêt  du  conseil  du  12  mars  1686.  Enlin,  plusieurs  années  après  ces 
tentatives,  on  décida  l'érection  d'une  succursale,  rue  Saint- Dominique. 
Les  lettres  qui  en  ordonnent  l'établissement  sont  du  mois  de  février  1737, 
et  la  bénédiction  du  terrain  fut  faite  par  l'abbé  Languet,  le  27  jan- 
vier 1738.  Le  19  mars  suivant,  la  première  pierre  de  l'édifice  fut  posée, 
et,  le  11  août  1739,  l'église  terminée  fut  bénite.  Quelques  années  plus 
tard  (1753),  le  curé  de  Saint-Sulpice  fit  construire  un  bâtiment  pour  les 
catéchismes  des  garçons,  où  logeaient  des  frères  des  Écoles  Chrétiennes, 
et,  en  1 762,  il  donna  une  autre  maison  aux  sœurs  de  Charité,  chargées 
de  distribuer  les  aumônes  et  de  tenir  les  écoles  des  filles. 

L'année  suivante,  c'est-à-dire  en  1763,  on  posa  la  première  pierre 
de  la  nouvelle  église,  qui  n'était  pas  encore  terminée  à  la  Révolu- 
tion et  dont  les  constructions  inachevées  furent  démolies  quelque  temps 
après. 

Cette  église,  bénite  sous  le  titre  de  l'Assomption  de  la  Sainte-Vierge, 
que  les  habitants  nommaient  Notre-Dame  de  Bonne-Délivrance,  et  qui 
s'appelait  officiellement  Saint-Pierre  du  Gros-Caillou,  fut  mise  au  nombre 
des  paroisses  conservées  par  la  loi  du  4  février  1791.  Elle  avait  alors 
pour  circonscription  : 

Barrière  de  la  rue  de  Sèvres  ;  les  mure  de  ladite,  jusqu'à  la  rivière  ;  le  bord 
de  ladite  jusqu'au  quai  de  la  Grenouillère;  la  place  des  Invalides,  le  boulevard 
à  droite,  jusqu'à  la  rue  de  Sèvres;  ladite  à  droite  jusqu'à  la  barrière. 

Supprimée  peu  de  temps  après,  l'église  fut  vendue  le  7  fructidor 
an  VI  (24  août  1798),  puis  démolie. 

Une  ordonnance  royale  du  10  avril  1822  autorisa  le  préfet  de  la  Seine 
à  acheter  le  terrain  sur  lequel  avait  été  élevée  avant  la  Révolution  l'an- 
cienne église  du  Gros-Caillou.  L'acquisition  eut  lieu  le  15  mai,  et, 
Tannée  suivante,  on  éleva,  d'après  les  plans  de  l'architecte  Godde,  une 
nouvelle  église,  qui  devint  une  succursale  de  la  paroisse  Saint-Sulpice. 

La  paroisse  Saint-Pierre  du  Gros-Caillou,  qui  a  cédé,  par  la  loi  du  22 
janvier  1856,  une  notable  partie  de  son  territoire,  a  pour  circonscrip- 
tion actuelle  : 

Rue  d'Austerlitz,  côté  ouest;  quai  d'Orsay;  de  la  barrière  de  la  Cunette  à 
la  barrière  de  l'École  militaire,  avenue  de  Lowendal,  un  côté,  boulevard  de 
la  Tour-Maubourg,  coté  ouest;  avenue  de  la  Motte-Piquet,  jusqu'à  la  rue 
d'Austerlitz,  point  de  départ. 

Dans  cette  circonscription,  on  remarque  deux  hôpitaux. 


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HÔPITAL  Ml  LIT  Al  RK 


HOPITAL  MILITAIRE 

L'hôpital  de  la  garde  royale,  puis  de  la  maison  militaire  du  roi, 
aujourd'hui  hôpital  militaire  du  Gros-Caillou,  fut  fondé  par  le  dur 
de  Biron  en  1765.  Il  renferme  aujourd'hui  sept  cents  lits. 


HOSPICE  LEPRINCE 

Cet  hospice,  situé  rue  Saint-Dominique,  n°  187,  a  été  fondé  en  1819 
pour  y  placer  quelques  femmes  âgées  et  infirmes.  Les  femmes  apportent 
leur  mobilier  et  payent  une  pension  très-modique.  Elles  sont  soignées 
par  les  sœurs  de  Charité.  Cet  hospice  n'a  pas  été  signalé  par  M.  Husson. 


ÉCOLE  MILITAIRE 

L'École  militaire  fut  fondée  par  édit  du  mois  de  janvier  4791  pour  l'édu- 
cation et  l'entretien  de  cinq  cents  jeunes  gentilshommes,  tenus  de  faire 
preuve  de  quatre  degrés  de  noblesse  du  côté  paternel.  Les  travaux  de 
construction  commencèrent  en  1752,  sous  la  direction  de  l'architecte 
Gabriel,  et  la  première  pierre  de  la  chapelle  fut  posée  en  1769.  Suppri- 
mée par  arrêt  du  conseil  du  9  octobre  1787,  l'École  militaire  fut  des- 
tinée à  servir  d'Hôtel-Dteu.  Pendant  la  Révolution,  un  décret  de  la  Con- 
vention nationale,  du  13  juin  1793,  ordonna  la  vente  de  tous  les  biens 
formant  la  dotation  de  l'Ecole ,  qui  fut  transformée  en  dépôt  de  farine 
et  en  quartier  de  cavalerie.  La  garde  royale  y  remplaça  en  1814  la  garde 
impériale,  et,  depuis  cette  époque,  cet  immense  édifice  a  constamment 
servi  de  caserne  et  de  parc  d'artillerie. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

On  conserve,  aux  Archives  de  l'Empire,  dans  la  série  0,  sept  carions 
(0.  10988-10994)  renfermant  des  pièces  relatives  aux  charrois  et  aux 
carrières  de  Saint-Lcu  et  de  Paris,  d'où  provenaient  les  pierres  qui  ont 
servi  à  la  construction  du  monument,  et  un  registre  (0. 11320)  des  déli- 
bérations du  directeur  général  du  bâtiment  La  section  historique  ren- 
ferme, sous  les  cotes  MM.  656  à  MM.  683,  une  série  de  vingt-huit  regis- 
tres renfermant  les  arrêtés  du  conseil,  ceux  du  bureau,  les  délibéra  - 
tions, etc.,  etc. 

t.  m.  18 


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2U 


NOTES  El  ADDITION 


COUVENT  DES  PETITES-CORDELIÈIŒS 

M  Ce  n'est  pas  en  1750,  comme  le  dit  Lebeuf,  mais  bien  par  décret  du 
4  juin  1749,  confirmé  par  lettres  patentes  du  mois  de  juillet  suivant,  que 
le  monastère  des  Petites-Cordelières  a  été  supprimé.  Ces  Petites-Corde- 
lières occupaient  l'hôtel  de  Beau  vais  depuis  le  mois  d'août  1687.  Elles 
avaient  habité  auparavant  une  maison  située  rues  des  Francs-Bourgeois 
et  Payenne,  où  elles  s'établirent  en  1632,  sous  le  titre  de  Religieuses  de 
Sainte-Claire  de  la  Nativité. 

Après  la  suppression  des  religieuses,  le  monastère  fat  vendu  et  abattu. 
On  construisit  sur  son  emplacement  d'assez  beaux  hôtels.  L'hôtel  de 
Beauvais  porte  aujourd'hui  le  n°  lo  de  la  rue  de  Grenelle. 


BIBLIOGRAPHE 

MANUSCRITS 

Je  renvoie,  pour  la  notice  des  documents  manuscrits  concernant  le* 
Petites-Cordelières,  à  l'article  que  j'ai  consacré  dans  mou  tome  U 
(page  741)  aux  Cordelières  de  la  me  de  Eourcine. 

IMPRIMÉS 

Mémoire  pour  sœur  Denise-Elisabeth  de  Salo,  abbesse  perpétuelle  du 
uionastère  des  religieuses  cordelières  de  la  Nativité,  lauxbourg  S.  Ger- 
main, appellaute  connue  d'abus  et  demanderesse  en  prise  à  partie, 
contre  frère  Nicolas  le.  jeune,  provincial  des  cordeliers  de  la  province  de 
France,  intimé,  et  encore  contre  frère  Jacques  de  Sainte-Croix,  prêtre, 
religieux  cordelicr  et  promoteur  de  l'ordre, aussi  intimé  et  pris  à  partie. 
Paris,  in-fol.,  s.  d.  (Bibl.  Maz.,  ir>  3318  E.) 

Mémoire  pour  dame  Denise-Elisabeth  de  Sallo,  abbesse  des  Pcliles- 
Cordelièrcs.  Paris,  in-fol.,  s.  d.  (Bibl.  Maz.,  n°  3318  E.) 

Addition  de  mémoire  pour  sœur  Denise-Elisabeth  de  Sallo,  ab- 
besse perpétuelle  des  Pctites-Cordclicres.  In-fol.,  s.  d.  (Bibl.  Maz., 
n«  3318  E.) 

Mémoire  pour  les  abbesse  et  religieuses  de  la  Nativité  de  Jésus,  dites 
les  Petites-Cordelières,  établies  à  Paris,  rue  de  Grenelle,  quartier 
S.  Germain  des  Prez,  défenderesses,  contre  les  abbesse,  prieure,  treso- 
rierc  et  religieuses  de  r abbaye  royale  de  Longchamps,  demanderesse*. 
Paris,  173«,  in-fol.  (Bibl.  Max.,  n°  3318  E.) 


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SAINT  -AXDRË-hES-ARâ 


2;:> 


SÀINT-ANDRÉ-DES-ARS 

M  On  ne  donne  pas  toujours  un  surnom  à  une  église,  pour  la  distin- 
guer d'une  autre  ;  il  n'y  a  donc  aucune  nécessité  de  rechercher  si  Paris 
a  contenu  deux  églises  de  Saint-André.  Quant  à  l'origine  du  surnom, 
je  crois  qu'il  ne  faut  le  chercher  ni  dansawwiw,  ni  dans  arcubu$,  encore 
moins  dans  arcisterium ,  mais  tout  simplement  dans  le  grand  clos 
de  Laos,  au  centre  duquel  Saint-André  a  été  construit.  \a  terre  de  Laas 
qui  occupait  tout  le  quartier  borné  aujourd'hui  par  le  boulevard  Saint- 
Michel,  la  rue  de  l'Ecole-de-Médecinc,  la  me  Dauphine  et  le  quai  des 
Grands- Augustins,  a  conservé  pendant  très-longtemps,  au  moyen  âge, 
cette  dénomination,  et  les  habitants  ont  dit,  en  parlant  de  leur  église 
construite  dans  la  rue  de  Laas  (aujourd'hui  rue  Saint-André-des-Ars), 
Saint-André  de  Lias,  Saint- André  des  Aas,  Saint- André  des  Ars, 
comme  on  dit  aujourd'hui  Saint-Philippe-du-Roulc,  Saint- Pierre-de- 
Chaillot,  etc.,  etc. 

Les  formes  S.  Andréas  de  arcisterio  ou  de  assisiis  ou  de  arcubus  sont 
des  formes  savantes  employées  par  les  scribes  qui  traduisaient  très-sé- 
rieusement Sanois  par  centum  nuces,  sans  s'occuper  aucunement  ou  de 
l'origine  du  mot,  ou  de  sa  forme  la  plus  ancienne. 

Quant  à  l'origine  du  mot  Laas,  il  est  fort  difficile,  pour  ne  pas  dire 
impossible  ,  de  la  trouver.  En  vieux  français,  Las  ou  lassière  signifie 
grange1,  lieu  où  l'on  entasse  les  gerbes,  lassée  eilassie,  bas-côlés  d'une 
grange*.  On  a  donc  pu  désigner  cette  terre,  par  laas,  comme  on  dit  la 
grange.  Quant  à  Laas,  pour  li  ars,  brûlé,  rôti,  j'avoue  qu'elle  me  satis- 
fait peu,  bien  que,  par  une  singulière  coïncidence,  las  en  gael  signifie 
feu. 

M  Dans  l'examen  qu'a  fait  M.  Quichcrat  du  diplôme  de  Childcbert  1'% 
il  n'a  pas  manqué  de  traiter  la  question  de  l'origine  de  la  chapelle  Saint- 
Andéol,  et  il  a  développé  ainsi  l'opinion  de  l'abbé  Lebcuf. 

Les  bénédictins,  dit  M.  Quicherat,  s'accordent  à  reconnaître  que  cette, 
chapelle  Saint-Andéol  est  ce  qui  précéda  et  motiva  l'église  paroissiale 
dédiée  plus  tard  à  saint  André.  Rien  n'est  plus  vraisemblable.  Andéol, 
l'apôtre  du  Vivarais,  était  un  saint  peu  connu  dans  la  Gaule  septentrio- 
nile.  Son  nom,  prononcé  An'Ueu  à  la  romane,  l'aura  fait  confondre 
avec  Andrieu,  qui  était  alors  la  forme  du  nom  d'André.  Mais  est-il  admis- 
sible que  la  fondation  de  la  chapelle  Saint-Andéol  ait  précédé  la  fonda- 
tion de  Saint-Germain-des-Prés?  Pour  croire  cela,  il  faudrait  avoir  une 
mention  quelconque  de  l'existence  de  la  chapelle  Saint-Andéol  à  l'époque 

1  D.  Jean  François,  Dictionnaire  Roman,  p.  166. 
1  Comte  Jauhert ,  Dictionnaire  du  centre  de  la  France  .  l.ïl,  p.  0. 


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270 


NOTES  ET  AUDITIONS 


mérovingienne,  et  n'avoir  pas  la  relation  du  voyage  que  le  bénédictin 
L'suard,  moine  de  Saint-  Germain-des-Prés,  fit  en  Espagne,  en  858,  pour 
aller  chercher  le  corps  de  saint  Georges  le  Bcthlécniite,  voyage  au  retour 
duquel  ce  religieux  s'arrêta  au  bourg  Sùnt-Andéol  et  se  fit  donner  des 
reliques  du  martyr  qui  y  était  vénéré.  Or  du  moment  que  l'arrivée 
des  reliques  de  saint  Andéol  à  Saint-Germain  est  expliquée  par  un  do- 
cument historique,  il  n'y  a  plus  à  reculer  dans  la  nuit  des  temps  l'ori- 
gine de  la  chapelle  qui  fut  dédiée  à  saint  Andéol  dans  le  voisinage  de 
l'Abbaye. 

Quant  au  trafic  dont  cette  chapelle  fut  l'objet  c'est  un  acte  de  simo- 
nie au  premier  chef  qui  n'aurait  pas  été  possible  au  vi«  siècle.  Une  date 
toute  différente  lui  est  assignée  par  la  fréquence  des  transactions  de  ce 
genre  dans  les  chartes  du  xc  et  du  xi«  siècle.  C'est  alors  en  effet  qu'un 
grand  nombre  d'églises,  aliénées  par  la  précaire  ou  par  l'inféodation, 
étant  usurpées  par  ceux  qui  les  détenaient,  devinrent  des  propriétés 
négociables.  Il  est  très-possible  qu'un  roi  ait  acheté  la  chapelle  Saint- 
Andéol  pour  en  faire  cadeau  à  Saint-Germain,  mais  c'est  un  roi  de  la 
fin  de  la  seconde  race  et  non  pas  Childebert  1er.  (Voy.  Bibliothèque  de 
l'Ecole  des  Chartes,  tome  XXVI,  p.  52  t.) 

"  La  chapelle  Saint-Nicolas  a  été  fondée  le  10  juin  1491. 

"  La  chapelle  des  de  Thou  était  sous  l'invocation  de  saint  Augustin. 

M  La  chapelle  Saint-Antoine  a  appartenu  longtemps  à  la  famille  des 
Seguier.  Elle  avait  été  baillée  en  1779  à  Henri  Boulard,  écuyer,  avocat 
au  parlement  et  conseiller  du  roi. 

**  \jl  chapelle  de  Sainte-Marthe  fut  fondée  par  le  chanoine  de  Bour- 
ges, Pierre  Brune t,  le  5  septembre  14S2.  Elle  était  desservie  au  moment 
de  la  Révolution  par  l'abbé  Guillaume  de  Villeneuve  qui  déclara,  le 
22  mai  1791,  que  les  revenus  de  celte  chapelle  se  montaient  à  2,223  liv. 
Les  charges  n'étaient  que  de  1,033  liv.  9  s.  3  den.;  le  produit  était 
donc  de  1,147  liv.  10  s.  9  den. 

65  Lebeuf  commet  ici  deux  erreurs.  La  chapelle  des  Ramets,  comme 
on  l'appelait,  et  la  chapelle  de  la  Conception  sont  deux  chapelles  dis- 
tinctes. De  plus,  la  chapelle  des  Kamets  a  été  fondée  le  4  juillet  1433 
et  non  pas  en  1430.  Cette  chapelle  possédait  168  livres  de  revenu  en 
1728.  La  chapelle  de  la  Conception  qui,  à  la  môme  époque,  avait  un 
revenu  de  101  liv.  4  s.,  était  alors  à  la  nomination  d  une  demoiselle 
la  Bucaillc,  comme  la  plus  proche  parente  du  feu  sieur  Féron  descen- 
dant probablement  des  fondateurs.  Ajoutons  qu'il  ne  faut  pas  confondre 

1  D'après  le  diplôme  de  Childebert  ce  roi  aurait  acheté  la  chapelle 
Saint- Andéol,  argent  comptant,  de  deux  individus  nommés  Hilaire  et  Cberon, 
cum  terra  et  vinea  et  oratorio  in  honore  sa  net  i  Anieoli  marliris,  que  de  Elario 
tt  Ceraunio  dato  precio  comporatimtu. 


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SAINT-ANDRE  1>F.S-ARS 


277 


la  chapelle  de  la  Vierge,  autrement  dite  des  Raniets,  avec  la  chapelle 
Notre-Dame  fondée  le  20  mars  1316. 

M  Lebeuf  aurait  pu  ajouter  à  cette  nomenclature  la  chapelle  de  la 
Résurrection  ou  des  Gallards,  qui  fut  possédée  plus  tard  par  les  Joly  de 
Fleury.  La  chapelle  de  l'Annonciation,  fondée  en  161 M  par  François  de 
Guflkm.  la  chapelle  de  Saint-Jérôme,  fondée,  le  24  janvier  1322,  par 
Mathieu  Chartier,  la  chapelle  de  Saint-Jean-Baptiste,  fondée  par  J.  Bri- 
non,  le  fi  avril  1511, et  qui  appartint  longtemps  à  la  famille  du  Tillet,  la 
chapelle  Sainte-Anne,  fondée  par  Olivier  Alligret,  le  16  avril  1518,  la 
chapelle  Saint-François,  fondée  par  M.  de  MonUiolon,  le  6  juillet  1619, 
la  chapelle  Saint-Laurent,  fondée  au  xvr»  siècle  et  dont  le  monitoire , 
conservé  dans  les  archives  des  comités  historiques  (Yoy.  Bulletin  des 
comités  historiques,  1854,  p.  104)  est  du  16  juin  1576.  Entin  l'oratoire 
place  derrière  le  grand  autel  et  qu'on  appelait  la  chapelle  Saint- Mathias, 
à  cause  de  Mathias  Maréchal,  avocat  au  parlement,  qui  l'avait  fondé,  le 
31  décembre  1612. 

Lebeuf  aurait  dû  ajouter  aussi  que  cette  église  était  le  chef -lieu  de 
deux  confréries  :  celle  de  Jésus-Marie- Joseph,  instituée  par  bulle  d'Inno- 
cent X,  le  22  novembre  1658,  et  celle  des  Parcheminiers,  fondée  j>ar 
Jeanne  Volant,  veuve  d'Antoine  Montor,  parcheminier,  le  24  mars  1659, 
confirmée  par  l'archevêque  de  Paris,  le  25  novembre  1676,  et  hono- 
rée de  bulles  d'indulgence  par  le  pape  Clément  X,le  23  décembre  1671. 

17  L'église  de  Saint-André-des-Ars  avait  perdu,  dès  le  commen- 
cement du  xvur*  siècle,  une  partie  de  ces  épitaphes  ;  car  un  arrêt  du  1 8 
août  1721  avait  autorisé  le  curé  à  retirer  celles  qui  étaient  placées 
derrière  le  chœur.  Grâce  aux  épitaphiers  manuscrits  conservés  dans  les 
Bibliothèques  de  Paris,  et  qui  sont  antérieurs  à  l'arrêt  précité,  on  peut 
ainsi  compléter  la  liste  donnée  par  les  historiens  de  Paris.  L'église  de 
Saint- André  renfermait  les  tombeaux  de  : 

Anne-Marie  Martiuozzi,  princesse  de  Conti  (t  février  IGl-'i.  Krançoh-Louis 
de  Bourbon,  prince  de  Conti  (22  février  1709).  Jean-Baptiste  Havot ,  chev. 
seigneur  d'Ombreval,  avocat  général  à  la  cour  des  aides  17  janvier  1699); 
Geneviève  Berthelot,  sa  femme  (?}.  Gilbert  Mauguin,  présid.  eu  la  cour  des 
monnaies  (6  juillet  1674).  Claude  Le  Maistre,  fille  de  Gilles  Le^Maistre,  Ie* 
président  en  la  cour  du  parlement,  seign.  de  Sntnt-Cehaull ,  et  femme  de 
Claude  Berzeau,  cons.  du  mi  au  grand  conseil,  eeign.  de  .Maroillière  (22  sept. 
1356).  Geoffroy  Le  Maistre,  prévôt  de  Montlhery  (30  juill.  1545);  Catherine 
FremitJ'ia  femme  (l  novembre  1515};  Catherine  Le  Febvre,  sa  2'  femme 
(27  .."jH".  1532);  Claude  Le  Maistre,  doct.  en  inéd.  chanB«  du  Mans  et  de 
Heaux,  prieur  de  Saint-Denis,  en  France,  et  de  Cbaumont,  leur  fils  (8  déc. 
1534),  Pierre  Le  Maistre,  uoL  et  seerét.  du  roi  (6  nov.  1562).  Martin  Coma  y 
ou  Couvay,  cous,  et  aecr.  du  roi  et  de  ses  finances  (y  juillet  1598);  Augustin 
Couvay,  fils  du  précédent,  avocat  (3  ides  de  nov.  1601).  Glande  d'Aubray. 


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278 


NOTES  ET  ADDITIONS 


Cherou,  La  Reposa  et  1*  Couilreau  (31  tuai  1009)  •  Michel  Je  Lauzon,  seigu. 
d'Haubervilliers  près  Meudon,  rons.  du  rai  au  pari.,  coramisiaire  aux  re- 
quêtes (2  nov.  1610);  Elisabeth  d'Amours,  sa  femme  (30  janvier  1631).  Anne 
de  Lauzon,  fille  unique,  femme  d'André  Potier,  seign.  de  Noirorr,  cons.  du 
roi  et  présid.  au  parlement  de  Bretagne  (1.1  dée.  1611).  Renée  de  Charnières, 
frnmf  iln  Chiaq  (;*  ai  ril  l  fi^'i  (|  Bitmit,  seign.  de  Chizej-  cons.  du  roi,  maistre 
des  requêtes  et  intendant  de  la  justice  au  Bas-Languedoc,  iggn  mur i  (3  avril 
1622).  Christophe  Fouquet,  cons.  au  pari.  ;1625).  Pierre  Seguier,  président 
au  pari.  (25  octobre  1580);  Pierre  Seguier,  marquis  d'O,  son  petit-fils  (1638). 
André  du  Chesue,  historien  (30  mai  1640).  Olivier  Alligret,  cons.  et  avocat 
du  roi,  seign.  de  Cliehy  et  de  Charentonneau,  édificateur  de  la  chapelle  qui 
porte  son  nom  (23  sept.  1535  ;  Claire  Le  Cendre,  sa  femme  (10  oct.  ISiS  . 
Jean  Ruzé,  seign.  du  Jnu,  de  Lance-Gilles  et  du  Moin  eau,  cons>.  du  roi,  fils 
de  Guillaume  Ruzé,  cous.,  et  de  Catherine  Brieonnet,  époux  de  Geneviève 
Brinon  (?).  Pierre  dMIozicr,  généalogiste  (1  déc.  1660).  Cliristophe  de  Thon  , 
présid.  du  pari,  de  Paris  (1  nov.  1582);  Anne  de  Thou,  sa  femme  {15  kl. 
1584);  Jean  de  Thon,  seign.  de  Bouneil,  cons.  du  roi  et  maître  des  requêtes, 
filsulné  de  Christ,  de  Thou  (5  aoiU  I57'J);  Jacques-Auguste  de  Tliou,  histo. 
rien  (mai  1617);  Marie  de  Barbau«;on-Cauy  [Barbantonict-Canict) ,  fils  de 
François-Michel  de  Barbauçon,  lieutenant  du  roi  en  Picardie,  1"  femme  du 
précédent  (5  août  1601);  Gasparde  de  La  Châtre,  sa  2e  femme  (1627).  Ma- 
thieu Chartier,  jurisconsulte  (15  kl.  sept.  l^H);  Jeanne  Brinon,  sa  femme 
(3  kl.  mai  1553);  Geneviève  Chartier,  sreur  du  précédent ,  veuve  de  François 
de  Montholon,  garde  des  sceaux  de  France  (?).  Michel  Chartier,  docteur  en 
droit,  maître  de  Boissy  et  curé  de  Saint-Christophe  de  Paris  (7).  François  de 
Montholon  (1554).  Isabelle  Caille,  femme  de  Jean  Viole,  cons.  à  la  cour, 
seign.  d'Audrezel  et  d'Aigremont  (24  oct.  1532).  André  des  Hayes,  avocat  (?). 
Jean  des  Rayes,  avocat  en  droit  canon  (?).  Etienne  des  llayes,  chev.  (■?), 
Geneviève  Le  Noir,  sa  femme  (?).  Pierre  Mauguin,  de  Clermont,  avocat  (9 
juillet  1627).  Suzanne  du  Lac,  sa  femme  (?).  Guillaume  de  Vielbourg,  licut. 
au  régim.  des  gardes,  chev.  seign.  de  Mienues  et  de  Cours ,  près  Cosnc-sur- 
Loire  (1  mars  1631).  Agnès  Ferroul,  femme  de  fct.  Roujault,  cons.,  notaire 
et  secrét.  du  roi;  fille  de  Joach.  Ferroul,  seign.  d' Esgriselles  (25  juin  160 i). 
Pierre  Le  Maistre,  secrét.  du  roi  (1562).  Robert  Coiffé,  greffier  en  chef  de 
la  chambre  des  comptes,  fondateur  d'une  chapelle  de  cette  église  (7  sept. 
1407).  lleuri  Sincler,  évêq.  de  Rosseui,  en  fccosse  (qtisc.  fioêsensis)  (janvier 
1564).  Marguerite  du  Brcuil,  veuve  de  Pierre  de  Hacqueville,  cons.  du  roi  et 
présid.  en  la  chambre  des  requêtes  (?).  François  de  Montholon,  présid.  au 
pari.  (12  juin  1543);  Marie  Boudet,  sa  femme  (16  sept.  1...?).  Jcau  Saget 
(9  mai  1457).  Jean  Gouge,  cons.  au  pari.  (18  juin  1473).  Jean  Bouchart,  con- 
seiller au  grand  conseil  (24  aoiU  132 i).  Jeanne  de  Frenièro  (15  fév.  1534). 
Jacques  de  Thou,  cous,  et  avocat  du  roi  (1  oct  15(1'»).  Geneviève  Le  Movne, 
femme  du  précédent.  Marie  Chevalier,  dame  de  Grigny  et  de  Saint-Marry. 
femme  de  Jean  Le  Boulenger,  chev.,  seign.  de  Hacqueville,  l«r  président  au 
parlem.  (2.'i  sept.  1521).  Frauçoi*  de  Loyues,  présid.  dos  enquêtes  au  pari. 
(30  juiu  1  ."24).  Geneviève  Le  Boulanger,  sa  femme,  dame  de  Grigny  (?). 
Jouau  de  Couarnmone, femme  de  Pierre  Belle,  huis,  au  pari.  (1491).  Richard 
flrllneiie,  Florentin.  vm.:u.  de  lT.spiur  et  r!e  Roi*  F.*pinard ,  on  Brie  (20  sept 

* 


SAINr-ANUKK-Mtt-AllS 


2?9 


15*31.  Jeanne  de  Lovan,  veuve  du  précédeuM?).  Marguerite  de  Corbie,  dame 
de  <; amochée (5  avril  14..?).  Pbilippes  Hotman,  ôcuyer,  seign.  de  Germaine, 
cons.  du  roi  en  la  prévôté  de  Paru  (26  nov.  (593).  Pierre  Hotman,  son  file, 
cous,  a  la  prévôté  (28  sept.  1624).  Jean  du  Vair,  procureur  général  du  due 
d'Anjou,  eu  1.168,  maître  des  requêtes  (16  juin  1592);  Barbare  François,  su 
femme  (?).  Philippe  du  Vair,  sa  lille  (?).  Robert  Nanteuil,  graveur  du  cabiuct 
du  roi  (décembre  1678).  Sébastien-Louis  Leuain  de  Tillemont,  historien 
(30  nov.  1631).  Louis  Cousin,  présid.  en  la  cour  des  monnaies,  membre  de 
l'Académie  française  (20  fôv.  1701).  Antoine  Ilouilard  de  La  Mothe  ,  membre 
de  l'Académie  française  (26  décembre  1731).  Charte  du  Moulin,  jurisconsulte 
(27  iléc.  1566).  Henri  d'Aguesseau,  maître  des  requêtes  de  l'hôtel,  présid. 
au  grand  conseil,  etc.  (17  novembre  1716).  Claire  Le  Picard  de  Périgni,  sa 
femme  (î).  Jean  Baptiste-Paulin  d'Aguesseau,  leur  fils  (20  janvier  1728,». 
Claude  Léger,  curé  de  la  paroisse  (?).  Joli  de  Fleuri,  procureur-général  au 
parlemente?).  L'abbé  Le  Batteux ,  littérateur  (1780). 

68  C'est  dans  cette  rue,  aujourd'hui  rue  Suger,  qu'on  établit,  sous 
l'Empire,  une  synagogue  à  l'usage  des  israélites  portugais.  (Voyea  : 
Discours  prononcé,  le  7  décembre  1806,  avant  le  Te  Deum,  dans  le 
temple  des  israélites  portugais,  a  l'occasion  de  l'anniversaire  du  sacre 
de  S.  M.  Napoléon  Ier,  par  J.  R.  Carcassonne.  Paris.  S.d.  (1806)  in-8°. 
—  Discours  prononcé,  avant  le  Te  Deum,  le  25  janvier  1807,  dans  le 
temple  des  israélites  portugais  et  avignonnais,  sis  rue  Chneticre-Saint- 
André-des-Arcs,  à  l'occasion  des  brillantes  victoires  remportées  par  la 
grande  année  sur  les  Russes;  par  L  R.  Carcassonne,  d'Avignon.  5. 
».  d.  I.  s.  d.  (Paris,  1807),  in-8°.) 

Lorsque  la  Révolution  éclata,  l'église  de  Saint-André-des-Ars  était 
à  peu  près  dans  le  même  état  que  celui  où  Lebeuf  l'avait  laissée.  Le  curé, 
qui  était  alors  Eléonorc  -Marie  Desbois  *,  déclara,  le  22  février  1790,  que 
les  revenus  de  sa  cure  consistaient  en  une  rente  de  5  livres  sur  le  do- 
maine de  la  ville,  en  une  rétribution  annuelle  de  612  livres  10  sous 
4  deniers,  et  en  un  casuel  variable,  que  Ton  pouvait  évaluer  à  6,000 
livres,  ce  qui  faisait  un  total  de  6,617  livres  10  sous  t  deniers* 

L'église  Saint-André-des-Ars,  qui  n'avait  cependant  rien  de  remar- 
quable, fut  mise  au  nombre  de  celles  conservées  par  la  loi  du  4  février 
1791.  On  lui  donna  alors  pour  circonscription  : 

Quais  des  Quatre-Nations,  de  Conti,  des  Augustin»  jusqu'à  la  place  et  pont' 

1  Le  euré  de  Sauit-Amlré-des-Ar*  était  resté  û  Paris  peudaut  la  Révolution, 
el  disait  la  messe  dans  sa  chambre.  «  J'ai  assisté,  lo  3  uuus  17'Jj,  dit  l'auteur 
de  Heure$  sauvée»  (t.  111,  p.  88,  jus.  oppart.  ù  un  habitant  de  Fontenay-sou>- 
Bois),  les  églises  étant  fermées,  a  la  messe,  dans  la  chambre  de  M.  le  curé  de 
Saint-André  des  Arts.  »  Ce  curé,  avait  fondé,  dans  la  petite  rue  des  Poitevins, 
un  hospice  consacré  aux  pauvres  inala<le?  de  In  paroisse,  et  dirigé  par  quatre 
sœurs  de  charité  qui  enseignaient,  en  outre,  à  lire  a  vingt-cinq  petites  filles  du 
•niartfer.  Les  écoles  de  charité  de  la  paroisse  avaient  été  fondées  le  3  mars 
1780,  par  un  bourgeois  de  Paris,  nommé  Nicole-  ijuilluunie. 


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280 


BIBLIOGRAPHIE 


haurt-.Michel;  ladite  place,  rue  de  la  Vieille-Bouderie  à  droite;  celle  de  La 
Harpe  à  droite,  jusqu'à  la  place  Saint-Michel;  rues  de»  Francs-Bourgeois,  des 
Fossés-Monsîeur-le- Prince,  des  Fossés-Saint-Germain  et  Mazarine  à  droite, 
jusqu'au  quai  Conti. 

L'église  ne  tarda  pas  néanmoins  à  être  fermée,  et  on  dressa  l'inven- 
taire de  ses  titres  et  de  ses  biens,  le  5  floréal  an  n  (24  avril  1794).  Sa  bi- 
bliothèque, composée  de  huil  cent  cinquante-cinq  volumes  avait  été  ven- 
due en  1779,  car  l'inventaire  que  j'en  ai  trouvé  aux  Archives  me  paraît 
avoir  été  préparé  en  vue  d'une  vente  aux  enchères.  Le  mausolée  de  la 
princesse  de  Conti,  par  Girardon,  fut  brisé,  et  celui  des  princes  de 
Conti,  sculpté  par  Coustou,  transporté  au  musée  des  Monuments  français. 
L'église,  vendue,  le  4  fructidor  an  v  (21  août  1797),  ne  tarda  pas  à  être 
démolie.  L'emplacement,  qui  appartenait  au  général  Parrein,  fut  racheté 
par  ta  ville,  le  24  mars  1809,  et  devint  la  place  Saint- André-des-Ars. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

I>es  documents  relatifs  à  l'église  Saint-André-des-Ars  sont  conservés 
aux  Archives  de  l'Empire,  dans  les  sections  historique  et  adminis- 
trative. 

Dans  la  section  historique,  il  y  a  quatre  carions  et  sept  registres. 

Le  premier  carton  (L.  630)  renferme  les  pièces  d'un  procès  entre  le 
curé  de  Saint-André  et  les  religieux  augustins;  un  arrêt  du  18  août  1721 
relatif  aux  épitaphes;  un  bail  de  la  chapelle  Saint-Antoine;  des  titres  de 
fondations  de  messes,  obits;  des  arrêts  rendus  sur  les  droits  à  percevoir 
pour  les  enterrements,  mariages,  etc.,  les  10  juillet  1714  et  23  juillet 
1762,  un  inventaire  de  la  Bibliothèque  dressé  en  1779,  le  titre  de  fon- 
dation des  écoles  de  charité,  en  1 780;  un  inventaire  et  recollement  des 
effets  de  la  sacristie;  un  état  des  fondations  en  1728;  le  testament  de 
Jean-Jacques  Durand,  libraire,  qui  établit  en  1708  la  fabrique  sa  léga- 
taire universelle;  des  pièces  relatives  à  la  confrérie  des  parcheminiers; 
le  second  (L.  631),  des  titres  de  fondations  d'obits,  et  un  registre  des 
réductions  des  fondations  de  services  faites  à  Saint-André  depuis  1313 
jusqu'en  1699,  par  Claude  Joli,  officiai,  le  26  août  1699;  le  troisième 
(L.  632),  des  dossiers  de  pièces  concernant  les  chapelles  de  la  Résur- 
rection, de  l'Annonciation,  de  Saint-Jérôme,  de  Saint-Augustin,  de 
Saint-Jean-Baptiste,  de  la  Trinité,  Sainte-Anne,  Saint-Antoine,  Saint- 
Mathias,  des  papiers  concernant  les  familles  de  Thou  et  du  TUlet  ;  le 
quatrième  (L.  633),  des  dossiers  de  pièces  concernant  les  chapelles  de 

Vierge,  des  Fonts,  Hc  la  Résurrection,  Sainte-Marthe,  Saint-Pierre, 


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SAtNT-ANDRÊ-DES'ARS  28  ( 

Saint- François,  Saint-Laurent,  Saint -Nicolas,  et  des  pièces  concernant 
les  chapelles  en  général. 

Les  cinq  premiers  registres  renferment  les  délibérations  de  1 589  à 
1627  (LL.  686),  1657  à  1693  (LL.  687),  1695  h  1719  (LL.  688),  1720  à 
1741  (LL.  689),  1741  à  1743  (LL.  690);  le  sixième  (LL.  691)  est  un  re- 
gistre d'obits  de  1621  à  1710;  et  le  septième  (LL.  692)  est  un  registre 
des  fondations  en  1545. 

Les  deux  premiers  cartons  de  la  section  administrative  (S.  3308-3309) 
renferment  la  déclaration  des  biens  des  chapelles,  la  déclaration  de  1790, 
les  titres  de  propriété  de  maisons  sises  rues  Pavée,  de  Savoie,  Gcrvais- 
Laurent,  du  Chantre,  de  l'Hirondelle,  du  Cimetière-Saint-André;  des 
titres  de  propriété  du  presbytère,  de  la  maison  du  suisse,  et  du  passage 
situé  près  du  portail;  un  inventaire  des  Archives  des  paroisses  de  Saint- 
André  et  de  Saint-Côme  dressé  le  5  floréal  an  u  et  jours  suivants;  le 
troisième  (S.  3310),  un  dossier  de  pièces  relatives  aux  droits  d'aniorlis- 
senient  et  de  nouveaux  acquêts;  une  déclaration  des  revenus  de  la 
fabrique  en  1691,  1763  et  1776;  un  mémoire  de  travaux  de  maçon- 
nerie, peinture,  faits  dans  les  chapelles,  et  un  très-précieux  procès- 
verbal  de  visite  faite  dans  l'église  par  l'architecte  Antoine. 

Les  deux  registres  cotés  S.  331 1  et  33 1 2  ont  pour  titre  :  Recueil  abrégé 
des  lettres,  tiltrcs  et  enseignemens  concernans  les  maisons,  lieux  et  héri- 
laiçes,  rentes  et  revenu  ordinaire  de  l'œuvre  et  fabrique  deSaint-André- 
des-Arcs,  par  Jacques  Bougon,  avocat  au  Parlement  en  1570;  1  vol. 
in-4°.  Un  carton  coté  S.  6135-6156  renferme  des  registres  de  recette» 
et  dépenses  de  la  charité  des  pauvres  de  la  paroisse  Saint-André. 

Dans  la  même  section,  on  conserve  des  pièces  de  comptabilité  (H.  3749- 
3750)  et  une  série  de  vingt-six  registres  des  comptes  de  la  fabrique 
des  années  1760  à  1787  (H.  4294-4319). 

L'historien  Monteil  possédait  dans  sa  bibliothèque  deux  volumes 
in-folio  manuscrits  concernant  Saint-André-dcs-Ars.  I*.  premier  était 
intitulé  :  Compte  que  rend  le  sieur  Jean  de  Bure,  libraire  à  Paris,  de  la 
recette  et  dépense  par  luy  faites  pendant  l'année  1746,  des  revenus  de 
l'œuvre  et  fabrique  de  S.  André  des  Arcs,  en  qualité  de  ma  rgu  illier 
comptable.  Le  second  avait  pour  titre  :  Compte  pour  l'œuvre  et  fabri- 
que de  l'église  S.  André  des  Arcs  rendu  en  1750,  par  Henry  Boulard, 
écuyer,  avocat  au  parlement,  conseiller  du  roy,  notaire  à  Paris,  en 
qualité  de  marguillier  comptable  de  cette  paroisse. 

IMPRIMÉS 

La  Sauce-Robert,  ou  avis  salutaires  à  Mr*  Jean  Robert,  grand  archi- 
diacre de  Chartres  (par  l'abbé  J.-B.  Thiers.  {S.  n.  d.  I  ».  d.)  12  juin  167«t 
pt  14  octobre  1678).  2  pièces  in-8°. 

An  sujet  de  la  mr<»  He  Saint- An. Ir^  n>*  Ar*. 


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282 


BIBLIOGRAPHIE 


La  Sauce-Robert  justifiée  (par  l'abbé  J-B.  Tbiers.)  (S.  ».  d.  L)  1679, 
àii-8". 

Principes  incontestables  opposez  aux  sophtsmes  de  maistre  Jean 
Robert,  docteur  en  théologie,  aspirant  à  la  cure  de  S.  André  des  Arcs. 
5,  n.  d.  L  n.  d.,  in-4%  20  p.  (Bibl.  Mai.,  na  18408  A—.) 

Factum  pour  maistre  Jean  Robert,  docteur  en  théologie  de  la  maison 
et  société  de  Sorbonne,  curé  «le  Saint- André-des-Arcs,  contre  maistre 
Nicolas  Matthieu,  bachelier  en  théologie,  et  prétendant  droit  à  la 
mesme  cure.  ln-4°. 

On  examine  dans  cet  intéressant  mémoire  ai  le»  chapelles  de  l'Université 
sont  de  véritables  titres  de  bénéfice  et  sur  le  tour  entre  plusieurs  copatrons 
pour  la  présentation  aux  bénéfices. 

Mémoire  pour  les  curé  et  marguillicrs  de  la  paroisse  de  Saint-André- 
des-Arcs,  demandeurs,  contre  les  Hennîtes  de  Saint-Augustin,  appeliez 
vulgairement  les  Grands-Augustins,  défendeurs.  Paris,  1733,  in-lbl. 
(Arch.  de  l'Emp.,  L.  033.) 

AiTcst  de  la  cour  du  parlement  de  Paris,  pour  messire  Jacques  Labbé, 
prêtre,  curé  de  Saint-André-des-Arcs,  à  Paris,  et  les  sieurs  marguilKcrs 
de  ladite  paroisse,  contre  les  Hennîtes  de  S  tint-Augustin,  appeliez  vul- 
gairement les  Grands-Augustins,  servant  de  règlement  pour  la  proces- 
sion du  très-saint  Sacrement,  le  jour  de  la  Fête-Dieu.  Paru,  s.  L  n.  d. 
(30  mars  1733),  in-4°.  (Arch.  de  l'Erap.,  L.  630.) 

Arrêt  de  la  cour  du  Parlement  donné  le  2  septembre  1783,  portant 
règlement  pour  les  pains  à  bénir  de  la  paroisse  de  Saint-Audrc-des- 
Arcs.  S.  ».  d.  L  n.  d.,  in-K  (Arch.  de  l'Emp.,  L.  «36.) 

Oflûcespropres  de  l'église  paroissiale  de  Saint-André-des-Arcs,  dressés 
selon  le  nouveau  bréviaire  de  Paris.  Parit,  1743,  in- 12, 

Oraison  funèbre  prononcée  en  l'église  Sai  net -André-des- Arcs ,  et 
obsèques  de  feu  messire  Christode  de  Thou,  eu  son  vivant  chevalier, 
conseiller  du  roy  nostre  sire  en  son  conseil  privé  et  d'Estat,  et  premier 
président  en  sa  cour  du  Parlement,  par  M.  Jean-Prévost,  docteur  en  la 
faculté  de  théologie,  chanoine  théologal  et  archiprestre  de  Saincl- 
Sèverin,  le  14  novembre  1382.  Paris,  1383,  in-*'.  (Bibl.  Mas., 
a»  10317  A.) 

Oraison  funèbre  j>roiinncéc  dans  l'église  de  Saint-André-des-Arcs, 
.au  service  solennel,  tait,  le  mercredi  17  juin  1643,  pour  le  très-chrétien 
roi  de  France  et  de  Navarre,  Louis  le  Juste,  par  maître  Antoine  de 
Breda,  curé  de  Saint-André-des-Arcs.  Parts,  1013,  in-8°. 

Oraison  funèbre  de  madame  Anne-Marie  Martinozzi,  princesse  de 
Conty,  prononcée  en  l'église  de  Saint-André-des-Arcs,  le  26  avril  1672, 
par  messire  Gabriel  de  Hoquette,  évesque  d'Autun.  Parié,  1672,  m-i". 
(Bibl.  Maz.,  n°  103701 . 


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SAINT  ANDRE-DES- ARS 


283 


Oraison  funèbre  de  très-haut,  très-puissant,  très-excellent  prince, 
François-Louis  de  Bourbon,  prince  de  Conty,  prononcée  dans  l'église  de 
Saint- Àndré-des- Arcs,  sa  paroisse,  le  21  de  juin  1709,  par  le  père 
Massillon,  prêtre  de  l'Oratoire.  Paris,  1709,  in- 4°.  (Bibl.  Maz., 
n'  10370  G.) 

Eloge  funèbre  de  messire  Claude  Léger,  curé  de  Saint- André-des- 
Arcs,  prononcé  en  l'église  de  cette  paroisse,  le  17  août  1781,  par 
messire  Jean-Baptiste-Charles-Marie  de  Beauvais,  évoque  de  Senez. 
Paris,  l781,in-4°.  (BibL  Max.,  n"  10371  R.) 

Mémoire  sur  les  calamités  de  l'hiver  1788-1789,  lu  dans  une  assem 
blée  tenue  à  l'hôtel  de  ville  de  Paris,  le  9  janvier  1789;  par  M.  Eléonorc- 
Marie  Desbois  de  Rocbefort,  curé  de  Saint-André-des-Arcs.  (Paris,)  au 
presbytère  de  Sainl-André-des-Arcs  (s.  <*.),  in-8«\ 

Voyez  aussi  Jaillot,  Recherches  sur  la  ville  de  Paris,  t.  V,  quartier 
Saint  André-des-Arcs,  p.  8;  Piganiolde  la  force,  Description  historique 
de  la  ville  de  Paris,  L  VII,  p.  75;  Thiery,  Guide  des  Amateurs,  t.  Il, 
p.  353;  J.-B.  de  Suint-Victor,  Tableau  de  Paris,  t  III,  2«  i>artie,  p.  617; 
Lcnoir,  Musée  des  monuments  français ,  t.  VI,  p.  47;  et  un  article  de 
M.  A.  Bonnardot  {Revue  universelle  des  arts,  t.  V.  1857,  p.  211,  article 
intitulé  :  Iconographie  du  vieux  Paris),  dans  lequel  ce  savant  cite  une 
gravure  de  Jean  Marot  en  1 660,  et  une  lithographie  de  Langlumé,  qui 
a  pour  sujet  la  Démolition  de  Saint-André  en  1800. 


GRANDS-AUGUSTIN  S 

70  On  la  nommait  aussi  Notre  Damc-dc-la-Rive.  Douze  prélats,  tant 
cvèques  qu'archevêques,  accordèrent,  par  leurs  lettres  datées  d'Avignon 
en  1321,  quarante  jours  de  pardon  à  ceux  qui  la  visiteraient. 

71  Lebeuf  aurait  pu  ajouter  que  le  même  roi  la  choisit  pour  la  céré- 
monie de  l'institution  de  Tordre  du  Saint-Esprit,  le  Ier  janvier  1579, 
que  le  clergé  de  France  y  tenait  ses  assemblées,  et  que  le  Parlement  et 
la  Chambre  des  comptes  y  tinrent  souvent  leurs  séances. 

71  II  y  avait  encore  la  confrérie  de  la  Ceinture  du  couvent  des  Au- 
gustins,  qui  fut  unie,  le  16  août  1634,  à  i'archiconfrérie  de  la  Ceinture 
de  Bologne. 

7*  Les  Grands- Augnstins,  qui  habitèrent  successivement  la  rue  Mont- 
martre en  1239,  dans  le  clos  du  Chardonnet,  rue  Saint-Victor  en  1290, 
prirent  possession  du  couvent  des  frères  de  la  Pénitence  de  Jésus-Christ, 
autrement  dits  Sachets,  en  1293,  grâce  à  la  protection  de  Philippe-le- 
Bel,  et  à  la  toute-puissance  de  leur  abbé,  le  célèbre  Cilles  de  Rome. 


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284 


NOThS   ET  ADDITIONS 


Le  couvent  des  Grands- Augustins,  qui  était  fort  vaste,  ne  renfermait, 
à  la  Révolution,  que  dix-huit  religieux  profès  et  quatre  frères  lais. 

Le  9  mars  1790,  François  Jausion,  docteur  de  Sorbonne  et  sous- 
prieur,  déclara,  au  nom  du  prieur  Michel  Grise,  que  ie  grand  couvent 
et  collège  général  des  Augustins  jouissait  d'un  revenu  de  65,273  livres 
14  sous  8  deniers1,  tandis  que  les  charges  ne  dépassaient  pas  9,674  li- 
vres 8  sous  *. 

«  La  bibliothèque,  est-il  dit  dans  cette  déclaration,  est  composée  de 
livres  que  les  religieux  ont  achetés  de  leur  pécule  et  qu'ils  ont  laissés 
en  mourant.  Il  ne  faut  pas  s'étonner  qu'il  y  ait  beaucoup  d'ouvrages 
incomplets.  Ce  défaut  en  a  facilité  l'acquisition.  Elle  consiste  en  dix- 
huit  mille  cinq  cent  cinquante  volumes,  y  compris  quatre  cent  vingt- 
six  volumes  manuscrits,  parmi  lesquels  se  trouvent  une  grande  Bible 
en  vélin,  qu'on  estime  être  du  xue  siècle,  et  un  petit  volume  très* 
rare,  intitulé  :  Conceptions  Bibliœ.  »  On  sait  que  c'est  à  cette  biblio- 
thèque que  Gilles  de  Rome  avait  légué  ses  livres  en  1316,  a  otnnes 
libros  philosophicos,  thcologicos  et  juridicos  ac  oinnes  alios  cujuscum- 
que  facultatif  existantes  quos  habcbal  in  domo  archiepiscopali  Dituri- 
censi  seu  in  domo  fratrum  BHuricensium  s.  »  (Voy.  une  charte  de 
1316,  S.  3632-3640,  pièces  retirées).  Le  18  mars  1791,  on  apposa  les 
scellés  sur  cette  bibliothèque,  dont  une  partie  se  trouve  à  la  biblio- 
thèque Mazarine,  et,  le  7  octobre  suivant,  on  dressa  l'inventaire  des  ob- 
jets mobiliers.  Les  religieux,  à  l'exception  de  deux  moines  incapables 
d'être  transportés  à  cause  de  leur  âge  et  de  leur  maladie,  furent  con- 
duits dans  la  maison  des  Carmes  de  la  place  Maubert.  On  porta  l'argen- 
terie à  la  Monnaie,  on  vendit  sur  place  les  grilles  de  l'église,  et  l'on 
établit  dans  l'une  des  cours  les  presses  de  Didot  pour  la  fabrication  des 
petits  assignats. 

L'église  des  Grands-Augustin*  renfermait  les  tombeaux  de  : 

Raoul  III  de  Briemie,  comte  d'Eu  et  de  Guines  (1350)  [enterré  duus  la 
cour  parce  qu'il  avait  eu  la  tète  tranchée].*  Jacques  de  La  Fontaine,  cbev., 
seign.  de  Malgencste  (2  oct.  1652).  *  Louis  Boulart,  march.  (1590);  •Tous- 
saint Boulait,  Augustin,  son  frère  (1596)  *  Louis  Robin,  prêtre  habitué  au 

1  Les  revenus  se  décomposaient  ainsi  :  loyers  des  maisons,  61,785  liv. 
16  s.;  rentes  perpétuelles.  3,460  1.  18  s.  8  den. ;  loyer  de  deux  arpents  de 
terre  à  Suresues,  24  1. 

«  Les  charges  consistaient  en  1,193  1.  de  rentes  perpétuelles;  4,533  1.  de 
rentes  viagères;  5,141  I.  8  s.  de  décimes  et  impositions  ecclésiastiques. 

5  La  marque  de  la  bibliothèque  des  Grands  •Augustins  représentait 
8.  Augustin  sur  sa  cathedra ,  ayant  h  ses  genoux  Gilles  de  Rome.  Au-dessus 
de  la  tète  mitrée  de  S.  Augustin,  on  li-tûl  :  S.  ArorsTixrs,  et  aux  pied» 
de  Gilles  de  Rome:  .Emdic*  iiomani  s  ;  nulour  on  lisait:  Général.  <on- 

VEX.  PAR!*t«.  OAMMS  S.  An.l\*TINI. 


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GRANDS-AIGUST1.NS  28. > 

• 

collège  d'Autuu  (1599).'  D.  Le  Chas,  trésorier  de  France  (1602).  •  Henri 
Leveaque,  cons.  au  pari.  (1650).*  Jacques  Rousseau ,  mareb.  (1678).  •Nico- 
las Coquet,  march.  chandelier  (1703).  *  Eustacbe  du  Caurroy,  du  Beauvoiais, 
réputé  le  prince  des  musiciens  (1609).  Louis  Bourdon,  drapier,  natif  d'Amiens 
(25  avril  1618);  Catherine  Le  Maire,  sa  femme  (16. .?).  Joseph  Le  Clerc  de 
Lvsseville,  seign.  de  Thun  et  d'Evesquemont,  cons.  au  pari.  (7  sept.  1700). 
Nicolas  de  Grimouville,  seign.  de  Larchant,  chev.  des  ordres  du  roi,  capi- 
taine des  gardes  des  rois  Henri  III  et  Henri  IV  (28  février  1592);  Diane  de 
Vivonne  de  La  Châtaigneraie,  sa  femme  (?).  Bernard  Cherin,  écuyer,  généa- 
logiste et  historiographe  des  ordres  du  roi  (21  mai  1785).  Jacques  Polan, 
comte  de  Yicence,  chev.  de  l'ordre  de  Saint-Michel  (Ie*  nov.  1620).  Jérôme 
Luillier,  proc.  gén.  à  la  chambre  des  comptes  (16  sept.  1633).  Elisabeth 
Dreux,  su  femme  (24  avril  1619).  Charles  Brulart  de  Léon,  ambassadeur 
(25  juillet  1649).  Honoré  Barentin ,  cons.  du  rui  en  ses  conseils  d'État  et 
privés,  secrét  du  roi,  maison  et  couronne  de  France  et  de  ses  finances, 
seign.  de  Cbaronne-lès-Paris,  etc.  (18  mai  1639);  Anne  du  Hamel ,  sa  femme 
(20  nov.  1639).  Jacques-Honoré  Barentin,  chev.,  vicomte  de  La  Mothe,  baron 
de  Mauriac,  etc.,  cons.  du  roi,  en  ses  conseils,  président  en  son  grand  cons. 
(février  1639).  Françoise  Ribeyre,  femme  de  Charles-Honoré  Barentin,  chev.  (25 
juillet  1694).  Achille  Barentin,  chev.,  seign.  châtelain  de  Mons,  Sceaux  et 
autres  lieux,  cons.  au  pari.  (17  juin  1798).  Philippe  de  Commines,  baron 
d'Argentan  (16  août  1509);  Hélène  de  Chambes,  sa  femme  (15. .?);  Jeanne, 
sa  fille,  femme  de  René  de  Penthièvre  (1514).  Jacques  de  Sainte-Beuve, 
prêtre,  docL  de  Sorbonue,  profess.  de  théologie  (1676).  Gui  du  Faur,  seign. 
de  Pibrac,  poète,  présid.  à  mortier  (12  mai  1584);  Jeanne  de  Custos,  sa 
femme  (18  oct.  1602).  Rerai  Belleau  (Remigius  B^Mnqueus),  poète  (6  mars 
1577).  Jean-Baptiste  Sapin,  cons.  au  pari,  de  Paris  (pendu  par  les  calvinistes 
le  2  nov.  1562).  Pierre  Quiqueran,  de  Beaujeu.  évéque  de  Senez  (17  août 
1550).  Pierre  Dussayez,  chev.,  seign.  et  baron  du  Poyet  (10  avril  1458). 
Charles-Henri  de  Maison,  chev.,  cons.  du  roi,  doyen  et  premier  maître  des 
requêtes  de  son  hôtel ,  seign.  de  Bercy  et  autres  lieux  (30  mai  1676).  Engel- 
bert,  fils  d'Engelbert  de  Clèves,  comte  de  Nevers,  etc.  (16  février  1498). 
Isabeau  de  Bourgogne,  dame  de  Neauphle,  femme  du  Pierre  de  Chambly 
(1323).  Jeanne  de  Valois,  comtesse  de  Beaumout-le-Roger,  femme  de  Robert 
d'Artois  (9  juillet  1363).  Gilles  de  Rome,  archevêque  de  Bourges  (22  déc. 
1316).  Louis  Vauceman,  évùque  de  Chartres  (1357).  Bon  de  Broé,  chev., 
seign.  de  Marches  et  de  Beaudien ville,  cons.  du  roi  et  président  en  la 
chambre  des  enquêtes  du  pari,  de  Paris  (mars  1588).  Anne  de  Bruere  (?). 
Bon-François  de  Broé ,  chev.,  seign.  de  Laguette,  conseiller  du  roi,  etc.  (T); 
Madeleine  de  Haquenville,  sa  femme  (?).  Bon-André  de  Broé,  chev.,  seign. 
de  Laguette,  cons.  du  roi  et  maître  des  requêtes  ordin.  de  son  hôtel  (?); 
Eléonore  Le  Maître,  sa  femme  (?).  Pierre  Moutchal  (1627);  Jean  de  Mout 
i-îibl ,  ahhé  de  Saint-Arnaud  de  Boissi  ;  Françoise  de  Montchal ,  femme 
de  Charles  de  Grasset  (25  déc.  1635).  Charles  de  Montchal,  orchev.  de  Tou- 
louse (22  août  1651).  Pierre  de  Montchal ,  raattre  des  requêtes  (21  sept.  1651); 
Elisabeth  Dupré,  sa  femme  (28  août  1655);  Catherine  de  Montchal,  leur 
fille  {27  avril  1753).  Charles-Louis  de  Montchal ,  avocat  général  à  la  cour  des 
comptes  (1686).  Diane  de  Rohan,  femme  de  François  de  La  Tour  Landry, 


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280  NOTES  KT  ADDUIO.-HS 

chev.  (20  avril  1535,;  Krauçoia  de  Bolian,  arch.  de  Lyou,  sou  graad-oucle  (?). 
Jean- Baptiste  de  Gondi,  maître  d'hôtel  dee  rois  Charles  IX  et  Henri  lit  (1580). 
Anne  d'ICst,  duchesse  douairière  de  Guise,  comtesse  de  Guise,  dame  de  Mon- 
targi*  (17  mai  1607).  Henri  de  Savoie  (10  juillet  1632).  Louis  Chantereau , 
évéque  de  Màcou,  relig.  augustin,  cons.  du  roi  (24  sept.  1531)  [son  cœur  seu- 
lement]. Barthélémy  SpUame,  Lucquois  (15  sept.  1385)  ;  Jeanne  de  Padolin. 
sa  seconde  femme  (Il  oct.  1381;  Catherine  de  IlonneOeur,  sa  première  femme 
(18  sept  1346).  Marguerite  de  Lyon,  femme  de  Jean  Spifame,  cons.  au  pari, 
seigu.  de  Bisseaui  (10  juillet  1580);  Augustin  «Spifame,  leur  flls  (déc.  1586). 
Anne  de  Marie,  femme  de  Gaillard  Spifamc,  général  dea  financer*  (9 juin 
1529).  Gilles  Spifamc,  évéque  de  Nevers  (avril  1578  .  Antoine  de  Lyon,  cous, 
en  la  grandchambre,  lwr  présid.  eu  la  cour  des  monnaies  (T).  Jean  Spifame 
(oct.  1590).  Nicolas  d'Anjou ,  ÛU  de  Nicolas  et  de  Gabriel  de  Mareuil  (26 
août  1557).  Guy  d' Arbalète,  seign.  de  La  Hivière,  pré*,  de?  enquêtes  (21  juin 
1514;;  Charlotte  de  Marie,  sa  femme  (31  déc.  1499).  Louis  Maroffîn,  chev., 
seign.  de  Maroffin,  etc.  (7  fév.  1568).  Guillaume  Brousselée,  écuyer  d'écurie 
du  duc  de  Berri  (5  août  1407).  Florimond  Kobertet,  secrét  d'Rtat  (7).  René 
de  Beauveau,  écuyer,  seign.  et  baron  de  Saiot-Galien,  en  Lodunoi*  (25  mars 
1510).  Jeanne  de  Cambrai,  femme  de  Jean  de  Marie,  l"  présid.  du  pari,  de 
Toulouse  (31  nov.  1474).  Isabelle  de  Cambrai,  fille  du  1"  présid.  Adam  de 
Cambrai,  chevM  et  femme  de  Guillaume  Colombel,  cous,  du  roi  (14  déc. 
1482).  Pierre  dTsaayez,  chev.,  baron  du  Poyet  (10  avril  1348).  Marie  Bros- 
set,  femme  de  Jean  Sapin,  receveur  géuéral  du  Languedoc  (3  février  1533). 
Louis  Jouan  (l,r  avril  1414).  Jacques  de  Poyenue,  chev.  (nov.  1609).  Henri, 
dit  Bridoul  de  Moutigny,  chev.  (1373).  Augustin  Ysbarre,  uatif  de  Lucques 
(août  1425).  Claude  Bazin,  cons.  et  aumôn.  du  roi,  abbé  de  Salot-Martin  de 
Laou  (30  déc  1611).  Françoise  Gilbert,  femme  de  Jean  Viole,  seign.  d'Ai- 
greinout,  avocat,  etc.  (27  avril  1515).  Benoit Hospide,  seign. delà  Busslère, en 
Augoumois,  mort  à  la  bataille  de  Saint-Denis  (1»  10  nov.  1567),  à  vingt-deux 
ans.  Antoine  du  Prat, seign.  de  Nantouillet, chambellan  du  roi,prévôt  de  Paris, 
coinpagnou  de  guerre,  du  susdit  Benoit,  lui  fit  élever  ce  marbre  le  5  déc. 
1568.  Jean  de  Cbarpaignes,  maître  des  req.,  archid.  de  Saint-Flour  (?).  Jean 
Alligret,  seign.  de  Cliehy  et  du  Plessis -Chalain,  cons.  et  lieut  civil  (2  juillet 
1583).  Guillemette  Lhuillier,  sa  femme  (?).  Albise  d'Elbene,  gentilhomme 
florentin,  habitué  à  Paris  (6  janvier  1503).  Louis  du  Chastel  (1326).  Beraul 
Brisson,  licencié  ès  lois  et  cons.,  natif  de  Valence,  en  Auvergne  (6  nov.  1410). 
Alis  de  Vauboulou,  fille  de  Jean  de  Vauboulon ,  et  femme  de  Berault 
Brisson  (?). 

t  L'épitaphe,  qui  est  de  Clément  Marot,  communes  ainsi  : 

Vous  qui  avez  amitié  nuptiale , 
Vous  qui  priset  charité  cordiale. 

Cette  épitaphe  a  éto  imprimé  dans  l»-s  œuvres  de  Clément  Xf.imt.  I.n  Haye,  1 T3 1  ; 
tonw  m,  p.  551. 

Tous  les  personnage*  appartenant  à  la  famille  d«»  S;>itauie  étaient  réunis  dan*  une  clupelle 
dite  des  S,  ifarae,  qui  fut  refaite  et  réparée  en  janvier  1620,  par  Samuel  Spifame,  con- 
cilier d'État,  su  relonr  d'ambassade  *n  Angl»Urrp,  où  il  ^Lùt  r*>*l#  cinq  ans  pour 
servie*  du  roi. 


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CRAM)5-AU«L8TINS 


L'église  renfermait  aussi  des  mausolées,  des  éoitaplies,  des  marbres, 
des  vitraux  et  autres  objets  précieux;  ils  furent  tous  transportés  au  Mu- 
sée des  monuments  français.  Parmi  ces  objets,  on  remarquait  un  bas- 
relief,  conservé  aujourd'hui  à  l'Ecole  des  Beaux-Arts,  et  qui  était  placé 
sur  la  façade  septentrionale  de  l'église,  auprès  de  l'abside.  Ce  bas -re- 
lief rappelait  l'amende  honorable  que  firent,  en  présence  des  religieux, 
Jean  Bayart,  sergent  à  verge,  Gillet,  Roland  et  Guillaume  de  Besançon, 
qui  avaient  tiré  violemment  du  couvent  le  frère  Aimeri,  et  qui  avaient 
tué  Pierre  de  Gougis,  autre  religieux. 

L'ordre  du  Saint-Esprit  avait  fait  décorer  de  sculptures  et  de  pein- 
tures les  salles  de  séance.  On  y  voyait  les  portraits,  bustes,  écussons, 
noms  et  dignités  de  tous  les  cardinaux,  prélats,  commandeurs  et  cheva- 
liers reçus  dans  cet  ordre  depuis  son  établissement.  \a  plus  grande 
iwrtic  fut  portée  au  musée  des  Petits-Augustins. 

Devenu  propriété  nationale,  le  couvent  fut  vendu  le  1 3  ventôse  an  v 
(  3  mars  1797)  et  1"  brumaire  an  vi,  puis  démoli.  On  éleva  sur  cet  etn- 
placemcnt  le  marché  à  la  volaille  et  au  gibier,  dont  la  première  pierre 
(ut  posée  le  17  septembre  1809.  La  construction  en  avait  été  ordonnée 
par  décret  du  î'î  septembre  1807;  on  l'agrandit  en  1813  et  en  1814. 


BIBLIOGRAPHIE 

MANUSCRITS 

Les  documents  relatifs  à  l'abbaye  des  Grands-Augnstins  sont  conser- 
vés aux  Archives  de  l'Empire,  dans  les  sections  administrative  et  histo- 
rique. 

Dans  la  section  administrative,  il  y  a  huit  cartons  et  un  registre. 

Les  deux  premiers  carions  (S.  3632-3633)  renferment  la  déclaration  de 
1790,  le  procès-verbal  de  visite  du  20  avril  1790,  le  procès- verbal  d'ap- 
position des  scellés,  des  pièces  concernant  les  terrains  et  bâtiments 
abattus  pour  faire  la  rue  Dauphinc,  des  pièces  de  procédure  au  sujet 
des  servitudes  du  couvent,  à  la  décharge  des  eaux  pluviales,  etc.,  etc., 
des  états  des  lieux  des  maisons  appartenant  aux  Augustins,  diverses 
quittances  et  décharges  ;  le  troisième  (S.  3634),  des  contrats  d'adjudi- 
cation des  titres  de  rentes,  des  documents  relatifs  à  la  fondation  de 
Philippe  de  Gommines,  la  donîition  faite  par  le  célèbre  historien  d'un 
moulin  sis  en  la  ville  de  Dreux,  des  pièces  concernant  le  cimetière 
de  Saint-Jean  ;  le  quatrième  (S.  3635),  des  baux  de  boutiques  situées 
sur  le  quai  des  Augustins,  des  baux  et  autres  pièces  concernant  les  pro- 
priétés des  Augustins  à  Paris;  les  cinquième  et  sixième  (S.  3636-3037) T 
des  baux  de  maisons  situées  rue  Dauphine  ;  les  septième  et  huitième 


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288 


BIBLIOGRAPHIE 


(S.  3638-3639),  des  baux  de  maisons  situées  sur  le  quai  des  Àugustias, 
des  pièces  relatives  au  droit  d'amortissement,  des  titres  de  fondation,  un 
registre  intitulé  :  Le  directoire  du  R.  P.  procureur  du  couvent  et  collège 
général  de  Paris  de  Tordre  des  frères  Ermites  de  Saint-Augustin,  à  Pa- 
ris, 1653,  in-4°,  un  inventaire  des  archives,  en  1608,  des  devis  et  mar- 
chés. 

Le  registre  coté  S.  3640  est  intitulé  :  Livre  H  des  contracts  du  grand 
couvent  de  Paris  de  Tordre  des  frères  Hermites  de  Saint-Augustin,  com- 
mencé Tan  1 654,  in-folio.  Ce  volume  est  important  à  consulter  pour 
l'histoire  du  couvent. 

Dans,  les  pièces  retirées  (S.  3632-3640),  quelques  pièces  importantes 
de  Gilles  de  Rome,  et  des  titres  de  procédure  d'une  affaire  entre  l'abbé 
de  Saint-Denis  et  les  religieux,  au  sujet  des  eaux  pluviales  qui  se  dé- 
versaient dans  l'hôtel  de  l'abbé  de  Saint-Denis. 

Dans  la  section  historique,  il  y  a  deux  carions  et  deux  registres. 

Le  premier  carton  (L.  08  i)  renferme  un  mémoire  des  travaux  de  ma- 
çonnerie, charpenterie,  etc.,  exécutés  en  1299  et  1300,  au  couvent  des 
Grands-Augustins.  Ce  mémoire,  assez  long,  quoique  malheureusemeot 
incomplet,  est  curieux  à  consulter  pour  le  prix  de  la  main-d'œuvre  à 
cette  époque  ;  une  lettre  datée  de  Cologne  en  1317  qui  atteste  que  le  chef 
de  Sainte-Julienne  conservé  dans  le  couvent  est  une  relique  des  onze 
mille  vierges  ;  une  lettre  de  douze  prélats,  tant  évèques  qu'archevêques, 
donnée  à  Avignon  en  1 324,  qui  accordait  quarante  jours  de  pardon  à 
ceux  qui  visiteraient  l'église  des  Augustin*  ;  des  copies  de  bulles,  lettres  de 
la  bénédiction  faite  eu  1 393  de  terres  situées  entre  l'église  et  la  Seine,  des 
lettres  de  Gilles  de  Rome,  des  pièces  relatives  à  la  cession  faite  en  1293 
du  couvent  des  frères  Sachets,  un  dossier  de  pièces  de  1259  à  1290,  rela- 
tives à  la  première  demeure  des  religieux,  rue  Montmartre,  près  Saint- 
Eustache,  des  documents  relatifs  au  Clos  du  Chardonneret;  le  second 
(L.  922),  une  série  de  pièces  diverses  de  1409  à  1490,  un  état  des  cou- 
venls  des  Grands-Augustins  dans  la  province  de  Narbonnc,en  Bourgogne, 
un  appointement  entre  les  religieux  et  Saint-Séverin  au  sujet  des  sé- 
pultures, en  1423,  des  bulles,  des  privilèges  de  1423,  1486,  une  bulle  de 
1490  qui  donne  au  couvent  de  Paris  les  reliques  de  saint  Acace  et  de  ses 
compagnons,  l'acte  d'union  de  la  confréiic  de  la  Ceinture  du  couvent  des 
Augustins  de  Paris  à  l'archiconfrérie  de  la  Ceinture  de  Bologne,  le 
26  août  1634.  Cet  acte  est  enrichi  de  miniatures. 

Le  premier  registre  (LL.  1471)  est  intitulé  :  Répertoire  des  litres  en 
1746;  le  second  (LL.  1472)  est  intitulé  :  Orbis  Augustinianus. 

IMPRIMÉS 

Couvent  des  Grands-Augustins;  déparlement  et  district  de  Paris;  sec- 
tion du  Théâtre-Français.  Histoire  de  l'ordre  et  du  couvent,  par  Aubin 
Louis  Millin.  1791,  in-4». 


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CRAÎ10S-AUGUST1SS  289 

Celte  nionogruulue,  insérée  sou*  le  u°  xxv  dau&  le  tome  III  des  Antiquité» 
nationale»  de  Millin,  est  accompagnée  de  douze  planches  lithograptaiéea  repré- 
sentant :  i»  Vue  du  couvent  :  bas-relief  du  coin  de  la  rue  des  Grands-Augus- 
tins;  autre  bas-relief  au-dessus  de  la  porte  d'entrée;  2*  Costume  des  religieux; 
chaire  de  saint  François  d'Assise,  de  Germain  Pilon;  3°  Mausolées  de  La  Fon- 
taine et  de  Jacques  Polan;  4°  Mausolées  de  Nicolas  Bourdon,  de  Leclerc  de 
Lesseville  et  de  Pierre  Brulard  ;  5*  Mausolées  de  Larchant  et  de  Bernard 
Cherin;  6«  Mausolées  de  Jérôme  l'Huilier  et  de  son  épouse;  7°  Mausolée» 
d'Honoré  Barentin  et  de  son  épouse;  8»  Statue  de  Charles  V;  mausolée  de 
Philippe  de  Comines,  de  sa  femme  et  de  sa  fille;  9°  Ornemens  singuliers  de 
la  chapelle  de  Comines;  10°  Ancien  costume  des  religieux;  grand  autel  et 
partie  du  chœur;  11*  Stalle  royale,  portraits  de  Henri  II  et  de  Catherine  de 
Médicis,  d'après  des  vitraux;  12°  Tombeau  de  Gilles  de  Rome  et  de  Louis  de 
Vauceman. 

Pétition  à  l'Assemblée  nationale,  par  les  religieux  Augustins,  près  le 
Pont-Neuf,  à  Paris.  1790,  in-8\ 

Les  cérémonies  tenues  et  observées  à  l'ordre  et  milice  du  S.  Es- 
prit, institué  par  le  très  chrestien  roy  Henry  III,  roy  de  France  et  de 
Pologne,  en  l'église  des  Augustins,  à  Paris.  Paris,  1620,  in-8% 

Les  cérémonies  royalles  qui  se  doivent  faire  à  la  réception  de  mes- 
sieurs les  chevaliers  de  l'ordre  du  S.  Esprit,  en  l'église  des  Augustins 
de  Paris,  commençantes  aux  vespres  au  dernier  jour  de  l'an  1619,  et 
durant  le  service  de  la  messe  et  vespres  du  premier  jour  de  Tan  1620, 
et  le  lendemain  second  jour  au  service  des  trespassez.  Le  tout  selon  le 
cérémonial,  ordonnances  et  statuts  dudit  ordre.  Paris,  1609,  in-8°,orné 
d'une  gravure  représentant  Louis  XIII  à  cheval. 

L'ordre  observé  en  la  procession  generalle,  faicte  à  Paris  (aux  Au  - 
gustins), le  26  octobre  1614.  Le  roy,  la  royne,  princes  et  princesses  de 
France  y  assistons.  Pour  esmouvoir  le  peuple  à  dévotion  sur  l'heureux 
succez  des  estais  géneraulx,  par  M.  C.  Jourdan,  huissier  des  comptes,, 
parisien.  Paris,  s.  d.,  in-12  (22  p.). 

Les  statuts  de  la- Congrégation  des  Pénitens  de  l'Annonciation  de 
Notre-Dame  (aux  Augustins),  par  le  commandement  et  privilège  du  roy. 
Paris,  1583,  in-8°.  (Bihl.  Maz.,  n°346137.) 

Lettres  patentes  du  roy,  en  forme  de  commission,  portant  établisse- 
ment d'une  chambre  des  vacations  dans  le  couvent  des  Grands-Augus- 
tins  de  Paris,  du  27  septembre  1720,  registrées  en  ladite  chambre,  le 
7  octobre  1720.  S.n.  d.  /.,  in-4\ 

La  communauté  des  marchands  bouchers  de  Paris,  fera  chanter,  etc. 
Paris,  1729,  in-folio  piano. 

Affiche  annonçant,  pour  le  20  septembre  1729,  au  nom  de  la  communauté 
des  marchands  bouchers  de  Paris,  un  Salut  et  un  Te  Deum  dans  l'église  de» 
pères  Augustins,  en  action  de  grâce  de  la  naissance  du  Dauphin. 

t.  m.  u> 


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290  NOTES  ET  ADDITION» 

• 

Monseigneur,  nous  avons  nionneur  de  vous  invite  r,  etc.  S.  /.*.d.,in-4°. 

Invitation  faite  aux  évéques,  le  13  mai  17*5,  par  les  ageuU  généraux  du 
clergé  de  France,  de  se  rendre  h  la  messe  solennelle  célébrée  en  l'église  de» 
Grands- Augustins  pour  la  conservation  du  roi  Louis  XV. 

Oraison  funèbre  prononcée  en  l'église  et  monastère  des  Augustins, 
aux  obsèques  et  funérailles  de  M.  Guy  du  Faur,  seigneur  de  Pibrac, 
conseiller  du  roy  en  son  privé  conseil  et  d'État,  président  en  sa  court  de 
parlement  et  chancelier  de  feu  Monseigneur  frère  du  roy  et  de  la  roine 
de  Navarre,  ensemble  ses  derniers  propos  tenus  avant  son  trespas,  dédié 
à  hault  et  puissant  seigneur  monseigneur  le  duc  de  Guise,  par  F.  Pierre 
Pain  et  Vin,  docteur  en  théologie,  religieux  profez  de  Tordre  de  Saint- 
Augustin.  Paris,  1584.  in-8\  (Bibl.  Mai.,  n»  346  1  39.) 

Oraison  funèbre  prononcée  dans  l'église  des  Augustins  du  grand  cou- 
vent de  Paris,  au  service  solennel  fait  par  le  clergé  de  France  le  pre- 
mier juin  1043,  pour  le  très  chrcstîen  roy  de  France  et  de  Navarre 
Louys-le-Juste,  par  MM. Nicolas Grillie, évesque  et  comte  d'Uzez, seconde 
édition.  Pari*,  1643,in-4".  (Bibl.  Maz.,n*  10370  Zn.) 

Oraison  funèbre  pour  monseigneur  l'archevesqucdc  Bourdeaux  (Henry 
d'Escoubleau  de  Sourdis),  prononcée  dans  l'église  du  grand  couvent 
des  Augustins,  le  14  de  juillet  de  l'année  1645,  par  M.  Denys  de  la 
Barde,  évôque  de  Saint-Brieuc.  Part*,  1640,  in-4°.  (Bibl.  Maz.,n°  12499.) 

Oraison  funèbre  pour  monseigneur  l'évesque  de  Bazas,  prononcée 
dans  l'église  du  grand  couvent  des  Augustins,  le  24  novembre  de  l'an- 
née 1645,  par  Antoine  Godcau,  évesque  de  Grasse,  etc.  Paris,  1646, 
in-4".  (Bibl.  Maz.,  n°  12499.) 

Oraison  funèbre  prononcée  dans  l'église  des  Augustins  du  grand  cou- 
vent de  Paris,  au  service  solennel  fait  par  l'assemblée  générale  du  clergé 
de  France,  le  1 3  mars  1 666,  pour  la  reyne-mère  du  roy,  par  Mgr  H.  Ser- 
rony,  évesque  de  Mendc.  Parf«,  1660,  in  -4°.  (Bibl.  Maz.,  n°  10370  Z1.) 

Sermon  presché  à  l'ouverture  de  l'assemblée  générale  du  clergé  de 
France  le  9  nov.  1681,  à  U  mes>e  solennelle  d*'i  Saint-Esprit,  dans 
l'église  des  Grand.— Augustins,  par  J.-B.  Bosquet.  Paris,  1682,  in-4°. 

Oraison  funèbre  du  Ires-haut  et  puissant  seigneur,  messire  Michel 
Le  Tcllier,  chevalier,  chancelier  de  France,  et  prononcée  à  Paris  dans 
l'église  des  Grands- Augustins  le  deuxième  jour  de  mars  1 686,  par 
M.  l'abbé  Maboul.  Paris,  1686,  in-4».  (Bibl.  Maz.,  n«  10370  Z.) 

Oraison  funèbre  de  très-haut,  très-puissant  et  excellent  prince,  mon- 
seigneur Louis,  dauphin,  prononcée  le  12  mai  1766,  devant  rassemblée 
générale  du  clergé  de  France,  dans  l'église  des  Grands-Angustins, 
par  messire  Jean-Baptiste-Marie  Champion  de  Cicé,  évêque  d'Auxerre. 
Pans,  1766,  in-4°.  (Bibl.  Maz.,  n°  10371  A«.) 

Voyez  aussi  Jaillot,  Recherches  sur  Paris;  t.  V,  quartier  Saint-André- 


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COLLEGE  d'aUTUN 


des- Arcs,  p.  23;  Pigauiol  de  lu  Force,  Descript ion  historique  de  la  ville 
de  Paris,  t.  VU,  p.  i  16;  Lcnoir,  Musée  desmonuments  français,  t.  II,  p.  123, 
IV,  p.  158  à  163;  J.-B.  de  Saint-Victor,  Tableaude  Paris,  t.  III,  2«  partie, 
p.  600;  Thierry,  Guide  de  l'amateur,  t.  II,  p.  464;  le  Magasin  pittoresque. 
t.  XI,  p.  160;  la  Revue  universelle  des  arts,  année  1857,  p.  211. 


COLLÈGE  D'AUTUN 

T*  Les  maisons  achetées  en  vue  de  cet  établissement  furent  amorties 
dès  le  mois  de  décembre  1338;  mais  le  collège  ne  Tut  réellement 
fondé  qu'en  1341.  Il  devait  se  composer  alors  d'un  principal,  d'un  cha- 
pelain et  de  quinze  boursiers,  dont  cinq  étudiants  en  théologie,  cinq  en 
dixrit  et  cinq  en  philosophie.  Les  étudiants  étaient  au  nombre  de  dix- 
huit  au  commencement  du  xiv*  siècle.  Un  inventaire,  que  j'ai  trouvé 
dans  le  carton  M.  80  de  la  section  historique,  aux  Archives  de  l'Empire, 
permet  de  se  représenter  l'intérieur  de  ce  collège,  vers  1462.  Les  do- 
cuments de  ce  genre  ne  sont  pas  assez  nombreux  pour  les  laisser  dans 
l'ombre.  Celui  dont  je  parle  renferme,  non-seulement  l'état  mobilier 
des  salles  du  collège,  la  liste  des  joyaux  de  la  chapelle  et  des  ornements 
sacerdotaux,  mais  aussi  le  catalogue  des  livres  de  la  bibliothèque.  Lire 
le  catalogue  d'une  bibliothèque  de  collège,  c'est  s'initier  naturellement 
aux  études  qui  y  étaient  faites,  et  entrer  plus  avant  qu'on  ne  le  fait 
généralement  dans  la  connaissance  des  auteurs  alors  en  vogue. 
L'étude  d'un  semblable  document,  au  point  de  vue  littéraire,  pourrait 
faire  naître  bien  des  réflexions;  mais  je  me  réserve  de  traiter  ailleurs 
la  question  que  pourrait  soulever  l'examen  de  ce  catalogue,  et  je  me 
contente  de  le  publier  ici,  in  estensot  avec  quelques  notes  qui  m'ont 
paru  indispensables  pour  rappeler  au  lecteur  les  noms  d'auteurs  ou 
les  titres  d'ouvrages  avec  lesquels  il  pourrait  n'être  pas  familier. 

INVENTAIRE  DES  BIENS  MEUBLES  TROUVEZ  EN  LOSTEL  DU  COLLIEGE  DAU5TUN 
PRES  SAINT  ANDRE  DES  ARS  A  PARIS  COMMANCÉ  A  FAIRE  PAR  NOUS  JEHAN 
GOUGE  ET  GUILLAUME  DE  V1C  CONSEILLERS  DU  ROY  NOSTRE  SIRE  EN  LA 
COURT  DE  PARLEMENT  ET  COMMISSAIRES  EN  CESTE  PARTIE  LES  XXIX#  ET 
XXXe  JOURS  DU  MOYS  DE  JUILLET  L'AN  MIL  QUATRE  CENS  SOIXANTE  ET  DEUX 
ET  ICELLUI  AVONS  PARACHEVÉ  AINSI  QUIL  APPERT  PAR  LA  COXTINUACION 
DU  DIT  INVENTAIRE  LES  Xe  ET  XI  JOURS  DU  MOYS  DAOUST  ENSSUIVANT  AU 
DIT  AN  MIL  CCCC  LXII. 

Et  premièrement  est  assavoir  que  en  la  librairie  dudit  colliege  a  dix  banc* 
doubles  à  se  seoir  d'une  part  et  dautre  et  ung  poupitre,  esquelz  bancs  et 
poupitre  ont  esté  trouvez  enchainez  les  livres  qui  s'ensuyvent  qui  sont  inti- 
tulez sur  la  couverture  d'iceulx,  ilesqnelx  le  premier  s'ensuit  : 


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2^2  JIOTES  ET  ADDITIONS 

Questiones  Ubri  Pbisicorum  Alberti  de  Saxonia  »,  coimnançant  ou  second 
fueillet  dieellui  ûcdpitur,  et  finissant  ou  penultime  Pott  remiidomm. 

Iteni,  Egidius  super  lîbro  de  Anima*,  coinmauçant  ou  deuxième  fueOleUd 
videnciam*  et  finissant  ou  penultime  Informaidt. 

Item,  Liber  dictarum  universahum,  conuuançaut  ou  deuxième  fueiliet  Et 
nature,  et  finissant  ou  penultime  Sinuendi. 

Item,  textus  Ethicorum»,  commençant  ou  deuxième  fueillet  pecudum^  et 
finissant  ou  penultime  non  kabet  for. 

Item,  Priscianus  minoré  commançant  ou  deuxième  fueillet  versum, et  finis. 

ant  ou  penultime  veto  U. 

Item,  Thomas  super  posteriorum  et  de  Anima»,  commançant  ou  deuxième 
fueillet  vUuacioniit  et  finissant  ou  penultime  es/  levo$* 

Item,  Philosophas  Aristotilis,  commançant  ou  deuxième  fueillet  dic/is,  et 
liui^sant  ou  penultime  corporeis. 

Item,  Grecismus  glosatus',  commançant  ou  deuxième  fueillet  ou  texte  cum 
igitur,  et  finissant  ou  penultime  querit. 

Item,  textus  Logices8,  commançant  ou  deuxième  fueillet  obmissis,  et  finis- 
sant ou  penultime  de  diffinita. 

Item,  lextus  Logices  et  textus  Ethicomm s,  commançant  ou  deuxième  fueil- 
let oinissix,  et  finissant  ou  penultime  Yninor  extremitttê  {non  reperitur). 

Item,  Albertus  super  libro  Thopicoruin7,  commançant  ou  deuxième  fueillet 
eum  metite,  et  finissant  ou  penuûime  éici  oc  {non  reperitur). 

Item,  Priscianus  minor*,  commençant  ou  deuxième  fueillet  Super  a*1r*  vatis 
ymago,  et  finissant  ou  penultime  tjmdem. 

Item,  textus  Aristotilis  »,  commançant  ou  deuxième  fueillet  prinwrum  $unt, 
et  finissant  ou  peuultime  sept. 

PRIMA  DANCA  DUPLA  A  PARTE  CAPPELLK. 

Primo,  Questiones  super  primum  Ubrum  Sententiaruin",  incipiens  in  secundo 
folio  Taxa,  et  finiens  in  penultimo  ex»  (non  reperitur). 

Item,  Coocordancie  Biblie,  incipiens  in  secundo  folio  Jott,  et  finiens  in 
penultimo  infero*. 

Item,  quidem  textus  Inslitute  sive  Glosa,  incipiens  in  secundo  folio  /offi- 
cia, et  finiens  in  penultimo  de  fakis. 

Item,  quidem  liber  de  Actibus  propbetarum,  incipiens  in  secundo  folio  iwi- 
ehiy  et  finiens  in  penultimo  Juda. 

tem,  Historié  scolastica»,  incipiens  in  secundo  folio  tantum,  et  finiens  in 
penultimo  résignons. 

t  Ouvrage  inédit  de  l'augustin  Albert  de  Saxe, 
t  Œuvre  de  Gilles  de  Rome. 

•  Tnîtés  d'Aristote. 

t  Titre  d'an  ouvrage  du  grammairien  Priscien. 
»  "Voy.  les  CEuyrca  de  saiut  Thomas  d'Aquin. 

•  Ouvrage  alors  très-répandu  et  souvent  imprimé  d'Ebrard  de  Béthune. 
t  Voy.  les  OXuvre*  d'Albert-le-Grand. 

•  L'un  de  ces  innombrable*  travaux  fait*  à  cette  époque  sur  l'ouvragé  de  tient 
Lombard. 

S  Ouvrage  alors  «n  vogue  de  Pierre  Comwtor. 


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COLLÈGE  D'AUTOS  293 

Uetn,  liber  Job,  incipiena  in  secundo  folio  maxime,  et  finwua  ta  penultimo 
iion  vincit. 

Item/Epistole  Pauli,  incipiena  in  secundo  fouo  mirer,  et  finiena  in  penul 
timo  autem. 

Item,  Actiu  apostolorum,  incipiena  in  secundo  folio  De»,  et  finiena  in  pe- 
nultimo. Amen. 

Item,  Pealterium  glosatum,  incipiena  in  secundo  folio  a/mes,  et  finiens  in 
penultimo  cornu. 

Item,  Sermo  beati  Auirustini  inciniena  in  aecundo  folio  forais,  et  finiena  in 
penultimo  in  merfi  o. 

Item,  aliud  Paalterium,  incipiena  in  aecundo  folio  bano  in  se,  et  finiena  in 
penultimo  cythara. 

Item,  Inventorium  Sinirgie  »,  incipiens  in  aecundo  folio  olivaria,  et  finiena 
in  penul limo  scrophuiaim. 

Item,  textua  Sentenciarum*  .incipiena  in  aecundo  folio  «ed,  et  finiena  in  pe- 
nultimo rai. 

Item,  Gesaelinua  de  (cassanhia)  »,  incipiena  in  secundo  folio  quo  catuy  et 
finiena  in  penultimo  petite. 

Item,  liber  rotitulatua  Aqua  super  Lucam,  incipiena  in  aecundo  folio  rend,  et 
finiena  in  penultimo  universum. 

Item,  Tabula  Pliisicorum,  incipiens  in  aecundo  folio  colores,  et  finiena  in  pe- 
nultimo credunL 

Item,  liber  Historiarum  scolasticarumt,  incipiena  in  aecundo  folio  poster  ïora, 
et  finiena  in  penultimo  navis. 

Item,  tractatus  de  Jurisdictione  temporali  et  eccleaiaatica  Pétri  Bertrandi  in 
papiro,  incipiena  in  aecundo  folio  tntersunt,  et  finiena  in  penultimo  folio  per- 
tmet  ad. 

SEOUNDA  BANCA  DUPLA, 
SENSU  Y  VENT  LES  LIVRES  TROUVEZ  OU  SECOND  BANC  DOUBLE  EN  SUIVANT. 

Primo  ung  livre  appellé  prima  para  Apparatua  super  Sexto  et  Clementia 
domini  Pétri  Bertrandi»,  commençant  ou  deuxième  fueillet  dietis,  et  finissant 
ou  penultime  ex  eveniu. 

Item,  tercia  para  Apparatus  domini  Pétri  Bertrandi  super  Sexto  et  Clemen- 
tia, commandant  ou  deuxième  fueillet  emnino  in  /ex,  et  finissant  ou  penul- 
time dominuê. 

Item,  Apparatua  domini  Mathei  super  Clementinis  et  Paulus  de  Lazariaa, 
commançant  ou  deuxième  fueillet  (es,  et  finissant  ou  penultime  ei  {non 
reperitur). 

1  Probablement  de  Lanfhuic. 

t  Le  plu  célèbre  onrrage  de  Pierre  Lombard. 

3  Le  mot  omis  dans  le  nu.  doit  être,  comme  je  l'ai  indiqu»,  eutre  parenthèse*,  de  Cas- 
sanhis,  C'eat  on  eomiueiitaire  de  Geeellini,  autrement  dit  Gencelin  de  Gaasagae,  appel- 
quelquefois  Zenzelimu  Causons,  que  l'on  rencontre  sonTentdaos  le»  bibliolii^pies. 

*  Antre  titre  de  U  Chronique  de  Pierre  Contester. 

>  Cet  ouyrage  a  été  imprimé  en  1495  sous  la  titre  de  :  De  Qrifiue  et  u*u  }uri<dn 
tionlM  eecUtiastiae  et  $<tculari». 

•  Le  Commentaire  de  Paul  de  Liaxariii  est  inédit. 


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20  f 


NOTES  ET  ADDITIONS 


Item,  Digeste  vieil,  cumuiauçaut  ou  deuxième  fueillet  du  texte  «*,  et  fiais- 
sent  ou  peuultime  usent. 

Item,  ung  livre  appellé  A*ot,  commançant  ou  deuxième  fueillet  ila,  et  finis- 
sant ou  peuultime  valebit. 

Item,  la  Digeste  vieille  sans  glose,  commançant  ou  deuxième  fueillet  de 
moraliy  et  finissant  ou  penultime  donaverit. 

Item,  la  Digeste  nove,  commançant  ou  deuxième  fueillet  suprascripsit%  et 
finissant  ou  penultime  est. 

Item,  parvum  volumen  super  Jure  civili ,  commançant  ou  deuxième 
fueillet  labore,  et  finissant  ou  penultime  sacris. 

Item,  la  Digeste  vieille,  commançant  ou  deuxiemo  fueillet  non  vis,  et  finis- 
sant ou  penultime  di  (non  reperitur). 

Item,  la  Digeste  nove,  commançant  ou  deuxième  fueillet  Paulus,  et  finis- 
sant ou  penultime  quod. 

Item,  Lectura  Chini  super  C  «.  commançant  ou  deuxième  fueillet  nitvr,  et 
finissant  ou  penultime  ypothecam. 

Item,  line  Inforsade,  commançant  ou  deuxième  fueillet  sunt,  et  finissant 
ou  penultime  probant. 

Item,  textus  Clément  inarum  »,  commançant  ou  deuxième  fueillet  offUAo,  et 
finissant  ou  penultime  cum  (non  reperitur). 

Item,  encores  une  Digeste  nove ,  commançant  ou  deuxième  fueillet  in 
parte,  et  finissant  ou  penultime  demonstramus. 

Item,  Libellus  de  Blanosco ,  commançant  ou  deuxième  fueillet  t»o,  et  finis- 
sant ou  penultime  intéresse  (non  reperitur). 

Item,  Rofredus*,  commançant  ou  deuxième  fueillet  precor^  et  finissant  ou 
penultime  Dilectus. 

Item,  ung  Code  cum  glosa,  commançant  ou  deuxième  fueillet  noMi,  et 
finissant  ou  penultime  accusatore. 

TERCIA    BANCA  DUPLA. 
SENSUYVENT  LES  LIVRES  TROUVEZ  OU  TIERS  BANC. 

Primo,  Summa  Raymundina5  commançant  ou  deuxième  fueillet  vigilia, 
finissant  ou  penultime  inqutstum. 

Item,  Lectura  antiqua  super  Sexto,  commançant  ou  deuxième  fueillet. . . ., 
et  finissant  ou  penultime  JanuariL 

Item,  Lectura  Guillermi  super  Clément.»,  commançant  ou  deuxième fueille 
.V//*,  et  finissant  ou  penultime  ut  supra. 

Item,  Summa  Coufessorum'»,  commançant  ou  deuxième  fueillet  de  tnquisi- 
t  hnibuSy  et  finissant  ou  penultime  tnavi  se. 

Item,  Summa  Lamberti  super  Dccreto',  commançant  ou  deuxième  fueillet 
Jus  naturale,  et  finissant  ou  penultime  supra. 

■ 

'  C'est  le  Somma  Juris  du  célèbre  jurisconsulte  italien  Axon. 

*  Ouvrage  du  célèbre  Cini,  professeur  de  droit  civil  à  Bologne. 

*  On  «ait  que  les  Clémeutines,  ou  septième  livre  des  Décirtales  du  célèbre  Bertrand  de  , 
Got,  devenu  pape  sou*  le  uom  de  Clément  V,  ont  été  promulguée»  par  Jean  XXII. 

*  Somme  du  professeur  italien  de  droit  civil  Rofredo. 
»  Somme  de  Raymond  de  Pcnnaforl. 

«  Traité  de  Guillaume  de  Loudnn  sur  les  Clémentine*. 

"  Elle  peut  être  de  llaimond  dePcnnafort,  de  Gnillamne  de  Caycnion  de  Jean  le  Lecteur. 
<:«>  trois  sommes,  qui  portaient  le  même  titre,  etiient  fort  répandues  tontes  les  troit. 


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COLLÈGE  D'AUTUN  29.') 

Item,  Notabilia  Cliinti^  cominauçant  ou  deuxième  fueillet  reù,  et  finissau 
ou  penultime  urbani  (non  reperitur). 

Item,  Henry  Bouhict,  en  deux  volumes,  le  premier  commançaot  ou 
deuxième  fueillet  vel,  et  Unissant  ou  penultime  fueillet  du  commentaire  de 
Ma,  et  le  second  volume  commançant  ou  deuxième  fueillet  excusei,  et  flnif- 
sant  ou  penultime  glosa  secunda. 

Item,  Johannes  André9,  en  quatre  volumes,  la  première  partie  commançant 
ou  deuxième  fueillet  C/.,  et  finissant  ou  penultime  si;  la  seconde  partie  com- 
mançant ou  deuxième  fueillet  in  famam,  et  finissant  ou  penultime  duplica;  la 
tierce  partie  commançant  ou  deuxième  fueillet  dejuda,  et  finissait  ou  penul- 
time o7  ;  la  quarte  partie  commançant  ou  deuxième  fueillet  qui,  et  finissant 
ou  penultime  Dii. 

Item,  Decretum  glosatum,  commançant  ou  deuxième  fueillet  quedam,  et 
finissant  ou  penultime  refugeria. 

Item,  Apparatus  domini  Guillermi  super  Clementinas  » ,  commançant  ou 
deuxième  fueillet  posait,  et  finissant  ou  penultime  notatarum. 

Item,  Archidiaconus  super  Sexto  »,  commançant  ou  deuxième  fueillet  alias, 
et  finissant  ou  penultime  in  si. 

Item,  Lectura  Lamberti  super  Decreto,  commançant  ou  deuxième  fueillet 
sub  uno,  et  finissant  ou  penultime  Gracianus. 

Item,  Compendium  Rubricarum,  commançant  ou  deuxième  fueillet  libt- 
rum,  et  finissant  ou  penultime  adulter. 

OUABTA  BANC A  DUPLA. 
SENSU  Y  VENT  LES  LIVRES  TROUVEZ  OU  QUART  BANC. 

Primo,  Spéculum  juris  s,  commançantou  deuxième  fueillet  fides,  et  finissant 
ou  penultime  Invidium. 

Item,  Apparatus  domini  Johannis  Andrée  super  Sexto,  commançant  ou 
deuxième  fueillet  ut,  et  finissant  ou  penultime  fuit  (non  reperitur). 

Item,  Questiones  mercuriales,  commançant  ou  deuxième  fueillet  muMs,  et 
finissant  ou  penultime  quis  {non  reperitur). 

Item,  Questiones  Frederici  i  en  papier,  commançant  ou  deuxième  fueillet 
BenedictU  et  finissant  ou  penultime  prebendas. 

Item,  Epistole  démentis,  commançantou  deuxième  fueillet  /n,  et  finissant 
ou  penultime  sub. 

Item,  Decretum,  commançant  ou  deuxième  fueillet  Tifieum,  et  fimssan  ou 
penultime  omnium. 

Item,  Lectura  Innoceucii,  commançant  ou  deuxième  fueillet  Contuctudoy  et 
finissant  ou  penultime  quoniam. 

i  Outrage  du  célébra  Cini,  professeur  de  droit  civil  i  Bologuc. 
«  Commentaire*  de  Henri  de  Bohic  sur  les  Décrétâtes. 

*  Ouvrage  de  Jean  d'André  sur  les  Décrétâtes. 

*  Traité  de  Guillaume  de  Loudun  sur  les  Clémentines. 

*  C'est  la  Glose  de  Gui  de  Baisio,  archid.  de  Bologne,  sur  le  sixième  livre  des  Dé- 
crétâtes. 

*  C'est  le  Spéculum  judiciale  de  Guillaume  Durauti. 
'  Ouvrage  de  Frédéric  4e  Scnïs. 


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290  «UTM  ET  ADDITIONS 

Item,  CasuaBerawOii,  coutmaaçant  ou  deuxième  fueillet  «m.  cl  Ouïssant  ou 
penultime  appellacio. 

Item,  Textus  tocius  juris  civilis,  commançant  ou  deuxième  fueillet  nuteria, 
et  finissant  ou  penultime  reminisreiiîibuM, 

Item,  Summa  Haynmndi,  commaocaut  ou  deuxième  fueillet  forte,  e4  finis- 
sant ou  penultime  c«i&tM  (non  repertÏKr). 

Item,  Apparatus  Joannis  Andrée  super  Sexto,  commençant  ou  deuxième 
fueillet  cwn  quod  ad,  et  finissant  ou  penultime  uti. 

Item,  Lectura  Archidiaconi  super  Sexto,  commandant  ou  deuxième  feuillet 
non,  et  liuissant  on  penultime  necetsarii. 

item,  Lectura  Compostellani',  commençant  ou  deuxième  feuillet  fuit*  et 
finissant  ou  penultime  sine. 

Unissant  ou  penultime  (te  «oc. 

Item,  Lectura  Goflredi3,  commançant  ou  deuxième  fueillet  wayo,  et  finis- 
sant ou  penultime  propoutum. 

Item,  Summa  Goffrcdi»,  commançant  ou  deuxième  fueiUet  erii,  et  fiuisseut 
ou  penultime  absolvtndu*. 

Item.  Textus  Scxti  Decrctalium,  couuiiiui<uut  ou  deuxième  fuciliet  luxben\ 
et  finissant  ou  penultime  Inis. 

Item,  Lectura  lunocencii,  commançant  ou  deuxième  fueiUet  Inter,  et  finis- 
sant ou  penultime  In 

Item,  Libellas  Rofredi ,  commançant  ou  deuxième  fueiUet  ut ,  et  finissant 
ou  penultime  

Item,  textus  sexti  libri  Decretalium ,  commançant  ou  deuxième  fueillet 
aqw,  et  finissant  ou  penultime  dignitalum. 

QUINTA  BAXCA  PCPLA. 
SENSUYVEXT  LES  LIVRES  TROUVEZ  OU  CINQUIEME  BANC. 

Premièrement,  la  lecture  rlo.-jtieiisis*,  en  quatre  volumes,  le  premier  com- 
mença ou  deuxième  fueillet  vl,  et  finit  ou  penultime  $tolim;  le  second  vo- 
lume commande  ou  deuxième  fueillet  Sena^  et  finit  ou  penultime  In  ;  le  tiers 
volume  coinnianço  ou  deuxième  fueillet  mentem ,  et  finit  ou  penultime  fu;  le 
quatriesme  volume  commence  ou  deuxième  fueillet  taltbu,  et  finit  ou 
penultime  timeant. 

Item,  Summa  Hostiensis,  commançant  ou  deuxième  fueillet  £reae,  el 
finissant  ou  penultime  cmu? . 

Item,  Rqsarum  super  Decreto5,  commançant  ou  deuxième  fueUlct  içilur,  et 
finissant  ou  Dciiultiuic  cudibet. 

Item,  Decretales  glosate,  commançant  ou  deuxième  Fueillet  prQlaptut ,  et 
finissant  ou  penultime  canemice. 

Item,  prima  et  tercia  pars  Apparatus  doraini  Pétri  Bertrandi  super  Sexto  et 
Clementis,  commandant  ou  deuxième  fueillet  gtnuimum,  et  Hniésant  ou  pc- 

i  Ce  sont  les  Castu  varii  d<>  Bernard  Je  Coropo*t«lle. 
I  Ouvrage  de  hernarl  d<-  GoaipoatetU. 

'  Œuvres  de  Gaufrède  ou  (beffroi  de  Trano. 

*  Traité  alors  fort  répandu  de  Heari  de  Suaa ,  cardinal  d  (Mit. 

i  Onvrace  de  G»»i  d»  Bar^i*  ou  <\-  Baisi^,  -irrhid.  d»  ftolofn*. 


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COLLEGE  D'àUTI'N 


uultime  electii%  et  tercia  pars  communiant  ou  deuxième  fueillet  gingati,  et 
finissant  ou  penultime  diltcttu. 

Item,  unum  Repertorium  dudit  Pierre  Bertrand,  en  quatre  volume*,  la  pre- 
mier commençant  ou  deuxième  fueillet  Diacùnum,  et  Unissant  ou  penultima 
bone  ;  le  second  volume  commençant  ou  deuxième  fueillet  non,  et  finissant  ou 
penultime  instimavi  ;  le  tiers  volume  commandant  ou  deuxième  fueillet  eet, 
et  finissant  ou  penultime  ourpice;  le  quatrième  volume  commançaut  ou 
deuxième  fueillet  tacerdoti,  et  finissant  ou  penultime  pastio. 

Item,  Lecture  Innocencii,  commençant  ou  deuxième  fueillet  dtnuum,  et 
finissant  ou  penultime  Et  si. 

SEXTA  BANCA  DUPLA. 
ITIM  00  SIXIEME  BANC  ONT  ESTÉ  TROUVEZ  ET  INVENTORIES  LES  LIVRES 

QUI  SENSU  Y  VENT. 

Premièrement,  ung  livre  de  théologie  appellé  Compendium  théologie  t, 
commençant  ou  deuxième  fueillet  El  /,  et  finissant  ou  penultime  de  confes- 

v une. 

Item,  ung  autre  livre  appelle  Methaphysica  et  Phisece  sancti  Thome,  coiu- 
mançant  ou  deuxième  fueillet  qui,  et  finissant  ou  penultime  Ideo. 

Item,  la  Légende  dorée*,  commandant  ou  deuxième  fueillet  Bria,  et  finissant 
ou  penultime  tubjuijatus. 

Item,  Euvangelia  Mathei,  commançant  ou  texte  du  deuxième  feuillet  /!/«', 
et  finissant  ou  penultime  Pontificl. 

Item,  Summa  Egidii  de  Roma   ,  commançant  on  deuxième 

fueillet  colorent,  et  finissant  ou  penultime  quum. 

Item,  Summa  Raymundi,  commançant  ou  deuxième  feuillet  in,  et  finissant 
ou  penultime  (non  reperitur). 

Item,  De  Regimine  principum',  commençant  ou  deuxième  fueillet  dictis , 
et  finissant  ou  penultime  inmundi. 

Item,  Habundancia  exemplorumv,  commançant  ou  deuxième  fueillet  all- 
quando,  et  finissant  ou  penultime  credebant. 

Item,  de  Actis  et  de  exilio  beati  TUome  Canturicnsis  in  papiro, commançant 
nu  deuxième  fueillet  existent,  et  finissant  ou  penultime  habundancia. 

Item,  Epistole  de  sompno  Pharaonis s,  commançant  ou  deuxième  fueillet 
netno,  et  finissant- ou  penultime  P.  a. 

Item,  liber  Philosopborum  moraliuiu,  commançant  ou  deuxième  fueillet 
fui,  et  finissant  ou  penultime  cum. 

Item,  Lucas  glosatns,  commançant  ou  deuxième  fueillet  scribtre,  et  finis- 
sant ou  penultime  de  MU. 

Item,  Flores  Htsloriaruin  «,  commançant  ou  deuxième  fueillet  /ter,  et  finis- 
sant ou  penultime  tum. 

t  Probablement  celui  d'Albert-le-Grand. 

•  Ouvrage  bien  connu  do  Jacques  de  Voraçin'. 

*  CKnrreK  de  Gilles  de  Rome. 

♦  Traité  d'Etienne  de  Bourbon  on  d«  BalUvillé. 

»  Ouvrage  de  J«an  de  Limoges,  imprimé  par  Fabricius  dana  son  Coiêx  p*ru&epigr*phn*. 

•  Peut-être  l'citrait  du  Spéculum  kiitoriaU  d«  Vînwmt  de  Beauvaia,  par  A.dim,  rlrr- 
Ati  diocèw  An  Clermont. 


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298  NOTES  ET  ADDITIONS 

lteiu,  Secunda  secunde  beati  Thome,  commançant  ou  deuxième  fueillet 
ad.  et  finissant  ou  penultime  ver  ctlifiralionem  (non  reperitur). 

Item,  prima  Summa  de  Tbeologia,  commançant  ou  deuxième  fueillet  quo- 
libet, et  finissant  ou  penultime  anime. 

Item,  de  Miseria  condicionis  humane  «,  commançant  ou  deuxième  fueill  et 
non,  et  finissant  ou  penultime  in  qua. 

Item,  Manipulus  florum  commandant  ou  deuxième  fueillet  sunt,  et  finissant 
ou  penullime  novit. 

Item.  Cronice  Bomanorum  Dontificum.  commançant  ou  deuxième  fueillet 
ri,  et  finissant  ou  penultime  tnundi. 

Item,  Epistole  Senece*,  commançant  ou  deuxième  fueillet /info,  et  finissant 
ou  penultime  que. 

Item,  Textus  Ethicorum,  commançant  ou  deuxième  fueillet  Aliquidy  et 
finissant  ou  penultime  ne. 

Item,  Textus  Summarum,  commançant  ou  deuxième  fueillet  de  trinilaie, 
et  finissant  ou  penultime  gaudia. 

Item,  Questiones  Ethicorum,  commançant  ou  deuxième  fueillet  meta  tan- 
quamy  et  finissant  ou  peuultime  ne. 

Item,  Distinctiones  Mauricii*,  coininançant  ou  deuxième  fueillet  ofctwi,  et 
finissant  ou  penultime  fruuntur. 

Item,  les  Sermons  saint  Bernard,  commançant  ou  deuxième  fueillet  ergo% 
et  finissant  ou  penultime  linia  (non  reperitur). 

Item,  Sermones  saneti  Jacobi,  commançant  ou  deuxième  fueillet  censu,  et 
finissant  ou  penultime  ordines. 

Item,  Questiones  Phisicorum  in  papiro,  commançant  ou  deuxième  fueillet 
quesilura,  et  finissant  ou  penultime  Innocens. 

Item,  Proverbia  socratorum ,  commançant  ou  deuxième  fueillet  que  con- 
slans,  et  finissant  ou  penultime  adolescentia. 

Item,  Questiones  Adam»,  commançant  ou  deuxième  feuillet  e»,  et  finissant 
ou  penultime  tisicabilem. 

Item,  Jobannes  Crisostomus,  commançant  ou  deuxième  fueillet  iZ/e,  et 
finissant  ou  penultime  qui  sic. 

Item,Tractatuà  de  Abstiucncia6,  commançant  ou  deuxième  fueillet morttm% 
et  finissant  ou  penultime  Ll.  in  tabula. 

SEPT1MA  BANCA. 

ITEM,  OU  SEPTIEME  BANC  ONT  ESTÉ  TROUVEZ  LES  LIVRES  QUI  SENSU YVENT. 

C'est  assavoir  Primus  Sentenliarum  secundum  Egidiumde  Borna,  comman- 
çant ou  deuxième  fueillet  quum  taete,  et  finissant  ou  penultime  ted  mereor 
ergo. 

Item,  Quartus  Sentenciarum  seu  Quolibeta,  commançant  ou  deuxième  fueil- 
let Ex  aoc,  et  finissant  ou  penultime  ejut  {non  reperitur). 

1  C'est  le  •  de  Contempla  miindi  i  dinnocent  III. 

*  Ouvrage  de  Thomas  de  Hibernia. 

5  Lettres  apocryphes  de  Senèque  le  philosophe. 

*  Œuvre  du  frère  mineur  Maurice. 

»  CEuvre  du  frère  mineur  Adam  d'Irlande. 
«  Probablement  le  Traite  de  rotrarque. 


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COLLÈGE  d'aUTIN 


2U9 


Item,  prima  pars  Suuime  sancti  Thome  commançant  ou  deuxième  fueillet 
opéra,  et  finissant  ou  penultime  gênera. 

Item,  une  Bible  abrégée,  Pétri  Comestoris,  commençant  ou  deuxième 
fueUlet  que  lucem,  et  finissant  ou  penultime  occidentis  triplicandum. 

Item,  tercia  pars  Summe  sancti  Thome,  commançant  ou  deuxième  fueillet 
Par  et  est  ille,  et  finissant  ou  penultime  operis  (non  reperitur) . 

Item,  de  Proprie  tatibus  rcrumi,  commançant  ou  deuxième  fueillet  tint  re- 
tenta,  et  finissant  ou  penultime  tatoris. 

Item,  Quartus  Sententiarum  sancti  Thome,  commançant  ou  deuxième 
fueillet  quod,  et  finissant  ou  penultime  tupponitur  (non  reperitur). 

Item,  Secunda  Secunde  sancti  Tliome,  commançant  ou  deuxième  fueillet 
Humana,  et  finissant  ou  penultime  motu  (non  reperitur). 

Item,  Itinerarium  démentis  pape  t,  commançant  ou  deuxième  fueillet  oc 
diffundonis,  et  finissant  ou  penultime  misterium. 

Item,  Sermones  Innocencii  pape,  commançant  ou  deuxième  fueillet  modo* 
et  finissant  ou  penultime  verba. 

Item,  Secunda  Secunde  Thome,  commançant  ou  deuxième  fueillet  Iwnen, 
et  finissant  ou  penultime  judicem  (non  reperitur). 

Item,  Euvangelia  Johannis  glosata,  commançant  ou  deuxième  fueillet  on 
texte  et  verbum  erat>  et  finissant  ou  penultime  ou  texte  quid  aie. 

Item,  Meditationcs  Bernardi,  commançant  ou  deuxième  fueillet  zeeundum, 
et  finissant  ou  penultime  pulchrltudo. 

Item,  Tabula  circa  libros  sancti  Thome,  commançant  ou  deuxième  fueUlet 
%ar  ab,  et  finissant  ou  penultime  vel  potentia. 

Item,  Manipulus  florum,  commançant  ou  deuxième  fueillet  factis,  et  finis- 
sant ou  penultime  dixi. 

Item,  Declarationes  difficilium  doctorum  in  thcologia,  commançant  ou 
deuxième  fueillet  secundum  quos,  et  finissant  ou  penultime  gramalico. 

Item,  Dyalogus  sancti  Gregorii,  commançant  ou  deuxième  fueillet  Venan- 
/it,  et  finissant  ou  penultime  desiderat. 

Item,  Textus  Sententiarum,  commançant  ou  deuxième  fueillet  utrum ,  cl 
Unissant  ou  penultime  lucem. 

Item,  Historia  scolastica,  commançant  ou  deuxième  fueillet  de  crealione,  et 
finissant  ou  penultime  priora. 

Item,  prima  pars  Summe  de  Théologie,  commançant  ou  deuxième  fueillet 
dignitatem,  et  finissant  ou  penultime  alimtnti  (non  reperitur). 

Item,  prima  Secunde  cum  Summa  contra  gentiles 5  in  uuo  volumine,  com- 
mançant ou  deuxième  fueillet  ad  septimum,  et  finissant  ou  penultime  per 
vcn. 

Item,  Questiones  antique  super  librum  Scntenciarum,  commançant  ou 
deuxième  fueillet  vel  aliquod,  et  finissant  ou  penultime  dixpensandum. 

«  (Envre  très-répandue  alors  de  Barthélémy  Glanrille,  franciscain  anglais,  et  dont  la 
traduction  française,  faite  sur  l'ordro  de  Charles  V  par  Jean  Corbichon,  obtiut  le  plu* 
grand  succès. 

«  L'ouvrage  intitulé  :  Itinerarium  prédication*  Pétri,  iive  Reccçnit.onum  libri  X, 
attribué  à  saint  Clément,  était  déjà  signale  comme  apocryphe  des  le  temps  de  saint 
Jtrôme.  Imprime  plusieurs  foi*,  il  fut  mis  à  l  indci  par  l'Inquisition  romaine  ver»  la 
fin  du  xvi*  siècle. 

*  Voyei  le*  reiiv^s  <\c  saint  Thomas  ■l'A<jniii. 


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NOTES  El  AUDITIONS 


Item,  Liber  Calhobconi,  commençant  ou  deuxième  fueillet  avffero,  absluli, 
et  finissant  ou  penultime  aie  cirtvmspeelu*. 

Item,  quedam  lecture  Sentenciarum ,  commançant  ou  deuxième  maillet  tn 
foro  penîtencie,  et  finissant  ou  penultime  qwd  continuais  in  «m  «te. 

OTTAV'A  BANCA, 

fTEM,  AU  HUITIESME  BANC  ONT  ESTÉ  TROUVEZ  LES  LIVBES  QUI  SENSU  Y  VENT. 

C'est  assavoir  liber  Moralium  Gregorii  super  Job,  commençant  ou  deuxième 
fueillet  tolitariut,  et  finissant  ou  penultime  mata. 

Item,  tractatns  de  Exemption©,  commançant  ou  deuxième  fucillet  eciam 
montre,  et  finissant  ou  penultime  cum  causis. 

Item,  Soliloquium  Augustin!  beati  cuinpluribus  alils  tractatibus,  comman- 
çant ou  deuxième  fueillet  jwro,  et  finissant  on  penultime  eligere. 

Item,  Expositio  Cantique  Cantiquorum ,  commançant  ou  deuxième  fueillet 
tullinut,  et  finissant  ou  penultime  vkare. 

Item,  Repertorium  beati  Gregorii,  commançant  ou  deuxième  fueillet 
C°T/J9,  et  fin  irisant  ou  penultime  ienebra. 

Item,  Summa  Tbome  contra  Gentiles,  commançant  ou  deuxième  fueillet 
Consideracio,  et  finissant  ou  penultime  per. 

Item,  diversi  libri  beati  Augtfctini,  commançant  ou  deuxième  fueillet  «cire, 
et  finissant  ou  penultime  gra. 

Item,  Sennones  dominî  Pétri  Bertrandi,  commençant  ou  deuxième  fueillet 
IHI  refus,  et  finissant  ou  penultime  Circumveniamia, 

Item,  quedam  Expositio  psalterii  ad  inodum  sermonum  in  parvo  volumine 
usque  ad  illum  psalmum,  qui  régit  Israël  intende,  et  iocipiens  in  secundo  folio 
nominum  ptalterium  et  finieus  in  penultimo  ita  «*  uno. 

Item,  de  Exemplis  sancte  Scripturc  *,  commançant  ou  deuxième  fueillet 
Item  tanavit,  et  finissant  ou  penultime  Ysaac  {non  reperitur). 

Item,  tercius  Summarum  Tbome,  commançant  ou  deuxième  fueillet  qui 
4<c,  et  finissant  ou  penultime  pott  [non  reperitur). 

Item,  Concordancie  Biblie,  commançant  ou  deuxième  fueillet  Pharitei  con- 
silium,  et  finissant  ou  penultime  Induit  rex. 

Item,  de  Civitatc  Dei  seu  Expositio  »,  commançant  ou  deuxième  fueillet 
ralionum,  et  finissant  ou  penultime  animum. 

Item,  Questiones  super  potestate  apostoloruin,  commançant  ou  deuxième 
fueillet  Mit,  et  finissant  ou  penultime  verum. 

Item,  Textnsglosatus  super  Job,  commançant  ou  deuxième  fueillet  erranti 
«t  finissant  ou  penultime  du  texte  nobit  amen. 

Item,  prima  pars  Speculi  historialis k,  commançant  ou  deuxième  fucillet  Pli- 
*andum>  et  finissant  ou  penultime  coma. 

Item,  de  Civitate  Del  Augustini5,  commançant  ou  deuxième  fueillet  pottu- 
<o/,  et  finissant  ou  penultime  ttnuimut  (non  reperitur). 

»  Dictionnaire  de  Jean  de  Gîncs. 

•  Oiwage  do  Jean  de  Hanapes. 
3  Ouvrage  de  saint  Augustin. 

t  Extrait  de  Vincent  de  Beauvai*. 

*  (Eurre  de  saint  Augustin  contre  \<  s  Maiiii'V'as. 


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COLLÈGE  n'AKTUX 


Item,  Statuta  collegii,  commençant  ou  deuxième  fueillet  siciçitur,  et  finis- 
sant ou  penultime  invenitvr. 

Item,  Johannes  Damascenus,  coimnançant  ou  deuxième  fueillet  sic  igitur,  et 
finissant  ou  penultime  alium. 

Item,  de  Trinitate  Augustini,  commandant  ou  deuxieme^fueillet  lecturès,  et 
finissant  ou  penultime  fugit. 

Item,  Régule  beatorum  Benedicti  et  Augustini,  commançant  ou  deuxième 
fueillet  mo,  et  finissant  ou  penultime  obediendam. 

Item,  Aurilii  Aug.  Gen.,  commançant  ou  deuxième  fueillet  de  ftiee,  et  finis- 
sant ou  penultime  nisi  me. 

Item,  Postilla  super  Cantica  canticorum ,  commançant  ou  deuxième  fueillet 
savra  scHptwm,  et  finissant  ou  penultime  et  magis. 

Item,  liber  de  Veritate  catholice  fldei»,  commançant  ou  deuxième  fueillet 
ainsidcraeiOy  et  finissant  ou  penultime  per. 

Item,  Textus  Summarum,  commançant  ou  deuxième  fueillet  facultûtem,  et 
finissant  ou  penultime  mo* 

Item,  Sermones  Pétri  Dauiiani  et  Epistole  ejusdem  in  papiro,  commandant 

NONÀ  BANCA 

ITEM  OU  NEUFVIESME  BANC  ONT  ESTÉ  TROUVEZ  LES  LIVRES 

QUI  s'ensuient. 

Primo,  MUleloquium  Augustini,  commançant  ou  deuxième  fueillet  dulee%  et 
finissant  ou  penultime  Salomon. 

Item,  prima  pars  Milleloquii  Augustini,  commançant  ou  deuxième  fueillet 
ecclesiam,  et  finissant  ou  penultime  exponi. 

Item,  ung  livre  appellé  Epistole  canonice  JaeoM,  commançant  ou  deuxième 
fueillet  ou  texte  nichil,  et  finissant  ou  penultime  ei  auge  {non  reperitur)> 

Item,  liber  de  Doctrine  fldei,  commançant  ou  deuxième  fueillet  vitatk  in 
textu,  et  finissant  ou  penultime  qui. 

Item,  Epistule  Pauli,  commençant  ou  deuxième  fueillet  en  glose  proprias, 
et  finissant  ou  penultime  eoqut. 

Item,  Concordancie  sive  Originale  Andrée  de  cultili,  commançant  ou  deu- 
xième fueillet  obedienciam,  et  finissant  ou  penultime  servira. 

Item,  de  Laudibus  Marie  cum  pluribus,  commançant  ou  deuxième  fueillet. 
vot  avtem,  et  finissant  au  penultime  Zaca. 

Item,  Geneskn  glosatam,  commançant  ou  deuxième  fueillet  ou  texte  celumy 
et  finissant  ou  penultime  Tabeniaculum. 

Item  Sermones  beati  Augustini,  commançant  ou  deuxième  fueillet  ut  erra- 
vtrit,  et  finissant  ou  penultime  eum  eontra. 

Item,  le  premier  et  le  second  volume  de  la  Bible,  le  premier  commençant 
on  deuxième  fueillet  secula,  et  finissant  ou  penultime  mortem  ;  le  second  vo- 
lume commançant  ou  deuxième  fueillet  eorum,  et  finissant  ou  penultime  et 
men. 

Item,  textus  Biblie  secundum  antiquam  translationem ,  commançant  ou 
deuxième  fueilkt  apperit,  et  finissant  ou  penultime  vo. 

i  (Envre  de  saint  T borna»  d'Aquin. 


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302  NOTES  ET  ADDITIONS 

DECIMA  BANCA 

ITEM  ET  OU  X*  BANC  ET  DERRE.MER  ONT  ESTÉ  TROUVEZ  LES  LIVRES 

QUI  s'ensuyvent. 

Et  premièrement,  dt  Lyra  1  en  troys  volumes'tres  beanbc.  Le  premier  vo- 
lume comniançant  ou  deuxième  fueillet  quutionibus,  et  finissant  ou  peuul- 
time  txecucione;  le  deuxième  volume  commançant  ou  deuxième  fueillet 
omniu  sint  et  finissant  ou  Denultime  salisfationrm  :  et  le  troisième  volume 
commimrant  ou  deuxième  fueillet  salivtus.  et  tini^ant  ou  Denultime  Et  dt,  et 
sont  touz  escrips  d'une  main. 

Item,  le  Dictionari*  en  troys  volumes  escrips  de  lettre  courant:  le  premier 
volume  commançant  ou  deuxième  fueillet  ri  et  alibi,  et  finissant  ou  penul- 
tirae  dominm;  le  deuxième  volume  commançant  ou  deuxième  fueillet  fada 
$unt,  et  finissant  au  peuultime  hommum  ;  et  le  tiers  volume  commançant  ou 
deuxième  fueillet  fantibu»,  et  finissant  ou  penultiine  tratueunt. 

Item,  textus  Sentenciarum,  commançant  ou  deuxième  fueillet  nos  enim,  et 
finissant  ou  peuultime  invertit. 

Item,  Formularium  litterarum,  commançant  ou  deuxième  fueillet  necesse,  et 
finissant  ou  peuultime  illam. 

Item  de  Verbis  domini  beati  Augustini,  commançant  ou  deuxième  fueillet 
dixity  et  finissant  ou  peuultime  non  credunt. 

Item,  Catholicon»,  commançant  ou  deuxième  fueillet  in  T.  Detlnens,  et 
finissant  ou  peuultime  ille  ab. 

S'ENSUYVENT  AUTRES  BIENS  TROUVEZ  EN  LA  CH  APPELLE  DU  DIT  COLLIEGE 
COMME  COFFRES,  LIVRES  D'EGLISE  ET  AUTRES  CHOSES. 

Et  premièrement  ung  coffre  de  noyer  denviron  quatre  piex  et  serrure  et 
sans  clefz. 

Item,  ung  autre  coure  de  chaigne  assis  empres  l'autel  àcouste  senestrelong 
de  quatre  piez  ou  environ. 

Item,  ung  autre  coffre  de  noyer  derrière  l'autel  dessus  dict  assis,  ouquel  on 
met  le  missel  et  le  calice  la  où  on  chante  chascun  jour,  lequel  coffre  a  de 
longueur  quatre  piez  ou  environ. 

Item,  en  la  dicte  chappelle,  ont  eate  trouvez  ung  bréviaire  enchesnè  ou 
poupitre  de  la  senestre  partie  de  la  dicte  chappelle,  commançant  ou  deuxième 
fueillet  du  psaultier  corde,  et  finissant  ou  peuultime  inestimabiles. 

Item,  ung  autre  Bréviaire  de  demy  temps,  uoté,  paredleinent  enchesnè 
oudict  poupitre,  commençant  ou  deuxième  fueillet  du  psaultier  permanebuni, 
et  finissant  ou  peuultime  ticut. 

Item,  en  l'autre  poupitre  de  l'autre  cousté  de  la  dicte  chappelle  ung  Bré- 
viaire de  demy  temps,  commançant  ou  second  fueillet  miter  ère,  et  finissant 
ou  penultime  manu*. 

1  GEnvre  de  Nicolas  de  Lyre. 

t  Probablement  le  Repertorium  morale  utriusque  TettamenU  de  Pierre  Berchoir  on  le 
Bercbeur.  appelé  souvent  Diclionnarium,  sans  autre  appellation. 

»  Célèbre  ouvrage  de  J.  Balbi ,  imprimé  par  Gnttenberg.  Il  contenait  une  grammaire, 
un  traité  de  rhétorique  et  un  dictionnaire. 


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COLLÈGE  D'àUTUN 


303 


ltrmt  un  Psaultier  glosé  enchesné  oudict  poupitre,  commançant  ou  troi- 
sième fueillet  surgunl  impii,  et  finissant  ou  penultime  in  textu  dominum. 

Item,  ung  Bréviaire  noté  enchesné,  commançant  ou  deuxième  fueillet 
du  psaultier  audivity  et  finissant  ou  penultime  rcquestam. 

Item,  ung  livre  des  passions  noté,  commançant  ou  second  fueillet  de  la 
Passion  et  l'i/t,  et  finissant  au  penultime  impleretur. 

Item,  deux  Gres  à  chanter  notez,  le  premier  commançant  ou  deuxième 
fueillet  am,  et  finissant  ou  penultime  com,  et  l'autre  commançant  ou  second 
fueillet  pervenit,  et  finissant  ou  penultime  honestatis. 

Item,  ung  demy  temps  d'antiphone  noté,  commançant  ou  neuvième  fueillet 
pro  ut,  et  finissant  ou  penultime-  erat  in. 

Item,  les  Cantiques  commançans  ou  troisième  fueillet  in  mandatis,  et  flnia- 
eant  ou  penultime  Vtncula,  et  n'est  pas  complet. 

Item,  ung  Psaultier  enchesné  en  l'autre  poupitre  commançant  ou  second 
fueillet  tatem,  et  finissant  au  penultime  cum. 

Item,  ung  petit  missel  à  fermouers  d'argent,  commançant  ou  second  fueillet 
Et  n«,  et  finissant  ou  penultime  ab  omni  inquiramento. 

Item,  ung  autre  grant  missel  commençant  ou  second  fueillet  honoribus,  et 
finissant  ou  penultime  interna  poeius. 

Item,  ung  pscl  noté,  commançant  ou  second  fueillet  supera,  et  unissant  ou 
penultime  provenitur. 

Item,  deux  chandeliers  moyens  de  cuyvre  estans  sur  ledit  autel  et  servant 
cothîdiennement  à  icellui. 

Item,  ung  autre  petit  chandelier  de  cuyvre. 

SENSUYVENT  AUTRES  BIENS  TROUVEZ  OU  REVETOUER 
DE  LA  DICTE  CHAPI'ELLE. 

Premièrement,  ung  grant  coffre  de  noyer  d'environ  sept  pieds  ravalé  devant, 
fermant  à  clef  que  l'on  dit  appartenir  aux  exécuteurs  de  feu  maistre  Guil- 
laume Claustre  ou  intrant. 

Item,  deux  vielz  coffres  et  une  huche,  l'un  de  chaisne  d'environ  six  piez 
de  long,  l'autre  de  chaisne  d'environ  quatre  piedz  et  la  huche  d'environ  cinq 
piez  et  demy,  que  l'on  dit  appartenir  à  maistre  Estienne  Vray  (non  repe- 
ritur). 

Item,  unes  aumaires  sur  lesquelles  a  une  verge  de  fer  et  ung  chandelier  de 
boys. 

Item,  quatre  coffres  en  façon  de  tasses,  dont  les  deux  sont  couvers  de 
toille  et  les  autres  non,  esquelz  a  plusieurs  comptes,  lettres,  papiers  et  autres 
du  pais  de  Languedoc,  avec  quatre  sacs  esquelz  y  a  plusieurs  autres  lettres 
que  l'on  ne  scet  à  qui  elles  sont  et  parlent  de  plusieurs  choses. 

Item,  unes  petites  orgues  garnies  de  tuyaulx  et  de  couverture  de  boys  et 
de  soufflez. 

Item,  une  chasuble  à  diacre  et  soubzdiacre  avecques  une  chappe,  de 
raesmes  tout  de  boucassin  noir  semées  de  fleurs  de  lys  d'or  et  d'estoillcs 
d'argent  doublées  les  unes  de  sendal  venneil  et  les  autres  de  toille  ver- 
meille. 


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304  NOTES  ET  ADDITIONS 

S'RXSt'IVENT  LES  OL'RNEWRNS  ET  VESTEMENS  DE  L'ÉGLISE  TROt'VEZ 

OUDICT  REVETOUER. 

C'est  assavoir  deux  chappes  de  satin  noir  toutes  doublés  de  sendal  vermeil 
et  toile  vermeille,  deux  paremens  d'autel  de  toille  noire  eu  chascun  desquelx 
a  une  croix  vermeille  et  sont  doublés  de  toile  verte,  avecques  ung  petit 
poille  de  toille  uoyre,  doublé  de  toile  vermeille  à  une  croix  rouge. 

Item,  une  chasuble  à  diaere  et  soubzdiacre  de  samy  vermeil  ardant  brodée 
a  raynceaulx  d'arbrez  et  sur  la  chasuble  a  une  orfraye  à  imaiges  de  plante, 
et  une  estolle  avecques  le  fanon  à  y  m  âges  doublés  de  sandal  vert  d'estam. 
(Lesdicts  estolle  et  fanon  non  reperluntur.) 

Item,  une  chappe  de  veluyau  cramoysi  brudée  à  couppes  et  à  imaiges 
doublée  de  toille  perse  à  orfrayes  à  champ  d'or  et  à  viels  imaiges. 

Item,  une  autre  chappe  de  diacre  blanc  semée  de  anges  d'or  à  une  vieille 
orfraye  de  brodeure  &  champ  d'or  et  à  demy  images  doublés  de  toille 
perse. 

Item,  deux  chappeB  de  baudequin  d'Angleterre  sur  champ  vermeil  semé  de 
fueilles  blanches  et  vertes  à  deux  vieilles  orfrayes  doublés  de  toille  perse. 

Item,  une  chasuble  de  marraine  à  une  orfraye  de  bordeure  à  champ  d'or  à 
grans  imayges  doublée  de  toille  perse  avecques  l'aube  et  amyt  pareil,  l'estolle 
et  fanon  d'icelle  fait  à  l'esguille. 

Item,  ung  diacre  et  soubzdiacre  de  drap  de  soye  blanche  menu  ouvrez, 
doublés  de  boucassin  noir. 

Item,  une  chasuble  de  tafetas  rayé  sendrée  avecques  l'estolle  et  fanon  dou. 
blé  de  toille  noire,  aube  et  amyt  pareilz  de  mesmes. 

Item,  une  vieille  chasuble  de  boucassin  blanc  doublé  de  noir  qui  est  (trouée) 
à  deux  endroiz. 

Item,  une  autre  chasuble  de  drap  de  soye  blanche  à  petiz  bezans  de  bro- 
dure  d'or  et  d'asur  en  manière  de  perles  peintes  d'azur,  laquelle  est  vieille  et 
doublé  de  sendal  vermeil,  estolle  et  fanon  de  mesmes. 

Item,  ung  diacre  et  soubzdiacre  de  sendal  vermeil  ardant,  donblé  de  toile 
perse. 

Item,  ung  vieil  parement  d'autel  de  drap  vert  doublé  de  toille  vermeille. 

Item,  une  vieille  chasuble  de  drap  d'or  dessirée,  doublé  de  vieil  boucassin 
blanc  (non  reperitur). 

Item,  une  autre  vieille  chasuble  de  samy  violet  doublée  de  taffetas  blanc 
(non  reperitur). 

Item,  ung  parement  d'autel  à  une  annunciation  de  brodeure  poponné  de 
veluyau  vert  et  vermeil  d'estam,  ouquel  sout  les  armes  du  fondeur  dudict 
coUiege  et  est  le  fons  brodé  h  papillons,  doublé  de  toille  blanche. 

Item,  deux  paremens  d'autel  de  vieil  drap  d'or  qui  fut  sur  cbainx  vermeil 
brodez  de  toille  vermeille  au  tour  et  doublez  de  toille  perse. 

Item,  deux  autres  paremens  d'autel  de  toille  d'estame  ouvrée  à  liteaux  en 
manière  de  lettres  sarazinoises  et  une  couverture  d'autel  de  mesmes  doublé 
de  toille  noire. 

Item,  deux  orillées  de  brodure  à  sagitaires  bien  vieilx  et  sur  satin  obscur. 
Item ,  quatre  aubes  de  toille  avecques  quatre  amyts  de  toille  parées  de 


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COLLÈGE  UALTCN  305- 

• 

plusieurs  parements  vieil*  lanl  de  brodure»  que  d'autres  draps,  lieux  ainyls 
des  quatre  dessus  dicts  non  reperiuntur.) 

Item,  onze  aubes  que  bonnes  que  mauvaises  et  six  amyts.  (Troy?  aubes 
des  xi  dessusdicts  non  reperiuntur.) 

Item,  cinq  surpeliz  que  bons  que  mauvais.  (L'un  des  cinq  dessus  dict  non 
reperitur.) 

Item,  deux  estoles  et  deux  fanons,  ung  parement  doublé  tout  uni  (non  re- 
periuntur). 

Item,  buit  nappes  d'antel  à  l'euvre  de  Paris,  une  autre  à  l'euvre  de  Bour- 
poingne  et  les  autres  plaines  tant  bonnes  que  mauvaises,  dont  une  est  parée 
d'un  parement  de  brodeure  fait  a  deinyz  apostres. 

Item,  quatre  serviettes  à  essuyer  mains  [non  reperiuntur). 

Hem,  deux  vieilz  lestrains  de  toillc  l'un  ouvré  et  l'autre  de  toille  d'estame. 
(L'un  dïceulx  non  reperitur.) 

Hem,  une  bourse  de  brodeure  à  champ  d'or  à  ung  crucifilz  et  une  annun- 
eiaoion  avecques  corporaulx. 

Item,  une  autre  bourse  de  tafetas  blanc,  plaine  de  corporaulx. 

Item,  ung  vieil  estuy  avecques  corporaulx. 

Item,  ung  tableau  de  bois  paint  d'or  et  à  ymaiges. 

Item,  ung  autre  tableau  doublé  à  pignon  de  bois  doré  par  dedans  et  à 
ymaiges.  Le  cracefilx  d'un  cousté  et  nostre  Dame  tenant  son  enfant  d'autre, 
tenant  ensemble  à  couplets  d'argent  et  fermant  à  ring  crochet  d'argent  blanc. 
(Ledit  argent  non  reperitur.) 

LES   JOYAU LX  DE  LA  DITE  CUAPPELLE 
S'EXSCYVEST  AUTRES  BIENS  TROUVEZ  AUDIT  REVETO  CEI  EN  UXi; 
COFFRE  COUVERT  DE  FER. 

Premièrement,  une  croix  à  ung  pié  tout  d'argent  sur  quatre  lyons,  et  es 
quatre  coins  sur  ledit  pié  sont  les  quatre  euvangelistes  esmaillez  et  les 
esmails  rompus  et  est  la  pougnée  faicte  de  maçonnerie  à  ymaiges  esmaillez  et 
*  sur  ladicte  pougnée  d'ung  cousté  et  d'autre  sont  notre  Dame  et  saiut  Jehan 
esleuez.  Et  se  oste  et  met  ladicte  croix  en  un  tuau  oudit  pié  et  est  icelle  croix 
ronde  esmaillée  de  bleu  et  y  a  comme  fleurs  de  violettes  dorées  par  my  le  dit 
esrnail.  Le  tout  pesant  onze  marcs  cinq  onces. 

Item,  une  aultre  croix  à  ung  pié  doré  sur  quatre  jwtes  de  lyon  à  une  pou- 
gnée et  demye  esmaillée,  et  se  oste  et  met  la  dite  croix  en  ung  tuau  estant 
oudit  pié  et  se  ferme  à  deux  chevilles  d'argent  et  en  la  croix  n'a  que  le  cru- 
cifilz  a  quatre  esmaulx  des  euvangelistes  et  ou  diadesme  dudiet  crucifilz 
a  une  croix  esmaillée  et  le  tiltre  dessus  esmaillé  pesant  cinq  marcs  sept 
onces. 

Item,  ung  joyau  d'arpent  doré  du  coronnement  nostre  llame  ouqnel  Dieu  et 
nostre  Dame  sont  enlevez  et  assis  en  une  chaiere  assise  sur  quatre  person- 
naiges  d'ommes  :  icelle  chayere  esmaillée  par  embas  h  l'entour  en  façon  de 
voyrieres  et  par  en  hautt  par  le  derrière  de  la  dicte  chayere  a  esmaulx  et  à 
petites  pierres  rouges  et  bleues  et  au  dessus  fait  à  pilliers  en  fa^on  de  ma- 
çonnerie et  n'y  a  point  de  fons  par  dessoubz  et  y  fault  xn  chaulons  ou  il  a  des 
pierres  telles  que  dessus,  et  est  la  couronne  nostre  Dame  rompue,  pesant  tout 
ainsi  que  divisé  est  xxxvi  marcs  moins  troys  quars  d'once. 

t.  m.  20 


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.*I6 


NOTES  ET  ADDITIONS 


Item,  deux  chandeliers  d'argeot  dorez  pour  église,  esmailtez  sur  le  pié  de 
six  esuiaulx,  cbascuo  à  apostres  eu  l'un  desquelz  fault  l'un  des  dicts  esmaulx 
et  en  la  pongnée  de  chascun  chandelier  a  esmaulx  et  fueillaiges,  pesans 
ensemble  treze  marcs  quatre  onces. 

Item,  un  encensier  d'argent  blanc  garny  de  chaisnes  d'argent  blanches,  pe- 
sant troys  marcs  quatre  onces. 

Item,  six  buretes  d'argent  de  vieille  façon,  verres  ou  couvercle  ou  mQieu 
d'icellui  et  aussi  ez  piez  d'icelles  et  sont  toutes  rem....  sans  eocee,  pesans  en- 
semble troys  marcs  et  deniy. 

* 

Item,  une  navecte  d'argent  à  mectre  encens  verée  aux  deux  boutz  et 
en  chascun  des  dits  bouts  une  teste  de  serpent,  une  paix  d'argent  à  un  cru- 
eiftlz  aux  armes  du  foudeur  vérée  à  l'cntour,  tout  pesant  ensemble  deux  marcs 
et  demy. 

Item,  ung  calice  d'argent  doré  dedans  et  dehors  esmaillé  sur  le  pié  à  plu- 
sieurs sains  tout  à  i'entour  par  tourbes,  et  eu  la  pougnée  est  esmaillée  d'un 
coronnement  nostre  Dame  et  dedans  icellui  est  une  petite  couronne  d'argent 
de  Tymaige  nostre  Dame  du  joyau  devant  dit,  pesant  le  dit  calice  comme  il 
est  troys  marcs  sept  onces  xv  esterlins. 

Item,  ung  autre  calice  d'argent  doré  dedans  et  dehors  esmaillé  sur  le  pié 
qui  est  ront  de  trois  esmaulx  et  a  la  pougnée  esmaillée  a  ymaiges  et  la  plateine 
d'icellui  est  aussi  esmaillée  ou  milieu  à  ung  Dieu  tenant  ung  hvre  et  faisant  la 
bénédiction  pesant  deux  marcs  six  onces  et  demye. 

Item,  ung  autre  calice  doré  dehors  et  dedans  et  sur  le  pié  a  ung  esmail  de 
cruciflment  de  nostre  Dame  et  saint  Jehan  et  la  pongnée  d'icellui  pomonée  et 
esmaillée  aux  armes  de  feu  monseigneur  de  Besançon  et  dessoubz  le  pié  sont 
hachées  les  armes  du  dict  feu  seigneur  à  une  croix  et  au  milieu  de  la  pla- 
-  teine  a  ung  Dieu  en  jugement  pesant  deux  marcs  xv  esterlins. 

Item ,  ung  auU*e  calice  d'argent  doré  vieilleinent  et  de  vieille  façon  et  a 
le  pié  ront  à  une  croix  faicte  à  ung  burin  dout  la  plateine  est  ung  peu  fen- 
due et  ou  milieu  d'icelle  a  une  main  faicte  au  burin  liachée,  pesant  ung 
marc  six  onces  et  demye. 

Item,  ung  autre  calice  d'argent  doré  dehors  et  dedans  et  sur  le  pié  a  une 
croix  hachée  et  en  la  pougnée  a  ung  esmail  à  roses  et  en  la  plateine  a  une 
croix  hachée  et  une  main  sans  hachée  pesant  ung  marc  sept  onces. 

Item,  ung  petit  coffre  d'ivoire  garny  de  ferrure  et  de  tringles  d'argent 
esmaillé  duquel  fault  la  cliquette  ouquel  a  deux  petites  boetes  d'yvoire  l'une 
garnie  d'argent  et  l'auto  non,  en  l'une,  desquelles  a  ung  escripteau  escript  de 
ces  motz  :  de  sancto  Stephano,  et  y  a  comme  il  semble  reliques  avecques 
une  petite  Ûolle  ronde  en  ung  petit  baston  d'estain. 

Item,  une  yinaige  de  nostre  Dame  estant  en  ung  petit  tabernacle  tout  d'y- 
vore  tenant  h  coupplez  d'argent. 

liem,  une  autre  petite  ymaige  d'alebasfcre  de  nostre  Dame  laquelle  et  son 
enfant  ont  les  testes  rompues,  et  sont  de  peu  de  valeur. 

SENSU IfVKXT  AUTBES  BIENS  ET  UTENCILLES  DE  MAISON  TROUVEZ 
ÉS  CHAMBRES  DU  DICT  COLUF.CE. 

Premièrement  en  la  chambre  du  maistre  dudict  colliege  ung  banc  tournis 


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COLLÈGE  D'AUTO* 


307 


d'environ  huit  piez  de  long  à  perche  et  ung  marche  pié  du  long  du  dit 
banc 

Item,  deux  tables  de  chaisne,  longues  d'environ  huit  piez  avecques  quatre 
traiteaux. 

Item,  ung  autre  banc  d'environ  six  piez. 
Item,  un  dressouer  foncé  sans  armoire. 

Item,  deux  coffres  de  noyer  fermez  à  clef  longs  d'environ  cinq  piez. 
Item,  ung  chaslit  de  boys  de  chaî&ne. 
Item,  vng  petit  chenet  de  fer. 

EN  LA  SALLE  DU  DIT  COLUEGE. 

Item,  en  la  grant  salle,  ung  grant  banc  à  perche  et  &  marche  d'environ 
xvii  piez  de  long,  une  table  de  pareille  longueur,  deux  traiteaux,  une  forme 
et  un  marche-pié,  tout  de  longueur  d'environ  ix  piez. 

Item,  une  autre  table  de  chaisne  de  longueur  d'environ  ix  piez. 

Item,  ung  banc  sans  perche. 

Item,  ung  autre  banc  vieil  devers  l'entrée  de  la  librayrie. 

Item,  ung  dressouer  d'ung  fons,  ung  bassin,  ung  lavouer  et  le  pié  qui  tient 
ledict  bassin  pour  laver  les  mains. 

Item,  deux  grans  chenetz  de  fer  à  pommeaulx  atachez  contre  la  chenu  né o 
à  deux  petites  chaisnes  de  fer. 

Item,  une  petite  cheze  pour  lire  la  Bible. 

EN  LA  DESPENCE*  DU  DIT  COLLIEGE. 

Item,  en  ladicte  despence  deux  vieïh  eofFres  de  noyer  cbascun  de  cinq  pies 
de  long  ou  environ,  l'un  rompu  et  sans  serrures  sont  lesdicts  coffres. 
Item,  ung  chandelier  de  cuyvre. 

EN  LA  CTYSINE  DU  DICT  COLLIEGE  A  ESTÉ  TROUVÉ 
CE  QUI  S'ENSUIT. 

Premièrement,  ung  vieil  coffre  de  noyer  d'environ  cinq  piez  sans  ser- 
rure. 

Hem,  cinq  potz  de  cuyvre  l'un  tenant  environ  seau  et  demy  et  deux  autres 
pots  lenans  cbascun  environ  demy  seau,  le  quart  pot  tenant  environ  demy  seau 
et  le  quint  est  plus  petit 

Item,  deux  poisles  de  fer,  une  bien  petite  et  l'autre  ung  peu  plus  grande. 

Item,  une  bchefrite  de  fer. 

Item,  ung  mortier  doublé  de  pierre. 

Item,  ung  bassin  de  cuyvre  bien  vieil  et  rompu. 

Item,  deux  quartes. 

Item,  une  grant  quarte  tenant  deux  quartes,  ung  pot  tenant  troys  demys 
seaux,  ung  pot  à  mectre  verjust,  troys  aisguieres  desquelles  l'une  a  couver- 
cle, le  tout  d'estain. 

Item,  deux  platz,  sept  escuelles,  xm  saulsieres  et  deux  salières,  le  toutd  es- 
tain. 

Item,  une  broche  de  fer  et  ung  trepiez. 

GOUGE.  DE  VIC. 


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308  BlOMOCRAPMTE 

EN  CE  PRESENT  INVENTAIRE,  ONT  ESTE  MIS  PAR  NOUS  COMMISSAIRES  DESSUS 
DJZ,  KM  INVENTORIANT  LES  UVRES  ET  Al  TRES  RIENS  DLDICT  COLUEGE  EN  PLU- 
MEURS   LIEUX   ET   SUR  PLUSIEURS  ARTICLE?   d'iCELLLT   INVENTAIRE   EN  TEXTE, 

ces  mots  non  reperitur,  parce  que  les  livre*  et  autres  biens  contenuz 

ESDIZ  ARTICLES  MONTANS  EN  NOMBRE  A1XVUI  ARTICLES  N'OKT  POINT  ESTE 
TROUVEZ   EJi.LA  DICTE  LIBRAIRIE  NE  OU  WT  COU.IEGE.  JAÇOIT  CE  QUE  ICEULX 

LIVRES  ET  AUTRES  BIENS  FEI'SSENT  DESIGNEZ  OU  DOUBLE  NON  SIGNÉ  DE  CER- 
TAIN INVENTAIHE  AUTREFFOIS  FAIT  DES  LIVRES  ET  BIENS  DUDIT  COLLIEGE, 
LEQUEL  DOUBLE  DE  INVENTAIRE  AUTREFFOLS  FAIT,  LEDIST  MAISTRE  GUILLAUME 
HERISSON  ET  AUTRES  BOURSIERS  DU  DIT  COLUEGE  AVAIENT  BAILLIE  A  NOUS 
COMMISSAIRES